Traductions de Spark

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Re: Traductions de Spark

Message par com_71 » 10 Sep 2026, 19:25

Éditorial de Spark, 6 septembre 2026 a écrit :S’il n’y a que ces deux partis, quel choix reste-t-il ?

En 2025, dix législatures d’État ont modifié leurs lois pour rendre plus difficile l’émergence de nouveaux partis. Trois de ces États sont dirigés par des républicains (le Texas, l’Iowa et la Louisiane) et sept par des démocrates (dont l’Illinois et le Maryland).

En 2026, les deux grands partis ont déposé des recours pour empêcher d’autres candidats de figurer sur les bulletins de vote. À Chicago, des contestations ont visé presque tous les candidats s’opposant aux choix du Parti démocrate. Dans certains cas, des candidats de tiers partis ont été exclus du scrutin ; dans d’autres, ce fut le sort de candidats indépendants. Des recours ont même visé des démocrates tentant de se présenter face à un candidat officiellement investi par le Parti démocrate.

Il s’agissait d’un véritable embargo, visant à empêcher d’autres voix de se faire entendre. C’était aussi une attaque contre tout électeur désireux d’avoir une autre option.

Enfin, cela témoigne de la colère grandissante au sein de la population.

Point n’est besoin de sondages pour constater qu’une part croissante de la population se méfie de Trump. Pourtant, les sondages le confirment, ils révèlent aussi qu’une proportion encore plus importante de la population se méfie des démocrates.

Plus de gens s’inscrivent comme « indépendants » que comme démocrates ou républicains. C’est la plus forte proportion de personnes ne se rattachant à « aucun des deux partis » depuis 90 ans, soit depuis 1936, en pleine Grande Dépression.

Certes, l’élection n’aura lieu que dans deux mois, et bien des choses peuvent changer d’ici là. Il y a six mois, Trump n’imaginait pas que sa guerre contre l’Iran durerait encore. De même, les démocrates ne pensaient pas devoir encore affronter une opposition interne à leur propre parti.

Ces deux partis — et eux seuls — se partagent le pouvoir depuis 170 ans, soit depuis 1856. Quel que soit celui qui a contrôlé le gouvernement — démocrate ou républicain —, ils ont œuvré à enrichir la classe capitaliste au détriment des travailleurs.

Quel que soit le parti au pouvoir, ils ont entraîné le pays dans une succession de guerres : guerres contre les peuples autochtones qui vivaient sur ce continent bien avant l’arrivée des premiers « colons » européens ; guerres contre l’Espagne, le Mexique et Haïti. Démocrates et Républicains ont entraîné le pays dans des guerres contre des nations d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. Ils ont poussé le pays à participer aux Première et Seconde Guerres mondiales, après avoir promis de l'en tenir à l'écart. Ils l'ont engagé dans les guerres de Corée et du Vietnam, ainsi que dans un autre conflit contre l'Iran, tout en jurant de ne pas s'impliquer dans de telles guerres.

Tel est le long et triste bilan de ces deux partis.

Alors, si la population en a assez, tant mieux ! Si les travailleurs sont las de devoir déterminer lequel des deux est le pire, tant mieux ! Démocrates ou Républicains, ils sont tous deux déplorables.

Mais il ne suffit pas d'en avoir assez. Ce sentiment d'exaspération, lorsqu'on ne voit pas d'issue au piège dans lequel on est enfermé, est démoralisant. Il peut donner l'impression qu'il n'y a rien à faire.

Ce système bipartite, qui étouffe les autres voix, est effectivement démoralisant.

Pourtant, les travailleurs disposent de nombreux moyens pour se faire entendre : sur leur lieu de travail, face à l'exploitation quotidienne, ou dans la rue, pour s'opposer aux nervis de l'ICE. Nous pouvons faire entendre notre voix, même au sein de ce système électoral contrôlé par les deux grands partis.

Démocrates et Républicains ne sont pas les seuls candidats en lice. Il existe d'autres partis qui abordent les problèmes auxquels la population est confrontée sous un angle différent.

Dans certains États, des partis ou des candidats défendent les intérêts de la classe ouvrière. Ils affirment que celle-ci a besoin de son propre parti, un parti qui appelle les travailleurs à organiser eux-mêmes leurs luttes afin que la société réponde aux besoins de la population.

Ces partis ouvriers sont des formations récentes, vieilles d'à peine une décennie. Ils ne remporteront peut-être pas la victoire cette année, ni même l'année prochaine. Mais ceux qui votent pour eux montrent clairement qu'une partie de la classe ouvrière souhaite s'organiser. Ces votes peuvent servir de point de ralliement pour que bien d'autres personnes s'organisent et entrent dans la lutte. C'est ainsi que nous pourrons sortir du piège du système bipartite.

https://the-spark.net/bulletin/if-only- ... -is-there/
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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