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Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 13 Nov 2019, 12:12
par com_71
Conclusion réservée d'une contribution d'un militant du PST :

...Les magistrats n’ont pas rompu leur mouvement de grève parce qu’ils ont obtenu des augmentations de salaire. En réalité ils n’ont obtenu que des promesses hypothétiques. La grève des magistrats a échoué du fait de la faiblesse du mouvement populaire qui n’est pas suffisamment fort pour rassurer ceux qui ont le pistolet sur la tempe. En ce sens ce n’est pas l’échec des magistrats mais la faiblesse de la révolution. La grève de mars qui a précipité la chute de Bouteflika a laissé des traces. Les travailleurs qui ont été sanctionnés par leurs employeurs n’ont pas reçu de solidarité de la part de la révolution. Les détenus qui ne reçoivent pas de solidarité matérielle de la part de la révolution, cela signifie que la révolution ne protège pas assez ses enfants. Ceux qui font dans la glorification du mouvement concourent à sa ruine. Contrairement aux apparences, il y a moins de mobilisation par rapport aux premiers mois et pas d’organisation. L’université ne joue plus le rôle de locomotive, les commerçants ne se mobilisent plus. Les scènes de fraternisation de la police avec le mouvement au début de la révolution ont totalement disparu. Le pouvoir a vite fait de reprendre la main. La révolution n’a pas assez d’autorité morale. Elle n’incarne pas encore cette force qui renversera le pouvoir actuel, d’où l’impossibilité de gagner l’adhésion des classes intermédiaires ainsi qu’une partie des forces de sécurité indispensable pour la création d’une dualité de pouvoir. La démarche à suivre, c’est de faire des élections du 12 décembre qui polarisent la situation un levier de circonstance pour sonner le rappel des forces sociales et populaires et impulser un travail d’organisation pour donner un nouveau souffle à la révolution.

La seule voie salutaire pour gagner la bataille à court terme c’est de s’atteler à la construction urgente de la grève générale ouvrière, en gagnant au camp de la révolution les classes intermédiaires qui ne veulent plus de ce pouvoir.

Hocine


https://www.dzvid.com/2019/11/13/echec- ... populaire/

Ingérence française de Jean Yves le Drian

Message Publié : 13 Nov 2019, 14:21
par Simon Bolivar
La réponse des Algeriens a été formelle,ils dénoncent avec vigueur l ingérence française,
principalement le boutefeu Jean Yves le Drian-ou plutôt,Jean Yves le Truand-,dont le passé de plastiqueur au sein des séparatistes bretons est occulté.

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 22 Nov 2019, 00:31
par com_71
"Aucun changement profond de la société ne se fera sans une mobilisation déterminée des travailleurs et des couches populaires."
Tel est l'axe de "Voie Ouvrière pour le socialisme" au stade actuel du mouvement. S'agit-il d'oeuvrer pour l'apparition d'une force politique indépendante de la classe ouvrière ?

Voie Ouvrière pour le socialisme 20 novembre a écrit :Le hirak entre le marteau du pouvoir et l’enclume de ses forces conservatrices : Que faire ?

9 mois après son irruption, la mobilisation populaire se poursuit pour réclamer le départ du régime. Le rejet de la feuille de route du pouvoir en général et des élections présidentielles du 12 décembre en particulier ne se limite pas uniquement au refus des populations de se rallier aux marches organisées par ses partisans. Il se traduit, également, par un boycott actif des manifestants.

Les candidats qui se sont lancés dans la campagne électorale ne suscitent pas de sympathie mais rencontrent, plutôt, mépris et opposition. Leurs meetings, qui se tiennent dans des salles presque vides et qui ne se maintiennent que grâce aux dispositifs policiers, servent, désormais, d’occasions de mobilisations populaires pour dénoncer cette mascarade électorale. Les arrestations, les lourdes peines d’emprisonnements à l’encontre des manifestants ne dissuadent pas ces protestations anti-élections. Elles les renforcent !

Le régime puise sa force de la faiblesse du hirak…

Cette situation montre à quel point le régime est en difficulté. Cependant, il serait naïf de le considérer «finissant», comme veulent nous le faire croire certains. Force est de constater que se sont ces mêmes tenants du pouvoir qui mènent des attaques contre les masses populaires, emprisonnent des manifestants et font passer leur lois.

Certes, le mouvement populaire se perpétue. Toutefois, sa faiblesse politique et l’absence d’une direction véritablement révolutionnaire l’empêche d’atteindre son objectif par «les seules marches du vendredi». Ce constat est fait, aujourd’hui, par tous et les slogans appelant à une grève générale sont de plus en plus répandus dans les marches.

Ceci dit, ces appels persistants à la grève générale ne rencontrent pas d’écho dans la société et restent, pour le moment, inaudibles au sein des entreprises.

Paradoxalement, c’est à la périphérie du hirak que se développent d’autres luttes plus revendicatives et plus offensives; le mouvement en cours des travailleurs du pré-emploi, la formidable lutte des enseignants du primaire organisée en dehors des syndicats, les protestations populaires pour le logement, l’eau et gaz et les grèves ouvrières qui avaient marqué la rentrée sociales, sont des symptômes d’un bouillonnement social…

Toutes ces luttes, qui n’arrivent toujours pas à se fédérer et qui devaient normalement intégrer et renforcer le mouvement populaire, sont menées à la marge du hirak et elles s’en démarquent, parfois, ouvertement.

Cet écart n’a rien de naturel. Si la jonction ne s’opère pas entre ces deux mouvements (Hirak et luttes sociales), c’est principalement à cause de l’absence d’une perspective claire pouvant unir tous les exploités dans la même lutte.

Alors que les partis, leurs alliances et les notables du hirak ignorent ces luttes, les syndicats, qui devraient se poser en courroie de liaison entre le mouvement populaire et ces batailles sociales, se positionnent plutôt en fonction de leurs appartenances politiciennes.

Si la direction de l’UGTA reste toujours docile et servile devant le pouvoir, la Coordination des Syndicats Autonomes (CSA) se constitue, quant à elle, en instrument bureaucratique de la feuille de route des partis libéraux et ne se soucie guère des préoccupations de sa base. L’échec cuisant de la grève du 28 octobre dernier initiée par cette Coordination démontre combien est grand le fossé existant entre les syndicats autonomes et leurs bases respectives.

Le hirak doit représenter une perspective pour tous les révoltés

Ainsi, au lieu d’offrir une alternative à ces luttes sociales, les partis libéraux et les syndicats les ignorent et les méprisent sous prétexte qu’elles «se battent pour des questions sociales». Cette attitude est le fruit d’un raisonnement stupide quand elle n’a pas pour objectif d’inhiber la révolte des exploités.

Aucun changement profond de la société ne se fera sans une mobilisation déterminée des travailleurs et des couches populaires. Les libéraux le savent et leur refus obstiné de s’adresser à ces Algériens en lutte prouve qu’ils redoutent une implication des masses. Car, ils sont conscients que ces véritables victimes du système ne vont pas se contenter d’un simple ravalement de façade et de quelques réformettes démocratiques, mais exigeront un changement radical du régime contre les intérêts des patrons et des puissances impérialistes dont ces libéraux ne sont que les valets. C’est pourquoi, ils font tout pour les maintenir à l’écart du mouvement et évite de discourir sur les questions qui divisent les exploités de leurs exploiteurs.

Si non, comment expliquer la démarche de ces forces qui n’avaient pas hésité à se mobiliser pour soutenir la grève, bien que corporatiste et syndicale, des magistrats. Pire encore, même sur les questions d’ordre purement politiques, comme l’adoption de la loi sur les hydrocarbures qui a suscité une réaction populaire vive et unanime, ces forces n’ont pas jugé utile d’engager la résistance. Elles se sont contentées de simples déclarations, alors que cette question pouvait fédérer les énergies et montrer la voie même à ceux qui se sont laissés duper par la surenchère nationaliste du régime.

Les révolutionnaires n’ont pas à supplier ces forces, dont les aspirations sont conservatrices et les politiques freinent le mouvement, d’intégrer les questions sociales pour renforcer le hirak. Notre rôle aujourd’hui est de nous constituer en une force alternative pour organiser la convergence du mouvement populaire avec les luttes sociales.

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 22 Nov 2019, 15:32
par com_71
Discours de Gaid Salah, 21 nov. 2019 :

https://www.tsa-algerie.com/nouveau-dis ... ntegral-2/

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 11 Déc 2019, 17:49
par com_71
LO 11 Décembre 2019 a écrit :Algérie : forte mobilisation contre le vote

Le 6 décembre, pour le dernier vendredi de mobilisation avant le scrutin présidentiel du 12 décembre, des foules immenses ont sillonné les grandes villes d’Algérie pour rejeter l’élection voulue par le chef de l’armée, Gaïd Salah.

Elle apparaît comme une tentative de régénérer le « système politique », dirigé par une caste d’officiers. En effet, en coulisse ou sur le devant de la scène, c’est bien l’armée et son état-major qui dirigent le pays, depuis l’indépendance en 1962. Les manifestants étaient donc nombreux à crier « Les généraux à la poubelle ! », « État civil et pas militaire ! » Ils refusent une élection imposée par le chef de l’armée et organisée par d’anciens ministres de Bouteflika, avec comme candidats cinq hommes dont quatre ont été ministres ou même Premiers ministres de celui-ci. « Non au vote ! » « Pas de marche arrière, on ne va pas s’arrêter ! », ces slogans ont été repris dans tous les cortèges.

La campagne électorale a été fortement perturbée par les protestations quotidiennes. Les meetings des candidats ont été désertés, ceux-ci ont été interpellés, protégés par des cordons de policiers, les affiches des panneaux électoraux ont systématiquement été arrachées. Dans certaines localités, des habitants ont muré les bureaux de vote des mairies pour empêcher qu’ils puissent fonctionner.

La colère est alimentée par un pouvoir qui fait preuve de mépris et impose sa censure dans les médias audiovisuels. Gaïd Salah a ainsi annoncé que « la participation serait massive et le 12 décembre serait une fête électorale », menaçant tous ceux qui voudraient l’entraver. Suite à une résolution adoptée par le Parlement européen le 28 novembre concernant les libertés en Algérie, le pouvoir s’est déchaîné contre le Hirak, le mouvement, qui selon lui serait manipulé par des forces étrangères en vue de déstabiliser le pays. Le ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à traiter les manifestants de « traîtres, pervers et homosexuels »! Le pouvoir a aussi tenté d’organiser des contre-manifestations, restées très limitées, contre « l’ingérence étrangère » et pour soutenir l’élection présidentielle. Tous ces dénigrements, manœuvres et provocations n’entament pas la détermination du Hirak.

En dépit de la censure, de la multiplication des arrestations, des menaces et des intimidations, la mobilisation s’est accentuée avec l’appel à la grève générale lancé sur les réseaux sociaux à partir du 8 décembre. Dans de nombreux campus, les étudiants ont renoué avec les assemblées générales et la grève. Le 10 décembre, rejoints par de nombreux citoyens, ils étaient plus nombreux encore à manifester comme chaque mardi. Dans le centre du pays, en particulier en Kabylie, il semble que la grève générale soit particulièrement suivie : les rideaux des commerçants sont restés baissés, les transports étaient à l’arrêt ainsi que certaines entreprises publiques.

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous à Alger le 11 décembre, veille du scrutin mais aussi date anniversaire symbolique. En effet la jeunesse des quartiers populaires avait manifesté par milliers pour l’indépendance du pays, le 11 décembre 1960 à Alger.

Quelle sera l’ampleur de l’abstention ? Quel candidat sera élu ? Quoi qu’il en soit, tout indique que la mobilisation ne s’arrêtera pas. Cette mascarade électorale a pour fonction de fournir une façade civile à des officiers au service d’un système qui protège les intérêts des classes dominantes dont ils font partie. Le mouvement populaire, qui est entré dans son dixième mois, réclame avec force que « le système dégage » et une « nouvelle indépendance ». Pour les travailleurs et les classes populaires, cela signifie ne plus être méprisés, avoir des droits, ne plus voir la jeunesse mourir en tentant de traverser la Méditerranée, pouvoir se soigner, se loger et vivre dignement.

Face à des classes dominantes qui s’apprêtent à aggraver leurs conditions de vie, les travailleurs devront s’organiser pour mettre en avant leurs propres intérêts de classe. Eux seuls peuvent offrir à l’ensemble des couches populaires une véritable perspective de sortie du « système ».

Leïla Wahda


Une marche anti-vote dispersée par la police à Alger
https://www.tsa-algerie.com/une-marche- ... e-a-alger/

J-1 de la présidentielle, imposantes manifestations de rue
https://www.dzvid.com/2019/12/11/j-1-de ... -les-rues/

Poursuite de la manifestation contre la présidentielle à Alger (Actualisé)
https://www.tsa-algerie.com/poursuite-d ... e-a-alger/

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 13 Déc 2019, 14:13
par com_71
En direct d'Alger (au moins à 14h 12)

https://www.youtube.com/watch?v=nZJ_iN5u7xo

edit : Non, ça passe en boucle...

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 13 Déc 2019, 23:34
par com_71
Brève LO 13/12/2019 a écrit :Algérie : la mobilisation populaire déjoue l’opération de Gaid Salah

Pour tenter de se redonner une légitimité populaire, le régime algérien a organisé jeudi une élection présidentielle.

La mobilisation massive des manifestants dans les rues des grandes villes du pays a contesté cette mascarade électorale où les cinq candidats présentés ne sont que les hommes-lige du régime militaire. Des bureaux de vote ont été envahis, les votes suspendus.

Si la télévision officielle a fait le silence sur ce rejet massif, le régime est obligé d'afficher une participation qu'il annonce à 40% : nettement moins de la moitié des électeurs se sont rendus dans les bureaux de vote.

Il proclame à présent que l'élu est Abdelmadjid Tebboune, ex premier ministre de Bouteflika. La population lui a déjà exprimé sa méfiance en refusant majoritairement de participer aux élections. Les travailleurs, en s'organisant et en se mobilisant sur la base de leurs intérêts de classe, peuvent continuer à gripper le système... voire le renverser.

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 14 Déc 2019, 17:46
par Patrocle

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 14 Déc 2019, 19:56
par com_71
Brève LO 14/12/2019 a écrit : Après l’élection, manifestations massives en Algérie

L'élection présidentielle n'a pas empêché de très nombreux Algériens de manifester à nouveau hier, même si la police a réussi à empêcher les manifestations dans plusieurs villes en procédant à de nombreuses arrestations. Les manifestants scandaient des slogans contre la dilapidation des richesses du pays, contre cette élection « trafiquée par la bande » (celle de Bouteflika), contre le nouveau président : « on ne veut pas d'un autre Bouteflika », « on ne fera pas de marche arrière ». L’humour n’était pas absent « Nous étions un peuple sans président, aujourd’hui nous avons un président sans peuple ».
Le régime, s'il a réussi à procéder à cette élection tronquée, avec un taux de participation inférieur à 40%, n'a pas pu se défaire de la contestation.

Re: Algérie, le "hirak" continue

Message Publié : 19 Déc 2019, 01:35
par com_71
LO 18 Décembre 2019 a écrit :Algérie : marées humaines contre le président

En Algérie, l’élection présidentielle du 12 décembre a donné lieu à une semaine intense de contestation populaire.

Dès vendredi 13 décembre, des marées humaines ont conspué Abdelmadjid Tebboune, le nouveau président de la République fraîchement élu. Son élection est vécue comme une mascarade, qui vise à préserver un système politique que les manifestants combattent depuis maintenant dix mois.

Le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, qui annonçait par avance une participation massive et une fête électorale le 12 décembre, a subi un désaveu cinglant. À travers le pays, de nombreux bureaux de vote sont restés déserts. En Kabylie, où le boycott a été très actif, certains sont restés fermés. Selon les chiffres annoncés par le pouvoir, l’abstention atteindrait 60 %, mais beaucoup sont convaincus qu’elle a été bien supérieure et que les chiffres ont été truqués.

« Vous n’êtes pas notre président ! » ont crié les manifestants. Ils rejettent massivement Tebboune, qu’ils considèrent comme un président désigné et illégitime. Âgé de 74 ans, il a occupé de multiples fonctions au sein de l’appareil d’État, préfet, ministre de l’Habitat, puis Premier ministre de Bouteflika. Connu pour être un proche de Gaïd Salah, il est apparu comme un candidat de l’armée et comme la façade civile d’une caste d’officiers toujours aux manettes. Ces officiers tiennent à la stabilité d’un système qui leur permet un accès direct à la rente pétrolière, dont ils contrôlent les circuits de redistribution. Pour l’instant, ils ont évité de recourir à une répression sévère, à l’image de ce qui s’est passé au Soudan ou en Irak, mais cela n’est pas exclu.

Dans de nombreuses villes de l’ouest du pays, en particulier à Oran, des gendarmes et policiers en civil ont procédé à des centaines d’arrestations. Il s’agissait d’empêcher les manifestations du 13 décembre et de tenter d’affaiblir et d’intimider le mouvement, dans une région où la mobilisation a toujours été moins forte que dans la capitale.

Le soir même, Tebboune a tenté d’amadouer le mouvement populaire, le hirak. Il a dit vouloir rompre avec l’ancien système et a salué la jeunesse, aussi bien celle qui avait voté que celle qui avait boycotté le scrutin. Devant un parterre de journalistes, il a déclaré : « Je m’adresse directement au hirak, que j’ai à maintes reprises qualifié de béni, pour lui tendre la main afin d’amorcer un dialogue sérieux au service de l’Algérie, et seulement de l’Algérie. »

Celui que l’armée veut présenter comme un homme intègre est surnommé « président cocaïne » par les manifestants, en raison de l’implication de son fils dans le grand scandale de corruption qui a éclaté en 2018, après à la saisie de 700 kg de cocaïne. Alors Tebboune sera-t-il capable d’enrayer la contestation populaire ? Des associations, partis ou syndicats ont annoncé qu’ils n’excluaient pas de saisir cette main tendue, sous condition. Mais depuis le 22 février, aucun des regroupements politiques, comme le Pacte de l’alternative démocratique ou la Dynamique de la société civile, n’a pu prétendre représenter le mouvement et parler en son nom.

C’est une nouvelle étape qui commence, le Hirak saison II, comme le disent avec humour les manifestants. Ils auront face à eux un pouvoir qui tentera par tous les moyens d’étouffer la contestation, et des partis d’opposition prêts, si celui-ci y met les formes, à jouer le jeu du dialogue.

Quelles que soient les manœuvres des uns et des autres, les raisons de la contestation sont toujours là, bien présentes : un pouvoir méprisant et impopulaire, des services publics à l’abandon, un chômage de masse et des salaires de misère. « Pas de marche arrière ! » crient de nombreux manifestants. Le pouvoir est loin d’en avoir fini avec cette mobilisation, exceptionnelle par son ampleur et sa durée.

Leïla Wahda