La crise finale du capitalisme...

Marxisme et mouvement ouvrier.

Re: La crise finale du capitalisme

Message par ex lucky » 05 Mai 2018, 17:00

PS: un oubli, pour ceux que cela intéresse, Le squelette de mon futur texte est gratuit sur Amazon, et a 0,99 euro sur librinova.
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par Gayraud de Mazars » 07 Mai 2018, 17:19

Salut ex lucky !

J'avoue ne pas avoir tout compris de tes dires, je ne suis qu'au PCF, et au Parti on ne parle jamais de cela, dans ma vraie vie non plus camarade, ni auprès des milieux où je vis, mais bienvenue dans le forum ! Bon si tu peux développer un peu en terme clair ou que je j'achète ton bouquin, soit plus net et compréhensible !

Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par ex lucky » 08 Mai 2018, 15:50

Salut Mazars,
Tout d'abord, je tiens à te redire, ce que j'ai déjà écrit, c'est que mon texte est visible en entier, gratuitement sur Amazon ou alors dans 200librairies numériques dont la FNAC, etc. Je ne vais donc pas le réécrire en entier à chaque fois. Ensuite demande toi pourquoi il y a eu les soit-disant "trente glorieuses" sans aucunes des réformes qui maintenant de Sarkozy a ton Parti son indispensables! Ensuite, sur le chômage très fort en France comparé au reste des pays riches européens (Allemagne, Angleterre...) d'après la bourgeoisie, c'est un bidon complet. Le taux de chômage, se mesure d'abord aux salaires.Plus il y a de chômeurs et plus le salaire est bas. En Europe, la France arrive bien avant l'Allemagne, l'Angleterre, et dans le monde, bien avant les USA. Et encore je ne compte pas les salaires différés, que sont les hospitaux, les transports etc. Donc il n'y a pas plus de chômage en France que dans tous les autres pays capitalistes industrialisés!
Enfin, et surtout, il y a déjà eu une première mondialisation entre la fin de la commune de Paris et le début de la première guerre mondiale. Dans" l'impérialisme, stade suprême du capitalisme", Lénine passe son temps a expliquer (son bouquin est écrit en 1916), que ces alliances servent toutes a préparer la guerre. Tout cela, et la je ne vais pas renter dans le détail, voit mon texte, cazr moins il y a de capital variable, donc humain, et plus il y a de capital constant , machine , usines etc, plus le taux de profit baisse, et depuis 1914 nous savons que pour le faire remonter de façon passagère, il faut détruire du capital constant. La deuxième guerre mondiale a détruit au bas maux, 30% du capital constant de la planète. Voila pourquoi Lénine appel l'impérialisme, "l'époque des guerres et des révolutions"! J'espère que ma réponse te donnera envie de lire mon bouquin que je suis entrain d'énormément étoffer. Salutations, et dommage pour toi, mais ton Parti est passé au service de la bourgeoisie depuis 1933.
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par Jacquemart » 08 Mai 2018, 17:29

Cette discussion semble avoir changé de rubrique. Je repose donc la question qui m'intriguait :
[Darmangeat] se prononce même dans son blog pour Ricardo contre Marx sur la paralysie tranquille du capitalisme a cause de la baisse du taux de profit.
Ayant cherché en vain ce qui justifie cette affirmation, j'aimerais savoir sur quel(s) extrait(s) elle s'appuie...
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par Ottokar » 09 Mai 2018, 06:49

Les manoeuvres dilatoires de Jacquemart ne tromperont personne. Il a beau swinguer il ne réussira pas à swamper qui ce soit, à midi ou à midnight. Je pose la question : quel intérêt a-t-il à défendre ainsi l'infâme Darmangeat, membre éminent du comité central de LO, responsable de sa section économique, rédacteur en chef de sa revue l'Economiste ouvrier, et théoricien du glissement ricardien néo-libéral de LO niant la baisse tendancielle du taux de profit au profit de la hausse tendancielle du taux de conneries ?
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par com_71 » 09 Mai 2018, 10:06

Sans smiley, le post ci-dessus doit sans aucun doute etre pris tres au serieux... :roll: :roll:
Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes ! Trotsky
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par Plestin » 09 Mai 2018, 10:29

Si je comprends bien, la position de "c'est moi" alias "ex lucky" consiste à considérer que la baisse tendancielle du taux de profit ne peut être contrariée que par les guerres et les destructions massives qui vont avec, suivies de reconstruction. Pour lui, la baisse tendancielle du taux de profit s'est poursuivie de façon continue depuis la première guerre mondiale hormis l'épisode de la deuxième et de la reprise très provisoire qui a suivi. Il n'y a pas eu de remontée du taux de profit dans les années 1980-90-2000 contrairement à ce qu'affirment certains économistes, parce que ça n'est tout simplement pas possible.

Le sujet est complexe. Autant la loi de la baisse tendancielle du taux de profit se conçoit et s'observe relativement bien à l'échelle d'une entreprise donnée ou d'un secteur économique donné, autant il est difficile d'avoir une vision complète de ce que donne l'addition de tous les capitalistes et de l'économie planétaire. Il y a des statistiques, elles ne sont pas identiques dans tous les pays, elles reposent en partie sur la confiance que l'on peut accorder aux propres déclarations des capitalistes etc. Par ailleurs, la comptabilité des entreprises (qui diffère aussi selon les pays) s'appuie sur des critères qui ne sont pas ceux de l'analyse marxiste et ne comportent pas le taux de profit en tant que tel, même si on trouve des termes approchants (par exemple, le taux de ROCE = revenu opérationnel sur capitaux engagés était systématiquement suivi dans les comptes du groupe chimique Rhodia, aujourd'hui dans Solvay).

De plus, les différents économistes se réclamant plus ou moins du marxisme n'ont pas forcément le même point de vue sur ce qu'il faut inclure ou pas dans le calcul du taux de profit (ex. : uniquement les profits affichés de la production industrielle, ou aussi les profits extorqués à l'industrie par la finance etc.) Ainsi, certains arrivent à un taux de profit stable ou en plateau dans les années 1980-90-2000 tandis que d'autres y voient une remontée très nette, du moins jusqu'à la crise de 2007-2008. La méthodologie des premiers semble plus critiquable, et c'est (si je comprends bien, sinon qu'on me corrige) parce que LO et le camarade Darmangeat auraient admis qu'il pouvait effectivement y avoir eu une remontée dans cette période, qu'ils se voient taxés par "C'est moi / ex-lucky" d'infraction au marxisme.

Pourtant, s'il y a bien une caractéristique de la méthode marxiste c'est qu'elle commence par tenir compte de ce qu'on peut observer dans la réalité, et non d'en être déconnectée. Certes, c'est difficile en l'occurrence parce que tout le monde n'est déjà pas d'accord sur ce qu'on observe... Mais je ne vois pas en quoi le fait d'admettre que le taux de profit soit remonté dans la période étudiée (et je parle bien du taux de profit, non du profit en valeur absolue) remettrait en question le principe même de la baisse tendancielle du taux de profit. La baisse est une tendance lourde et les capitalistes font tout ce qu'ils peuvent pour la contrer, il peut y avoir des situations particulières où ils y parviennent (avec l'aide des Etats) pendant toute une période, sans que cela ne change les choses concernant la tendance de fond.

Et pour y parvenir, justement, il n'y a pas que les guerres militaires. Il y a l'équivalent de la guerre en plus doux (on détruit tout et on reconstruit) qui peut se produire via les marchés de remplacement (nouveaux produits se substituant aux anciens, obsolescence programmée...), ou encore via les délocalisations (ex. : les rues de Roubaix et Tourcoing portent encore les stigmates du passé textile détruit). Et en dernier ressort il y a l'élargissement du marché.

L'élargissement du marché (global, tous capitalistes confondus), cela peut découler de l'augmentation de la population mondiale, de l'élargissement du périmètre marchand au détriment du non marchand, de la réponse à des besoins solvables jusque-là non couverts, et de l'élargissement géographique du fait de l'intégration plus poussée dans le marché mondial de certains pays qui avaient une économie relativement autarcique.

Si on considère les années 1980-90-2000, tous ces phénomènes ont été présents. La population a augmenté (elle le fait tout le temps). Le périmètre marchand a englobé d'anciens secteurs non marchands, à l'occasion de privatisations ou de l'ouverture de certains marchés au privé, ou même du changement de statut de certaines activités de non marchand à marchand à l'intérieur du public, et ces opérations se sont vraiment multipliées dans la période concernée. De nouveaux besoins, solvables pour au moins une partie de la population, ont pu être couverts (téléphonie mobile, nouveaux traitements médicamenteux...) Les délocalisations ont pris de l'ampleur, avec l'émergence (fortement soutenue par les Etats-Unis et le Japon) des "dragons asiatiques" (Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong, Singapour), vite relayée par celle des "tigres asiatiques" (Thaïlande, Malaisie etc.), construites sur des économies d'exportation vers les pays développés. (Le phénomène s'est étendu ensuite à d'autres pays d'Asie, Europe, Afrique, Amérique latine).

Mais surtout, le périmètre géographique du marché mondial (celui accessible aux capitaux occidentaux ou japonais) s'est considérablement élargi, précisément dans cette période. La Chine, l'Inde, l'Algérie, le Vietnam, l'Europe de l'Est, l'ex-URSS... ont ouvert plus largement leur économie au marché mondial, l'Allemagne de l'Ouest a pu absorber celle de l'Est, et les trusts occidentaux ont pu accroître leur mainmise sur l'économie de ces pays. Cela a représenté une vraie bouffée d'oxygène (qui vaut bien une guerre) pour le capital et il s'est largement appuyé dessus pour faire remonter, provisoirement, son taux de profit. Ce qui tranche avec les périodes antérieures, où la baisse du taux de profit avait dû être amplifiée par la sortie relative de ces mêmes pays du périmètre accessible au capital (révolution russe de 1917, extension du bloc "soviétique", indépendances dont celle de l'Inde, révolution chinoise...) Je ne vois pas comment on peut considérer que des événements d'une telle ampleur dans un sens puis dans l'autre n'ont aucune conséquence sur le taux de profit des capitalistes...

(Par ailleurs, les statistiques que j'ai pu trouver concernant l'évolution du taux de profit se focalisent souvent sur les Etats-Unis et quelques grands pays d'Europe occidentale, et c'est sûrement très difficile d'avoir une vision mondiale complète).

Je suis bien d'accord, "C'est moi / ex-lucky", que tout ça n'est que reculer pour mieux sauter. Si certains fondamentaux subsistent (hausse de la population mondiale), l'élargissement du marché butte sur ses limites et le capitalisme a mangé son pain blanc avec la Chine et l'Inde, ce n'est pas la future réintégration de Cuba et de la Corée du Nord qui pourra constituer une nouvelle bouffée d'oxygène d'ampleur... Bref, le capitalisme arrive à nouveau aux limites de la planète et les contestations entre pays capitalistes pour un repartage des richesses mondiales ne pourront que s'intensifier et le danger d'une guerre large, voire mondiale, s'accroître. (Contestation de la part de richesse encore accaparée par la bureaucratie russe ? Ou par la classe dirigeante chinoise, iranienne etc. ?)

La période de remontée du taux de profit par d'autres moyens n'aura été qu'un intermède. (Cette dernière remarque est bien sûr schématique, car des guerres il y en a toujours eu quelque part sur la planète, et le recul généralisé de la classe ouvrière des pays développés qui s'est accéléré à partir des années 1980 a aussi amené sa contribution et pour l'instant elle se poursuit).

Et donc, je ne vois absolument pas en quoi prendre acte de cet intermède serait une infraction au marxisme. Ni en quoi cela conduirait à s'inspirer de Ricardo !
Plestin
 
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par Hugues » 09 Mai 2018, 16:26

Plus que jamais, l'impérialisme a besoin de la guerre pour contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit mise en évidence par Marx.
La guerre à deux avantages du point de vue du système capitaliste: la destruction donc d'une partie du capital constant et la destruction d'une partie du surplus humain par rapport aux nécessités de son propre fonctionnement.
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par ex lucky » 09 Mai 2018, 17:16

iJe n'ai pas noté, hélas, les dates précises, mais l'important c'est que cela existe, demandez a Darmangeat; il doit le savoir. Première citation du blog de Darmangeat: "A la différence de Ricardo, Marx ne croit pas en la capacité d'un capitalisme se stabilisant sur une croissance zéro". J'imagine les blagues de com 71 si j'avais écrit cela. Je saute volontairement les petites phrases du même genre, pour en venir a la fin: C'est dans un blog de 2016 au 17, "Je signalerai simplement que son principal point faible (dit-il en parlant de la théorie de Marx sur la loi de la baisse tendancielle du taux de profit) réside certainement dans l'identification faite entre progrès technique et augmentation de la composition organique du capital, ou si l'on veut dans la contre tendance qui voit diminuer la valeur du capital constant. Rien ne prouve en effet que le progrès technique, quand bien même il passe par une augmentation en volume de l'équipement, conduit obligatoirement à l'augmentation de sa part en valeur". Si quelqu'un voit quelque chose de marxiste dans cette citation, et et même presque encore du Ricardo, il est très fatigué.
Comme je suis entrain de bosser sur une version plus rallongée de mon texte, je ne peut tout faire a la fois. Mais je signal encore une fois a tous que mon texte est gratuit sur Amazon et a 0,99 euro sur 200 librairies numérique dont librinova, la FNAC, Gaya, etc. Je dirais donc a com 71 et aux autres camarades, qu'il n'y a pas de fatwa sur mon texte et qu'ils peuvent le lire ce qui m'éviteras de le répéter toutes les cinq minutes. moderation Et je vous le réaffirme, mais depuis le milieu des années 60, et surtout après le petit pétard de Mai 68, il n'y a pas eu d'augmentation du taux de profit, mais simplement comme disait Marx une concentration du capital, car plus de capitaux c'est plus de profit même si le taux de profit baisse! Et je suis sur qu'il n'avait même pas imaginé que la concentration du capital serait folle au point que 8 ou 10 individu détiennent la fortune de la moitié de l'humanité! C'est moi ex -lucky.
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Re: La crise finale du capitalisme...

Message par ex lucky » 09 Mai 2018, 17:39

J'ai encore fait une énorme bévue comme souvent avec l'ordi, car j'oublie la flèche, ce qui fait que cela se répète et devient illisible. Mais je vous assure mon texte de 48 pages n'a pas ces erreurs. Lisez le, car il ne parle pas que du taux de profit, ni que de ce que Lénine appelait "l'époque des guerres et des révolutions" en parlant de l'impérialisme, "stade suprême du capitalisme"! mais aussi et surtout de LO et du rôle qu'elle devrait avoir a jouer. A part cela je me dépêche de retravailler sur mon bouquin avant que la guerre ne vienne avant!
Car comme disait Lénine dans "l'impérialisme..." "Les alliances pacifiques préparent les guerres et, à leur tour, naissent de la guerre; elles se conditionnent les unes les autres, engendrant des alternatives de lutte politique et de lutte non pacifique sur une seule et même base, celle des liens et des rapports impérialistes de l'économie mondiale et de la politique mondiale" (Lénine) .
moderation
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