La peste à Madagascar

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La peste à Madagascar

Message par com_71 » 06 Oct 2017, 13:03

Madagascar : la peste, encore un résidu pourri du capitalisme
Brève LO
05/10/2017

« Dans les rues de la capitale malgache, les habitants cherchent désespérément des '"cache-bouche" et des antibiotiques pour se prémunir de la peste. »

Ceci n’est pas une page d’histoire du Moyen-âge mais réellement ce qui se passe aujourd’hui même au 21ème siècle dans ce qui fut une « conquête » de la France bourgeoise et coloniale, où il n'existe ni tout à l'égout ni ramassage des ordures.

Selon l'OMS, Organisation mondiale de la santé, depuis le 28 août on dénombre 24 morts et 133 cas de personnes contaminées à Madagascar.

Avec les antibiotiques et les vaccins on sait aujourd'hui lutter contre ces maladies infectieuses et on a pu allonger considérablement la durée de vie. Mais dans les pays pauvres dont Madagascar l'accès aux médicaments n'est pas possible pour la population et le manque d'infrastructures de santé et de moyens représente un gâchis total face à des retours prévisibles de toutes ces maladies, dont la peste. Et cela c'est bien de la responsabilité du capitalisme, ce système économique malfaisant qui enterre les chances de développement que le progrès scientifique donne à la société humaine.

La domination d’un système criminel qui met la recherche du profit au-dessus de tout est un cauchemar, une catastrophe.

La révolution nous coûtera moins cher.
La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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com_71
 
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Re: La peste à Madagascar

Message par Plestin » 07 Oct 2017, 20:02

Un article des camarades de l'UATCI :

RECRUDESCENCE DE LA PESTE PULMONAIRE DANS LES QUARTIERS DÉFAVORISÉS
MADAGASCAR

Chaque année cette maladie virale tue 60 à 70 personnes dans les quartiers pauvres de la capitale soumis à la prolifération des rats d’égouts et des puces qu’ils véhiculent. Cette année, l’épidémie a commencé plus tôt et a frappé aussi la ville de Toamasina située sur la côte-est. Plus d’une quinzaine de personnes sont mortes par suite de douleurs thoraciques accompagnées de toux et de crachats sanguinolents.

Les autorités ne font pas grand-chose et laissent les personnes présentant des symptômes suspects, à leur sort, les conseillant simplement de se rendre à des centres de santé, qui du reste sont dépourvus de presque tout.

Cela a pour conséquence le développement de l’automédication. Actuellement un climat de psychose s’est emparé de la population des quartiers infestés. Un médicament appelé COTRIM censé guérir cette maladie est actuellement en rupture de stock dans les pharmacies. Les plaquettes de 10 comprimés, qui coûtaient 1000 ariary chacune, se vendent 5000 ariary au marché parallèle.

L’automédication et le manque de structures de santé dignes de ce nom, favorisent le développement de souches résistantes de virus. Les autorités ne sont pas ignorantes de ce danger, mais laissent perdurer la situation.


Et puis, peste ou pas, l'exploitation continue.

EXPLOITATION ORDINAIRE DES TRAVAILLEURS DANS UNE ZONE FRANCHE
MADAGASCAR

Plusieurs entreprises de cette zone située à Ankadimbahoaka, une banlieue au sud de la capitale, affichent des chiffres d’affaires en hausse. C’est entre autres le cas de Sassebo, spécialisée en maroquinerie de luxe et de Sonia Mada Textile (SMT), spécialisée dans la confection de vêtements destinés à l’exportation, principalement en direction du marché sud-africain. C’est une filiale de la prospère Soniawear Ltd, établie à Maurice depuis 1984, qui a bâti sa fortune sur la fabrication de vêtements tricotés pour des clients situés dans plusieurs pays du monde.

La direction de SMT affiche un chiffre d’affaire en hausse, surtout depuis que l’entreprise a retrouvé son statut sous AGOA lui permettant d’effectuer des échanges commerciaux à faibles droits de douane pour le marché américain.

Les profits sont certes florissants, mais les conditions de travail dans les ateliers et les rendements exigés sont parfois difficiles à soutenir. Beaucoup d’ouvriers sont en contact avec des colorants toxiques et des émanations gazeuses nuisibles aux poumons.

Les salaires mensuels dérisoires (autour d’une soixantaine d’euros par ouvrier), sont stagnants et ne suivent pas l’évolution du coup de la vie. Les prix ont subi une augmentation d’une dizaine de pour cents au cours de chacune de ces dernières années à cause de la dégringolade de la monnaie locale l’Ariary.

Le mécontentement des travailleurs et la grogne s’expriment de multiples façons. Plusieurs d’entre eux ont été mis à la porte pour avoir été soupçonnés de se coaliser. Dans ce pays pauvre à fort taux de chômage, le chantage à l’emploi constitue en effet un argument très dissuasif. Ces entreprises situées en zone franche, n’acceptent pas de syndicat en leur sein.

S’il y a une chose que les patrons n’auront pas volée, c’est un coup de colère salutaire des travailleurs.
Plestin
 
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