fil "interventions de La Riposte"

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 08 Juin 2020, 19:47

Salut camarades,

Scandale d’Etat : homicides en série dans les EHPAD
Le 7 juin 2020, sur le site de La Riposte
Par Fabien Lecomte, PCF/CGT Poitiers.

https://www.lariposte.org/2020/06/scand ... les-ehpad/

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La crise du coronavirus a eu au moins le mérite de pointer du doigt le sort réservé à nos aînés. Afin de ne pas “encombrer” les services de réanimation, il a été délibérément décidé que chaque personne en EHPAD atteinte du Covid-19 ne pourrait pas avoir accès au service de médecine adéquate quand bien même ce sont eux qui en auraient le plus besoin. Très concrètement, avec l’aval du gouvernement, le Docteur Renaud Lévy, gériatre, membre du bureau de l’association nationale de médecins coordonnateurs d’ EHPAD, a envoyé des consignes destinées à guider au mieux le personnel soignant des EHPAD concernant la prise en charge des résidents en temps de pandémie. Dans ce document, il l’affiche parmi ses «objectifs» : «éviter d’emboliser les services hospitaliers de patients âgés pour lesquels l’hospitalisation ne serait pas bénéfique, ou pas plus bénéfique, que si les soins étaient prodigués en EHPAD.»

La professeure Karine Lacombe, infectiologue à l’hôpital parisien Saint-Antoine, aux côtés d’Édouard Philippe et d’Olivier Véran, a déclaré en conférence de presse le 26 mars 2020 : «il faut savoir que les passages en réanimation ne sont pas proposés à des personnes très âgées. Mais c’est ce qui se fait dans la vie de tous les jours. Quand on arrive en réanimation pour n’importe quelle raison, parce qu’on sait que quand on est âgé avec beaucoup de comorbidités, il y a un risque très important de ne pas sortir de réanimation, et que ça peut être beaucoup plus délétère et inconfortable, pour une personne âgée, d’être en réanimation.». Sans rentrer dans les débats philosophiques, tout un chacun peut convenir facilement que 100 % de chance de mourir est plus délétère et inconfortable que le risque d’aller en réanimation. La cause réelle, qui n’est pas assumée pour des raisons évidentes : c’est le manque de lit. Une nouvelle fois au cours de cette crise, une doctrine a été façonnée par la pénurie et non pas exclusivement par des raisons de santé de santé publique. Il a été choisi délibérément de laisser mourir les vieux pour ne pas encombrer le peu de lits que nous avons. Un choix logique en cas de manque, mais les vraies questions sont pourquoi et à cause de qui nous en manquons ?

Malgré le choix d’écarter les personnes en EHPAD, les médecins ont tout de même dû faire des choix entre les patients, en raison du manque de moyen. Des échanges entre médecins dans le Grand-Est, rapportés par l’Obs, témoignent de ces choix opérés : «Les lits de réanimation de la région sont saturés, et impossible de trouver des respirateurs pour ouvrir de nouveaux postes de réa. J’ai réuni hier un collège de spécialistes (réa, infectio, med interne, pneumo, gériatre, urgentiste) afin de fixer des indications aux différentes filières, et plus clairement les critères (notamment d’âge) de limitation d’accès à la réa.» Dans le Parisien, une infirmière de Mulhouse : «Nous avons dû prendre cette décision pour une personne de 70 ans qui souffrait d’autres maladies et parce que nous n’avions pas assez de place. C’est dur, c’est très dur, on n’est pas là pour ça.»

En parallèle à ce scandale du manque de lits, issue des choix budgétaires de ce gouvernement et des précédents (dont l’un où Macron était déjà ministre de l’Économie), il faut ajouter le manque de moyens de protection. Dans la région parisienne, un directeur d’établissement d’Ehpad témoignait la première semaine du confinement pour La Riposte : « Au quotidien, l’inquiétude est grandissante du côté des familles comme des personnels, même en l’absence à ce jour de cas confirmé Covid-19 et malgré les préparatifs en place pour y faire face : procédures et formations avec mises en situation d’intervention et de soins avec mesures barrières adéquates auprès de résidents cas possibles ou confirmés, mise en place d’unité dédiée pour des personnes qui seraient infectées et non hospitalisées, constitution par trop contrainte de stocks de masques trop attendus et distributions de solutions hydroalcooliques qui “disparaissent” aussi parfois, obligeant à sécuriser les stocks….L’inquiétude énorme des personnels est à la fois médicale, matérielle et sociale. Elle est matérielle quant aux moyens de sa prévention possible, notamment quant aux masques disponibles. Cette inquiétude des personnels se porte sur les risques d’être porteur de contagiosité croisée depuis leur domicile pour les résidents via les transports en commun et symétriquement par le risque d’être vecteur de contagiosité à leur domicile pour leurs proches depuis leur lieu de travail. Au moment d’écrire ces lignes, le Ministère de la Santé a enfin annoncé samedi 21 mars au soir que les EHPAD seraient destinataires hebdomadairement de dotations de masques chirurgicaux calculées sur la base de 5 masques par résident par jour, ce qui donne enfin une visibilité et permet de se préparer à la prise en charge de patients, mais ne saurait suffire en cas de pandémie au sein des EHPAD si la contagiosité s’y développe autant que certaines projections alarmistes le prévoient. Le pire n’est jamais certain, mais en matière de santé la responsabilité consiste à s’y préparer, ce qui n’est plus du tout le cas depuis des années dans le secteur de la santé en France qui n’a connu depuis des années que des coupes budgétaires et des fermetures de lits. »

Sans tomber dans le complotisme, il est assez courant qu’un gouvernement nous mente. Cela dit, jamais un gouvernement ne nous aura autant pris pour des idiots. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déclarant : « vous savez quoi ? Moi je ne sais pas utiliser un masque » tandis que le monde entier cherchait à se fournir en masque, que tous les médecins les préconisaient et que notre voisin autrichien distribuait des masques à l’entrée des supermarchés. La France, en réalité, était en pénurie de masques en raison du choix fait par les pouvoirs publics de ne pas en renouveler les stocks et de choix fait pas des patrons de délocaliser les usines qui les fabriquaient en France. Il a fallu plus d’un mois après le début du confinement pour que le masque devienne obligatoire par ce même gouvernement. Tout d’un coup, les Français n’étaient plus assez bêtes pour les mettre.

Combien de vies aurions-nous pu sauver si nous avions eu suffisamment de masques, de gel, de blouses et surblouses pour bloquer réellement le virus ? De combien de nos aînés aurions-nous pu prolonger la vie si, au lieu d’une logique budgétaire, nous avions pu tenter le tout pour le tout et les placer en réanimation lorsque c’était nécessaire ? Et nous pourrions aussi parler des budgets pour les chercheurs, obligés de s’appuyer sur des partenariats privés et qui, par conséquent, ne se concentrent que sur les maladies rentables. Or malgré le fait que les coronavirus soient connus depuis 1965, l’un d’eux n’est devenu rentable que maintenant qu’il touche toute la planète et coule l’économie. Nous pourrions parler aussi de la surconsommation, de la déforestation et du fait que des espèces qui n’auraient jamais dû se croiser se croisent et créer ainsi des sortes de “super virus” en raison de l’activité humaine. Le coronavirus n’est pas le premier crée ainsi : c’était déjà le cas pour H1N1, Ebola ou même le sida. En réalité, cette pandémie et nos morts, ce n’est que le symptôme d’une maladie bien plus grave dont l’humain souffre depuis plusieurs siècles : le capitalisme.

Soignons-nous ! Contribuez à diffuser l’antidote ! Rejoignez La Riposte !


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par pouchtaxi » 08 Juin 2020, 21:11

Oxley a écrit :Bonjour,

une idée plus diffuse de justice sociale et de lutte contre le pouvoir des grandes corporations, un accès aux soins pour tous, l'éducation gratuite etc.




Merci pour ta réponse mais je trouve bien curieux, pour un communiste, d’associer le mot "socialisme" à une liste somme toute aussi vague. Nous serions en 1840, peut-être, mais en 2020 !

Par ailleurs accepter comme argument évaluatif un sondage sur ce qui n’est finalement que la supposée adhésion à une notion confuse est pour le moins discutable.

A ce compte-là nous allons bientôt pouvoir dénombrer une multitude de « quasi-bolcheviks ».

YFTR
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par com_71 » 08 Juin 2020, 23:56

Oxley a écrit :Pour l'adhésion de la jeunesse au socialisme, il y a eu, depuis une bonne décennie maintenant, des dizaines de sondages qui indiquent qu'environ 50% des jeunes (moins de 30 ans) se déclarent favorables au socialisme tel qu'ils l'entendent.


Et donc, la grande majorité de ces jeunes, n'ont eu et n'ont pu avoir, comme expression politique, à l'occasion des trois dernières présidentielles américaines, que le vote démocrate. Ou se sont abstenus. Le parti démocrate, un des deux partis de la bourgeoisie américaine apparaît encore le bénéficiaire naturel de "l'idée diffuse de justice sociale" ou de l'opposition aux discriminations raciales. Face aux deux grands partis bourgeois la classe ouvrière est sans expression politique. La lutte pour la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire est une urgence.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 10 Juin 2020, 06:55

Salut camarades,

Voici un article assez long de notre camarade Greg Oxley sur la Chine... Bonne lecture !

La Chine : dictature, exploitation, oppressions et discriminations. Pour une clarification au PCF.
Le mardi 9 juin 2020, sur le site de La Riposte
Par Greg Oxley, PCF/La Riposte

"La Chine est devenue une puissance mondiale de premier rang, avec 12,4 % du commerce mondial en 2018. Son expansion industrielle et commerciale – qui a un corollaire militaire – porte atteinte au positionnement mondial des autres grandes puissances. La guerre commerciale engagée par l’administration des États-Unis est une tentative de freiner et contenir cette menace. La pénétration des marchés en Afrique et dans le monde entier fragilise aussi la position des puissances européennes, dont la France.

Le rétablissement du capitalisme en Chine s’est effectué progressivement au cours de plusieurs décennies. Il a été mené d’une façon plus précautionneuse qu’en URSS. Le régime a officiellement abandonné le principe de la prédominance du secteur public en 1992 sous Deng Xiaoping, qui a déclaré que « tout ce qui fait de l’argent est bon pour la Chine. » Il a également déclaré que « devenir riche est glorieux », lors de la création des « zones économiques spéciales ». Aujourd’hui, malgré l’omniprésence de drapeaux rouges et d’emblèmes révolutionnaires, la restauration du capitalisme est tellement avancée que le pouvoir de la bureaucratie et le patrimoine de ses chefs sont inextricablement liés à l’expansion du secteur capitaliste qui représente plus de 60 % du PIB, 60 % des investissements et plus de 50 % des revenus fiscaux. La Bourse de Shanghai est la cinquième bourse du monde en termes de capitalisation. En 2018, 90 % des créations d’emploi étaient dans le secteur privé, qui emploie environ 350 millions de salariés. Certes, le poids du secteur public dans l’économie chinoise est toujours important, mais les entreprises publiques sont gérées selon des critères de rentabilité et de gestion capitalistes."[...]

Pour lire la suite...

https://www.lariposte.org/2020/06/la-ch ... on-au-pcf/

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Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par aramis » 12 Juin 2020, 08:03

Extirper la violence d’État à sa racine
Publié le 11 juin 2020 par Admin
Par Daniel Gluckstein —

Que des millions de jeunes dans le monde entier descendent spontanément dans la rue pour crier leur colère contre les assassinats racistes et leur aspiration à un monde de justice et d’égalité, c’est en soi un événement majeur. Que cette mobilisation, déstabilisant les institutions en place, impose l’inculpation pour homicide volontaire des responsables de la mort de George Floyd, c’est un premier pas. Qu’en France la pression monte pour obtenir le jugement des responsables de la mort d’Adama Traoré et la réouverture des autres dossiers de violences policières, c’est un autre pas. Dans le monde entier, les coupables de crimes racistes doivent être châtiés.

Cela règle-t-il pour autant le problème du racisme de et dans la police, ou celui des violences policières ? Si la situation n’était pas tragique, il y aurait quelque chose de comique dans la demande de Macron à Castaner d’un rapport sur les violences policières, quand on a en mémoire les milliers de manifestants blessés, dont des centaines grièvement, depuis le début de la présidence de Macron !

Macron est sans aucun doute le plus mal placé pour commander un tel rapport et Castaner le plus mal placé pour le rédiger ! Quant aux mesures qui pourraient en sortir, elles relèveront, au mieux, de retouches cosmétiques et de la mise en cause de quelques brebis galeuses. Et encore… rien n’est sûr…

Le rôle de la police – et de l’État en général – n’est pas, comme cela est souvent présenté, de protéger la population en général. Le rôle de l’État (donc de la police) est de préserver l’ordre social existant. Cette réalité se vérifie sous toutes les latitudes, dans tous les régimes politiques et dans toutes les périodes historiques, depuis que sont apparues, il y a très longtemps, les premières formes d’État.

Aujourd’hui, l’ordre social, c’est celui du régime capitaliste. Ce système permet à qui possède les moyens de production d’exploiter la force de travail de qui ne les possède pas. L’ordre social capitaliste repose sur ce principe : propriétaires des moyens de production, les capitalistes imposent aux salariés de travailler une partie de la journée gratuitement, afin que ce travail légalement volé soit source de plus-value, donc de profit.

N’est-ce pas là une violence sociale permanente ? De ce régime de la propriété privée des moyens de production découle, pour les capitalistes et leurs gouvernements, le droit – financé par l’État – de licencier en masse et de réduire des millions de travailleurs au chômage ; et le droit de fermer les uns après les autres tous les services publics, en particulier dans les banlieues et les quartiers populaires ; et le droit de fermer les écoles, de liquider les voies de la formation professionnelle et des formations qualifiantes ; et le droit de laisser à l’abandon les infrastructures sportives ; et tout cela, au nom de la nécessaire austérité pour dégager toujours plus de profit ! Leur ordre social, c’est le désordre permanent qui condamne des générations entières, les prive de tout avenir, et les livre à eux-mêmes (ou pire) dans des banlieues socialement désertifiées et économiquement dévastées.

Et quand il arrive que de ce désœuvrement et de cette frustration surgissent ici ou là des flambées de violence avec des « comportements contraires à la loi », alors gouvernants et commentateurs crient à la « violence des banlieues » et la police est appelée à intervenir pour « rétablir l’ordre ». C’est-à-dire rétablir l’ordre social d’exploitation et de destruction d’un capitalisme en déclin. Puis la justice, à son tour, est appelée à intervenir pour préserver les lois de l’exploitation, de l’oppression, de la destruction sociale généralisée. C’est dans ce contexte que certains se sentent encouragés à faire du zèle, défoulant leurs préjugés racistes et leur haine de l’étranger, du Noir, de l’Arabe, du juif, allant parfois jusqu’au crime. Tous ceux-là doivent être impitoyablement châtiés.

Mais, répétons-le : la racine de la violence est bien plus profonde que celle des comportements individuels condamnables. Elle est dans l’État lui-même, comme institution rempart de l’ordre social capitaliste. C’est pourquoi se rejoignent le combat contre les violences policières et le combat contre les licenciements, la lutte contre le racisme et la lutte pour en finir avec l’exploitation.

Ce 9 juin, c’est porteurs d’un autocollant affirmant : « À bas le racisme ! À bas le capitalisme », que les jeunes de Jeunesse Révolution et les militants du Parti ouvrier Indépendant démocratique ont participé dans toute la France aux rassemblements convoqués en solidarité avec les manifestants américains et en hommage à George Floyd, mais aussi pour réclamer justice pour Adama et toutes les victimes de la violence d’État.

Il ne peut y avoir de justice sans justice sociale. Il ne peut y avoir de justice sociale sans extirper à la racine le système d’exploitation capitaliste. C’est ce que nous avons exprimé dans ces manifestations. C’est ce que les jeunes militants issus des quartiers populaires ont décidé d’exprimer, en prenant en main la rédaction des articles consacrés aux événements dans ce numéro de La Tribune des travailleurs.
aramis
 

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 12 Juin 2020, 09:42

Mais que vient faire cette déclaration du POID sur le fil de La Riposte ?
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 17 Juin 2020, 06:27

Salut camarades,

Les Libanais dans la tourmente !
Le mercredi 17 juin 2020, sur le site de La Riposte
Par Sylvain Roch, PCF Tulle

https://www.lariposte.org/2020/06/les-l ... tourmente/

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Ce samedi 6 Juin a eu lieu à Beyrouth une nouvelle manifestation où des heurts ont été constatés.

Ce pays, surnommé « la Suisse du Moyen-Orient », est en proie à des secousses puissantes depuis octobre 2019. La crise sanitaire n’a rien arrangé, même si le confinement avait réduit les manifestations.

Depuis octobre les Libanais manifestent contre le système politique en place qui ne fait qu’aggraver la crise économique qu’ils subissent depuis un certains temps ;

Depuis les accords de Taëf de 1989 qui se voulaient une garantie pour en finir avec la guerre civile commencée en 1975, la politique du Liban est uniquement géré par le prisme religieux et communautaire, par exemple le chef de l’Etat doit être maronite (chrétien rattaché à l’Eglise Romaine), le Premier ministre sunnite, le Président de l’Assemblée Nationale chiite, les Vice-Premiers ministres orthodoxes. Ainsi 18 religions sont reconnues au Liban et de nombreux actes privés sont gérés par des tribunaux religieux (mariage, succession etc.). Cette gestion communautaire tend à nier les conflits de classe et à ne voir la politique que par le prisme religieux, cela favorisant le clientélisme à outrance et la corruption à tous niveau.

Depuis la guerre, l’économie libanaise est très dépendante de l’extérieur. Ainsi, le Liban importe près de 85% de ses produits de première nécessité. L’Etat connait un endettement record plus de 170% du PIB. Cette dette est détenue en grande partie par de riches libanais car l’Etat garantissait des taux d’intérêt importants. Au mois de mars le Liban a fait défaut sur une échéance de sa dette, plongeant encore plus le pays dans la tourmente. Cette dette est en dollars US et l’économie libanaise est étroitement liée à cette monnaie. Les échanges de la vie courante se faisaient aussi bien en livres libanaises qu’en dollars US avec un taux officiel de 1503 livres libanaises pour 1 dollar US.

La crise de la dette a fait s’envoler le taux réel de change le portant à près de 4000 livres libanaises pour 1 dollar US, rendant la vie quotidienne de plus en plus chère pour les Libanais ne possédant pas de dollars US en liquide. Le Gouvernement à court de liquidités en dollars US a donc décidé d’interdire les transferts de dollar US à l’étranger pour garder les réserves dans les banques libanaises mais aussi pour, probablement, ponctionner les comptes bancaires afin de renflouer une partie de la dette

Pour autant, plus de 5 milliards de dollars US seraient sortis du Liban, alors que dans le même temps les Libanais avaient des restrictions pour retirer en dollars US (environ 200 dollars US par semaine maximum). Ces sorties vers l’étranger ont été possibles grâce à la corruption de certains banquiers et hommes politiques libanais.

Dans un pays où le taux de pauvreté atteint 50% de la population, où les accès à l’eau et à l’électricité relèvent du parcours du combattant (il n’ya de l’eau et de l’électricité publics que quelques heures par jour, obligeant les Libanais à prendre des abonnements supplémentaires à des « entrepreneurs » privés qui pratiquent des prix prohibitifs), la colère face à la gestion calamiteuse de l’Etat ne pouvait qu’exploser.

Cette colère a directement ciblé le système politique libanais à bout de souffle. Les Libanais ont rompu les digues religieuses pour se joindre tous ensemble dans les rues afin de dénoncer la classe politique dans son ensemble et le système confessionnel.

Face à la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné. Cela avait « apaisé » quelque peu le mouvement, mais la nomination du nouveau Gouvernement avec comme Premier ministre Hassan Diab ne donne pas satisfaction à la rue. Il est jugé comme partie-prenante du système rejeté et ses ministres aussi.

Malgré le confinement, des manifestations se sont poursuivies et la sortie de celui-ci a lancé une nouvelle vague de manifestations comme celle du samedi 6 Juin.

La crise sanitaire est venue rajouter de la difficulté aux Libanais et le mal-être s’approfondit. Toutes les couches sociales sont impactées, les « classes moyenne » sentent de plus en plus le souffle de la pauvreté. Seule une petite clique au sommet de la société a les moyens de survivre.

La contestation qui s’est construite contre tous les partis politiques classiques refuse d’être « récupérée ». Même le Hezbollah n’arrive pas à réellement orienter la colère des Chiites (pourtant le Hezbollah sait utiliser des « arguments » frappants !).

Cette révolte est le signe que les Libanais comprennent de plus en plus que leurs intérêts ne sont pas dans des partis confessionnels et que la société est surtout partagée en deux : ceux qui triment et ceux qui profitent !

Il est difficile de savoir l’avenir de ce mouvement, il est en train de se structurer et il est fort probable que des courants divers vont émerger. Pour autant, il est porteur d’espoir pour la suite. Si les Libanais fissurent les murs religieux qui les ont séparés depuis plus de 40 ans, ils prendront conscience que leurs intérêts sont à l’opposé de la clique au pouvoir (politique, économique et religieux, les trois étant intimement liés !).

Dans ce processus il est difficile de voir le rôle du Parti Communiste Libanais (un des rares parti se revendiquant laïc et qui a eu une certaines influence par le passé). Ce parti était proche de la Syrie et du baasisme d’Assad père et fils. Son soutien appuyé au régime de Damas l’a coupé d’une partie de la population libanaise.

Quoiqu’il en soit, la position centrale du Liban au Moyen-Orient doit pousser tout révolutionnaire à porter une importance particulière à ce qu’il s’y passe. La fin du confessionnalisme serait une marche en avant dans cette région du monde où le poids de la religion fait souvent passer au second plan les contradictions de classe. L’irruption des travailleurs sur la scène politique débarrassés des oripeaux religieux et se battant pour de meilleures conditions de vie et de travail pourrait être un exemple pour des pays proches du Liban. Mais faire tomber le confessionnalisme ne sera pas suffisant. Il faut que les Libanais retirent le pouvoir économique et politique à la clique corrompue qui les maintient dans la misère mais aussi prennent leur indépendance des impérialismes qui œuvrent au Liban (Syrie, USA, France, Grande-Bretagne, Russie et de plus en plus la Chine). C’est le seul moyen pour les Libanais de reconstruire une économie satisfaisant les besoins de la population.

sources :

https://www.franceculture.fr/emissions/ ... du-gouffre

https://lvsl.fr/au-liban-le-covid-19-en ... n-sociale/

https://www.francetvinfo.fr/monde/proch ... 99335.html

https://www.lorientlejour.com/article/1 ... ordre.html

https://www.lorientlejour.com/article/1 ... n.html#_=_


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 29 Juin 2020, 12:35

Salut camarades,

A Stains, la censure policière ne passera pas !
Le 24 juin 2020, sur le site de La Riposte
Par Rafik B, PCF Saint-Denis

https://www.lariposte.org/2020/06/a-sta ... ssera-pas/

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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 03 Juil 2020, 11:43

Salut camarades,

Appel de l’intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC : Non à la fermeture de Borg Warner (Eyrein) !
Le 3 juillet 2020, sur le site de La Riposte

https://www.lariposte.org/2020/07/appel ... er-eyrein/

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Pour le maintien de la totalité des emplois et du site Borg Warner à Eyrein !

Le jeudi 25 juin, une tempête s’est abattue sur Eyrein ! La direction de Borg Warner a annoncé vouloir fermer l’usine d’Eyrein ! Passée la sidération d’une annonce aussi violente, nous ne pouvons accepter cette fermeture !

L’usine BW n’est pas qu’un site de production pour l’industrie automobile. C’est avant tout une partie importante du bassin tulliste et de Corrèze. Les salariés du site font partie intégrante de la vie sociale de notre département !

Nous ne devons pas permettre à ce groupe américain de rayer de la carte notre bassin de vie et d’emploi. BW, c’est près de 400 CDI, une cinquantaine d’intérimaires sur le site, mais aussi des centaines d’emplois qui y sont associés (restaurant d’entreprise (ELIOR), nettoyage (Derichebourg), maintenance (Cofely), Logistique (Verlhac Industrie), etc.). Ce sont aussi des élèves dans nos écoles, des usagers de nos services publics (hôpital, crèche, etc.), des consommateurs dans nos commerces et des bénévoles dans nos associations. Cette usine appartient de notre département, c’est-à-dire que nos travailleurs l’ont construite, nos impôts ont financé son installation. Nous avons aussi contribué à la formation des salariées. Les pièces qu’elle fabrique quittent le site grâce aux routes que nous avons construites et financées ! Du point de vue de la direction de BW, cette usine n’est qu’un moyen de gagner de l’argent pour les actionnaires. Mais pour nous, elle fait partie de la vie de notre région, et il est hors de question de la laisser disparaître !

L’intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC appelle l’ensemble de la population à se mobiliser pour garder ce site et ses emplois ! Ce samedi, à 10h00, à la Gare de Tulle, retrouvons-nous tous derrière les salariés de BW ! Que chacun démontre son attachement à ce site en manifestant son rejet de la fermeture, en baissant son rideau au passage du cortège ou en signalant son soutien aux hommes et aux femmes qui y travaillent par une affiche sur sa devanture !

RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 JUILLET 10h.00 GARE DE TULLE !


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 03 Juil 2020, 15:13

Salut camarades,

L'usine BW doit vivre ! Et il va falloir socialiser le secteur automobile pour planifier un changement efficace dans le transport il faut que tout le secteur soit géré par les travailleurs...

Non à la fermeture de Borg Warner d’Eyrein !
Le 3 juillet 2020 sur le site de La Riposte
Par un militant CGT de Corrèze

https://www.lariposte.org/2020/07/non-a ... r-deyrein/

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Bien avant la crise du Covid-19, nous avions annoncé que l’électricité du système capitaliste s’accumulait dangereusement et qu’un orage s’annonçait , et que la crise sanitaire allait lui donner plus de vigueur. Les premiers coups de foudre sont tombés et d’autres vont suivre : Airbus, Air France, Sanofi, etc. Mais la foudre s’abat aussi sur de plus petites entités, sur des territoires moins connus.La foudre capitaliste s’abat sur l’usine Borg Warner en Corrèze !

Pourtant ces foudres font des dégâts énormes ! Quand les capitalistes décident de détruire quelques centaines d’emplois dans un bassin de vie éloignée des métropoles, cela aggrave la catastrophe sociale ! Dans beaucoup de départements que certains considèrent comme ruraux, une fermeture d’usine de 400 salariés a des conséquences encore plus importantes ! Ce jeudi 25 juin, la foudre est tombée en Corrèze, plus particulièrement sur l’usine BW d’Eyrein, à quelques kilomètres de Tulle.

L’usine fabrique des électrovannes et des modules pour des boîtes de vitesse, en grande partie pour le groupe Volkswagen. Cette usine est la continuité d’une usine qui date du milieu du XIXe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, elle a été gérée par les ouvriers pendant 2-3 ans. Ensuite, changement de nom, rachat, et elle devient finalement un site de Borg Warner, un groupe américain spécialiste des pièces pour l’automobile. Le président actuel du groupe est français et originaire de Corrèze, mais la direction siège aux États-Unis, d’où elle a décidé de rayer le site d’Eyrein de la carte !

Les salariés s’inquiétaient déjà pour l’avenir du site, car ses deux produits principaux arrivaient en fin de vie, mais rien ne laissait présager une fermeture définitive. Les annonces successives de plans sociaux se traduisent par une addition de chiffres de destructions d’emploi : mille par ci, deux mille par là, mais ces chiffres ne donnent pas la mesure réelle des conséquences. Il y a d’abord la vie même des salariés directement impactés par les licenciements, mais avec eux il y a aussi des conjoints et des enfants, il y a aussi tous les salariés des entreprises extérieures directement impactées (restauration d’entreprise, nettoyage, maintenances, logistiques, sous-traitants directs, etc. Et ensuite tous les emplois indirects dans les services publics, les écoles, les hôpitaux et les commerces.

Quand un groupe annonce 400 emplois en moins, c’est en fait au moins 600 emplois directement ou indirectement concernés.

Il faut rapporter cela à la population active du bassin d’emploi de l’agglomération de Tulle, où il y a environ 20 000 emplois pour plus de 40 000 habitants. Imaginez l’impact de la perte de 1000 à 1500 emplois !

L’usine de Borg Warner est le plus gros employeur privé du bassin. En voulant supprimer l’usine d’Eyrein, le groupe mené par son Pdg F. Lissalde, ferait exploser un bassin de Tulle, déjà bien endommagé par les restructurations successives de la « Manu » (la Manufacture d’armes de Tulle).

Cette nouvelle fermeture rentre dans un plan global du groupe, qui se base sur une évaluation des du marché de l’automobile dans les années à venir. C’est un plan dont le but principal est une augmentation de la rentabilité et la possibilité de baisser les coûts pour concurrencer les autres fabricants d’automobiles. Ce qui est sûr, c’est que ce projet se prépare depuis des années. Le fait de ne pas développer de nouveaux produits sur le site d’Eyrein marquait la volonté du groupe de le délaisser.

Pour autant les salariés ne comptent pas se laisser faire. L’un des points cruciaux de ce plan est la délocalisation en Hongrie de certaines chaînes de montage, ce qui démontre que la production va continuer pendant un certain temps, mais en Hongrie, désormais ! Il n’y a donc aucune urgence à fermer le site qui, en plus, a largement bénéficié d’aides financières publiques. Nos impôts ont contribué à la construction du site, par le biais des collectivités locales et le CICE. Et il faut rajouter toutes les infrastructures locales qui ont profité à BW, comme les routes ou encore la formation des salariés. C’est le travail des salariés qui a enrichi BW, lui permettant ainsi « d’investir ». On ne peut pas laisser disparaître ce site d’un coup de baguette financière, juste pour permettre à des actionnaires de toucher toujours plus de dividendes ! On ne peut pas non plus passer sous silence le rôle du groupe Volkswagen. Le site d’Eyrein travaille à 90% pour VW. Aucune machine n’est modifiée ou même changée d’emplacement sans l’aval de Volkswagen ! De plus, si BW fait référence aux coûts, c’est bien parce que les grands groupes du secteur automobile mettent une pression énorme sur leurs sous-traitants pour baisser le prix, malgré la hausse du prix des matières premières. Il est donc possible de garder la production sur le site d’Eyrein et de conserver tous les emplois directs et indirects, mais pour cela il va falloir s’engager dans une lutte implacable face aux groupes de Borg Warner et de Volkswagen.

Les syndicats sont sur un pied de guerre. La mobilisation se construit et va prendre de l’ampleur. La première chose est de faire reculer BWA. Il faut aussi réfléchir à l’avenir de la filière automobile en France. Dans un système capitaliste, les groupes feront tout pour continuer à vendre un maximum de voitures en faisant baisser les salaires par tous les moyens possibles. Ils veulent engranger un maximum de profits. Le combat devrait s’engager autour de deux mots d’ordre : maintien du site et des emplois chez Borg Warner et socialisation de l’industrie automobile !

Les politiques n’ont pas tardé à réagir, bien sûr. Il leur faut faire croire qu’ils pourront être les « sauveurs » du site. N’oublions pas que Tulle est la base arrière d’un ancien président. Dès l’annonce (qui a été faite aux élus des collectivités avant les salariés !), le maire (PS), le président d’agglomération (PS), le président du conseil départemental (LR) et le député (LREM) ont envoyé des communiqués, qui donnent à voir leurs orientations politiques et leur asservissement au capitalisme. Pour le président du conseil départemental, BW ferme à cause du « coût du travail » trop élevé en France. On lui rappellera que BW a racheté l’usine il y a plus de 25 ans et que ce serait surprenant que sa direction ait mis 25 ans pour se rendre compte que les salaires en France sont (heureusement) plus élevés qu’en Chine. Pour le maire et le président d’agglomération, il faut trouver un repreneur. C’est déjà l’acceptation de la fermeture de BW. On sait comment finit ce genre de démarche ! Soit il y a un repreneur qui vient se gaver d’argent public pendant 2-3 ans et qui met la clé sous la porte, soit on « convertit » le site avec à la clé quelques emplois dans le commerce ou la logistique. Ces politiciens veulent accaparer le dossier sans tenir compte de ce que souhaitent les salariés et leurs représentants.

La Riposte appelle à participer nombreux à la manifestation du samedi 4 Juillet à 10h00, au départ de la Gare de Tulle !


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Gayraud de Mazars
 
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