La grève Renault de 1947, l'UC, la CNT, la FA, VO, etc.

Marxisme et mouvement ouvrier.

La grève Renault de 1947, l'UC, la CNT, la FA, VO, etc.

Message par gdavranche » 10 Déc 2013, 14:39

Pour ceux et celles qui s'intéressent à l'Histoire (et ils fourmillent ici), une interview passionnante de Gil Devillard vient d'être mise en ligne.

Les plus anciens de LO l'ont connu, Gil a été un des animateurs de la grève Renault de 1947 (il était alors militant FA et CNT), puis il fut l'un des fondateurs de VO, avec Pierre Bois, en 1956.

C'est ici : http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5612

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gdavranche
 
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Re: La grève Renault de 1947, l'UC, la CNT, la FA, VO, etc.

Message par com_71 » 11 Déc 2013, 22:41

gdavranche a écrit :Pour ceux et celles qui s'intéressent à l'Histoire (et ils fourmillent ici), une interview passionnante de Gil Devillard vient d'être mise en ligne.


Histoire, histoire... Bon...
On trouve sur le net une autre contribution de Gil Devillard, certes sans aucun détail historique passionnant sur l'immodestie maladive de Maurice Joyeux, mais bien émouvante :

“Il reste, dans cette île, beaucoup de fantômes ”


8 juillet 2004

par Gil Devillard

Le 24 juin 2002, l’Association des anciens travailleurs de l’île Seguin (ATRIS) me conviait à revisiter l’île Seguin. Deux fois, déjà, je m’étais rendu aux réunions de l’ATRIS. J’y avais bien sûr retrouvé quelques têtes connues mais, vu mon âge, la plupart de ces gars ont travaillé dans l’île bien après que je l’ai quittée, ce qui fait que j’en connaissais peu. Tous ces anciens sont plus jeunes que moi. Il faut dire que j’ai commencé à travailler dans l’île en janvier 1949, ayant débuté à la Régie Renault, nouvellement nationalisée, en avril 1946.

Cette île, je l’ai quittée début 1967 avec une bonne cinquantaine de mes camarades de travail, tous outilleurs comme moi. A cette époque - les années 60 - nous avions hérité d’un nouveau chef de département, M. Connesson, qui avait totalement loupé son entrée dans le département 37. Il venait de l’usine de Flins, de sinistre réputation, avec son directeur nommé Guirec, que le Front National n’aurait pas renié. Guirec avait mis en place une organisation aux méthodes policières, aidé par des cadres qui dépendaient totalement de lui pour leur avancement dans l’entreprise.

En prenant la tête du département 37, Connesson était décidé à se débarrasser des ouvriers qu’il considérait comme susceptibles d’entraver ses projets de réorganisation. Une grève de trois jours, fin décembre 1966, où j’ai pris mes responsabilités, l’a décidé à se débarrasser de moi. J’étais l’un des deux exclus devant quitter le département 37 (outillage tôlerie). Je me suis retrouvé dans un service méthode. Un nombre important de mes camarades outilleurs du 37 furent intégrés eux aussi dans ce service, par la suite. Cela devait me faciliter la quête d’informations quand je me suis retrouvé dans un service technique.

Mais revenons au 24 juin 2004. J’avais pensé que nous allions faire cette visite accompagnés de nombreux autres anciens de l’île Seguin. En fait, nous n’étions que cinq et, dans ce petit groupe, j’étais le seul ayant travaillé dans l’île. Nous avions rendez-vous vers 14 heures place Nationale. Cette place, officiellement, a pour nom Jules Guesde, et ce depuis 1923. Les travailleurs de Renault et les habitants du quartier continuaient d’ignorer l’ancien militant révolutionnaire devenu ministre en 1914. Pour eux, c’est toujours la place Nationale.

Nous avons pris place dans le véhicule Renault des organisateurs, qui nous ont emmenés directement au pont Daydé. Un opérateur, muni d’une caméra vidéo pesant 9 kilos, a procédé à des réglages. Un photographe a pris quelques clichés. Et enfin, j’ai pu pénétrer dans l’île Seguin. Contrairement à ce que j’avais fait pendant dix-huit ans, je n’y entrais pas pour travailler. Après plusieurs essais et réglages de caméra, j’ai franchi la lourde porte métallique, alors entrouverte, qu’il nous était arrivé, dans le passé, de fermer nous-mêmes pour l’interdire aux “ forces de l’ordre lourdement casquées ”, comme disaient les journaux, qui s’y présentaient sans avoir été invitées, du moins par nous. Cette fois, j’ai mis un peu plus de temps pour entrer dans l’usine qu’au temps de mon activité professionnelle. Vingt minutes étaient normalement nécessaires pour aller du métro à la pendule pointeuse, parcours que j’ai fait quelquefois en courant.

Dans l’île, j’ai tout d’abord été affecté au département 12, de 1949 à 1952. J’étais à l’entretien des soudeuses électriques par points. Ensuite ajusteur outilleur au département 37 (outillage tôlerie), de 1952 à 1967. Dans ce département d’outillage de la Régie Renault, nous mettions en œuvre les outils devant être montés sur les presses de production. Ces outils avaient une allure et un poids imposants. C’est d’eux que devaient sortir les éléments constitutifs des carrosseries.

J’ai donc refait ce parcours avec une certaine émotion. Questionné par le responsable de l’équipe de prise de vue, ainsi que par une femme du groupe, on m’a demandé plusieurs fois d’expliciter certains points, obscurs pour les non initiés. Je me suis exécuté et espère avoir été bien compris de l’équipe qui m’entourait.

J’ai marché comme à l’époque où je me rendais au boulot, mais cette fois en étant filmé. Ce chemin je le parcourais, quand j’étais ouvrier, d’un pas plus rapide : c’était l’époque de la course vers la pendule. Rappelons les règles en usage : Nous avions droit, dans la première semaine de la quinzaine, à trois minutes de retard sur notre carton de pointage et, la semaine suivante, à seulement deux minutes. Ensuite, un quart d’heure était défalqué de notre paye pour le moindre retard. Nous étions payés à la quinzaine et la loi sur les 40 heures s’appliquait (alors qu’en fait, jamais je n’ai travaillé “ que ” 40 heures par semaine). Au-dessus de la 40e heure, le salaire était majoré de 30 %, et au-dessus de la 48e de 50 %. Ce qui signifie que la perte de salaire, pour ce quart d’heure défalqué en raison d’un retard qui pouvait n’être que de quelques secondes, était importante. C’était un quart d’heure majoré à 50 %, qui foutait le camp ! Dans les années 60, une franchise de 10 minutes nous a été accordée à la suite de nombreux mouvements de protestation. Cela nous a permis de pointer à l’heure !

En parcourant ce que nous appelions l’allée wagonnière, une foule de souvenirs s’est ravivée en moi. J’en étais surpris. Maintenant, cet endroit est dénudé, désert, sans chaîne de montage ni de production. Son allure bizarre, presque champêtre, et son silence le rendent étrange. La nature y a quelque peu repris ses droits. Il y pousse, ça et là, à l’endroit où se trouvaient des chaînes de production, de grandes herbes. Peut-on imaginer une usine sans bruits et avec de l’herbe ? Sans le vacarme des machines ce n’est plus une usine, ce n’est plus l’île Sequin de ma jeunesse.

Pour se retrouver dans ces lieux, et situer avec exactitude, par exemple, l’emplacement où était mon établi, mon placard, mon étau, il a fallu que j’aille chercher bien loin dans ma mémoire et que je me donne des repères visuels. Je n’avais plus en tête les numéros peints sur les piliers, qui ont subsisté, mais j’ai pu me situer par rapport au gigantesque marbre qu’on appelait aussi le forum, allusion a Forum d’Alger, que la guerre d’Algérie avait fait connaître. Son emplacement est facile à repérer ﷓ mais cela ne vous dira rien ﷓ dans l’alignement de l’escalier des bureaux de l’ancien département 37. C’était aussi notre lieu de rassemblement, pendant les débrayages.

Ils sont toujours là, ces bureaux, à la même place. Vides, ils ont l’air délabrés. Plus que ça, pillés, bien qu’ils n’aient été visités que par des tagueurs. Situés à environ 6 mètres au-dessus du sol des anciens ateliers, je me suis repéré à partir d’eux, avec exactitude, je pense. En divers emplacements, on m’a photographié. J’avais aussi apporté un appareil photo, mais tout à mes souvenirs et aux explications que l’on me demandait, je n’ai pas pris beaucoup de clichés.

Nous nous sommes dirigés ensuite, remontant du fond de l’île, vers le département 12 ou se trouvaient les presses. L’infirmerie de ce secteur était contiguë à l’atelier de presses. A l’intérieur, sur un meuble, il y avait une plante grasse qui vibrait à chaque coup de presse. A chaque visite à l’infirmerie, on s’étonnait de la voir toujours vivante ! L’atelier a un tout autre aspect, débarrassé de ses énormes presses. La machinerie de ces monstrueuses machines se situait en sous-sol. Elle apparaît maintenant comme nous ne l’avions jamais vue. C’est impressionnant de découvrir le volume de cette excavation, profonde d’environ 5 mètres. La maçonnerie qui supportait les presses n’a pas encore été détruite. La détruiront-ils ? On ne sait. Il y a une telle épaisseur de béton. S’ils le font, quel boulot ! On ne sait rien de bien précis sur ce qui va être construit à cet endroit. Pinault et les promoteurs qui s’affairent autour de l’île Sequin ne m’ont pas mis dans la confidence ! En remontant vers l’emplacement de l’ancien département 12 (assemblage tôlerie et presses), j’ai retrouvé approximativement l’emplacement de la Clearing 19 où un ouvrier a perdu la vie après avoir été à moitié écrasé sous cette presse. On n’a jamais su comment cet accident s’était produit. Cela reste un mystère. Ce dont on est sûr, c’est que cette presse de production ne descendait pas doucement et surtout pas d’elle-même. J’ai gardé un souvenir très précis de cet événement. C’était en 1949, exactement le 21 février. J’avais été convoqué au bureau du chef de département, M. Jeanne. Arrivé le premier, j’étais assis devant l’aquarium (c’est ainsi que l’on désignait les bureaux vitrés où se trouvaient les chefs). J’attendais les autres ajusteurs affectés à l’entretien des soudeuses du département 12. Nous devions être une douzaine. Il s’agissait, pensions﷓nous, soit de nous passer un savon, soit de nous annoncer quelque chose de désagréable. Je suis donc assis, attendant mes collègues ajusteurs. Je regarde l’aquarium du patron du 12. Soudain, le téléphone sonne à l’intérieur de son bureau. Je vois Jeanne, fier et hautain, qui décroche. Il devient tout pâle, repose son téléphone, ouvre la porte de son bureau, appelle son adjoint Camus. Comme il passe devant moi, je l’entends distinctement dire à Camus : “ Je me demande bien ce que ce con-là est allé foutre sous cette presse ”. Du haut de l’escalier des bureaux du département 12 on avait une vue imprenable sur la Clearing n° 19. J’ai donc été appelé à témoigner dans le procès que les héritiers du fameux Jeanne intentèrent à M. Huffschmitt, ingénieur polytechnicien ayant travaillé aux presses du département 12 pendant son stage ouvrier. Dans son livre Mes Chers Collègues, ce dernier relate son stage ouvrier au département 12, secteur des presses. Dans le témoignage que j’ai produit lors du procès que lui fit la famille Jeanne, j’ai simplement répété la réflexion de Jeanne, chef du département 12, à Camus. Belle oraison funèbre, toute empreinte de l’habituelle considération que ces chefs portaient au personnel ouvrier. Les héritiers Jeanne ont perdu leur procès. Peut-être le choix qu’ils avaient fait de Me Garraud comme avocat n’y fut-il pas pour rien. Ce dernier était connu comme l’avocat de Légitime Défense !

Sous la presse Clearing 19, seules les jambes de l’ouvrier étaient visibles, dépassant de l’outil d’emboutissage, outil de porte de la 4 CV. Le haut du corps et les bras étaient à l’intérieur, vivants. Il n’était pas entièrement écrasé. Pour emboutir une pièce, on monte cet outil comprenant trois éléments. Dans la partie inférieure, appelée matrice, on place la tôle à emboutir. Sur le plateau supérieur sont fixés les deux autres, le serre-flan et le poinçon. Il faut que le serre﷓flan descende sur la matrice, pour que le poinçon descendre à son tour. Autrement dit, il faut que la tôle soit pincée fer contre fer, entre la matrice et le serre-flan pour que le poinçon descende à son tour et emboutisse la tôle. C’est ce qu’on appelle une presse à double effet. Le bassin brisé mais le reste du corps vivant, le malheureux mourut vers 15 h. Cet ouvrier s’appelait Ferdinand Lexpert. Originaire du Morbihan, il avait été prisonnier en Allemagne pendant les cinq années de guerre. Il était ouvrier spécialisé (OS) sur presse depuis le 23 avril 1947. Il était âgé de 45 ans. Du stalag à l’usine, il n’avait peut﷓être pas eu une existence formidable, mais quelle triste fin !

Il est arrivé qu’un plateau supérieur de presse de production descende seul. C’est tout à fait rare, mais c’est arrivé. Dans le cas présent, elle fut arrêtée. On n’a jamais su si elle était descendue seule ou pas. Il y a eu un black-out total sur les causes de l’accident. Une grève des OS presses s’en est suivie. Elle a duré quinze jours. Ce fut la fin des “ cadences infernales ” dans les départements de presses de toute la Régie Renault.

Le chef monteur du département monta sur la partie supérieure de la presse (l’équivalant de trois étages) pour faire remonter le plateau supérieur. Il ne fallait pas qu’elle achève sa course et écrase totalement l’ouvrier. Il inversa les fils du moteur électrique pour le faire tourner à l’envers. La presse remonta. Peut﷓on imaginer, si l’opération n’avait pas réussi, quels reproches auraient été faits à ce technicien ! Traduit en justice, le chef monteur qui avait pris cette énorme responsabilité aurait pu se voir reprocher son initiative et être déclaré coupable. Un juge tatillon aurait ergoté, l’aurait inculpé, après plusieurs heures d’interrogatoire. Or, lui, avait dû prendre une décision en quelques secondes, dans l’espoir de sauver une vie. Si j’affirme ceci, ce n’est pas sans raison. A l’usine Pierre Lefaucheux de Flins, il s’est produit un accident sur une presse d’un type différent. Les deux ajusteurs concernés, que je connaissais bien, travaillaient sur une presse de production, équipée d’un outil destiné à emboutir des tôles. Ils étaient alors sous la presse et procédaient à une modification sur la matrice de cet outil, côté caisse. Le moteur tournait. Il n’y avait pas de chandelle de sécurité entre la matrice, à la base, et le poinçon, dans la partie haute. Tout à coup, dans un grand bruit, le plateau supérieur est descendu. Alerté par le vacarme, un des ouvriers, pas encore habitué au bruit que produisent ces machines, s’est jeté hors de la presse. Quand il s’est relevé et a fait le tour de l’énorme engin, il n’a pu que constater l’horreur. Son camarade était totalement écrasé. Seule sa tête dépassait de la presse. On sut par la suite qu’un des roulements à billes de cette presse, qui devait faire à peu près deux mètres de diamètre, avait eu un problème. Un grippage. Il fallait s’approvisionner chez Clearing, aux Etats-Unis, pour le remplacer. Le délai était d’environ deux mois et, en attendant ﷓ production oblige ﷓ il était impossible que cette presse s’arrête. Règle d’or : Ne pas “ panner ” la production !

Quelques mois après ce décès, la veuve fut convoquée par le juge d’instruction de Mantes. Elle demanda à mon camarade qui se trouvait avec son mari lors de l’accident de l’assister. Bien lui prit de cette initiative. Tout d’abord, le juge refusa que la veuve de l’ouvrier mort écrasé sous la presse soit accompagnée de mon camarade. Devant l’attitude ferme de la femme et de l’homme, le juge accepta de les recevoir ensemble. II demanda à la veuve si, d’après elle, son mari avait une part de responsabilité dans l’accident. Le sang de mon camarade ne fit qu’un tour. II se leva brusquement et prit le juge au collet. Il fallut l’intervention des gendarmes présents dans le cabinet du juge pour que ce dernier ne soit pas correctement et justement corrigé. Finalement, l’affaire fut classée sans suite. Bizarre !

Nous avons continué cette visite dans l’île Seguin, poursuivant notre travail de mémoire. La caméra semblait plus lourde, nos chaussures étaient poussiéreuses, l’émotion nous étreignait. Me rappelant tant d’événements qui ont tenu tant de place dans ma vie, je reconnais finalement que l’initiative de ce travail de mémoire destiné à être rendu public est une bonne chose et que, pour l’accomplir, il fallait en retrouver les lieux. C’est nécessaire pour mieux se souvenir. La vue des lieux, étrangement, réveillait en moi des souvenirs enfouis. Par ailleurs, je me sentais en confiance avec mes accompagnateurs, le courant passait, ils étaient attentifs et parfois émus. Ce travail, je l’espère, sera utile aux générations futures.

Avec l’équipe de tournage, nous avons quitté l’île Seguin. J’étais tout à mes souvenirs qui ne sont pas tous tristes. Il en est de joyeux. L’île Seguin, débarrassée de ses machines, de ses chaînes, de son bruit, a changé d’allure. Elle n’a plus rien de ce qui la fit surnommer l’île du Diable, mais il reste, dans cette île, beaucoup de fantômes. Beaucoup de mes camarades de travail sont décédés. Tout à fait par hasard, il m’arrive de rencontrer l’un ou l’autre rescapé et ainsi d’apprendre quelques disparitions. Souvent alors, je remarque la différence de traitement existant entre l’encadrement et le petit peuple ouvrier. A partir d’un certain niveau hiérarchique, une information écrite est diffusée ; mais lorsqu’un de ceux qui étaient au bas de l’échelle disparaît, rien ne se sait, sauf au hasard des rencontres entre anciens de la “boîte ”. L’information circule mal. Et surtout, comme disait le poète beauceron Gaston Couté, que j’aime citer, “ Et surtout pour les ceusses qui n’ont pas d’position ”.

Gil Devillard dans Lettre de Val de Seine Vert n° 31 mai 2004
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Re: La grève Renault de 1947, l'UC, la CNT, la FA, VO, etc.

Message par artza » 17 Oct 2017, 07:58

Dans Voix ouvrière du 10 janvier 1967 un article de L. Baley (Gil Devillard ;) ) à propos d'une grève au départ. 37 à Renault-Billancourt où il travaillait...

https://media.lutte-ouvriere.org/media/journal/1967/670110-VO-Numero-73.pdf
artza
 
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