"Tribune des Travailleurs" - POID

Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par com_71 » 16 Oct 2017, 11:38

Ceux qui ne connaissent pas l'hymne des indépendantistes catalans peuvent l'écouter sur le site du POID : https://latribunedestravailleurs.fr/
La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par admin » 19 Oct 2017, 12:24

Il a été posté ici une lettre adressée à deux organisations politiques de gauche, lettre dont il n'est pas vérifié qu'elle ait été rendue publique. Ce post est donc supprimé sur ce forum.
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 19 Oct 2017, 16:50

Editorial de Daniel Gluckstein

Logique, la solidarité entre Macron et Rajoy.

Dans sa prestation télévisée, Macron a annoncé le retour de la « participation » chère à de Gaulle : supposés bénéficier en commun des résultats de l’entreprise, ouvriers et patrons auraient un même intérêt à accroître la productivité, baisser les coûts, etc. Avant cela, les ordonnances du gouvernement avaient instauré le « comité social économique » d’entreprise associant les syndicats à sa gestion et à son développement.

Cela porte un nom : le corporatisme, conforme à la vocation de la Ve République et contraire à la démocratie. Comme sont contraires à la démocratie, en Espagne, les institutions de la monarchie héritées du franquisme.

Macron et Rajoy sont logiquement solidaires dans leur défense des institutions corporatistes de la monarchie franquiste et de la Ve République, sous l’égide d’une Union européenne qui appelle à réprimer le peuple catalan.

Moins logique – et même tout à fait regrettable – peut sembler l’acharnement des dirigeants de partis ayant historiquement un lien avec le mouvement ouvrier (en Espagne, le Parti socialiste ouvrier espagnol [PSOE] et, dans une certaine mesure, Podemos) à nier la tenue et le résultat du référendum du 1er octobre. Allant même, en ce qui concerne le PSOE, jusqu’à soutenir Rajoy dans son intention d’utiliser, contre la Catalogne, le très liberticide article 155 (lire pages 12 et 13).

Moins logiques – et tout aussi regrettables – peuvent sembler les propos tenus à l’Assemblée nationale le 10 octobre par Mélenchon dénonçant « un indépendantisme régional généralisé » et précisant : « Et la Catalogne s’agite sous nos yeux »*.

En Espagne comme en France, le corporatisme menace l’existence et l’indépendance des organisations ouvrières, fondements de la démocratie.

Aux logiques des uns et des autres s’oppose une autre logique.

Celle qui conduit à défendre inconditionnellement le droit du peuple catalan à disposer de lui-même, donc son droit à abattre la monarchie franquiste, son droit à proclamer la République libre de Catalogne, ouvrant la voie aux Républiques libres du Pays basque, d’Andalousie, de Galice, de Castille, etc., et à l’union libre de ces Républiques librement constituées.

La même logique conduit en France à combattre pour le droit du peuple travailleur à liquider la Ve République et l’Union européenne.

C’est dans cette logique, celle du combat indépendant des travailleurs et des peuples pour leurs droits et la démocratie, que le POID inscrit son action.

* Membre de « L’espace politique de La France insoumise », le POI (non démocratique) ne reconnaît pas le référendum. D’ailleurs, sa « Lettre aux adhérents » du 14 octobre ignore jusqu’au mot « Catalogne » ! Ses amis espagnols du POSI revendiquent, le 16 octobre, « un dialogue (…), une négociation politique pour une issue démocratique qui inclut un véritable référendum libre ». Où l’on comprend que, pour ces gens-là, le référendum du 1er octobre n’était ni véritable ni libre…
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 25 Oct 2017, 18:31

TT111 02 Edito

Qui a peur de la République, qui n’en a pas peur, et pourquoi ?

Catalanes, certes, mais banques avant tout : en transférant leur siège hors de Catalogne, CaixaBank et Banco Sabadell (les deux principales banques catalanes) ont exprimé une inquiétude de classe.
L’irruption sur la scène publique depuis un mois de centaines de milliers de travailleurs des villes et des campagnes, de jeunes, de retraités, leur organisation dans des comités de défense… tout cela risque de donner à la naissante république catalane un contenu social qui menace la stabilité à laquelle aspire tout banquier, quelle que soit sa nationalité.
Qui a peur de la République ? L’Union européenne, et tous les gouvernements – Macron en tête – rangés derrière Rajoy et le roi Felipe VI. Et aussi les dirigeants du Parti socialiste ouvrier espagnol oublieux de leur histoire, allant jusqu’à mettre au point avec Rajoy le recours à l’article 155 (lire pages 8 et 9) !
Qui a peur de la République ? Les dirigeants des « partis de gauche » et des organisations syndicales qui en appellent à une négociation respectueuse de la monarchie franquiste et qui refusent de reconnaître le référendum du 1er octobre par lequel le peuple catalan a déclaré : « Nous sommes, nous serons une République libre ! »
À l’opposé des banquiers, les travailleurs, les jeunes et le peuple de Catalogne n’ont pas peur de la République. Ils en revendiquent la proclamation, chaque jour plus défiants vis-à-vis des dirigeants de la Généralité qui semblent vouloir s’engager sur la voie du renoncement. Par leur organisation indépendante en comités de défense, ils cherchent à s’ouvrir eux-mêmes la voie de la République.
Cette mobilisation se heurte à de puissants obstacles : ceux, en particulier, dressés par le refus des dirigeants des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie de rompre avec la monarchie.
Mais ce mouvement en profondeur, révolutionnaire par bien des aspects, porte en lui, malgré les obstacles, toutes les possibilités. Y compris celle-ci : l’instauration d’une République appuyée sur une Assemblée constituante qui en définira le contenu social et politique, rompant toute subordination aux banquiers et à l’Union européenne.
Les travailleurs des autres régions d’Espagne n’ont aucune raison de craindre la République catalane. Au contraire : sa proclamation ouvrira une première brèche, sonnant la fin de la monarchie et l’heure de la République basque, de la République andalouse, de la République galicienne… et de l’union libre des Républiques libres d’Espagne.
D’un bout à l’autre du continent, les travailleurs ont toute raison d’appuyer le mouvement des masses populaires s’orientant, coûte que coûte, vers la proclamation de la République en Catalogne.
Le coup mortel porté à la monarchie franquiste résonnera comme un appel à en finir partout avec les institutions d’oppression et d’exploitation. À commencer par l’Union européenne. Et, en France : la Ve République.
Que vivent la République et, demain, l’union libre des Républiques libres d’Europe, débarrassées du joug de l’Union européenne, des banquiers et des capitalistes de tout le continent !
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 28 Oct 2017, 08:07

CO M M U N I Q U É
Bas les pattes devant la République catalane !
Ce 27 octobre, le Parlement de Catalogne a, par une résolution, décrété que « la Catalogne constitue un État
indépendant sous la forme d’une République » et décidé d’engager « un processus constituant ».
Cette déclaration est conforme au résultat du référendum du 1er octobre.
Elle est conforme à l’exigence démocratique : c’est au peuple catalan de décider de son avenir, et à lui seul !
Depuis que cette déclaration a été connue, c’est un véritable déchaînement contre la République catalane :
• le gouvernement Rajoy s’est engagé dans une escalade de répression : mise sous tutelle de la
Catalogne (article 155), poursuites contre le président de la Généralité pour « rébellion » ;
• l’Union européenne, l’administration Trump, Macron et tous les gouvernements des grandes
puissances capitalistes condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière Rajoy et
la monarchie ;
• en Espagne même, tous les dirigeants des principaux partis, y compris les partis de « gauche »
(notamment PSOE et Podemos) condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière
la monarchie.
Il est clair que la proclamation de la République de Catalogne ouvre une brèche dans le système institutionnel
de la monarchie franquiste mis en place il y a quarante ans dans la continuité de la dictature de Franco.
Dans cette brèche peuvent s’engouffrer tous les peuples de l’État espagnol, du Pays basque à la Galice, de
l’Andalousie à la Castille, pour proclamer à leur tour leurs Républiques et engager partout le processus
constituant permettant aux peuples eux-mêmes de décider ce que doivent être le contenu social et la forme
d’une véritable union libre des Républiques libres d’Espagne.
C’est aux peuples de décider.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat en France contre le régime de la V
e République et
contre l’Union européenne, pour l’unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe, pour l’union libre
des peuples et des nations libres de toute l’Europe, réaffirme sa solidarité avec le peuple et les travailleurs
de Catalogne, et ceux de toutes les régions d’Espagne en lutte pour la démocratie et contre la monarchie.
Ne touchez pas au peuple catalan !
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Catalogne

Message par lyderic » 28 Oct 2017, 16:14

Paris, le 27 octobre 2017...
modération : Il s'agissait, au mot près, du texte lisible directement ci-dessus
lyderic
 

Re: Catalogne

Message par artza » 28 Oct 2017, 19:13

Ce point de vue s'exprime régulièrement sur ce forum.

L'avez-vous remarqué? En tout cas merci pour l'info :lol:
artza
 
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 10 Nov 2017, 13:32

Nul devoir ne s’impose au riche… »
TT113 Une,Ce 6 novembre, les médias font mine de découvrir l’ampleur de l’évasion fiscale : 350 milliards d’euros, nous dit-on, soustraits chaque année aux finances des États, dont 20 milliards pour la France (et 120 milliards pour l’Union européenne). Et chacun de s’indigner…

Pure hypocrisie.

On s’étonne que la reine d’Angleterre, Nike, Apple, Facebook, Dassault, ou Lewis Hamilton « planquent » leur fortune dans des paradis offshore ?

Allons donc ! Comme si cela n’avait pas été préparé soigneusement. Comme si, depuis trente ans, une avalanche de mesures de déréglementation – du FMI, de l’Union européenne, des États capitalistes les plus puissants – n’avait pas instauré « la libre circulation des capitaux », autrement dit : la libre évasion !

« Nous ne tolérons aucun comportement illégal », affirme le cabinet Appleby mis en cause par ces révélations. C’est possible : les capitalistes et les spéculateurs qui font la loi savent rendre légales les magouilles jusque-là illégales.

Mais mesure-t-on ce que représentent 20 milliards d’euros pour la France ?

C’est l’équivalent du salaire de 400 000 à 500 000 instituteurs, infirmières, postiers. Besoin criant pourtant, mais… rien ne doit s’opposer au sacro-saint droit à la spéculation, donc à l’évasion fiscale !

Vieilles pourtant de près de cent cinquante ans, combien actuelles nous paraissent ces paroles de L’Internationale : « L’État opprime et la loi triche, l’impôt saigne le malheureux, nul devoir ne s’impose au riche, le droit du pauvre est un mot creux. »

Alors, que faire ?

Le Parti socialiste appelle Macron à « ne pas relâcher l’effort ». Le Parti communiste français propose la convocation d’une « Cop fiscale mondiale », c’est-à-dire une réunion de tous les chefs d’État pour agir en commun contre l’évasion fiscale. Mélenchon demande au président de la République et au Premier ministre « combien de temps ils comptent supporter le pillage qui est en cours dans notre pays ? ».

N’est-ce pas pure illusion que de demander aux gouvernements qui instaurent les lois d’évasion fiscale de lutter contre elles ? Comme si ces gouvernements de la classe capitaliste, ces gouvernements des riches allaient lutter contre les exactions des riches !

Un gouvernement ouvrier saura prendre les mesures énergiques qui s’imposent : en confisquant les avoirs des banques, en bloquant les capitaux, en interdisant leur libre circulation et en affectant ces sommes gigantesques à la création des logements sociaux indispensables pour des millions de mal-logés, au rétablissement de la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé, à la réouverture des 700 maternités fermées dans ce pays depuis quinze ans, des classes dans les écoles et des lits et services dans les hôpitaux.

Confisquer les milliards de l’évasion fiscale pour les besoins du peuple travailleur et de la jeunesse : c’est possible, à condition que s’établisse une démocratie pour les pauvres et non pour les riches, à condition de rompre avec la dictature de la classe capitaliste et ses instruments, l’Union européenne et la Ve République.

Tel est le combat du POID.
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Comité d’organisation pour la reconstitution de la IV° Inter

Message par lyderic » 13 Nov 2017, 11:06

Manifeste de la deuxième conférence internationale du CORQI, 1, 2 et 3 novembre 2017, Saulx les Chartreux (France) a écrit :1 – Travailleurs, militants, jeunes du monde entier, la 2e Conférence internationale du Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVe Internationale (CORQI) vient de se tenir du 1er au 3 novembre 2017 à Paris (France) en présence de délégués et observateurs fraternels venus de 30 pays (1). Vous le savez : la IVe Internationale est née en 1938, sous l’impulsion directe de Léon Trotsky. Elle est née en conséquence des crises du mouvement ouvrier. Elle est née comme la continuité de la Ire Internationale de Marx et d’Engels et de la IIe Internationale, qui lui a succédé, et de ceux qui, en son sein, ont refusé de suivre les chefs de la social-démocratie qui capitulèrent devant la guerre impérialiste de 1914. Elle est née comme la continuité de ceux qui, avec Lénine et Trotsky, ont agi pour permettre à la classe ouvrière de s’emparer du pouvoir en 1917 et qui ont, par la suite, fondé la IIIe Internationale. Elle est née du combat de ceux qui, avec Léon Trotsky, ont refusé de suivre Staline dans sa politique d’étranglement de la révolution mondiale au nom de la théorie fallacieuse du socialisme dans un seul pays, dont le corollaire fut l’instauration de la terreur contre la classe ouvrière en URSS, et la transformation des partis communistes en instruments de la domination de la bureaucratie sur le mouvement ouvrier mondial. Elle est née du combat de ceux qui, avec Léon Trotsky, ont refusé le cours stalinien d’étouffement de la démocratie ouvrière et de liquidation de la propriété sociale qui aboutit, à la fin du siècle dernier, à précipiter la chute de l’URSS livrée aux pillages et aux destructions des mafias de toutes sortes, reliées aux spéculateurs et aux multinationales.

2 – Les organisations, groupes et militants qui constituent le CORQI s’inscrivent dans cette continuité. Plus près de nous, ils plongent leurs racines dans le combat de la majorité de la section française qui, en 1950-1953, s’est dressée avec Pierre Lambert contre la dislocation de la IVe Internationale, conséquence du ralliement de fait d’un large secteur de sa direction internationale à la bureaucratie stalinienne, alors qu’éclataient la révolte ouvrière de Berlin Est, puis la révolution hongroise des conseils ouvriers. Contre le pablisme liquidateur, avec Pierre Lambert, nous avons alors affirmé que la lutte de classe reste le moteur de l’histoire, que la classe ouvrière a, plus que jamais, besoin d’organisations indépendantes (partis et syndicats), et que la tâche centrale reste de construire le parti révolutionnaire pour aider la classe ouvrière à se frayer le chemin de la victoire. Dans les années qui ont suivi, nous avons refusé de suivre ceux qui prétendaient que la page d’Octobre 1917 était tournée, qu’il n’y avait plus lieu de construire des organisations ouvrières indépendantes, qu’il fallait au contraire dissoudre celles qui avaient été constituées par les travailleurs dans leur lutte de classe, les dissoudre dans le mouvement des Indignés, dans Podemos, dans La France insoumise et autre Occupy Wall Street.

3 – Le Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVe Internationale est né, en 2016, du combat de résistance mené, depuis plusieurs années, au sein de la direction de la IVe Internationale reproclamée en 1993, contre un secteur ayant renoncé à la perspective de la révolution mondiale et s’alignant toujours plus sur les appareils contre- révolutionnaires, jusqu’à soutenir des gouvernements de collaboration de classe comme en Afrique du Sud, jusqu’à soutenir ceux qui prétendent que la lutte de classe n’est plus à l’ordre du jour en France ou ailleurs (2). Renonçant aux tâches de la révolution mondiale, relayant au sein de la IVe Internationale les pressions s’exerçant après la chute de l’URSS sur le mouvement ouvrier mondial pour le conduire à accompagner la survie du capitalisme au lieu de le combattre, ces dirigeants faillis se sont heurtés, à tous les niveaux de la IVe Internationale et de ses sections, à la résistance des militants et organisations restés fidèles au programme. Ils ont alors prétendu interdire, au sein même de la IVe Internationale, la libre discussion. C’est dans ces conditions que nous avons constitué ce Comité d’organisation
pour la reconstitution de la IVe Internationale dont la première conférence s’est tenue à Turin (Italie), en février 2016 et dont la seconde conférence se tient à Paris en novembre 2017. Car pour nous, plus que jamais, le programme de la IVe Internationale est à l’ordre du jour.

4 – Notre conférence internationale s’est tenue dans un contexte de la guerre qui, sur tous les continents, tend à se généraliser : Afghanistan, Irak, Syrie, Centrafrique, Mali, etc. Quand ce n’est pas la guerre, ce sont les menaces de guerre contre le Venezuela, la Corée ou l’Iran. Dans le monde entier, sur tous les continents, les peuples sont plongés dans les affres des guerres déclenchées par les grandes puissances capitalistes dans le but de s’approprier leurs richesses naturelles, pétrole, gaz, uranium, diamants. Partout, les guerres dépècent les nations et les déchirent, dressant les peuples les uns contre les autres. Elles jettent sur les routes de l’exode des dizaines de millions d’hommes, de femmes, d’enfants condamnés au pire dénuement, quand ce n’est pas aux viols, à la mise en esclavage, et souvent même à la mort sur les routes de l’exil. Jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde n’avait atteint un tel degré de barbarie. Ce déferlement de barbarie a une signification de classe. Les travailleurs, les jeunes, les peuples, les ouvriers, les paysans n’ont, eux, aucun intérêt à la guerre. La guerre est l’enfant naturel d’un système capitaliste fondé sur l’exploitation sans limites de la force de travail. C’est pourquoi elle appelle à ce que se dressent contre elle les travailleurs et les peuples unis pour dire « À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! ». C’est sur ce terrain que combattent les partisans de la IVe Internationale.

5 – La généralisation des guerres qui menace la survie de l’humanité ne tombe pas du ciel : elle est le produit de l’impasse du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production. Ce système a atteint son point le plus élevé il y a plus d’un siècle, son stade impérialiste que Lénine a alors défini comme celui où le capitalisme s’est définitivement engagé dans la voie de la putréfaction. Qui osera prétendre que cela n’est pas le cas en ce début du 21e siècle ? Notre conférence s’est tenue en 2017, soit dix ans après l’éclatement de la grande crise de 2007, dite des subprimes. Or aujourd’hui, à nouveau, Wall Street et les principales places boursières du monde battent record sur record. À quel prix ? Au prix de la destruction de millions d’emplois dans l’industrie et les services. Au prix de la remise en cause, sur tous les continents, des droits et garanties de la classe ouvrière, au prix de la paupérisation croissante de populations entières, privées de toute ressource et de services publics, réduites souvent à la mendicité.

La classe dirigeante dresse son appareil répressif contre la mobilisation de la classe ouvrière. Cela passe non seulement par la militarisation des forces de police mais aussi par la remise en cause des droits démocratiques fondamentaux comme le droit de réunion, de manifestation et la liberté d’expression. À ce prix, la classe capitaliste est parvenue en dix ans à rétablir – et même à élargir – ses marges de profit. Mais les moyens par lesquels elle a cherché à surmonter sa crise sont ceux-là mêmes qui en préparent une nouvelle.

6 – Dix ans après la crise de 2007, mûrit une nouvelle crise, plus grave et plus dévastatrice encore que la précédente. Les fleuves de capitaux libérés par les Banques centrales au prétexte de relancer l’économie (« quantitative easing », c’est-à-dire la création monétaire artificielle) ne font que relancer... la spéculation. En une seule semaine, au début de ce mois d’octobre 2017, la valeur des actions cotées sur les places boursières de la planète a augmenté de 800 milliards de dollars, aboutissant à une capitalisation boursière mondiale de 88 000 milliards de dollars, plus que le PIB mondial ! Ce système pourrissant ne se maintient que grâce à une montagne de dettes qui ne cesse de gonfler. La dette totale – celle cumulée des États, des entreprises et des ménages – représente aujourd’hui plus de deux fois la valeur de la production mondiale des biens et des services. Aux États-Unis, la dette totale des ménages est supérieure à ce qu’elle était en 2008 lors de l’effondrement du système bancaire. En Chine, le capital financier international a incité le gouvernement de la bureaucratie à mettre en place une relance entièrement financée par la dette pour compenser le ralentissement de l’économie mondiale : l’endettement des entreprises y a doublé en dix ans, tandis que la dette totale du pays a augmenté de 70 %. En Europe, l’endettement des entreprises a augmenté de 40 % en dix ans. À cette masse gigantesque de dettes s’ajoute la dette contractée auprès du « Shadow Banking », ce secteur financier non réglementé qui, à lui seul, représente plus que la production mondiale d’une année. Une nouvelle fois, les moyens utilisés pour surmonter les effets d’une crise préparent les conditions de l’éclatement de la crise qui suivra, à une échelle toujours supérieure. Ce fut déjà le cas de la crise de 2007, produit différé de la politique des taux bas mise en œuvre pour juguler la crise de 2001 (la bulle Internet). C’est ainsi que chaque crise du système capitaliste se traduit par une destruction en masse des forces productives existantes, et ne fait que préparer, à une échelle toujours plus grande, la crise qui suivra.

7 – La succession de crises économiques, financières et monétaires de plus en plus rapprochées résulte de la nature même du stade impérialiste du capitalisme, celui à partir duquel il n’est plus à même d’assurer la croissance des forces
productives de l’humanité. À l’inverse, la survie de ce système recourt, à un niveau jamais atteint jusqu’à présent, aux forces destructrices des forces productives que sont, en particulier, l’industrie d’armement et de guerre, l’économie Internet, la spéculation et le recours grandissant à la dette. C’est la nature même de l’impérialisme qui rend impossible tout redressement de l’économie mondiale. Les pauses temporaires se font dans le cadre même de ce que les dirigeants capitalistes eux-mêmes appellent « une stagnation séculaire ». Mais il n’y a pas de stagnation séculaire en réalité. Car le propre du capital, comme l’a écrit Marx, c’est d’être « argent toujours bourgeonnant, poussant et (devenant – NDR) comme tel capital ». À l’heure de l’impérialisme putréfié – où la possibilité d’un développement illimité (socialisé) de la production des marchandises répondant aux besoins vitaux de l’humanité se heurte aux rapports capitalistes (privés) de distribution – le « bourgeonnement toujours grandissant du capital » se nourrit de la destruction de la principale force productive : la force de travail du producteur, et sa valeur cristallisée dans le salaire, les garanties collectives, les régimes de protection sociale, les qualifications, et toutes les conquêtes ouvrières. Mais la destruction de la principale force productive étant aussi la destruction de la principale force consommatrice, cette contradiction ne sera résolue que par la socialisation des principaux moyens de production et d’échange, permettant à la classe des producteurs de réguler la production des biens de consommation en fonction des besoins sociaux et non du profit. Cela porte un nom : le socialisme.

8 – Ouvert par Octobre 1917, le XXe siècle fut marqué par les tentatives nombreuses d’en finir avec ce système capitaliste failli qui entraîne l’humanité à la ruine. Sur tous les continents, la classe ouvrière, par sa lutte de classe, s’est engagée à de nombreuses reprises sur la voie du renversement du capitalisme, la voie de la prise du pouvoir par les organes de représentation des masses exploitées et opprimées, désignés, mandatés et contrôlés par elles. Dans ce mouvement elle s’est trouvée et se trouve confrontée aux obstacles dressés – par des directions traditionnelles du mouvement ouvrier issues de la IIe ou de la IIIe Internationale, ou par des mouvements se définissant comme
« sociétaux » ou « populistes » rejetant toute référence de classe et prospérant sur les ruines des précédents – par ceux dont la fonction est, coûte que coûte, de préserver l’ordre social existant. Pour notre part, nous affirmons, sur la base des faits, que les développements de la situation mondiale en ce début de XXIe siècle vérifient pleinement le programme sur lequel s’est constituée la IVe Internationale, le Programme de transition. C’est en accord avec ce programme que nous voulons contribuer à résoudre la crise de la direction révolutionnaire de la classe ouvrière, dont dépend la solution à la crise de l’humanité.

9 – Aucun redressement du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production n’est possible. Les prétendues tentatives de réformes sont vouées, au mieux, à la faillite et à préparer les défaites ultérieures de la classe ouvrière ; au pire – et c’est souvent le cas – elles sont l’enveloppe des plans de « dislocation » et autres « tables rondes » par lesquels les dirigeants des organisations ouvrières sont invités à participer aux plans de destruction dictés par la classe capitaliste. L’indépendance de la classe ouvrière appelle partout la rupture avec l’impérialisme et ses institutions : la rupture avec le FMI, la Banque mondiale et l’ONU, la rupture avec les institutions régionales telles que l’Union européenne, les traités de libre-échange d’Amérique du Nord ou Amérique-Asie et de tous les traités de « libre commerce ». Partout la classe ouvrière doit, en toute indépendance, combattre toutes les formes de subordination à l’impérialisme à commencer par le refus du paiement d’une dette publique qui n’est pas celle des peuples et qui, d’Afrique à l’Amérique latine jusqu’aux Etats-Unis, d’Europe jusqu’en Asie, n’est que l’instrument du pillage des peuples.

10 – L’alternative dessinée naguère par Rosa Luxembourg « socialisme ou barbarie » est d’une brûlante actualité. La barbarie est déjà en marche. Seule la classe ouvrière, rassemblant autour d’elle toutes les couches opprimées, est en capacité de diriger le combat pour empêcher la barbarie. Elle ne peut le faire que si la perspective tracée est celle de la socialisation des moyens de production, de la mise en commun de tous les moyens de production et des richesses produites au service de l’humanité tout entière. C’est sur cette perspective que peut et doit être ordonné le combat pour préserver l’indépendance de la classe ouvrière. Telle est la perspective sur laquelle combattent les organisations et sections de la IVe Internationale qui agissent pour sa reconstitution dans le cadre du CORQI.

11 – Pourquoi, partout dans le monde, en ce centenaire de 1917, les organisations adhérentes au CORQI ont-elles organisé ou organisent-elles des initiatives destinées à ouvrir la discussion sur l’actualité d’Octobre 1917 ? Pour nous, l’actualité d’Octobre 1917, c’est l’actualité de l’analyse de Lénine sur l’impérialisme engagé sur la voie de la décomposition du régime capitaliste ; c’est l’actualité du combat pour la rupture avec la bourgeoisie ; c’est la compréhension qu’à l’époque de l’impérialisme, dans les pays dominés, les revendications démocratiques non réalisées ne le seront pas par des bourgeoisies nationales définitivement soumises à l’impérialisme mondial, mais par la classe
ouvrière, réalisant autour d’elle le front uni anti-impérialiste le plus large (incluant d’éventuels secteurs de la bourgeoise et de la petite-bourgeoisie ponctuellement désireux de lutter pour la souveraineté de la nation à condition que ce front uni anti-impérialiste soit placé sous la direction du mouvement ouvrier), ce qui implique en toutes circonstances l’indépendance du parti ouvrier ; c’est le refus de participer à toute coalition de type front populaire enchaînant les organisations ouvrières au char de la bourgeoisie ; c’est l’affirmation que seule la classe ouvrière, construisant ses propres organes de pouvoir – soviets, conseils ouvriers – est en capacité d’établir la République ouvrière et l’union libre des Républiques ouvrières à l’échelle de continents entiers, et, au-delà, la République universelle des conseils ouvriers. L’actualité d’Octobre 1917, c’est l’actualité du combat pour l’émancipation ouvrière dans la continuité de la Ire, de la IIe, de la IIIe et de la IVe Internationale. C’est donc l’actualité du combat pour la IVe Internationale et sa reconstitution, qui procède de la compréhension du caractère international de la lutte de classe, dont seule la forme est nationale. Sous le drapeau de l’Internationale ouvrière, il nous revient, sous des formes appropriées à chaque situation nationale, d’œuvrer à la construction d’authentiques partis ouvriers, partis de classe indépendants de la bourgeoisie et de ses institutions.

12 – S’organisant pour elle-même et par elle-même, la classe productrice des richesses détient la clé de l’émancipation de l’humanité tout entière, ouvrant une perspective pour l’émancipation de toutes les couches opprimées et exploitées. C’est le combat de la classe ouvrière qui permettra d’apporter une réponse positive à la revendication légitime des nations opprimées par l’impérialisme à la liberté, à l’émancipation, à la souveraineté. C’est dans et avec le combat de la classe ouvrière que la mobilisation des femmes et des femmes travailleuses dans le monde entier pour l’égalité des droits trouvera son plein aboutissement. C’est dans et avec le combat de la classe ouvrière que l’aspiration légitime de la jeunesse à un avenir, à la liberté, au travail, à l’instruction pourra trouver une réponse à la hauteur de ses besoins. C’est à travers et avec le mouvement de la classe ouvrière que les questions posées aujourd’hui par la survie de son environnement trouveront réponse et solution. Face à la destruction en cours par l’impérialisme pourrissant, l’humanité ne trouvera de solution qu’en s’engageant sur la voie de la socialisation des moyens de production, permettant l’organisation de la production en fonction des besoins de l’humanité et non du profit, l’assortissant des mesures de protection du genre humain qui vont de pair avec l’essor des forces productives, à l’encontre des théories de la décroissance qui, sous couvert de défense de l’environnement, promeuvent la destruction des forces productives, conformément aux exigences de la classe capitaliste, principale responsable des menaces qui pèsent contre l’humanité.

13 – Dans sa lutte de classe séculaire, sur tous les continents et dans tous les pays, sous des formes qui varient avec les conditions nationales, la classe ouvrière a, par sa lutte de classe, arraché des conquêtes, des droits, des garanties. Dans les interstices de la société bourgeoise, elle a inséré ses propres institutions prolétariennes : syndicats, mutuelles, organes de protection collective. Sa lutte de classe la conduit, à chaque étape, à chercher à se saisir de ses organisations pour organiser son combat indépendant et défendre les vieilles conquêtes. Fidèle à la formulation de Trotsky pour qui
« celui qui ne sait pas défendre de vieilles conquêtes n’en fera jamais de nouvelles », la IVe Internationale considère de son devoir d’aider la classe ouvrière à se saisir de ses organisations pour combattre, de l’aider à défendre l’indépendance de ses organisations, chacune et toutes ses conquêtes.

14 – « La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat » : cette affirmation centrale du programme de fondation de la IVe Internationale se trouve pleinement vérifiée en ce début du XXIe siècle. Partout dans le monde, des gouvernements dirigés par des partis qui, historiquement plongent leurs racines dans le mouvement ouvrier – partis originaires de la IIe Internationale, socialiste et social-démocrate, issus des partis communistes –, des partis petit-bourgeois ou nationalistes petits-bourgeois, portés au pouvoir par la volonté des masses exploitées et opprimées d’en finir avec les représentants directs de la classe capitaliste, prennent pourtant en charge les plans dictés par la classe capitaliste. La dislocation de l’URSS – résultat bureaucratiquement dégénéré, issu de la révolution d’Octobre 1917 – a accéléré ce mouvement. On l’a vu dans nombre de gouvernements d’Europe où siègent et participent les partis socialistes et communistes, artisans du démantèlement des conquêtes ouvrières et des conquêtes sociales. On le voit en Amérique latine, en particulier au Brésil, où les gouvernements Lula/Dilma ont continué à payer la dette exigée par les capitalistes et les banquiers. S’agissant du Venezuela, notre défense inconditionnelle du Venezuela et de son gouvernement face aux menaces de l’impérialisme ne nous font pas oublier que les gouvernements Chavez et Maduro ont continué à payer la dette. On a vu également, en Grèce, le gouvernement Tsipras, élu et mandaté pour rompre avec le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne, décider finalement d’appliquer contre les masses leurs plans meurtriers. Et on voit en Afrique du Sud le gouvernement porté au pouvoir après la fin du régime de l’apartheid, livrer le pays aux multinationales et refuser de donner la terre à la majorité noire
dépossédée de sa terre. C’est très largement pour cette raison que, dans le monde entier, dans les vingt-cinq dernières années, la situation des masses laborieuses n’a cessé de se dégrader, les conquêtes ont été remises en cause les unes après les autres, tandis que les guerres se généralisent. Et là où les partis traditionnels de la classe capitaliste sont directement au pouvoir, ils ne doivent leur survie qu’à la participation directe à des gouvernements de « grande coalition » des partis issus du mouvement ouvrier, comme ce fut le cas récemment en Allemagne, ou au soutien sans participation, comme c’est le cas en Espagne.

15 – Le trait marquant de la situation reste la volonté des masses de combattre : « L’orientation des masses est déterminée, d’une part, par les conditions objectives du capitalisme pourrissant ; d’autre part, par la politique de trahison des vieilles organisations ouvrières. De ces deux facteurs, le facteur décisif est, bien entendu, le premier : les lois de l’histoire sont plus puissantes que les appareils bureaucratiques. » C’est un fait aujourd’hui que, des grandes grèves et manifestations ouvrières en Espagne, au Portugal, en Grèce, en France, à la révolution palestinienne qui continue, soixante-dix ans après la partition de la Palestine, à se dresser pour le droit à la terre et à la nation ; des townships d’Afrique du Sud, où les travailleurs noirs et leurs familles occupent la terre et exigent qu’elle soit donnée à la majorité noire, incarnant le combat pour la République noire, jusqu’en Chine, où les travailleurs, cherchant à organiser leurs syndicats indépendants, se défendent comme classe ouvrière et, de ce fait, défendent aussi la conquête que continue de représenter la propriété sociale que la classe ouvrière chinoise ne veut pas voir livrer au pillage impérialiste et au démantèlement ; sur tous les continents, sous toutes les formes, malgré les coups portés, malgré la trahison des vieilles directions, la situation est marquée par la poussée inexorable et continue des masses ouvrières, paysannes, des jeunes, cherchant à arracher leurs droits, à défendre les vieilles conquêtes. C’est dans ce mouvement concret, pratique, qui est celui de la révolution qui mûrit, que s’inscrit le combat de la IVe Internationale. C’est le combat des Noirs des États-Unis qui refusent les assassinats par la police, non seulement parce que les vies noires comptent, mais parce qu’ils exigent d’en finir avec le système d’oppression hérité de l’esclavage. C’est le combat du peuple d’Haïti contre l’occupation- pillage de l’ONU, etc.

16 – En ce centième anniversaire de la révolution d’Octobre 1917, fidèles au combat des Bolcheviks face au gouvernement provisoire et au programme de la IVe Internationale, nous réaffirmons que la IVe Internationale n’a place dans aucun front populaire, aucune alliance qui aboutissent à ce que des partis dont l’origine est le mouvement ouvrier participent, avec des partis bourgeois, à des coalitions gouvernementales soumises aux institutions de la classe capitaliste et prenant en charge les plans qui frappent la classe ouvrière. Au front populaire de collaboration de classe, nous opposons le front unique ouvrier et, dans les pays dominés, le front uni anti-impérialiste, pour la souveraineté de la nation et la démocratie. Aucun soutien aux gouvernements qui paient la dette, aucun soutien aux gouvernements qui privatisent, aucun soutien aux gouvernements qui mettent en œuvre les plans anti-ouvriers !

17 – Partisans de la IVe Internationale, nous sommes convaincus que son programme, qui n’est autre que la synthèse du programme et de l’expérience du mouvement ouvrier depuis bientôt deux siècles et qui s’inscrit dans la continuité de la Ire, de la IIe, de la IIIe Internationale, est plus que jamais d’actualité. Pour autant, nous ne prétendons pas que l’Internationale ouvrière révolutionnaire de masse de demain ou les partis révolutionnaires capables d’aider les masses à se frayer la voie de la victoire dans chaque pays se construiront dans la forme qui est celle actuelle des sections de la IVe Internationale ou du CORQI. C’est pourquoi, tout en combattant inlassablement pour la défense du programme de la IVe Internationale, pour la construction des sections de la IVe Internationale, nous agissons dans chaque pays pour aider au regroupement sous des formes adaptées de tous les militants attachés à l’indépendance de classe et qui agissent pour une représentation politique de la classe ouvrière fidèle à ses intérêts. Voilà pourquoi, à l’échelle internationale, nous sommes parties prenantes de la Conférence de Mumbai, du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation pour l’Internationale ouvrière, dans lequel, aux côtés de militants de toutes tendances, nous agissons pour l’indépendance de classe.

Travailleurs, militants, jeunes, c’est sur cette ligne que nous vous appelons, dans chaque pays, à vous organiser sous le drapeau de la IVe Internationale, à construire et renforcer ses sections affiliées au CORQI, pour jeter les bases et les conditions de la reconstitution de la IVe Internationale, outil indispensable de la victoire de la classe ouvrière !

Adopté à l’unanimité
Signé par :
Allemagne : Max Schumacher, Internationale Arbeiterkorrespondenz, section allemande du CORQI ; Günter Rex, Internationale Arbeiterkorrespondenz, section allemande du CORQI
Azanie/Afrique du sud : Ashraf Jooma, secrétaire national, section azanienne de la IV° Internationale (AS-FI) ; Scelo Mthembu, Commission ouvrière (AS-FI) ; Musa Kunta, commissaire politique (AS-FI) ; Mandla ka Phangwa, coordinateur national (AS-FI), au nom de la section azanienne de la IV° Internationale (AS-FI) Belgique : Organisation socialiste internationaliste, section belge de la IV° Internationale
Bénin : Rav, pour le Comité de liaison des trotskystes du Bénin (CLTB)
Biélorussie : la délégation biélorusse
Brésil : Organisation communiste internationaliste (OCI, section brésilienne du CORQI)
Burundi : section burundaise de la IV° Internationale
Canada : Paul Nkunzimana, pour le Comité de liaison des trotskystes du Canada
Chili : Groupe trotskyste chilien
Etats-Unis : Socialist Organizer, Section de la IV° Internationale aux Etats-Unis ; Mya Shone, partisan du CORQI France : Tendance communiste internationaliste, section française de la IV° Internationale (membre du CORQI)
Grande-Bretagne : Les partisans britanniques du CORQI
Grèce : Andreas, éditeur de Ergatika Nea
Haïti : Berthony Dupont, Haïti Liberté
Hongrie : Les partisans de la IV° Internationale
Inde : Le groupe Spark
Italie : Section italienne de la IV° Internationale
Maroc : Les partisans du CORQI au Maroc
Mexique : Laura Alejandra Rivera Arrizu (CORCI-Mexico) ; Raul Calleja Lacorti (CORCI-Mexico) ; Luis Carlos Haro (CORCI-Mexico)
Pakistan : section pakistanaise de la IV° Internationale
Pérou : Groupe socialiste internationaliste, section péruvienne du CORQI
Portugal : Groupe « A Internacional »
Roumanie : Constantin Cretan (à titre personnel) ; Ileana Cretan (à titre personnel) ; Ion Somonescu (à titre personnel)
Russie : la délégation de Russie
Serbie : Jacim Milunovic, militant ouvrier
Suisse : Wolfgang Eichenberger, invité de Suisse Togo : Steve, militant togolais de la IV° Internationale Tunisie : la délégation tunisienne
Turquie : Sosyalizm
Zimbabwe : Mafa Kwanisai Mafa, coordinateur national, Memory Rudo Mpandawana, trésorière, section du Zimbabwe de la IV° Internationale

(1) Les représentants de cinq autres pays souhaitant participer à la conférence en ont été empêchés.
(2) Cf. texte publié dans L’Internationale n° 6, approuvé par la IIe Conférence du CORQI.
lyderic
 

Re: Comité d’organisation pour la reconstitution de la IV° I

Message par artza » 14 Nov 2017, 13:59

J'ai connu "la reconstruction", puis "la refondation" nous voilà à "la reconstitution", bref, bluff et bricolage sont les deux mamelles de ce bouc!
artza
 
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Inscription : 22 Sep 2003, 08:22

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