Covid19

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Re: Covid19

Message par Plestin » 10 Jan 2021, 13:54

Un article de Reporterre présente comme probable le fait que le SARS-CoV-2, mais aussi le SARS-CoV (de l'épidémie de SRAS de 2003), aient été transmis par les gigantesques élevages de visons de la province du Shandong en Chine. Les hôtes intermédiaires entre les chauve-souris et l'homme ne seraient pas du tout les pangolins, mais plutôt des petits carnivores qui font tous l'objet de vastes élevages pour leur fourrure : renard, chien viverrin et vison. La difficulté à obtenir des informations fiables de la Chine viendrait de la volonté de protéger l'industrie de la fourrure. La Chine aurait volontairement orienté les soupçons sur la civette masquée pour le SRAS, sur le pangolin et d'autres espèces pour la Covid-19, en évitant soigneusement d'inclure les petits carnivores en question dans la palette d'espèces étudiées alors qu'ils sont élevés par millions.

https://reporterre.net/Les-elevages-de- ... ecW4c3j7n0
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Re: Covid19

Message par com_71 » 12 Jan 2021, 16:38

Les "normes sanitaires" d'Europe occidentale n'ont pas pénétré à Mayotte et, bien sûr, c'est la faute des "clandestins". :(
Marianne, entretien avec Mansour Kamardine a écrit :Covid : à Mayotte, la crainte d'une submersion face au variant sud-africain
Propos recueillis par Célia Cuordifede, publié le 12/01/2021 à 13:30

Sur l'île, habitants et responsables sont inquiets face à l'arrivée du variant sud-africain. Depuis quelques jours, le nombre de contaminations remonte brutalement. Entretien avec Mansour Kamardine, député LR de la 2ème circonscription de Mayotte.

Depuis plusieurs jours, l'inquiétude règne sur l'île aux parfums. Alors que les chiffres des contaminations au Covid-19 étaient jusqu'ici stables, voilà qu'ils remontent : 19,7% de cas en plus enregistrés en une semaine d'après l'Agence régionale de santé. Depuis ce lundi 11 janvier, il est désormais obligatoire de présenter un test RT-PCR négatif daté de moins de 72 heures pour rejoindre l'Hexagone ou la Réunion. En 24 heures, un centre de dépistage a été déployé à l'aéroport de l'île capable de tester entre 400 et 500 personnes par jour.

Pour Mansour Kamardine, député LR de la 2ème circonscription de Mayotte, c'est "la preuve" de la circulation du variant sud-africain, qui serait plus contagieux. D'autant qu'aux portes de l'île, les Comores voisines voient leur nombre de cas et de mort s'accroître depuis une semaine. Le député exhorte le gouvernement à régir en urgence. Entretien.


Marianne : Quelle est la situation sanitaire à Mayotte actuellement ?

Mansour Kamardine : Jusqu’ici, la situation était assez stable. La vie a repris son cours de façon très ordinaire. Seul le masque est obligatoire, mais les choses risquent de se tendre dans les prochains jours. D'ailleurs, on observe une remontée des cas ces derniers jours.

Depuis lundi, il est obligatoire de réaliser un test PCR si l'on veut quitter Mayotte. Une première depuis le début de l'épidémie. Est-ce le signe d'une dégradation de la situation ?


En effet, c'est ce qu'a décrété le préfet ce dimanche 10 janvier. Je crois que les autorités sont inquiètes parce que l'on voit très bien ce qu'il se passe autour de nous. Il y a une accélération des contaminations certaine. Je suis moi-même très inquiet, notamment vis-à-vis de la présence et de la propagation du variant sud-africain.

Ce variant a-t-il été formellement détecté sur l'île ?

Officiellement non. Mais ce week-end, des échantillons ont été envoyés au laboratoire de l'Institut Pasteur à Paris pour analyse. On en saura plus mercredi ou jeudi, mais il sera trop tard.

Malheureusement, je crois que le variant sud-africain est déjà à Mayotte. Et pour cause : notre île est une passoire. On y rentre comme dans un moulin, tout le monde peut venir quand il veut et comme il veut. L’État n’a pas assuré la maîtrise des frontières et nous en payons aujourd'hui les conséquences. L'arrivée des kwassas-kwassas (nom comorien d'un type de canots de pêche pour se rendre sur l'île de Mayotte, N.D.L.R) depuis les Comores n'a pas cessé ou régressé, ni même été empêchée depuis le début de la crise sanitaire. Or aujourd'hui, nous savons que Mohéli (une île des Comores située à 160 kilomètres de Mayotte, d'où partent certains kwassas-kwassas N.D.L.R) est très touchée par ce variant sud-africain. Le nombre de cas et de morts y a explosé. Jusqu'à nous, le variant ne viendrait pas d’Afrique du Sud, mais bien essentiellement des kwassas. C’est une faute majeure du gouvernement. On ne maîtrise pas nos frontières alors que nous sommes en pleine crise sanitaire. On laisse entrer cette population à risque. Nous savons que plusieurs dizaines de Comoriens débarquent sur l'île chaque semaine.

C'est pourquoi je demande que Mayotte soit un territoire prioritaire pour la vaccination et le dépistage massif. Il faut arriver à rapidement mettre en place un dispositif de vaccination pour les habitants de plus de 50 ans qui souhaitent se faire vacciner. Cela représente à peu près 15.000 personnes.

La vaccination n'a pas encore débuté à Mayotte ?

Aujourd'hui, il n'y a rien à Mayotte. Ni de super-congélateur, ni de plan de vaccinal communiqué par l'agence régionale de santé.

L'île a-t-elle les moyens humains et matériels de faire face à une recrudescence des cas ?

Pas vraiment. Compte tenu du faible niveau structurel de nos équipements sanitaires et de l’implantation d’un important habitat insalubre, il sera nécessairement difficile d’endiguer une nouvelle flambée de l'épidémie avec un virus beaucoup plus contagieux. Nous disposons de 16 lits de réanimation pour 400.000 habitants (l'Insee recense 272.000 habitants, mais d'après les autorités locales, il y aurait davantage de clandestins, N.D.L.R). Au mois de mars, je comprends que l'on ait pu être surpris… Désormais il faut nous donner les moyens de pouvoir appréhender la situation. En outre, il est nécessaire d'organiser un contrôle et un blocage des arrivées clandestines.

https://www.marianne.net/societe/sante/ ... #xtor=AL-8
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Re: Covid19

Message par com_71 » 13 Jan 2021, 21:18

Le coup de taser automatique c'est la prochaine étape...
Blague à part, le procédé apparaît archaïque dès son annonce. Un peu comme les bracelets en cuir pour tirer en arrière les mains des ouvriers des presses. Ça donnait pas une image de modernité, mais d'un autre côté, beaucoup de gars leur devaient d'avoir gardé leurs mains...
Leurs mains chéries... :(
Bon d'accord, tout ça c'est l'organisation du maintien du prélèvement de la plus-value...
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Re: Covid19

Message par com_71 » 15 Jan 2021, 14:43

Immunité collective, des résultats étonnants :
Matthieu Brandely, yahho actualités, ven. 15 janvier 2021 a écrit :Coronavirus : Manaus, l'exemple de l'échec de l'immunité collective non vaccinale

Alors que 76% de la population de la ville a déjà été infectée, l’épidémie continue de faire des ravages dans la ville de Manaus, au Brésil. De quoi interroger sur la stratégie de l’immunité collective non vaccinale.

L’idée d’atteindre une immunité collective via les infections naturelles montre ses limites. L’exemple de Manaus, au Brésil, est le plus flagrant. Selon une étude publiée en septembre, 66% de la population de cette ville de plus de deux millions d’habitants a été atteinte par le Covid-19 en juin dernier.

Une autre étude, publiée le 8 décembre dans la revue scientifique Science estime ce chiffre à 76% de la population en octobre. De quoi, dans les deux cas, atteindre l’immunité collective, estimée à 60%, et permettre de stopper la diffusion incontrôlée de la maladie.

Les hôpitaux de Manaus débordés


Pourtant, la situation sanitaire est de nouveau alarmante sur place. L'État d'Amazonas, où se trouve Manaus, a annoncé ce jeudi 14 janvier l'instauration d'un couvre-feu de dix jours en raison de la saturation des hôpitaux débordés par l'afflux permanent de patients atteints du Covid-19. Certains hôpitaux de Manaus n’ont plus d’oxygène pour les patients.

Les voyageurs brésiliens sur lesquels le Japon a détecté un nouveau variant sont originaire de cet État d'Amazonas. Le taux élevé de contaminations au sein de la population de Manaus pourrait avoir joué un rôle dans l’apparition du variant.

Seuls les anticorps qui ciblent la protéine S bloquent le virus


“Lorsqu’on est infecté par le Covid-19, notre système immunitaire va générer tout un répertoire d’anticorps très différents, qui sont dirigés contre les différentes protéines du Covid-19”, rappelle Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie à Strasbourg.

L’Inserm rappelle que la protéine Spike (ou protéine S) est celle qui permet au Covid-19 de pénétrer dans les cellules humaines. Seuls les anticorps qui ciblent la protéine S sont neutralisants, c’est-à-dire qu’ils empêchent le virus d’entrer dans les cellules. Ils apparaissent jusqu'à 45 jours après l'infection.

“Les vaccins concentrent la production d’anticorps contre la protéine S”

“Contrairement à une infection par le virus, les vaccins vont permettre la production d’anticorps dirigés uniquement contre la protéine S. La diversité et l'abondance de ces anticorps est donc autant voire plus importante lorsqu’on est vacciné que lorsqu’on est immunisé après avoir été infecté”, ajoute le chercheur, membre du collectif Du Côté de la Science.

Une étude menée à Sienne (Italie) durant plusieurs mois et rapportée dans la revue Nature a consisté “à cultiver le SARS-CoV-2 en présence de faibles niveaux de sérum de convalescence d'une personne”, c’est-à-dire en présence d’un faible niveau d’anticorps. L’objectif de l’étude était de sélectionner des mutations du virus qui échappent aux différents anticorps que le système immunitaire a généré en réponse à l’infection.

Une étude montre l’apparition du variant au bout de plusieurs semaines

L’étude a permis d’observer que, en 90 jours, 3 mutations étaient apparues et rendaient les virus qui les portaient insensibles aux anticorps. Parmi ces mutations : E484K, que l’on retrouve dans les mutations détectées en Afrique du Sud et au Japon, chez des voyageurs revenant du Brésil.

“À Manaus, comme partout ailleurs, il y a eu des infections avec des niveaux de sévérité différents, donc les malades ont eu une diversité et des niveaux d’anticorps différents. Chez un individu atteint du Covid et ayant une faible réponse immunitaire humorale (anticorps), le virus peut parvenir à s'adapter et sélectionner une mutation qui lui permet d'échapper aux anticorps présents”, simplifie Eric Billy. C’est ce que montre l'étude menée à Sienne. Ce phénomène s’appelle l'adaptation et l'échappement viral.

Une explication à la flambée des cas à Manaus ?

C'est ce qui pourrait expliquer la nouvelle flambée de cas à Manaus malgré l'immunité collective atteinte, avec 66% de la population infectée selon l’étude. "Dans une zone avec beaucoup de malades et des mesures barrières faibles, l'exposition au Covid-19 est élevée et prolongée. Ce qui peut augmenter les possibilités du virus de muter”, ajoute le chercheur en immuno-oncologie.

Une inquiétude partagée par le bioanalyse Samuel Mondy, qui appelle à la vaccination pour atteindre l’immunité collective.

Deux variants émergent dans des pays fortement touchés par le Covid-19

Le généticien Axel Kahn remarque que les variants qui sont jugés les plus préoccupants par les scientifiques et qui contiennent la mutation E484K ont été détectés en Afrique du Sud et au Brésil, deux pays fortement touchés par le Covid, où les mesures barrières sont moins suivies qu'en Europe.

L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique le plus touché par la pandémie, avec 64 décès pour 100 000 habitants. Le Brésil, avec plus de 200 000 morts, enregistre près de 100 décès pour 100 000 habitants, selon les derniers chiffres disponibles au 14 janvier.

“Une immunité collective par une infection n’est pas possible sans coût humain élevé”

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s’est longtemps affiché sans masque en public malgré la pandémie, avait notamment qualifié le Covid-19 de “petite grippe” durant plusieurs semaine, niant la gravité de la pandémie.

“Le cas de Manaus montre qu’espérer une immunité collective par une infection virale naturelle, avec ce coronavirus, n’est probablement pas possible sans un coût humain économique et social très élevé”, estime Eric Billy “et sans certitude que l’immunité collective naturelle empêche l’apparition de nouveau variants résistants, comme la mutation E484K”, ajoute le chercheur en immuno-oncologie.

“Le vaccin devrait diminuer l'émergence de variants à risque”

“Le vaccin, lui, devrait fortement réduire ce risque d'échappement viral, car il optimise la réponse immunitaire en générant un répertoire beaucoup plus large d’anticorps et ciblant seulement la protéine S. Cela devrait offrir une meilleure protection contre les variants, et diminuer l'émergence de variants à risque", conclut Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie.

Des arguments qui renforcent l’urgence de la vaccination, débutée fin 2020, pour éviter l’apparition d’un variant qui rendrait inefficace le vaccin. Selon Pfizer, il faudrait six semaines pour modifier le vaccin en cas d’apparition d’un variant rendant inefficace le produit.

https://fr.news.yahoo.com/coronavirus-m ... 09099.html
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Re: Covid19

Message par com_71 » 16 Jan 2021, 23:25

Quelqu'un a-t-il les compétences voulues pour nuancer ou infirmer ces perspectives ?
https://www.futura-sciences.com/sante/a ... encer--%5D
Sinon, il faudra faire avec... :( De toutes façons, "Une seule solution, la révolution !"
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Re: Covid19

Message par Plestin » 17 Jan 2021, 13:44

Le danger est réel, mais il faut voir que le danger représenté par un virus donné tient autant sinon plus à sa capacité à se répandre dans la population, qu'à son taux de létalité (= mortalité par rapport à la population contaminée totale).

Ainsi, un virus avec un énorme taux de létalité et qui tue très vite (comme Ebola ou le MERS), est plus facile à contenir qu'un virus avec un taux de létalité faible et qui passerait inaperçu chez un grand nombre de personnes asymptomatiques (comme le SARS-CoV-2) ; mais aussi, qu'un virus avec un énorme taux de létalité où les symptômes et les décès sont à manifestation le plus souvent tardive (comme le VIH).

Ensuite, le mode de transmission importe beaucoup : le pire pour se protéger, c'est la transmission par voie aérienne / respiratoire. La transmission par contact direct avec du sang ou des sécrétions et fluides de personnes malades, par exemple, est déjà bien moins efficace pour provoquer une pandémie, ce sont les limites d'Ebola. Quant à la transmission par voie sanguine (perfusions, aiguilles partagées...) ou sexuelle, comme avec le VIH, à partir du moment où l'on a saisi le principe il est plus facile de s'en protéger ; mais la vie étant ce qu'elle est, des tas de gens ne prenant pas suffisamment de précautions seront exposés quand même.

Les réactions de la société humaine ne sont pas les mêmes, non plus, en fonction des épidémies. Une pandémie mortelle pour le plus grand nombre aurait conduit bien plus facilement à l'adoption de mesures de protection adéquates par la population, qu'une pandémie mortelle pour une minorité, comme la Covid-19, où la politique contradictoire et scandaleuse des pouvoirs publics a suscité suffisamment de méfiance pour que cette dernière devienne elle-même un obstacle à la lutte contre la maladie.

Et puis, il y a des choses à faire, mais pas sûr que le capitalisme s'y résolve, a fortiori dans tous les pays. Les élevages massifs d'animaux à fourrure, on pourrait parfaitement s'en passer. Concernant l'élevage d'animaux pour l'alimentation humaine, on pourrait trouver d'autres modes de fonctionnement qui, sans tomber dans une vision réactionnaire, permettraient de maintenir une diversité génétique, une qualité meilleure, des quantités plus raisonnables pour chacun (à la baisse ou à la hausse suivant la situation alimentaire des peuples), et une meilleure protection des personnels en contact avec les animaux pour leur éviter de devenir propagateurs de maladies nouvelles. Concernant l'interface entre le monde façonné par les hommes et la nature, il y a aussi énormément de choses à faire et surtout, à éviter (défrichage massif de forêts tropicales par exemple...)

Enfin, cela vaudrait le coup de développer les connaissances scientifiques sur ces innombrables virus animaux susceptibles de contaminer l'homme, en en dressant un panorama le plus complet possible, en voyant quels groupes de virus prédominent et en préparant dès maintenant les moyens d'y faire face : synthèse d'un panel de molécules antivirales aux structures adaptées à la cible, préparation de vaccins expérimentaux pouvant aller jusqu'à des essais sur l'animal... Cela peut faire gagner beaucoup de temps en cas d'émergence d'un nouveau virus.
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Re: Covid19

Message par com_71 » 18 Jan 2021, 00:53

Voici, 17/01/2021 a écrit :...Didier Raoult se retrouve une nouvelle fois au coeur de la polémique. Dans un article paru ce mois de janvier sur le site du NCBI (National Center for Biotechnology Information), le directeur de l’IHU de Marseille fait partie des signataires d’une lettre qui revient sur la première étude datant de mars 2020. A cette époque, déjà lointaine au vu des récents évènements, 42 cas avaient été analysés : 16 patients étaient alors traités à l'hydroxychloroquine, 8 avec la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine, tandis que 18 n'avaient reçu aucun traitement.

Le traitement de la discorde

« Malgré sa petite taille d'échantillon, notre enquête montre que le traitement à l'hydroxychloroquine est significativement associé à la réduction / disparition de la charge virale chez les patients COVID-19 et son effet est renforcé par l'azithromycine » expliquaient alors Didier Raoult et ses pairs. Dans la lettre publiée il y a quelques jours, le professeur et ses équipes sont ainsi revenus sur leurs analyses : « Les besoins en oxygénothérapie, le transfert en soins intensifs et le décès ne différaient pas significativement entre les groupes », tout en précisant que « la durée du séjour à l'hôpital et la persistance virale étaient significativement plus courtes dans le groupe de patients traités par rapport au groupe témoin. »

Un risque cardiovasculaire est également évoqué dans la fameuse lettre. Un risque dont les médecins de l’IHU avaient pleine connaissance. Voilà pourquoi les patients sous traitement hydroxychloroquine et azithromycine ont été suivis de près par électrocardiogramme...

https://www.voici.fr/news-people/actu-p ... ble-694939

La lettre citée par Voici est une réponse à un article de Jason D.Goldman, George Diaz, Walter J.Urba publié en janvier 2021 par "International Journal of Antimicrobial Agents".
https://www.sciencedirect.com/science/a ... ub#bib0001

Traduction automatique du début de cet article :
L'utilisation de l'hydroxychloroquine en association avec l'azithromycine chez les patients atteints de COVID-19 n'est pas étayée par la littérature récente
Nous avons examiné avec intérêt l'étude du Dr Gautret et ses collègues [Ici une référence à l'étude primitive de mars 2020 de Gautret, Raoult, etc.], qui compare les traitements du COVID-19. Les auteurs présentent une petite étude pilote non randomisée portant sur l'hydroxychloroquine (HCQ) plus azithromycine (AZM) contre HCQ seul contre aucun contrôle de traitement chez 6, 14 et 15 sujets, respectivement. Les auteurs concluent que la clairance virale est améliorée chez les patients traités par HCQ par rapport aux témoins, et augmentée par l'ajout d'AZM.

Ce rapport a suscité une attention particulière, car le président des États-Unis a fait de nombreux commentaires publics et tweets sur la promesse de HCQ, en partie sur la base de ces données. La Food and Drug Administration des États-Unis a pris la mesure sans précédent d'approuver une autorisation d'utilisation d'urgence pour une nouvelle indication du HCQ [2]. L'étude de Gautret ne répond pas à la norme pour guider la pratique médicale.

Les auteurs n'ont pas suivi la norme d'intention de traiter et ont exclu de l'analyse les personnes décédées, transférées en unité de soins intensifs ou arrêtées de traitement pour effets secondaires. Cette conception d'essai ne tiendra pas compte des effets néfastes des interventions de l'étude, ce qui est particulièrement préoccupant étant donné les effets additifs probables sur l'allongement de l'intervalle QT avec HCQ et AZM. Le critère d'évaluation principal de la clairance virale ne correspond pas à l'efficacité clinique. Les résultats centrés sur le patient sont plus importants qu'un critère de substitution, par ex. soulagement des symptômes, état fonctionnel ou survie. Des rapports erronés existent dans la mention d'une conception d'essai «à bras unique», malgré 3 bras d'étude, et le manque de description des critères de sélection pour six patients dans le «bras» de combinaison. L'inclusion de patients dans le bras témoin qui ont refusé de participer au protocole est éthiquement discutable et fausserait les résultats. Les données manquantes ne sont pas suffisamment présentées, ni comment les données manquantes peuvent avoir été traitées (imputation, report, etc.).

Les preuves à l'appui des traitements expérimentaux ou hors AMM du COVID-19 font défaut, y compris l'HCQ seul ou en association avec l'AZM. Des études in vitro bien conçues [3,4] et les résultats des essais cliniques préliminaires [5] ont aidé les médecins à utiliser leur meilleur jugement médical lors de la prescription de HCQ hors AMM face aux taux de mortalité élevés du COVID-19 et à un profil de sécurité. Le rapport du Dr Gautret et al. ne s'appuie pas sur ces preuves antérieures et n'appuie pas l'utilisation de HCQ en association avec l'AZM. Les médecins doivent inscrire les patients dans des essais cliniques randomisés correctement conçus pour comprendre les effets des médicaments approuvés seuls ou en association, lorsqu'ils sont utilisés pour une nouvelle indication...


Cet article a été l'objet de la réponse suivante de Gautret, Raoult, etc.
https://reader.elsevier.com/reader/sd/p ... 8B4978C448
Traduction automatique du début et de la fin de la lettre de Gautret, Raoult, etc. :
Nous convenons avec nos collègues que l'exclusion de six patients de notre analyse peut avoir biaisé les résultats. Nous avons réanalysé nos données en suivant le concept d'intention de traiter (tableau 1). Les patients décédés; les patients transférés en unité de soins intensifs (USI) et les patients qui ont arrêté le traitement ont été inclus. Nous avons également évalué l'efficacité clinique du traitement sur la base de plusieurs critères de jugement, notamment le besoin d'oxygénothérapie, le transfert en soins intensifs et le décès. Le besoin d'oxygénothérapie, le transfert en soins intensifs et les décès ne différaient pas significativement entre les patients ayant reçu de l'hydroxychloroquine (HCQ) avec ou sans azithromycine (AZ) et chez les témoins bénéficiant de soins standard uniquement. Nous avons également calculé la durée d'hospitalisation, qui semblait être significativement plus courte chez les patients traités par HCQ seul, ou HCQ et AZ, que chez les témoins (tableau 1). Enfin, la persistance virale était significativement plus courte chez les patients traités, par rapport aux témoins lorsque l'on considère les 38 patients pour lesquels les informations sont disponibles.
En ce qui concerne l'allongement de l'intervalle QT, nous avons pris grand soin d'éviter HCQ-AZ chez les patients souffrant de maladies cardiaques, d'électrocardiogramme anormal, de dyskaliémie ou de l'utilisation systématique d'autres médicaments en interaction....

Nous avons cherché à savoir si la déclaration des auteurs «L'utilisation de HCQ en association avec l'AZ chez les patients atteints de COVID-19 n'est pas étayée par la littérature récente» est vérifiée. Pour cela, nous avons mis à jour notre méta-analyse [5] sur les données de la littérature sur le HCQ et la mortalité. Les méthodes, les études exclues, les raisons d'exclusion et les données extraites des études incluses sont détaillés dans les données supplémentaires. En particulier, nous avons inclus une étude très récente portant sur 2019 patients de 17 hôpitaux privés espagnols (voir Ayerbe, Intern Emerg Med, 2020 dans les données supplémentaires). Globalement, sur 50674 patients inclus dans plusieurs pays, le HCQ était associé à une diminution très significative du risque de mortalité (OR 0,77, intervalle de confiance (IC) à 95% 0,71-0,84) et cet effet était encore plus important lorsque seules les études cliniques étaient inclus (OR 0,56, IC à 95% 0,48-0,65, Figure 1). À la lumière de la revue de littérature la plus récente, l'affirmation «L'utilisation de HCQ en association avec l'AZM chez les patients atteints de COVID-19 n'est pas étayée par la littérature récente» n'est pas vraie.


Donc, en gros Raoult invalide en grande partie sa première étude, tout en maintenant sa préconisation de protocole "HCQ en association avec l'AZM".
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Re: Covid19

Message par Plestin » 18 Jan 2021, 06:03

En particulier, nous avons inclus une étude très récente portant sur 2019 patients de 17 hôpitaux privés espagnols (voir Ayerbe, Intern Emerg Med, 2020 dans les données supplémentaires). Globalement, sur 50674 patients inclus dans plusieurs pays, le HCQ était associé à une diminution très significative du risque de mortalité (OR 0,77, intervalle de confiance (IC) à 95% 0,71-0,84) et cet effet était encore plus important lorsque seules les études cliniques étaient inclus (OR 0,56, IC à 95% 0,48-0,65, Figure 1). À la lumière de la revue de littérature la plus récente, l'affirmation «L'utilisation de HCQ en association avec l'AZM chez les patients atteints de COVID-19 n'est pas étayée par la littérature récente» n'est pas vraie.


Cette étude a fait l'objet d'une critique de l'ANSM comme présentant les mêmes défauts majeurs que l'étude Raoult dans la façon dont est constitué le groupe témoin.

La décision de l'ANSM du 23 octobre 2020 le mentionne (p. 5 du document). Cf. première occurrence du lien ci-dessous, ou taper "HCQ étude Ayerbe"

https://www.google.com/search?client=fi ... ude+Ayerbe

Une récente étude espagnole conduite dans des centres hospitaliers traitant aussi systématiquement leurs patients par l'hydroxychloroquine (90% finalement traités) souffre des mêmes limites méthodologiques lorsque les auteurs comparent les patients traités aux 10% patients non traités. A noter que cette étude faisait partie des études transmises par l'IHU de Marseille en cours de procédure, avec d'autres études présentant également des limites méthodologiques majeures.
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