fil "interventions de La Riposte"

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par com_71 » 02 Déc 2019, 13:47

La Riposte a écrit : Là ou le PS signe une base programmatique vraiment progressiste et s’engage à se battre loyalement pour sa réalisation, une alliance peut, en principe, se justifier.


"La Riposte"... Mais en tout cas pas la riposte aux illusions électoralistes des travailleurs, qu'ils fassent partie ou non de la "base sociale" du PCF.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 04 Déc 2019, 19:51

Salut camarades,

Le 5 décembre 2019, c'est toute la France des travailleurs qui entre en lutte, la lutte des classes entre dans la danse, pour le retrait de la contre-réforme des retraites !

Cette date sera marquante sans doute, dans le mouvement ouvrier français, qui a connu un passé révolutionnaire si intense et Marx disait bien que "la France est le pays des Révolutions"....

Cette journée du 5 décembre inspire dans la classe ouvrière beaucoup d'espoir elle sera digne de nos volontés, que cela dure... Prenons camarades conscience de notre force... Jusqu'à satisfaction de nos revendications !

La Riposte est partie prenante de la lutte généralisée des travailleurs, et ses militants diffuseront ce texte dans un tract lors des manifestations...

À bas la réforme des retraites !

La réforme des retraites de Macron, une nouvelle régression insupportable ! Oui, mais cette énième réforme est la pire de toutes.

Il s’agit d’un changement « structurel » qui fait table rase du système de retraites par répartition, permettant d’allonger le temps de travail, et de réduire les montants des pensions.

Macron nous dit que le système par points sera plus juste, plus « équitable ». Il ment. Tous les calculs prévisionnels selon les différents cas de figure possibles indiquent que la réforme entraînera une dégradation importante du montant des retraites.

Pratiquement personne n’en sortira gagnant. En Suède, après la mise en place d’un système par points dans les années 1990, 92% des retraités actuels auraient eu une pension supérieure avec le modèle précédent, et le nombre de retraités officiellement classés comme « pauvres » est presque deux fois plus élevé qu’en France (7.5% en France, 14.7% en Suède).

Sous le système par points, les pensions tiendront compte des périodes de salaires faibles et de chômage. Plus on est au chômage, à temps partiels ou en arrêt maladie, plus on sera impacté. Le but recherché de cette réforme est de nous forcer à travailler plus longtemps, de baisser les pensions, et de pousser les salariés qui le peuvent à contracter des assurances privées.

Nous devons dénoncer cette réforme et organiser la riposte au gouvernement Macron !

Cette nouvelle attaque mettra-t-elle le feu aux poudres ?

Nous le souhaitons vivement, car pour les travailleurs, pour l’humanité, et pour la planète, il est urgent de mettre un terme au système capitaliste, et à la régression sociale qu’il nous impose !


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par artza » 05 Déc 2019, 07:41

Dans sa présentation GdM parle de "contre-réforme des retraites". Je l'approuve.

Une réforme évoque une amélioration, un progrès non?

Est -on obligé d'adopter sans combat les mots dissimulateurs, embrouilleurs, mensongers de l'ennemi?
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 05 Déc 2019, 09:07

Salut camarades,

Octobre rouge en Amérique Latine
Le jeudi 5 décembre 2019, publié sur le site de La Riposte
Par J-S B, PCF 92

https://www.lariposte.org/2019/12/octob ... ue-latine/

Image
Santiago du Chili, contestation Plaza Baquedano le 29 novembre 2019. Alberto Valdes/EFE/SIPA

Le mois d’octobre dernier a vu éclater dans plusieurs pays d’Amérique du Sud des révoltes contre la corruption et le diktat économique néolibéral imposé par le FMI ou directement par les Etats-Unis et des impérialismes historiques.

Le rôle destructeur du FMI.

Si les États-Unis ont desserré leur emprise sur la région en lâchant les différents dictateurs qui opprimaient les différents peuples pour leur compte, l’essentiel de la domination US fut conservé, à travers l’économie, par le biais du FMI. Les Plans d’Ajustement Structurel (PAS) s’inscrivent dans une logique libérale fondée sur le « consensus de Washington ». Inspiré de l’idéologie de l’école de Chicago, il préconise entre autres une stricte discipline budgétaire, une réorientation des dépenses publiques vers des secteurs à fort retour sur investissements, une libéralisation du commerce extérieur et des contre-réformes en faveur des capitalistes. Le système fonctionne ainsi : profitant de la chape de plomb politique imposée par les dictateurs, les grandes multinationales états-uniennes veulent s’implanter sans risque de payer des impôts ou même d’avoir à respecter des lois étatiques au sud du Rio Grande, font appel à Washington qui, en vertu de la doctrine Monroe considère les terres au sud de sa frontière comme territoires non incorporés des USA, utilisent le FMI comme outil afin de forcer les pays de la région à libéraliser, privatiser et au final se vendre au plus offrant tant qu’il est états-unien !

Le Chili ou l’achèvement de la révolte contre Pinochet

Depuis le 7 Octobre, une révolte enflamme le Chili. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la hausse des prix des tickets de bus et de métro (il faut avoir en tête que s’il n’atteint pas 1€, sur place la hausse équivaut à 30 Pesos sur des prix qui sont déjà entre 700 et 800 Pesos.) décidée la veille par un panel de technocrates. Ce sont les étudiant.e.s qui pourtant payent moins (200 à 300 Pesos) qui se sont soulevé.e.s pour mettre le holà. Il faut dire que les étudiant.e.s et les jeunes en général sont les premières victimes des politiques néolibérales initiées par Pinochet à partir de 1974 et son arrivée au pouvoir grâce à un coup d’état soutenu par les USA. Alors qu’en Europe la jeunesse se bat pour le maintien de l’enseignement supérieur public, au Chili c’est pour la nationalisation de l’enseignement supérieur qu’ils et elles se battent. Les frais d’inscription à l’Université dépassent par exemple le million de pesos du fait de son statut privé. Ainsi, une grande partie du peuple chilien est obligée de vivre à crédit. Pour aller à l’Université les étudiant.e.s sont obligé.e.s de contracter un crédit auprès de l’Etat, ou dans les banques privées. Le remboursement de l’emprunt commence parfois durant les études mais le plus souvent à partir de l’entrée dans la vie active. C’est en réalité un engrenage qui rend la population débitrice du système bancaire et souvent à vie. Selon la Banque Centrale chilienne, trois quarts des ménages sont endettés. L’énergie, la santé, l’éducation appartiennent toutes au domaine privé (l’électricité avait augmenté de près de 10 % cette année). Le quotidien des chilien.ne.s appartient aux multinationales et aux… fonds de pensions US, autrement dit le prolétariat états-unien est réduit à tenter d’avoir de meilleures retraites en volant l’avenir et les retraites des chilien.ne.s: (et plus généralement des pays du Sud). Ces dernier.e.s ont dans la plupart des cas une retraite inférieure au salaire minimum de 301.000 pesos (371 euros) et sont contraint.e.s de travailler pour des salaires bas dans des conditions précaires!

De plus, les Chilien.ne.s sont obligé.e.s de placer 10 % de leurs salaires en vue de leurs retraites sur des comptes gérés par six entités privées, les Administrations des Fonds de Pension (AFP). Celles-ci placent le tiers des cotisations en Bourse ou dans de grandes entreprises, sous forme d’investissements à très bas taux d’intérêt. Seulement 40 % des cotisations sont redistribuées sous forme de retraites dont les montants sont déterminés par la fluctuation des marchés. Unique au monde, ce système rapporte d’énormes bénéfices aux AFP. Pourtant, selon une consultation organisée par les syndicats, une large majorité de Chilien.ne.s rejette ce système. En 2017, plus de 90 % des retraites sont inférieures à 233 dollars mensuels (210 euros) . Pendant ce temps, et selon les Nations Unies, 1 % des Chilien.ne.s les plus riches détiennent plus de 25 % des richesses du pays. Le salaire de l’élite, notamment des politiciens, est 33 fois plus haut par rapport à celle de la population. Le président Sebastian Piñera est un milliardaire qui possède près de 2,5 milliards de dollars. Ancien de la Banque Mondiale, il est comme ses prédécesseurs partisan de la politique menée par le dictateur Pinochet. Il est le digne héritier des Chicago boys qui ont transformé le Chili en laboratoire du néolibéralisme. Pour maintenir ce système l’armée est une grande alliée. Ainsi dès le début du mouvement l’état d’urgence est instauré, les blindés sont de retour dans les grandes villes du pays, les cas de tortures et de viols se multiplient selon la commission des droits de l’homme de l’ONU. Depuis le début du mouvement on a dépassé les 50 morts. Pour s’en sortir Pinera ainsi que la caste politique locale a accepté un changement de constitution.

Argentine, élections entre crises économiques et ingérences multiples

Cette année 2019 fut une année électorale pour les argentin.ne.s. Le système électoral national a ceci de particulier qu’il y a une sorte d’écrémage des candidatures. Ce sont les primaires, une sorte de sondage grandeur nature. Ainsi dix candidatures étaient présentes dont deux candidatures communistes révolutionnaires. Au bout de cette primaire qui a eu lieu le 11 août, quatre candidates ont été éliminées dont l’une des deux candidatures communistes révolutionnaires qui ont manqué de 0.80% leur investiture, Manuela Castanera du Nuevo MAS. Mais le principal c’est que le président libéral Mauricio Macri fut largement battu, par 47.79% contre 31.80% en faveur d’Alberto Fernandez, le candidat de centre gauche. La réaction des grands capitalistes ne s’est pas faite attendre : les marchés financiers ont tenté de faire peur aux argentin.e.s avec une chute du Peso et une hausse du dollar, en organisant une fuite de capitaux entraînant une dévaluation de la monnaie. Et ce dans un contexte déjà très délicat. Le contrôle des changes qui limitait les risques de secousses venues de l’étranger a dès l’arrivée de Macri été supprimé. De plus, un changement de politique monétaire aux USA a gravement touché le pays. Par ailleurs, il a lié le pays aux règles du FMI en faisant plus d’austérité en échange d’un prêt de 57 milliards de dollars. Le chômage est à 10%, l’inflation est galopante, atteignant 50% en 2018. Le prix du gaz et de l’électricité a augmenté de 2000 % le ticket de bus de 6%. Enfin quelques jours avant les présidentielles, c’est le fasciste brésilien Bolsonaro qui a tenté de menacer les argentin.ne.s. Ce qui ne les a pas effrayés, répondant par une victoire des kirchnéristes par 47,79%. Le candidat communiste révolutionnaire rescapé des primaires Nicolas Del Cano, du FIT Unidad/PTS a obtenu 2.83%

Il ne faut pas se tromper, le retour des kirchnéristes n’arrangera rien car comme toutes les formations de centre-gauche ces derniers voudront rester dans la légalité des financiers du FMI et de la banque mondiale et que seul le prolétariat guidé par des partis de classe comme le FIT, le Nuevo MAS, ou en partie le PC Argentin pourra renverser la table.

L’Equateur, ou la trahison de Lenin Moreno

Le 1er octobre dernier, en conformité avec les exigences mortifères du FMI (à qui il a emprunté 10 milliards de dollars en février dernier) et de la Banque Mondiale, le président équatorien Lenin Moreno a pris une série de mesures en contradiction avec celles prises par son prédécesseur membre du même parti, Rafael Correa. Parmi celles-ci, on peut compter la réduction de 20 % des salaires des contractuel.le.s dans le secteur public, la suppression de 15 des 30 jours de congés payés annuels des fonctionnaires et l’obligation pour eux de travailler un jour par mois sans rémunération. Les prix du carburant ont été augmentés de près de 125 %, alors que les impôts sur la sortie des capitaux du territoire sont diminués, une mesure bénéficiant essentiellement aux plus riches. Dès le lendemain, des manifestations sans précédent depuis vingt ans, ont eu lieu à l’appel des syndicats et des associations amérindiennes du pays.

Le 8 octobre, Lenin Moreno se réfugie à Guayaquil, seconde ville du pays réputée plus favorable au président. Cependant, le 13 octobre il est obligé de céder sur le prix du carburant au prix d’une dizaine de morts. La principale organisation indigène cédera sur la démission du président et l’abandon de la politique autoritaire.

Depuis son accession au pouvoir, Moreno a totalement abandonné la politique sociale de Correa pour celle des États-Unis, pro-capitaliste et totalement dépendante par rapport à Washington. Il est allé jusqu’à donner Assange aux États-Unis et à dénoncer la politique menée précédemment par Correa. Il a restreint les dépenses publiques, facilitant les privatisations et livrant le pays aux cours d’arbitrage (cours de justice permettant au secteur privé de punir la puissance publique d’avoir osé restreindre la capacité de profit dudit secteur). D’un point de vue extérieur, il se réaligne sur les États-Unis en se retirant de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, Organisation politique, culturelle et sociale basée sur la défense de l’écologie et des droits de l’homme) au profit de l’Alliance du Pacifique, sous-ensemble régional réputé plus conservateur basé uniquement sur l’économie.

Le maintien de Moreno est un échec pour les mouvements de gauche équatoriens car ils n’ont pas pu, su ou voulu faire tomber le président alors que dans la région les haïtien.ne.s, les hondurien.ne.s et maintenant les chilien.ne.s se battent pour cela.


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par com_71 » 05 Déc 2019, 10:36

La Riposte a écrit :Le maintien de Moreno est un échec pour les mouvements de gauche équatoriens car ils n’ont pas pu, su ou voulu faire tomber le président alors que dans la région les haïtien.ne.s, les hondurien.ne.s et maintenant les chilien.ne.s se battent pour cela.


Honduras, Équateur, Chili, je ne sais pas précisément. Mais pour Haiti, c'est une contre-vérité, ou au moins une vision très "journalistique". Des cliques politiciennes voulant "déchouker" Jovenel Moise, ont aligné leurs milices dans les rues, voulant s'imposer brutalement à la population, notamment travailleuse. À certaines étapes, cela signifiait également imposer la "grève" en empêchant tout déplacement.

Ce n'est que dernièrement que le mouvement est devenu un peu plus populaire, et les revendications des travailleurs peinent encore à apparaître.

http://www.combat-ouvrier.net/pageLibre ... #I000615f9
http://www.combat-ouvrier.net/pageLibre ... #I00061be9
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 08 Déc 2019, 05:15

Salut camarades,

5 décembre à Paris : au ciel gris ont répondu les drapeaux rouges
Le samedi 7 décembre 2019, sur le site de La Riposte
Par Reda Benchouchane

https://www.lariposte.org/2019/12/5-dec ... ux-rouges/

Image
Rassemblement aux abords de la Gare de l’Est avant le départ – photo Reda Benchouchane

La fébrilité du gouvernement Macron – Philippe n’a pas été démentie. Selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur, les rues de France ont connu un début de mobilisation historique ce jeudi 5 décembre avec 800 000 manifestantEs (1,5 millions selon la CGT). À l’instar des mobilisations en régions, la mobilisation parisienne a vu défiler un nombre impressionnant de manifestantEs, puisque la CGT en a dénombré 250 000 en fin de journée.

Le rassemblement de départ s’est effectué à Gare de l’Est, et le nombre de manifestantEs était déjà très important puisque la distance entre Gare de l’Est et Place de la République (1,2 kilomètre sur une chaussée large d’environ 7,50 mètres) était remplie par les cortèges et les camions qui les accompagnaient. Les manifestantEs sont restéEs bloqués entre 14h, heure de départ de la manifestation, et 16h, parce qu’un incendie provoqué par des échauffourées entre manifestants autonomes et CRS a eu pour effet de faire annuler temporairement la manifestation. Mais vu le nombre pressant de personnes qui voulaient continuer à défiler, les CRS ont fini par laisser les cortèges se diriger vers la place de la Nation.

Parmi les cortèges présents, les pompiers ont fait forte impression en faisant exploser leurs pétards d’alerte. Ils manifestaient pour leurs retraites et aussi contre une mauvaise gestion de leurs interventions par leurs hiérarchies qui leur octroient des tâches qui normalement échoient aux services publics hospitaliers.

Des cortèges d’enseignantEs ont aussi rassemblé en nombre. Comme les pompiers, leurs mots d’ordre concernaient à la fois la dégradation des futures conditions de leurs départs en retraite et des motivations d’ordre plus général comme la mise en place d’une éducation à double vitesse et la baisse des moyens des établissements, ayant provoqué le suicide d’une directrice d’école à Pantin le 21 septembre dernier, Christine Renon.

Des policiers ont aussi défilé aux côtés des pompiers, inquiets pour leurs retraites et en colère contre une gestion humaine harassante dans les effectifs de la police.

Si les ministres de tutelle de l’Enseignement et de l’Intérieur ont tenté de rassurer les salariéEs leur étant respectivement rattachéEs, il semble que leurs arguments n’aient pas touché au moins pour les enseignantEs puisque leur mouvement a été reconduit.

Le défilé s’est terminé place de la Nation, sur un DJ Set préparé par le collectif “Justice et Vérité pour Adama”, sous un ballon Sud. Les CRS ont tenté de disperser dans la violence la manifestation mais les manifestantEs n’ont pas cédé à la provocation, et ont rejoint les nombreux cars qui les attendaient sur le cours de Vincennes.

La CGT a appelé à continuer la grève à partir de lundi, et le gouvernement est actuellement dans une position délicate car lui-même divisé sur la question de la réforme des retraites et fortement secoué depuis plus d’un an maintenant avec des contestations qui ne cessent de s’agréger. Le salariat est dans une position avantageuse pour remporter une victoire, s’il se dote de mots d’ordre suffisamment mobilisateurs et si les grévistes parviennent à tenir suffisamment longtemps.


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 09 Déc 2019, 10:12

Salut camarades,

Création des richesses
Le lundi 9 décembre 2019, sur le site de La Riposte
Par Francis Crozier, PCF Alès

https://www.lariposte.org/2019/12/creat ... richesses/

Image
Trickle-Down Economics peut se traduire par “théorie du ruissellement”

La classe ouvrière crée les richesses …

Qui en profite ?

Faut-il mieux les répartir ? et comment ?

Dans le système capitaliste, ces richesses sont accaparées par 1% des plus riches au détriment des 99% restants.

Des hommes se sont appropriés trop de richesses pendant que d’autres en manquent cruellement.

Il suffirait donc d’imposer une meilleure répartition de ces richesses afin que la société devienne plus heureuse et plus stable, comme le prétendent ces utopistes d’un monde capitaliste plus humain, qui se disent anti-capitalistes ou plutôt alter-capitalistes.

Cette idée est illusoire et réformiste au stade actuel du capitalisme.

Comprendre les lois de l’économie afin de trouver quelles sont les capacités des hommes à agir sur le système social en place et parfois le combattre, c’est ce qu’à privilégié Marx plutôt qu’à partir des aspirations des hommes, vouloir tenter de construire dans sa tête un fonctionnement qui serait plus agréable aux yeux des individus.

Dans ses travaux, Marx va développer l’idée que l’économie est fondée sur des systèmes dans lesquels la distribution n’est pas un élément à part mais un élément de la chaîne et que l’élément clef qui détermine ce système n’est pas la distribution mais le mode de production de ces richesses.

Les choix politiques constatés depuis quelques années, à savoir les éléments de programme qui figurent de façon implicite ou explicite dans les organisations qui affichent une volonté de transformation sociale en “rupture” avec l’ensemble des conditions d’exploitation du système capitaliste, se réfèrent presque systématiquement au concept de meilleure répartition des richesses. Sur un plan immédiat, les citoyens reçoivent généralement très favorablement cette proposition et ce, d’autant plus facilement que la plupart des statistiques mettent en évidence des écarts grandissants de revenus et de patrimoines et, au-delà, des inégalités sociales et économiques caractéristiques de l’évolution du capitalisme. Et sans même parler de statistiques, ces inégalités, nous les subissons au quotidien. Pourtant, à y regarder de plus près, un programme qui se limite à des mesures améliorant la répartition des richesses nous mène à une impasse.

L’histoire est marquée de luttes sociales et/ou politiques au cours desquelles des mouvements de masse ont imposés aux dirigeants du système capitaliste des changements quantitatifs dans la répartition des richesses. Ces épisodes sont plus ou moins connus, certains sont des repères historiques incontournables comme, en France les acquis de1936, 1945 et 1968. Mais n’oublions pas les luttes syndicales, dont beaucoup sont passées sous silence, qui contribuent à obtenir pour certaines catégories une part un peu plus importante de ce que l’on appelle communément la valeur ajoutée ou, plus prosaïquement, au moins ne pas en perdre. Par ailleurs, les choix opérés par l’Etat constituent également un levier dans la structuration et la répartition de la richesse produite mais seulement sur un plan correcteur. Le caractère temporaire et aléatoire de ce qui est évoqué ci-dessus ne doit toutefois pas nous échapper car le fondement même des ravages du système capitaliste, est de nature à reprendre et à remettre en cause des conquis sociaux gagnés de hautes luttes. C’est pourquoi les communistes défendent un programme visant une transformation qualitative de la répartition des richesses, en transformant la nature même du mode de production de ces richesses : le système capitaliste.

Petit rappel de l’histoire :

Tout ce qui peut-être rattaché à cette idée de meilleure répartition s’intègre d’ailleurs assez bien à l’ensemble des théories économiques dites classiques et néoclassiques que, dans un premier temps, Marx a évoqué dans sa “Critique de l’économie politique” et qu’ensuite les penseurs et analystes marxistes ont repris dans la période même où le capitalisme étendait son influence à l’échelle planétaire ( 1870-1914).

Faisons un lien rapide avec les théories de la répartition : celles-ci, qu’elles soient l’oeuvre de Ricardo ou de Smith, visent à légitimer l’existence et le développement du système capitaliste. Elles considèrent que la répartition liée aux différents facteurs de production (travail et capital) est à la fois inhérente au mode de production capitaliste, mais revêt surtout un caractère universel.

Au-delà des considérations et analyses théoriques sur la répartition, nous devons être interpellés quant aux fondements idéologiques de cette position qui devient un élément programmatique majeur.

Il y a là bien entendu, une erreur historique comme dit plus haut, quant à l’internationalisation du système capitaliste et un oubli des luttes de classe durant cette période, allant globalement de 1870 à 1940 où une revendication politique très forte s’est exprimée pour aller vers une abolition de ce système. Pourquoi aujourd’hui, cette revendication s’effacerait au prétexte d’une mondialisation qui constituerait un empêchement, voire une impossibilité d’inclure dans les objectifs de lutte et d’engager une dynamique politique visant à sa disparition ? Rien ne justifie cet effacement et aucune nouvelle clé de répartition, quels que soient ses contours, ne pourrait se substituer au processus de transformation sociale aboutissant à la transformation du mode de production des richesses.

Alors, peut-on réellement penser que le capitalisme prenant conscience que, pour survivre, il suffirait de quelques sacrifices sur ses profits pour :

rendre les hommes heureux ?
devenir plus moral ?
moins corrompu ?
moins dictatorial ?
plus démocratique ?
plus transparent ?
moins accapareur de richesses ?

Croire en cette possibilité, c’est refuser de voir que le dynamisme même du capitalisme provient d’un appétit de profits sans aucune limite de la part des capitalistes sans lequel le capitalisme n’aurait pas révolutionné les techniques et les rapports sociaux, et transformé en profondeur la surface de la planète.

Aujourd’hui, la plupart des partis de gauche et des syndicats se réfèrent à un objectif intitulé « égalité et répartition des richesses entre tous » qui sonne comme « anticapitaliste » et très radical, mais que Marx qualifiait déjà comme la suite utopique du démocratisme bourgeois de la révolution française… Nous ne pouvons donc pas nous satisfaire d’un partage plus équitable des richesses, si celles-ci sont produites par un système prédateur qui ne respecte ni les personnes, ni les biens communs et accélère sans cesse la destruction de notre écosystème. Le moyen de remédier à ces inégalités passe par la fin de la propriété privée des grands moyens de production et d’échange et la mise de l’économie et des états sous la gestion démocratique des travailleurs au Nord comme au Sud.


Fraternellement,
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