Cologne.1973. « Terreur turque » ou grève d’usine ?

Marxisme et mouvement ouvrier.

Cologne.1973. « Terreur turque » ou grève d’usine ?

Message par zejarda » 14 Fév 2014, 19:31

Un article publié par le GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigré-e-s) http://www.gisti.org/spip.php?article3381
Est-ce que ces événements ont eu un écho en France en 1973? Je n'en avais jamais entendu parler.
Cologne.1973. « Terreur turque » ou grève d’usine ?

Delphine Corteel, Université de Reims, IDHE-CNRS-ENS Cachan

En 1973, en Allemagne, une vague de grèves déclenchée dans les usines métallurgiques s’affranchit du cadre légal allemand qui fait de l’usine un lieu dé-conflictualisé. Ces grèves introduisent une rupture dans le schéma des relations industrielles allemandes. Celle menée dans l’usine Ford de Cologne a ceci de particulier que la critique de la mobilisation prit la forme d’attaques racistes.

En 1969 et 1973, la République fédérale d’Allemagne (RFA) est secouée par deux grandes vagues de grèves dont les mots d’ordre et les formes d’organisation ressemblent fort à ceux des ouvriers des usines de France ou d’Italie à la même époque. Les ouvriers les moins qualifiés, affectés aux postes les plus durs, sont en première ligne. La première vague est menée essentiellement par les mineurs et les sidérurgistes alors que les métallos conduisent la seconde. Ils se mobilisent sans que les syndicats – l’IG Bergbau pour les mines, l’IG Metall pour la sidérurgie et la métallurgie [1] – ne les y enjoignent. Si certains syndicalistes refusent de parler de grève, la plupart des commentateurs parlent de grèves « sauvages » ou « spontanées », soulignant le caractère déviant de ces actions qui s’affranchissent du cadre légal de la grève. En effet, depuis la fondation de la RFA en 1948, l’encadrement légal des relations industrielles allemandes procède d’une double séparation : entre les prérogatives de l’État et des partenaires sociaux d’une part, et entre les syndicats et les conseils d’entreprise d’autre part. L’État donne les grandes orientations de la politique économique et, selon le principe de l’« autonomie tarifaire », il laisse aux partenaires sociaux le soin de négocier entre eux les questions relatives aux salaires, aux conditions de travail, au temps de travail, etc., branche par branche, Land par Land et d’établir ainsi les conventions collectives. C’est dans ce seul cadre et à ce seul niveau que la grève est admise, mais elle doit intervenir en dernier recours une fois épuisées toutes les possibilités de négociation et de conciliation, et uniquement dans le but d’aboutir à une convention collective de branche. Tant que la convention collective est en vigueur, les partenaires sont tenus au « devoir de paix » sur tous les points réglés dans la convention. À l’échelle de l’usine, le conseil d’entreprise est le seul représentant des salariés. Ses membres sont élus au seul titre de leur statut de salarié de l’entreprise, pas en raison de leur appartenance à une organisation syndicale. Ce conseil dispose de droits de cogestion importants et, selon les termes de la loi, se doit de collaborer « en confiance » avec la direction. Tout différend entre la direction et le conseil d’entreprise doit se régler par la négociation. Cette double séparation fait de l’usine un lieu dé-conflictualisé et empêche toute lutte frontale avec l’État. Elle circonscrit strictement la grève au niveau de la branche – espace politiquement neutre issu du découpage de l’économie par secteurs d’activité – et instaure la recherche du consensus par la négociation comme mode privilégié de règlement des conflits éventuels. L’usine est alors envisagée, soit comme une communauté d’intérêts, soit comme un lieu de conflit par procuration.

Les grèves de 1969 et 1973 s’affranchissent de ce cadre de diverses manières et introduisent une rupture importante dans le schéma des relations industrielles allemandes. Elles sont déclenchées en dehors du calendrier des négociations collectives et font fi du « devoir de paix ». Les grévistes défendent en outre des revendications propres à la situation particulière de l’usine dans laquelle ils travaillent et en font en lieu de conflit « réel ». Ces grèves alimentent un débat sur le rôle des syndicats – garants de l’ordre ou contre-pouvoir – et sur les relations entre ouvriers et syndicats, à la fois à l’intérieur des syndicats, dans les groupes politiques de l’opposition extraparlementaire et chez les chercheurs et universitaires qui s’intéressent à ces questions.

Dans le cas de la lutte des ouvriers spécialisés (OS) de l’usine Ford de Cologne, ce processus prend une figure particulière. L’usine emploie 12 000 ouvriers turcs – soit un tiers du personnel de l’usine et neuf dixième des ouvriers travaillant à la chaîne (sic) –, l’un des plus gros contingents d’Allemagne. Ils travaillent aux postes les plus durs de la chaîne en fin de montage, pour un salaire horaire inférieur de 20 % à la moyenne, à des cadences presque deux fois plus rapides que chez Volkswagen. Ils seront les acteurs de la grève du mois d’août 1973. En quelques jours, chez certains syndicalistes et dans la presse, la nationalité des protagonistes deviendra la seule manière de les désigner et ce que l’on peut qualifier de « grève ouvrière d’usine » se transformera en conflit entre Turcs et Allemands occultant les questions du travail et de l’usine pour mieux souligner l’altérité des ouvriers engagés dans cette grève [2].

Nommer la grève

Pour toute l’année 1973, on dénombre 275 000 ouvriers en grève dans 335 usines. Réparties sur l’ensemble du territoire, ces grèves ne durent souvent que quelques jours et s’échelonnent quasiment sur les douze mois de l’année, avec un pic au mois d’août où une centaine d’usines automobiles est touchée. Ce mouvement est suffisamment important pour que le chancelier Willy Brandt décide de rencontrer les représentants des syndicats et des associations d’employeurs le 24 août. Ce jour-là, environ 70 000 ouvriers sont en grève dans le pays et, comme l’ont fait leurs collègues chez Opel à Bochum deux jours plus tôt, les OS de l’usine Ford de Cologne viennent d’entrer en lice.

L’usine ferme quatre semaines pendant l’été. Or, le voyage entre Cologne et l’Anatolie est long et laisse peu de temps sur place. Aux ouvriers qui l’ont sollicitée pour prolonger la fermeture estivale par des congés sans solde, la direction a opposé une fin de non-recevoir. Puis, avec l’assentiment du conseil d’entreprise qui dispose d’un droit de regard sur les licenciements, elle a licencié sans préavis plusieurs centaines d’entre eux rentrés en retard de leurs congés annuels.

Le vendredi 24 août, les ouvriers des chaînes du montage final, à 90 % de nationalité turque, refusent d’assumer la charge de travail supplémentaire causée par le licenciement de leurs collègues et cessent le travail. Ils défilent dans l’usine et organisent une assemblée des grévistes qui réunit environ 1 000 personnes. Les revendications prennent forme assez rapidement : retrait des licenciements ; un Deutschemark (DM) par heure de plus pour tous ; ralentissement de la vitesse de la chaîne. Vers 21 heures, toute l’équipe d’après-midi est en grève et l’équipe de nuit lui emboîte le pas. La grève reprend le lundi matin. Les grévistes défilent dans l’usine afin de rallier leurs collègues et une assemblée se réunit à 9 heures Elle élit un comité de grève qui prend trois résolutions : pas d’alcool pendant la grève ; pas de violence à l’encontre des ouvriers qui souhaitent travailler ; pas de destruction de machines. En outre, l’assemblée discute des revendications et établit une liste en cinq points : 1) un DM de plus par heure pour chacun ; 2) six semaines de congés payés pour tous ; 3) retrait des licenciements ; 4) paiement des jours de grève ; 5) aucune sanction à l’encontre des grévistes. Les revendications contre les licenciements et pour l’allongement des congés constituent un enjeu spécifique à cette usine qu’on ne retrouve dans aucune autre lutte. Si l’on regarde les grèves de l’année 1973, on observe une juxtaposition de débrayages dont les ouvriers assument et revendiquent le caractère spécifique, lié à la situation particulière de l’usine dans laquelle ils luttent. Ce sont précisément ces deux points qui font l’homogénéité des diverses grèves de l’année 1973.

Chez Ford, outre les cinq revendications phares, l’assemblée des grévistes discute également de la question des cadences, des relations avec les chefs... et demande la reconnaissance officielle de la grève par le conseil d’entreprise. Des discussions s’engagent entre le comité de grève et le conseil d’entreprise : qui va négocier avec la direction  ; sur quelle plateforme de revendications  ; comment nommer précisément ce qui a lieu à l’usine en ce moment  : s’agit-il d’une grève ou pas  ? Les débats houleux achoppent, en particulier, sur la dernière question.

Subjectivité ouvrière et cadre légal

Comme les autres ouvriers engagés dans des luttes de l’année 1973, les OS de Ford s’affranchissent du cadre légal de plusieurs façons. Ils ne dirigent pas ouvertement leur grève contre la façon dont l’État et les partenaires sociaux ont réglé la question de la représentation et circonscrit les lieux de conflit. Cependant, les décisions qu’ils prennent témoignent d’une autre idée de l’usine et de la grève. D’abord, la grève s’enracine dans l’usine  : c’est à l’usine et pour faire face à des enjeux spécifiques à l’usine que se décide son déclenchement. Les ouvriers font de l’usine le lieu possible d’un conflit réel. Ils prennent position

sur l’usine dans l’enceinte de celle-ci et la figure ouvrière qui porte ces grèves s’inscrit dans l’espace, à la fois subjectif et matériel, de l’usine. Au monopole de la représentation et au strict contrôle du conflit, les ouvriers répondent par une vision plurielle de la grève, qui englobe la grève légale au niveau de la branche et la grève telle qu’ils la mènent, que je qualifierai de «  grève ouvrière d’usine  ».

Lorsque les OS de Ford demandent au conseil d’entreprise de reconnaître officiellement leur mouvement comme une grève, ils exigent une reconnaissance, à l’échelle de l’État, de cette vision plurielle de la grève et ébranlent le dispositif de confinement mis en œuvre au lendemain de la guerre. C’est finalement autour du nom de la «  grève  » et des différentes visions de celle-ci que va se cristalliser le conflit chez Ford. Pour le conseil d’entreprise, comme pour le syndicat, la période est celle de la paix conventionnelle. Il ne peut donc être question de grève. Ce qui se passe chez Ford s’appelle un «  arrêt de travail spontané  » (spontane Arbeitsniederlegung). Pour les ouvriers, il s’agit bel et bien d’une grève (Streik) et ils ont élu un comité de grève (Streikleitung). Dès lors, au conflit «  classique  », de classe, entre ouvriers et patron se superpose un conflit entre ouvriers et conseil d’entreprise, et ouvriers et syndicat. Dans ce conflit superposé, conseil d’entreprise et syndicat vont jouer le rôle de garant de l’ordre étatique établi et œuvrer contre les grévistes, aux côtés de la direction et des forces de police.

Lors d’une réunion entre le comité de grève et le conseil d’entreprise, le mardi 28 août, ce dernier refuse catégoriquement d’appeler la grève comme telle. La rupture est consommée. Le conseil d’entreprise s’engage seul dans des négociations avec la direction. L’IG Metall passe à l’offensive. Le syndicat affrète une voiture munie de haut-parleurs qui se place devant l’usine et diffuse le message suivant  : «  Les négociations entre le conseil d’entreprise et la direction ont commencé. N’écoutez pas les adeptes du chaos, écoutez les délégués syndicaux  !  » Il organise un rassemblement devant la gare routière de l’usine au cours duquel il annonce avoir obtenu le retrait des licenciements, en cas d’excuses. Les délégués syndicaux stigmatisent la grève comme une grève turque et mobilisent les ouvriers allemands pour la reprise du travail, proposant ainsi une division des ouvriers selon une ligne de fracture allemands/immigrés. Mais les ouvriers en grève reconnaissent le comité de grève comme leur seul représentant et refusent de reprendre le travail comme les y enjoignent l’IG Metall et le conseil d’entreprise. Plusieurs défilés et assemblées sont organisés.

Le comité d’entreprise continue de négocier et annonce les premiers résultats le mercredi 29 août  : prime annuelle de 280 DM, paiement des jours d’arrêt de travail et retrait des licenciements en cas d’excuses. En début d’après-midi, un représentant du consulat turc intervient pour encourager à la reprise du travail. Sans succès. Dans la nuit de mercredi à jeudi, 1 000 grévistes occupent l’usine. Vers sept heures le jeudi matin, le défilé des grévistes comprend 5 000 à 6 000 ouvriers et croise une contre-manifestation de 300 à 400 personnes, organisée par la direction, le syndicat et le conseil d’entreprise. Elle est composée de contremaîtres, de délégués syndicaux, d’élus du conseil d’entreprise, notamment son président, de membres de la sécurité de l’entreprise, ainsi que d’ouvriers – en majorité des ouvriers qualifiés allemands. La contre-manifestation coupe le défilé en plusieurs endroits et en isole différents morceaux. Lorsque les bagarres éclatent, la police intervient et arrête les «  meneurs  », c’est-à-dire le comité de grève. Au moment de l’assaut, les forces de l’ordre s’adressent aux grévistes en langue turque et leur demandent de quitter immédiatement l’usine sous peine d’expulsion du pays sans préavis. La grande majorité des grévistes, de nationalité turque, prend la menace très au sérieux. Les contre-manifestants se livrent à une chasse aux grévistes lors de laquelle environ quatre-vingts personnes sont blessées.

Le travail reprend le jeudi après-midi. À l’initiative de la direction de l’usine, des patrouilles de défense ouvrière (Arbeiterschutzstreifen) coiffées de casques blancs sillonnent l’usine et dispersent tout attroupement. Le vendredi, le conseil d’entreprise affiche les résultats des négociations : prime unique de 280 DM ; paiement des jours de grève – sauf pour les « meneurs » ; révision des licenciements au cas par cas ; légère augmentation du 13e mois.

Le lundi, les patrouilles de défense ouvrière dénoncent les grévistes les plus actifs. Dans les deux semaines qui suivent se déploie une vague de répression. Plus de 100 ouvriers – en majorité des OS turcs – sont licenciés sans préavis. De plus, 600 ouvriers – eux aussi essentiellement OS et Turcs – acceptent de « démissionner ». Mais beaucoup, de colère et de peur, ne se rendent même pas au travail et ne cherchent même pas à savoir s’ils sont licenciés ou pas. Licenciement, démission... tout ceci a des effets dramatiques sur la vie de ces ouvriers qui perdent non seulement leur travail, mais aussi leur logement – pour la plupart ils habitent dans des foyers de l’usine –, voire leur droit au séjour. Bien que la loi sur la cogestion lui en donne les moyens, le conseil d’entreprise ne fait rien pour empêcher cette politique. Il accompagne au contraire le retour à l’ordre.

Une grève ouvrière d’usine

Tout au long du conflit et après, à l’image de la division orchestrée par l’IG Metall, la presse propose une lecture identitaire de la grève articulée à l’origine nationale des parties en présence : Turcs versus Allemands. Il est question de la « grève des Turcs chez Ford ». Dans les colonnes de la Neue Rhein-Zeitung du 31 août, on peut lire : « Cinq jours de terreur turque se sont achevés par l’arrivée d’un groupe de milliers d’ouvriers de Ford, en majorité allemands, qui ont organisé hier une contre-manifestation, portant une banderole avec une revendication aujourd’hui devenue rare : "nous voulons travailler" ». Seuls les Allemands ont droit au nom d’ouvrier alors que « Turc » est accolé à « terreur. » Le même jour, dans Die Welt, il n’est pas même question d’ouvriers mais de vandales : « Les vandales turcs étaient armés d’objets contondants, de barres de fer et de bâtons. La police appelée à l’aide est intervenue avec trente agents et a mis fin aux nombreuses violences. Les Turcs ont été dispersés ». Le processus d’altérisation se renforce. Les grévistes ne sont plus seulement déviants. Étrangers, violents : ils sont barbares. On observe ici, la même opération que celle qui intervient en France quelques années plus tard : « immigré » se substitue à « ouvrier » sur la scène publique [3]. Mais cette substitution qui souligne l’étrangeté des grévistes au regard du consensus national et occulte le lieu fondamental de la grève – l’usine comme lieu possible d’un conflit réel – n’aura pas la vie aussi longue que de notre côté du Rhin. Le rétablissement de l’ordre assurera la « déconflictualisation » de l’usine.

En effet, face aux propositions des ouvriers, conseils d’entreprise et syndicats se trouvent sommés de choisir entre le rôle de « contre-pouvoir » ou celui de « force de l’ordre ». Si quelques conseils d’entreprise choisissent de se placer du côté des grévistes, les syndicats – et l’IG Metall en tête – optent clairement pour la restauration de l’ordre, y compris par la force, comme chez Ford. C’est ainsi qu’on peut lire dans la presse les déclarations du porte-parole de la direction de Ford remerciant « tout particulièrement les membres du conseil d’entreprise qui n’ont pas hésité à s’investir physiquement et ont, de manière exemplaire, coopéré avec la police et la direction pour arrêter les meneurs » [4]. Une fois écrasées les grèves menées par les ouvriers et désavouée la subjectivité qu’ils y avaient déployée, l’appareil syndical et l’État s’appuient sur certains des mots d’ordre développés et soutenus par les ouvriers, les reformulent et les réintègrent alors dans le cadre légal et institutionnel dans un souci de préservation de la paix sociale. En 1974, l’État lance un programme inti- tulé « humanisation du travail » dans lequel syndicats, directions et chercheurs s’engagent afin de proposer et d’expérimenter des innovations techniques et organisationnelles permettant d’améliorer les conditions de travail des ouvriers. La paix sociale et la stabilité du système de relations industrielles confirment le succès de la restauration de l’ordre institutionnel. Si, en Allemagne aussi, on parle peu des ouvriers, ce n’est pas en raison de la faiblesse de leurs organisations syndicales, ce serait plutôt à cause de leur force.

Notes

[1] A la différence de la France, les syndicats allemands sont organisés par branche d’industrie.

[2] Cet article s’appuie sur des ouvrages conçus par des militants – éventuellement en collaboration avec des sociologues ou des politistes qui prennent fait et cause pour les grévistes – publiés tout de suite après les grèves. Un blog consacré aux 40 ans de la grève chez Ford met à disposition de nombreux documents originaux difficilement accessibles jusqu’à présent comme Streik bei Ford Köln, Fr.24. – Do.30. August 1973 (Grève chez Ford Cologne, Ven. 24 – Jeu. 30 août 1973) ou encore Ford-Streik Broschüre der GIM (Gruppe Internationale Marxisten, Deutsche Sektion der IV. Internationale), 1973 qui contient une collection importante de tracts et d’articles de journaux de l’époque.

[3] cf. la déclaration de Pierre Mauroy, Premier ministre d’alors, à propos des ouvriers en lutte à l’usine Renault de Flins : « les travailleurs immigrés sont agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises », Le Monde, 30-31 janvier 1983.

[4] Frankfurter Rundschau, 31 août 1973, traduit par Valentine Meunier.

zejarda
 
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