Ted Grant est décédé

Message par com_71 » 27 Juil 2006, 00:31

Je crois que l'on peut dire que les problèmes du RCP britannique en 1948 (qui aboutirent à son éclatement) sont grosso-modo équivalents à ceux du PCI français à la même époque (courant droitier dans l'organisation, cherchant le "succès" dans une "organisation de masse" au programme non trotskyste...)

Ce qu'en disait le courant "Pouvoir Ouvrier" (aujourd'hui presque disparu ?)

a écrit : La Quatrième Internationale 1940-1953

...Mis à part leur implication dans les discussion entre le SWP nord-américain et le Workers Party (WP) de Shachtman sur la possibilité de fusion, le CEI et le SI se sont surtout préoccupés entre 1946 et 1948 de deux sections : le PCI français et le RCP britannique. Dans les deux cas, le SI était confronté à une majorité qui sur plusieurs points refusait sa politique.

Dans les deux cas, l’incapacité de toute l’Internationale — y compris des fractions au sein des deux sections — à régler ces affaires a conduit à la perte de militants, et, dans le cas du RCP, à sa dissolution à l’été 1949...

Le SI et le RCP britannique : un mauvais choix politique

Nous n’affirmons pas qu’à cette époque la nouvelle direction internationale n’a pas commis d’erreurs, ni qu’elle n’a pas fait de mauvais choix en appuyant dans une section telle ou telle tendance. Le cas britannique montre assez clairement que le SI était loin d’être parfait, et son action a crée des précédents politiques qui seront par la suite utilisés lors de la dégénérescence de l’Internationale. Mais il n’y a aucune preuve d’une politique manoeuvrière ou bureaucratique.

Comme en France, une section unifiée fut créée la fin de la guerre, ce qui montrait d’une certaine façon que les militants étaient parvenus à surmonter les divisions héritées des années 30.

Le Revolutionary Communist Party (RCP) fut créé en mars 1944 : c’était la première fois qu’une seule organisation se reclamant du trotskysme existait en Grande-Bretagne. Fort de 300 militants, le RCP a mené une agitation ouvrière exemplaire, notamment dans la métallurgie et dans les mines. (1)

Cherchant à exprimer le vrai contenu du défaitisme révolutionnaire — la conduite de la lutte de classe contre sa propre bourgeoisie, même lors d’une guerre prétendument “anti-fasciste” — le RCP allait en payer le prix. Après l’éclatement d’une grève d’apprentis métallos dans le nord-est du pays, l’Etat — soutenu par les staliniens, biens implantés dans la bureaucratie syndicale — répondit brutalement en avril 1944, en emprisonnant plusieurs camarades.

Mais malgré ce bon départ, l’unité du RCP ne dura pas longtemps. Trois ans plus tard, l’Internationale faisait l’erreur d’accepter l’existence d’une scission à “froid” dans la section. Celle-ci ne résolut rien, et en août 1949 le RCP disparaissait tout simplement.

Au coeur des différends entre la majorité du RCP et le SI il y avait la question de l’orientation envers le Parti Travailliste. Avant-guerre cette question avait également alimenté les rapports entre les diverses organisations se réclamant du trotskysme.

Cette organisation, très particulière, jouait — et joue toujours, malgré des changements énormes — un rôle central dans la vie politique de la classe ouvrière britannique. Seul parti réformiste de masse en Grande-Bretagne, à l'époque il jouissait du soutien de millions de travailleurs, notamment à travers l’adhésion quasi-automatique de tout syndiqué, et la participation des délégués des syndicats à ses organes de base.

Qui plus est, ses méthodes sociales-démocrates peuvent offrir aux révolutionnaires la possibilité d’agir en son sein, même si l’expérience montre que, dès qu’ils arrivent à gagner une audience, l’appareil central du Parti les exclura. Même les staliniens firent (et ont fait pendant longtemps) un tel travail “entriste”.

A la fin de la guerre, le Parti Travailliste comptait plus de 600.000 adhérents individuels, auxquels il faut ajouter plus de 4.000.000 d’adhérents syndicaux (autour de 60% des syndiqués). Lors de l’élection parlementaire qui suivit la fin de la guerre, à l’été 1945, les travaillistes obtinrent 46% des voix et la majorité absolue au parlement. Churchill, Premier Ministre conservateur incontesté pendant la guerre, fut balayé par le raz-de-marée travailliste.

Une vague de réformes, y compris la mise en place d’un système de sécurité sociale entièrement gratuit et une campagne de construction de logements (mesures préconisées par tous les partis de la coalition gouvernementale pendant la guerre, et donc pas particulièrement travaillistes) et la nationalisation des mines et des chemins de fer (effectivement mise en place durant la guerre, coordination de la production oblige...) fut mise en oeuvre. Le gouvernement travailliste bénéficia d’un soutien populaire bien réel.

Dès la fondation du RCP, une petite minorité préconisa un “entrisme” total au sein du Parti Travailliste. Animée par Gerry Healy et soutenue par Pierre Frank pendant son séjour en Grande-Bretagne, cette minorité s’opposa à la majorité regroupée autour de Jock Haston et Ted Grant.

Ils avancèrent une politique “fractionnelle” avec l’envoi d’un nombre de camarades au sein du Parti Travailliste — “à visage découvert” — et le maintien du RCP à l’extérieur. Ainsi, en 1946, 20% environ des militants du RCP étaient aussi militants du Parti Travailliste, diffusant un petit journal “The Militant”.

En même temps, le parti envoya des militants au sein de l’ILP (Independent Labour Party), petite organisation réformiste de gauche qui avait connue une évolution centriste pendant les années 30, et au sein du PC britannique (dans ce dernier cas, l’entrisme ne pouvait évidemment se faire ouvertement).

Pour Healy, l’entrée “partielle” au sein du Parti Travailliste n’était pas suffisante : il fallait y faire entrer tous les militants, et que le RCP disparaisse, pour ne pas “se couper des masses.”

Mais il n’était nullement question de mener une politique révolutionnaire à l’intérieur du parti : il fallait plutôt travailler clandestinement, sans se réclamer du trotskysme. A cette politique opportuniste se mêlaient des perspectives économiques et politiques encore plus catastrophistes que celles avancées par le SI et le CEI.

Healy ne perdra jamais ce goût qui caractérisera sa politique jusqu’à sa mort en 1986.


L’intervention de l’Internationale

En juin 1946, lors de la première réunion du CEI, ce dernier adopta une résolution qui prévoyait que le RCP oriente l’essentiel de son travail vers le Labour Party. Seul le RCP vota contre, expliquant que le Parti Travailliste était “moribond” et qu’il n’avait pas d’aile gauche organisée autour de laquelle ils pourraient s’organiser. (La première raison était fausse, la deuxième était vraie, mais pas déterminante.)

Le Congrès du RCP, en septembre 1946, rejeta une résolution proposée par Healy et appuyée par Sam Gordon pour le SI qui allait dans le sens de la position adoptée par le CEI, . A sa place, il adopta une résolution qui avançait une série de conditions pour l’entrisme, calquées sur l’entrisme pratiqué en France au sein de la SFIO sous l’égide de Trotsky en 1934. (2)

De façon rigide, les camarades ont effectivement exclut la possibilité d’une entrée totale au sein du Parti Travailliste, sauf lors “d’une période de crise politique pré-révolutionnaire”, quand ils insistèrent qu’“un processus de différenciation ait commencé dans le parti social-démocrate et ait résulté dans la création d’un courant centriste de masse, spécialement parmi les jeunes” et que “le parti révolutionnaire se trouve complètement isolé des éléments réels de la vie politique de la classe ouvrière.” (3)

Evidemment, c’est sur ces bases que Trotsky avait encouragé l’entrée au sein de la SFIO en 1934, mais, comme nous l’avons expliqué, le Parti Travailliste occupe une position tout à fait spéciale dans la vie politique de la classe ouvrière, notamment après la victoire électorale de 1945. Jusqu'au milieu des années 1990, un travail de fraction au sein du Parti travailliste a presque toujours été utile pour une organisation révolutionnaire britannique. Il est possible qu’en 1945 l’entrisme total et ouvert était à l’ordre du jour; en tout cas, il aurait fallu plus que le rejet dogmatique de la majorité pour en décider. Une analyse beaucoup plus poussée et sérieuse aurait été nécessaire.

Pourtant, le SI n’a pas agit de manière bureaucratique ou avec impatience, bien que d’autres questions le séparaient du RCP, comme celle de la possibilité d’une reprise capitaliste. Comme pour le PCI français, il reconnaissait qu’il fallait attendre : “Dans ces conditions, il ne nous reste qu’à continuer, par un effort d’explications politiques patient, de persuader le Parti anglais de la justesse de l’orientation suggérée.” (4)

Le problème avec la position du SI — et celle de la majorité du RCP — est qu’elles plaçaient la discussion sur le plan uniquement organisationnel : dehors ou dedans? Là n’est pas la question principale, ni aujourd’hui, ni dans les années 40.

La question est de savoir avec quelle politique il faut s’orienter vers les militants de base du Parti Travailliste, quel genre de fraction il faut construire, avec quelles perspectives. Pendant la première période du débat, ces questions ne furent pas abordées, et par la suite les réponses n’étaient pas à la hauteur des enjeux.

En janvier 1947, le SI écrivit au CC du RCP, cherchant encore une fois à convaincre les camarades de l’importance d’une politique entriste plus appuyée. Dans cette lettre, le SI insistait sur la “radicalisation” des masses britanniques et sur le fait que le mécontentement qui surgira s’exprimera à travers le Parti Travailliste, du fait de ses liens avec le mouvement syndical.

Cela montre que le SI n’a pas compris la division du travail qui existe au sein de la bureaucratie ouvrière en Grande-Bretagne comme ailleurs. Oui, les syndicats jouent un rôle important dans la vie du Parti Travailliste — ce sont d’abord eux qui le financent! — mais pour la grande majorité de travailleurs, même s’ils payent leur cotisation au Parti, cela ne veut pas dire qu’ils s’y investissent, ni que les dirigeants syndicaux ne feront pas tout pour empêcher que le fameux “lien organique” entre les syndicats et le Parti ne devienne chose vivante.

Quand le RCP souligna qu’il n’existait pas de courant centriste au sein du Parti, le SI demanda comment il fallait alors qualifier la révolte des députés travaillistes et de 40 sections contre la politique étrangère “sinon comme des expressions de courants ‘centristes’ ou d’un courant ‘gauche’?” (5)

Poursuivant cette confusion (il y a une différence qualitative entre un courant centriste et un courant réformiste de gauche, mais le SI ne le vit pas...), le SI avança un nouvel objectif pour l’entrisme au sein du Parti Travailliste. Prenant comme point de départ le fait — tout à fait nouveau, il faut l’admettre — que le Parti Travailliste était au gouvernement pour cinq ans, avec une majorité énorme, le SI déclara :

“Dans ces conditions, la question de l’entrée prend un aspect entièrement nouveau qu’elle n’avait pas dans le passé, nous semble-t-il. Tandis que dans le passé, l’entrée des révolutionnaires au sein du Parti Travailliste, avait de nécessité des objectifs plus circonscrits et limités — gagner des couches assez restreintes de travailleurs avancés au programme du trotskysme ou du communisme, le recrutement individuel au parti révolutionnaire qui se prépare à l’action en dehors des limites du parti travailliste — la situation actuelle donne des objectifs nouveaux à l’entrée : la mise en mouvement de toute la classe ouvrière britannique éveillée sur la voie de l’action révolutionnaire, cette fois-ci dans le cadre du Parti Travailliste lui-même.” (6)

Le SI expliquait clairement que cette tactique d’entrisme est tout à fait différente de celle prônée par Trotsky pendant les années 30. Ici, le SI conçoit que tous les travailleurs peuvent être mobilisés “sur la voie de l’action révolutionnaire (...) dans le cadre du Parti Travailliste.” Cette position n’est pas seulement fausse, elle est du coup également très dangereuse.


Une révision de la politique entriste

Pour le SI et Healy, il n’était plus question de gagner des militants au programme révolutionnaire, mais de les mobiliser autour d’un certain nombre de revendications transitoires. Tout cela était expliqué de façon assez démagogique, en opposant le recrutement des individus à la “mobilisation des masses” :

“La tâche actuelle n’est pas de gagner des individus par ci ou par là au programme entier du trotskysme, mais de gagner des pans entiers de travailleurs au sein du Parti Travailliste et des syndiqués qui sont associés à l’action révolutionnaire sur la base des revendications transitoires. (...) aujourd’hui l’entrée veut dire la préparation du recrutement par l’action au trotskysme, de dizaines, de centaines, de milliers, et non pas d’individus isolés.” (7)

Pensant que “l’entrée au sein du Parti Travailliste signifie pour les trotskystes aujourd’hui une campagne d’une durée relativement longue” (8) le SI n’est pas loin de prôner la transformation du Parti Travailliste, et non plus le rassemblement des forces révolutionnaires pour préparer la création d’un nouveau parti.

En fait, le SI et Healy ont confondu le travail fractionnel — habituel pour les révolutionnaires face aux organisations réformistes — autour du programme révolutionnaire, et le travail de front unique autour de certaines revendications clés. Une entrée “de longue durée” conduira aux compromis avec les tendances de gauche réformistes, et, au bout du compte, avec l’appareil droitier. Sans un tel compromis, il n’aurait pas été possible d’y rester.

Cette politique erronée, prônée par le SI et Healy, ne fut au départ avancée qu’en Grande-Bretagne. Mais après le tournant de 1951, l’entrisme pratiqué dans ce dernier pays s’est encore plus développé, et a fini par être mis en oeuvre dans la majorité de sections de l’Internationale.

Les prévisions du SI concernant la Grande-Bretagne n’étaient pas entièrement sans fondement. En janvier 1947, au moment même où il écrivait sa lettre, une série de grèves éclata dans les transports en commun, et le chômage commença à flamber (15% de la population active en février 1947). L’équilibre budgétaire était complètement rompu. En août le gouvernement annonça des mesures d’austérité : les mineurs devaient travailler 2,5 heures de plus par semaine, le rationnement du pétrole était renforcé, les impôts augmentés et les importations de nourriture fortement réduites.

Mais il n’y a pas eu de radicalisation des masses (le nombre de jours de grève a chuté d’année en année) et encore moins le développement d’une tendance centriste au sein du Parti travailliste. Mais, au bout du compte, même cela n’avait plus d’importance, car à partir de juin 1947 Pablo expliqua que “Tout le problème pour les trotskystes britanniques consiste à entrer maintenant au sein du Parti Travailliste, armés avec cette perspective, sans attendre que l’aile gauche se cristallise autour des dirigeants centristes ou une plate-forme centriste.” (9)

C’est à dire qu’il fallait entrer à tout prix. Le SI eut tort de schématiser de cette façon, et ses réponses politiques étaient fausses.

Malgré ses erreurs politiques importantes, il est évident que le SI ne fut pas dirigiste ou bureaucratique. Loin de là. Dans sa lettre de janvier 1947, il insista sur l’importance de convaincre tous les militants de la justesse de la tactique, afin qu’elle soit menée à bien. On est loin d’une manoeuvre bureaucratique visant à obliger les militants à suivre les ordres de la direction.

En juin 1947, la minorité autour de Healy se déclara en fraction et déclara que si elle était toujours minoritaire après le Congrès, elle demanderait au CEI la permission de travailler au sein du Parti Travailliste de façon indépendante, menant ainsi à la division de la section. La majorité du RCP rejeta cette menace de scission.

En septembre 1947, le CEI adopta à l’unanimité (c’est-à-dire avec le soutien de la majorité du RCP) une résolution soulignant qu’il serait erronée d’imposer l’entrisme à la majorité, mais qu’étant donné les positions exprimées à trois reprises par le CEI, il fallait accepter, de façon exceptionnelle, la division de la section.

Cette décision erronée constitua un précédent important, et une rupture avec le principe selon lequel il ne peut exister qu’une seule section de l’Internationale dans chaque pays. De plus, en refusant d’imposer leur volonté sur une question aussi importante, le SI et le CEI montrèrent leur faiblesse. Un moindre mal aurait peut-être consisté à imposer l’entrisme (sur des bases correctes) à toute la section.


En conclusion sur le RCP

Cette histoire s’est soldée par un échec pour tout le monde :

Echec pour le SI, qui ne parvint ni à maîtriser les divergences au sein de la section britannique, ni à avancer une politique correcte devant les problèmes soulevés. Pire, il a tout d’abord sérieusement déformé la conception révolutionnaire de l’entrisme, déformation que des dirigeants centristes de l’Internationale accentueront par la suite, et ensuite remis en cause le principe d’une seule section de l’Internationale par pays, principe qui garantit le règlement des différends par la voie du centralisme démocratique.

Echec mortel pour le RCP, qui perdra des militants et deviendra de plus en plus démoralisé. Ses actions au sein de la classe ouvrière n’apportaient pas de nouvelles recrues. Malgré les capacités politiques de ses principaux dirigeants, notamment de Ted Grant (par la suite fondateur du groupe britannique “Militant”), le RCP se trouvait au point mort à l’été 1949, et se dissout. Ceux qui avaient conservé la volonté de militer entrèrent... au Parti Travailliste.

Echec politique pour Healy, qui se lança dans une politique entriste de plus en plus opportuniste, sans journal indépendant et, enfin, sans journal tout court. Après la scission au sein de l’Internationale et l’interdiction de son journal réformiste par la direction du parti travailliste, le groupuscule entriste healyste n’a eu aucune activité publique pendant presque deux ans.

Comme nous l’avons vu, Healy, par la suite le plus grand des “anti-pablistes”, a été le pionnier de l’entrisme sans principe qui va marquer l’Internationale à partir de 1951.




NOTES
1 Pour une explication détaillée du travail du RCP, lire la seule histoire du trotskysme en Grande-Bretagne, The War and the International, Sam Bornstein et Al Richardson, Socialist Platform, 1986. Ch. 5.
2 Voir notre article sur La Commune
3 Résolutions de la Conférence du RCP, Bulletin Intérieur du SI, décembre 1946, p7-8
4 Bulletin Intérieur du Secrétariat International, décembre 1946, p4
5 Lettre du SI au CC du RCP, janvier 1947, p8
6 Ibidem, p13. La traduction de l’époque étant assez rudimentaire, nous l’avons peaufinée.
7 Ibidem, p14
8 Ibidem, p14
9 Internal Bulletin of the RCP, juin 1947, p9
Si on parle de "révolution", "peuple révolutionnaire", "démocratie révolutionnaire", 9 fois sur 10 c'est mensonge ou aveuglement. La question est, Quelle classe fait la révolution ? Une révolution contre qui ? Lénine
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Message par Combat » 27 Juil 2006, 02:09

Tres interessant de savoir qu'Healy fut le precurseur du "Pablisme" lui qui allait, avec Lambert, en devenir le feroce adversaire.
Combat
 
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Message par Combat » 27 Juil 2006, 03:46

En lisant tout ca, je mesure a quel point la coupure de generation de ces annees la a pese sur le mouvement communiste. L'elimination physique de Trotsky, Sedov, Klement, Reiss, Abraham Leon et de tant d'autres tenors dont beaucoup avaient un lien historique reel avec la revolution d'Octobre, a mis devant leurs responsabilites des dirigeants qui n'etaient de loin pas pret a assumer de telles taches. Dans ces conditions, le choix de Barta de se tenir a l'ecart et de lutter seul contre tous-ce que je trouve vraiment heroique- pour la preservation des ideaux bolcheviks leninistes, alors que tout s'effondrait autour en 1940, est a saluer et commemorer.
Combat
 
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Message par com_71 » 27 Juil 2006, 07:58

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Message par com_71 » 27 Juil 2006, 08:22

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Message par com_71 » 27 Juil 2006, 08:26

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Message par com_71 » 28 Juil 2006, 10:51

Un chapitre d'un livre de Tim Wolhforth (Un temps "représentant" de G. Healy dans le SWP américain)



Grant_vu_par_Wolhforth.pdf
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Message par artza » 29 Juil 2006, 07:45

Merci encore à Com pour tout ces liens... qui sont en anglais.

Quelques uns risquent d'être frustrés.

Com ou un autre pourraient-ils en faire un bref résumé?
artza
 
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Message par com_71 » 29 Juil 2006, 08:58

(El convidado de piedra @ samedi 29 juillet 2006 à 09:29 a écrit : Je ne sais pas si tu as lu ce que tu as posté, mais c'est pas piqué des vers...

Un assassinat en regle des groupuscules trotskystes, fait par un "ex" et dont le sieur de l'Express qui a calomnié LO n'est qu'un aprenti sous developpé.

C'est question de lire la "conclusion" pour avoir une idée de l'ensemble du texte...
a écrit : ...And so, as darkness falls, they both sit, and plot, and plan, and hope. And wait.


En fait, tu l'as lu avant de le publier? Et tu l'as publié dans quel but?
Non, en fait je ne l'ai lu qu'après, et tu as raison d'être scandalisé par le ton de Tim Wolhforth. C'était un vieux militant trotskyste, et j'ignorais qu'il avait fini en crachant sur les idées qu'il avait défendues.

Le but était simplement de documenter un peu la vie de Ted Grant. Et bien sûr j'ai surtout trouvé des trucs en anglais...
Artza demande des traductions... Je sors mon joker... Surtout pour traduire les insanités de Wolhforth.
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