Honneur au trotskyste Dav’tian...

Marxisme et mouvement ouvrier.

Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Duffy » 22 Fév 2021, 14:24

com_71 a écrit :Par contre ? Parce que c'est contradictoire ?


Je m'étais fait la même réflexion...

Et les quelques lignes d'artza me rappellent que Greg Oxley avait aussi qualifié LO de "secte lamentable"...
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Gayraud de Mazars » 22 Fév 2021, 14:53

Salut Duffy,

Duffy a écrit :Et les quelques lignes d'artza me rappellent que Greg Oxley avait aussi qualifié LO de "secte lamentable"...


Curieux, je ne vois pas Greg Oxley écrire cela... Tu as la source ?

Fraternellement,
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Duffy » 22 Fév 2021, 14:57

https://www.lariposte.org/2005/05/persp ... ce-2006-2/
"Cette lamentable secte n’aura pratiquement aucun impact sur le développement du mouvement ouvrier français dans les années à venir."
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Gayraud de Mazars » 22 Fév 2021, 15:03

Salut Duffy,

Effectivement, mais je ne suis pas sur cette position... Tu t'en doutes !

Fraternellement,
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par com_71 » 22 Fév 2021, 15:08

Sans oublier, au paragraphe précédent, cette gentille insinuation calomnieuse, amicalement partagée en trois parts égales : " Ces trois organisations [LO, le PT et la LCR] sont néanmoins capables – grâce à l’argent fourni par l’Etat – de présenter aux élections des candidats qui concurrencent le PCF et du PS."
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Gayraud de Mazars » 22 Fév 2021, 15:23

Salut camarades,

Le cadre de la polémique politique reste nécessaire entre communistes révolutionnaires, si on était tous d'accord on serait dans le même parti, et encore on peut être dans le même parti et être en désaccords.

Le débat, devrait respecter une certaine déontologie, dire la vérité, elle peut être vive, pas petite bourgeoise sur la forme ou le fond, mais issue des traditions du mouvement ouvrier politique dans ce qu'il a de meilleur avec donc des arguments respectant les camarades, pas donner des sentences à l'emporte pièce... Dans ces perspectives de 2006, se fut un peu court concernant Lutte Ouvrière, la Ligue et même le PT !

En toute circonstance, je me méfie du sectarisme comme de la peste, d'où qu'il vienne, surtout s'il vient de mes amis...

Fraternellement,
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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par Gayraud de Mazars » 22 Fév 2021, 16:08

Salut camarades,

Dans le Maitron belle notice pour Dav'tian... Et les nôtres pourtant !

https://fusilles-40-44.maitron.fr/?arti ... d_mot=4295

MANOUKIAN Armenak [DAV’TIAN Arben, Abramovitch, dit TAVITIAN (Holban), dit DAVIDIAN (SGE), dit ANDRE]

Fusillé le 21 février 1944 avec Missak Manouchian et ses compagnons ; Arménien du Caucase, membre du Parti bolchevik (1917) ; oppositionnel trotskyste, exclu, puis emprisonné et déporté ; évadé, collaborateur à Paris de Léon Sedov ; combattant des FTP-MOI, fusillé.

Armenak Manoukian serait né le 7 novembre 1898 à Chouchi au Karabagh (Arménie) suivant les papiers en sa possession. Mais il est douteux que ces indications figurant sur de fausses pièces d’identité qui lui avaient été délivrées en 1937 pour le soustraire, autant que possible, aux recherches du Guépéou, soient exactes. D’après Diran Vosguiritchian (dans son livre, Les Mémoires d’un franc-tireur), ami et confident de Dav’tian, qui rencontra sa famille en Arménie soviétique, il serait né le 5 novembre 1895 à Alégouchen (aujourd’hui Azadachen) au Zanguezour. Son père était maçon et lui-même travailla dès l’âge de quatorze ans à Tiflis (Géorgie) comme mécanicien, puis comme typographe. Selon Vosguiritchian, il aurait fait de pair des études et réussi l’examen d’entrée au séminaire Nercissian.

Dav’tian entra au Parti bolchevik de Géorgie en 1917. Il combattit en 1918 dans une brigade de gardes rouges pour la défense de la commune de Bakou et aurait été blessé trois fois. Fait prisonnier par les troupes anglaises qui s’emparèrent de la ville en août, il put s’échapper et se réfugia en Perse, à Téhéran. Revenu combattre tour à tour en Azerbaïdjan et en Arménie, il participa probablement à l’insurrection bolchevique avortée en Arménie, en mai 1920. Il fut promu officier, commissaire politique la même année, après un court stage à l’école militaire rouge Chaoumian à Bakou. Ce fut comme commissaire politique d’une brigade qu’il se rendit avec son unité, à la rencontre de la XIe Armée rouge qui pénétra dans Érévan (Arménie) le 2 avril 1921. Il passa alors dans l’appareil du parti, en tant qu’instructeur-organisateur auprès du Comité central d’Arménie, de Géorgie et d’Azerbaïdjan. En 1923, il fut envoyé à Tiflis à l’université communiste de Transcaucasie, mais en fut exclu au cours de sa troisième année, en 1925, comme oppositionnel de gauche. Renvoyé en Arménie, Dav’tian y occupa des fonctions de responsable de l’agit-prop et de secrétaire d’un comité de district puis de secrétaire de la section de presse du Comité central et, enfin, au plan syndical, de président du comité ouvrier de la construction des chemins de fer. La lutte contre l’opposition battit son plein en juillet-août 1927 à Érévan, et Dav’tian, qui en fut l’un des porte-parole, fut exclu du parti à la fin de l’année.

Arrêté le 24 septembre 1928 avec de nombreux militants arméniens, transporté à Tiflis, il fut déporté fin décembre dans le Kazakhstan, à Akmolinsk. Dans la nuit du 22 janvier 1931, toute la colonie bolchevik-léniniste fut transférée dans la prison de Petropavlosk. Condamné à trois ans de prison, Dav’tian fut transporté six mois après dans l’isolateur de Verkné-Ouralsk, où il s’inséra dans le collectif bolchevik-léniniste et participa en décembre 1933 à la grève de la faim qui dura dix-huit jours. À l’expiration de sa peine, il fut relégué le 22 janvier 1934 en Asie centrale, à Andijan. S’inspirant de l’exemple de Rakovsky, il adressa en mars un télégramme au Comité central du parti, à Moscou, offrant de cesser son activité oppositionnelle en vue de faire front dans la lutte contre la réaction fasciste et d’être réintégré dans le parti à cet effet. Ce message, explicité par une lettre en avril, demeura sans réponse. N’entendant pas abjurer ses convictions et souscrire à une déclaration qualifiant ses opinions de contre-révolutionnaires comme le lui suggérèrent les fonctionnaires du Guépéou ni, à plus forte raison, à pratiquer la délation, il se sentit piégé car ses compagnons d’exil commençaient à le considérer avec suspicion. Il choisit dans ces conditions de s’évader, songeant d’abord à se rendre à Moscou pour s’expliquer, puis devant l’irréalisme d’une telle tentative, il décida de passer à l’étranger. Il s’enfuit d’Andijan le 30 juin 1934 et franchit la frontière perse le 18 juillet. Aussitôt arrêté par les gardes-frontière perses, détenu à Tabriz jusqu’en septembre, il vécut dans cette ville dans un complet dénuement et dans une situation légale précaire. Il avait alors déjà fait sienne l’identité de Manoukian.

Découvrant en 1935 des publications menchéviks éditées à Paris, Dav’tian réussit enfin, en été, à établir par cet intermédiaire le contact avec Léon Sedov. Il adressa à celui-ci l’Appel au prolétariat mondial, daté du 4 août, signé Tarov, son pseudonyme d’alors. Ce document relata son expérience et alerta l’opinion publique sur le sort des prisonniers politiques détenus en URSS. Il fut diffusé par la presse trotskyste internationale accompagné d’un commentaire de Trotsky.
À l’initiative de Trotsky et de Sedov, un « fonds Tarov » fut créé et alimenté par une souscription internationale, pour lui venir en aide et payer son voyage en Europe. Il fallut près de deux ans pour réunir la somme nécessaire et régler la question du visa, puisqu’il n’arriva à Marseille que le 22 mai 1937 et à Paris le 25. Il fut hébergé à Maisons-Alfort chez les militants ouvriers Roland et Yvonne Filiâtre, et il passa une partie de l’été chez Alfred et Marguerite Rosmer dans leur grange de Périgny-sur-Yerres. Le 12 juin 1937, il fut entendu par la commission d’enquête parisienne sur les procès de Moscou et sa déposition, reproduite dans la presse trotskyste, fit une forte impression. Il eut des contacts suivis avec Léon Sedov et participa au groupe russe animé par celui-ci. Les relations n’y furent pas des plus faciles en raison, sans doute, des agissements de l’agent du Guépéou infiltré, Zborowski, proche collaborateur de Sedov. Il y eut un litige au sujet du manuscrit volumineux des mémoires de Dav’tian, intitulées Dans les prisons du Thermidor russe, écrites à Tabriz. Zborowski accumula les objections pour en rendre impossible la publication. La coupure avec le groupe russe devint entière après le décès de Sedov, dans des conditions peu claires, le 16 février 1938. Dav’tian s’en plaignit dans une lettre à Trotsky du 9 juillet, laissant entendre que le malaise était dû à la présence « d’un élément étranger qui s’est introduit dans notre milieu », ce qui semblait viser Zborowski.

Au printemps 1939 parut, enfin, une brochure imprimée en français (traduite du russe), signée Tarov, présentée comme une « contribution à la critique du programme d’action de la IVe Internationale » et intitulée Le Problème est : viser juste. Domiciliée à l’adresse du Parti socialiste ouvrier et paysan de Pivert, rue de Rochechouart, elle fut réalisée avec l’aide de Georges Servois du syndicat des correcteurs. Ce pamphlet « gauchiste » présentait comme entachée de réformisme la lutte pour les revendications immédiates des travailleurs et pour les objectifs de transition, et préconisait le combat direct pour la prise du pouvoir. Il se réclamait de l’orthodoxie trotskyste. Des proches de la Révolution prolétarienne – à laquelle se rattachait aussi Servois – trouvèrent un emploi à Dav’tian à l’Association des ouvriers en instruments de précision, entreprise coopérative du XIIIe arrondissement, où il travailla du 20 décembre 1937 au 30 mars 1940. Dès qu’il eut trouvé ce travail, il s’installa dans un hôtel de l’avenue Daumesnil. Il fit de rapides progrès en français, bien qu’il eût un fort accent.

Ressentant la menace qui, à terme, pesait sur l’URSS au début de la guerre, et vivant dans un isolement accru, Dav’tian prit contact avec des communistes arméniens. Il alla travailler en Allemagne, où il aurait séjourné du 14 janvier 1941 au 26 mars 1942 obéissant alors à une consigne communiste. Ce fut du moins ce qu’il déclara à Servois avant son départ, en lui confiant la garde de ses documents politiques dont, vraisemblablement, le manuscrit de ses mémoires. Malheureusement, Servois les détruisit en découvrant sur les murs « l’affiche rouge » du groupe Manouchian. Ce fut après son retour que Dav’tian se lia à Manouchian et que s’établirent entre eux des liens d’estime et de confiance. Mélinée Manouchian se souvient que « Manouche » lui présenta Dav’tian en 1942, dans un café, en disant : « Il est avec nous. » Elle pense qu’il voulait connaître l’impression que lui produisait cette nouvelle recrue. Elle ajoute que Manouchian savait qu’il était anti-stalinien et qu’il s’était enfui d’URSS. Dav’tian ne pouvait dissimuler son passé à ses compatriotes, tout en édulcorant, peut-être, certains aspects. Manouchian prit sur lui d’intégrer Dav’tian dans le groupe arménien de la MOI et de le faire venir ensuite dans le premier détachement des Francs-tireurs et partisans (FTP) où il fut admis en juillet 1943 avec le matricule 10 050 sous le pseudonyme d’André par le responsable politique des effectifs Abraham Lissner. En corrélation, peut-être, avec ce cas très particulier, la direction du PCF aurait été avisée en août 1943 par une note écrite de la section des cadres que Manouchian était de tendance trotskyste, selon Auguste Lecœur (Est-Ouest, juillet-août 1985). Il pourrait s’agir simplement d’une confusion de noms entre Manouchian et Manoukian.

Dav’tian fut engagé dans la nuit du 12 au 13 août 1943 dans une opération de déraillement sur la ligne Paris-Verdun, à proximité de Chalons-sur-Marne, conduite par Bosczov. Il jeta une grenade sur un camion rempli de soldats allemands, le 28 août, à la sortie des usines Renault à Boulogne-Billancourt, couvert par ses camarades FTP arméniens. Il fut blessé dans l’opération suivante qui échoua, visant à abattre le 5 octobre Gaston Bruneton, directeur de la main-d’œuvre française en Allemagne, devant l’École des mines, boulevard Saint-Michel. L’opération fut dirigée par le Roumain Alexandre Jar avec quatre autres partisans qui ne semblaient pas bien se connaître. Au cours du repli, l’un des FTP tira par mégarde et atteignit Dav’tian au bras gauche et à la hanche, alors qu’il s’apprêtait à rendre son arme à Olga Bancic, avenue de l’Observatoire. Son camarade Vosguiritchian lui sauva la vie ce jour-là réussissant à le soutenir et à le mener chez un médecin arménien, puis à la clinique Alésia où eut lieu l’opération. Le lendemain, Arménouhi Assadourian, la sœur de Mélinée, recueillit Dav’tian chez elle. Puis on l’installa à proximité dans une chambre d’hôtel de la rue des Gravilliers, cédée par Henri Karayan, jeune FTP arménien. Pendant près de six semaines, Mélinée lui apporta chaque jour nourriture, médicaments et renouvela les pansements ; ils purent converser longuement en toute confiance. Dav’tian parla ouvertement de son passé trotskyste et voua une immense reconnaissance à Mélinée.

La Brigade spéciale no 2 des Renseignements généraux l’arrêta le 19 novembre, à son domicile, 200 rue de Belleville. Il aurait pu échapper aux arrestations si, malgré l’insistance de Mélinée, n’étant pas entièrement rétabli, il n’avait quitté prématurément l’hôtel. La police découvrit au cours des premières arrestations la facture de la clinique Alésia où Dav’tian avait décliné son nom et son adresse. Les médecins furent également arrêtés et inquiétés. « Il faut penser également à Manoukian qui meurt avec moi », écrivit Manouchian à la sœur de Mélinée, deux heures avant son exécution, soulignant son attachement à ce compagnon. Sur la tombe de Dav’tian au cimetière d’Ivry, dans le carré réservé aux membres du « groupe Manouchian » fusillés le 21 février 1944, se trouve une plaque de la République socialiste d’Arménie portant la mention : « Tes camarades de combat qui ne t’oublieront jamais ». Dav’tian aurait été réhabilité en Arménie, ainsi que sa femme et sa fille, qui avaient été déchues de leurs droits civils.


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Re: Honneur au trotskyste Dav’tian...

Message par com_71 » 22 Fév 2021, 16:49

L'article de Lutte de Classe cité par Artza :
DEFENSE DES TERRORISTES

Vingt-quatre "terroristes" sélectionnés viennent d'être livrés à la publicité par la Gestapo, pour dégoûter de l'armée clandestine qui lutte contre l'impérialisme allemand, la "bonne société" et les petits-bourgeois conformistes. Regardez-les, disent les scribes de la Gestapo, ces faces "rusées et cruelles" de Juifs, de Polonais, d'Italiens, d'Espagnols communistes : ces gens prétendent juger du destin de la France !

Certes, d'après les prostitués de la presse bourgeoise ce sont les Doriot et les Goering aux faces bouffies, et tous les engraissés du régime de terreur bourgeois qui doivent décider du sort de la France...

Regardons-les bien, travailleurs : ces visages que le photographe et les commentaires des affiches veulent nous empêcher de voir sont des visages d'opprimés, des visages de travailleurs : ils sont notre propre visage. Comment ces têtes d'opprimés et d'exploités de plusieurs pays qui luttent à mort contre le régime capitaliste d'exploitation et de misère, ne feraient-elles pas écumer de rage les bourgeois gavés au marché noir et vautrés dans les bras de prostituées qu'ils entretiennent avec le sang et la sueur des ouvriers ?

Regardons-les bien, camarades, ces têtes énergiques de jeunes qui bravent à leur "procès" les canailles galonnées chargées de les faire fusiller : leur courage doit servir d'exemple à tous les jeunes, à notre époque de guerres impérialistes et de guerres civiles.

"Ils ont des dizaines de crimes sur la conscience", profèrent leurs bourreaux, experts dans l'assassinat de milliers d'hommes en un seul jour, en une seule bataille...

"Ils ont suivi l'école du crime", clament les professeurs qui enseignent l'"art" de la tuerie à des milliers de jeunes de 16 ans arrachés à leurs familles contre leur gré...

"Ils ne sont pas la France", affirment les tortionnaires du peuple français qui n'ont pas assez de leur milice, de leur police, de leur garde-mobile, des bandes fascistes et des troupes d'occupation spéciales pour venir à bout des dizaines de milliers de réfractaires à la déportation et au travail pour la guerre impérialiste, et qui se gardent bien de publier les listes des jeunes gens qu'ils abattent par dizaines tous les jours.

"Ce sont des bandits", écrivent les journaux à solde, en exposant certains cas particulièrement suspects. Mais si l'activité de véritables bandits, parmi lesquels il ne faut pas oublier des bandits de la milice, de Doriot et de Déat, se poursuit impunément, n'est-ce pas là le résultat de l'anarchie croissante dans laquelle le capitalisme et la guerre ont jeté la société ?

LA CLASSE OUVRIERE EST RESOLUMENT POUR CEUX QUI ONT PRIS LES ARMES CONTRE LES BOURREAUX FRANCAIS ET ALLEMANDS QUI MARTYRISENT LES PEUPLES ; ELLE ACCUEILLE AVEC MEPRIS LES MANŒUVRES DE DIVERSION DE LA BOURGEOISIE.

Mais la classe ouvrière est inquiète ; elle ne comprend pas pourquoi des militants qui autrefois combattaient sans compromis la bourgeoisie de tous les pays, mènent actuellement leur lutte sous le drapeau tricolore et au bénéfice des armées de Washington, de Londres et d'Alger. Les ouvriers savent qu'ils n'ont rien à attendre d'une victoire d'armées capitalistes qui ne feraient que relever les armées allemandes dans leur rôle de gardes-chiourme pour maintenir le capitalisme. Ils savent que Roosevelt en Amérique et Churchill en Angleterre prennent contre la classe ouvrière les mêmes mesures que Hitler en Allemagne.

LE PROLETARIAT CHERCHE DES MILITANTS ET UN PARTI QUI LUTTENT DIRECTEMENT POUR SES INTERETS, pour son relèvement économique et culturel, pour ses conquêtes de juin 1936, conquêtes qui sont également odieuses et qui rencontreraient la même résistance de la part de tout gouvernement capitaliste, totalitaire ou parlementaire.

Servir la classe ouvrière, c'est lutter pour les Etats-Unis socialistes d'Europe, pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile pour le socialisme. Lutter pour le triomphe de soi-disant démocraties sur le fascisme, c'est renouveler la trahison de 1914 quand les partis socialistes de l'Entente se mirent du côté de leur bourgeoisie sous prétexte de vaincre le militarisme.

De même que la grande majorité des ouvriers socialistes comprirent la trahison de leurs chefs et passèrent à la IIIème Internationale de Lénine et de Trotsky pour accomplir leur devoir de classe, de même la grande majorité des ouvriers communistes doit cesser de s'accrocher aux restes pourris de ce qui fut autrefois la IIIème Internationale pour lutter avec les militants de la IVème Internationale, PARTI MONDIAL DE LA REVOLUTION SOCIALISTE.

Les militants combattants du PC restés fidèles à leur classe doivent se convaincre que le réveil de la classe ouvrière, par l'activité croissante de ses éléments les plus avancés et l'assaut de celle-ci contre le régime capitaliste, n'ont rien de commun avec la lutte sous le commandement des officiers réactionnaires de De Gaulle.

La IVème Internationale appelle les meilleurs militants de la classe ouvrière à serrer leurs rangs autour du drapeau rouge communiste, qui triomphera envers et contre tous de la barbarie capitaliste et de la guerre !


https://www.marxists.org/francais/barta ... 022344.htm
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