"Tribune des Travailleurs" - POID

Communiqué du POID du 12 juin 2017.

Message par Lyderic » 25 Juin 2017, 17:14

Ce 11 juin, une majorité s’est exprimée.

Par l’abstention majoritaire, à son plus haut niveau de toute l’histoire de la Ve République (plus de 51 %), le peuple a dit son rejet d’un pouvoir illégitime.

Sous la Ve République à quoi sert l’Assemblée nationale ? À entériner les décisions prises par le président de la République, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

Par l’abstention majoritaire, le peuple – et plus particulièrement les travailleurs et la jeunesse – a refusé de cautionner cette mascarade.

C’est pourquoi, ce 11 juin, tous les candidats à l’élection présidentielle ont perdu une part importante de leur électorat. La République en marche a perdu 1,3 million des voix recueillies par Macron le 23 avril ; le Front national a perdu près de 4,5 millions de voix ; la droite, près de 3 millions ; La France insoumise a perdu plus de 4,5 millions de voix, les deux tiers des voix obtenues par Mélenchon ; le Parti socialiste, 600 000 voix. Tous ont perdu une fraction importante de leur électorat. Tous sont frappés par le rejet.

Dans le cas de La France insoumise, la politique de division menée avec arrogance par ses responsables a dérouté une large fraction de ses électeurs ; ceux, en particulier, qui avaient pris au sérieux l’appel à en finir avec la Ve République et à élire une Assemblée constituante. Comment n’auraient-ils pas été déroutés quand Mélenchon s’est proposé comme Premier ministre de Macron dans le cadre d’une cohabitation ? Ou quand il a fait l’éloge des « pouvoirs » de l’Assemblée nationale présentée – dans la Ve République ! – comme un cadre de résistance substitué aux grèves et aux manifestations ?

Et maintenant ? Du point de vue de la démocratie, ce gouvernement et la majorité écrasante dont il va disposer à l’Assemblée nationale sont illégitimes.

C’est pourtant ce gouvernement illégitime qui prétend, dans les prochaines semaines, s’en prendre au Code du travail, à la Sécurité sociale, aux retraites et au baccalauréat et inscrire dans la Constitution l’état d’urgence !

De quel droit ?

Avec ce pouvoir illégitime et pourtant déterminé à remettre en cause les conquêtes ouvrières et démocratiques, il n’y a aucune matière à négociation ou concertation.

À ce gouvernement minoritaire qui prétend tout détruire, les travailleurs n’ont d’autre choix que d’opposer le front unique sans faille de la classe ouvrière, de la jeunesse et des organisations ouvrières déterminées à se dresser dans l’unité contre sa politique dévastatrice.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique combat en toutes circonstances pour l’unité et la démocratie, qui exige la liquidation de la Ve République et l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, rompant avec les diktats de l’Union européenne.

Partisan de la lutte de classe, le Parti ouvrier indépendant démocratique prendra et soutiendra toutes les initiatives nécessaires pour aider les travailleurs à avancer dans cette voie.

Dans cette période de crise et de décomposition politiques, nous nous adressons fraternellement aux militants et sympathisants du Parti communiste, du Parti socialiste, du Parti de gauche, de La France insoumise, aux militants syndicalistes. Ouvrons la discussion : faut-il, oui ou non, un parti de classe ? Faut-il, oui ou non, aider à œuvrer à constituer le front unique ouvrier pour défaire les plans de la réaction ?
Lyderic
 

"Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 20 Juil 2017, 15:27

Dans tous les domaines, la noire réaction
Editorial de la Tribune des travailleurs du 19 juillet 2017
Editorial de Daniel Gluckstein –

Tout a été bouclé le 13 juillet, lorsque l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la loi d’habilitation des ordonnances*. La suite (vote du Sénat, navette parlementaire et vote définitif le 28 juillet) relève de l’anecdote : le texte – qui ne fait que reprendre le projet initial du gouvernement – ne bougera plus (lire page 3).

Certains avaient promis une formidable bataille d’amendements capable de faire changer d’avis la majorité. À ceux-là, les travailleurs sont en droit de dire : certes, il y a eu des discours, parfois pertinents, parfois discutables (lire page 3) ; mais au bout du compte, faut-il s’étonner que, sous la Ve République, l’Assemblée vote tout ce que le président décide ?

D’autres avaient assuré que la « concertation » permettrait d’infléchir la loi dans un sens plus favorable aux intérêts ouvriers. À ceux-là, les travailleurs feront observer que la concertation n’a en rien modifié le projet initial du gouvernement.

Les événements de la semaine écoulée le confirment : dans tous les domaines, le gouvernement Macron-Philippe, c’est la noire réaction.

À l’Assemblée nationale, des amendements sont rejetés au motif officiel (lire page 4) que c’est à la concertation gouvernement-syndicats qu’il revient d’écrire le détail de la loi, et pas aux députés. Revendiquée par la ministre Pénicaud, cette « coconstruction de la loi » par les syndicats ouvre la voie au corporatisme. L’indépendance du mouvement ouvrier et la défense de la démocratie exigent de sortir de ce piège, au plus vite !

Dans le même temps où il fait voter la loi d’habilitation, Macron, en l’espace de quelques jours, confirme la liquidation de la Sécurité sociale d’ici à six mois, annonce des coupes massives dans les budgets publics (Union européenne oblige), prête allégeance à Trump pour généraliser les interventions militaires, pérennise l’état d’urgence et franchit un pas majeur vers la liquidation des communes !

Notre journal s’honore de ne pas appartenir à la cohorte de ceux qui ont appelé à voter Macron, au motif du « moindre mal ». « Entre la peste et le choléra, on ne choisit pas », titrait La Tribune des travailleurs entre les deux tours de la présidentielle. Quinze jours plus tard, c’est un « Illégitime » en grands caractères qui barrait le portrait de Macron en première page après une « élection » rejetée par l’immense majorité des travailleurs et des jeunes.

Aujourd’hui, au risque de déplaire à ceux qui persistent à présenter ce président comme légitime, nous dirons, à l’instar du petit garçon du conte pour enfants : « L’empereur est nu. » Autrement dit : ce gouvernement et ce régime sont illégitimes.

Que se rassemblent pour le combat les forces de la classe ouvrière unies avec les organisations sur le mot d’ordre : À bas les ordonnances ! Alors on verra ce qui l’emportera, de l’arrogance d’un Macroléon, ou de la puissance du front unique ouvrier scellé contre sa politique.

C’est aujourd’hui la seule question qui vaille d’être mise à l’ordre du jour.



* Plus vite, donc, que ne l’annonçait l’éditorial
bradley
 
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Re: Editorial de la "Tribune des Travailleurs"

Message par bradley » 26 Août 2017, 15:15

Les banquiers sont lucides
Par Daniel Gluckstein –

« Et si les salariés faisaient la révolution ? » : cette hypothèse est formulée dans une note de conjoncture publiée ce 19 août par la banque Natixis* qui évoque « des inégalités de revenu toujours plus fortes, la déformation du partage des revenus en faveur des profits, la hausse de la pauvreté, la faible hausse du salaire réel depuis 2000 et la hausse de la pression fiscale ». Et le directeur de Natixis de s’inquiéter : « si les salariés se “révoltaient” »,il en résulterait « une hausse rapide des salaires » pour les travailleurs, mais aussi « des effets très négatifs sur les détenteurs d’obligations ».

Inquiets, les banquiers ne disent finalement pas autre chose que ce que Karl Marx a établi en son temps : la lutte de classe est le moteur de l’histoire. Insensibles aux discours des prétendus Bonaparte « au-dessus des classes » et « fédérant le peuple » autour d’eux, les banquiers de Natixis savent qu’à force d’aggraver l’exploitation et de créer de plus en plus de misère il arrive un moment, un peu plus tôt, un peu plus tard, où la marmite explose.

Cette issue étant inéluctable, les travailleurs n’auraient-ils rien d’autre à faire qu’à attendre ? Certainement pas !

Car chaque jour qui passe, la situation s’aggrave. Chaque jour qui passe, le gouvernement frappe.

Il y a les ordonnances, les menaces sur la Sécurité sociale, l’austérité, les licenciements. Et maintenant, la suppression de 160 000 contrats aidés ! La Voix du Nord rapporte que dix-sept des trente agents de propreté urbaine de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), employés en contrat aidé, voient leur contrat non renouvelé. Ils touchent 680 euros par mois pour 20 heures de travail. 680 euros ? C’est trop ! Ces agents ramassent 50 tonnes d’ordures par mois ? Peu importe. Ils n’auront plus rien ? Peu importe. Supprimez, liquidez, ainsi le veut l’application des critères de Maastricht, la politique d’austérité.

La Voix du Nord note que « les petites grognes viennent en goutte à goutte s’ajouter à la rentrée sociale avec le risque de cocktail explosif ».

Le couvercle tend à se soulever au-dessus de la marmite bouillonnante.

Mais ne nous le cachons pas, il y a aussi tous ceux qui s’arc-boutent pour que le couvercle reste en place, à coups de « dialogue social », de « concertation », de division, de journées d’action bidon.

Les banquiers s’inquiètent et disent aux actionnaires : préparez-vous, nous allons aux chocs les plus violents qui feraient peser une grave menace sur vos dividendes.

Travailleurs, préparons-nous lucidement, consciemment, aux combats qui viennent. Et organisons-nous pour surmonter les obstacles de ceux qui veulent maintenir coûte que coûte le couvercle sur la marmite.

Aider les travailleurs à comprendre les enjeux pour rassembler leurs forces dans le combat uni, le plus tôt sera le mieux. C’est ce à quoi La Tribune des travailleurs s’emploie semaine après semaine, et, avec elle, les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique.



* Citée par le site patronal challenges.fr
bradley
 
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Communiqué du POID

Message par lyderic » 09 Sep 2017, 19:24

Communiqué du POID
Balayer les ordonnances,
chasser le gouvernement Macron-Philippe !


Les travailleurs qui se mettent en grève et manifestent avec leurs organisations pour le retrait des ordonnances Macron-Philippe sont dans leur droit.
Dans ces ordonnances qui livrent les travailleurs, entreprise par entreprise, aux diktats des patrons, rien n’est favorable aux intérêts ouvriers.
L’unité des travailleurs et des organisations pour imposer le retrait des ordonnances est une nécessité. Le POID, qui mène campagne sur le mot d’ordre « À bas les ordonnances ! » depuis le début du mois de juillet, est partie prenante de ce mouvement.
Dans sa fureur destructrice, ce gouvernement (dans la suite des gouvernements précédents) s’attaque à tous les aspects de la vie des travailleurs et de leur famille. Pas un jour ne passe sans une nouvelle mesure annoncée contre une catégorie de travailleurs, contre un acquis social, contre un droit arraché de haute lutte par les générations qui nous ont précédés.
Dans le prolongement des ordonnances, le gouvernement a déjà annoncé qu’il allait s’attaquer à l’assurance chômage, à la Sécurité sociale, à la formation professionnelle, à l’apprentissage, aux retraites, au logement, au statut des cheminots, à la fonction publique en général. Il a déjà supprimé 149 000 emplois aidés et compte en supprimer des dizaines de milliers d’autres.
Pas une catégorie n’est épargnée, y compris les plus faibles, les plus précaires, les plus fragiles, les salariés du public comme du privé, les chômeurs et les retraités, les lycéens et les étudiants, les locataires, les assurés sociaux, les petits paysans, les artisans, les commerçants, tous sont attaqués.
Chaque jour un peu plus, ce gouvernement apparaît pour ce qu’il est : un gouvernement des riches, des patrons et des banquiers, un gouvernement du CAC 40 et de la Commission européenne, un gouvernement de la guerre aux ordres de Trump et de l’impérialisme américain.
Ce gouvernement, qui sème, partout et dans tous les domaines, la barbarie et la misère, place les travailleurs et les jeunes en situation de légitime défense.
Il faut balayer les ordonnances et l’ensemble de la politique du gouvernement Macron-Philippe. Il faut aussi que soit balayé ce gouvernement illégitime et minoritaire, rejeté par la population.
Le plus tôt sera le mieux ! Car chaque jour qui passe, ce sont de nouvelles attaques contre le peuple travailleur.
Unité pour le retrait des ordonnances et l’abrogation de la loi El Khomri !
Unité pour la défense de la Sécurité sociale telle que constituée en 1945 et de l’ensemble des droits ouvriers !
Les ordonnances et la politique anti-ouvrière du gouvernement Macron- Philippe doivent être balayées !
Le gouvernement Macron-Philippe doit être chassé !
Le bureau national, réuni à Paris le 9 septembre 2017
Lisez La Tribune des travailleurs
lyderic
 

meeting du POID Vendredi 13 octobre 2017

Message par lyderic » 02 Oct 2017, 15:32

Macron-Philippe, cela suffit !
Unité pour en finir avec ce gouvernement
et ses ordonnances !
Travailleurs, militants, jeunes
Les faits sont connus :
– pas un jour ne passe sans l’annonce d’une nouvelle mesure anti-ouvrière par le gouvernement
Macron-Philippe ;
– ce gouvernement s’acharne à détruire systématiquement tous les droits collectifs : Code du travail,
assurance chômage, Sécurité sociale ;
– des dizaines de milliers de travailleurs en contrats aidés se sont vus, du jour au lendemain, privés de leur
emploi ;
– le budget des familles ouvrières ne permet plus de boucler les fins de mois.
Les faits sont connus :
– ce gouvernement, élu par 15 % des électeurs inscrits, est illégitime ;
– ce gouvernement, tout entier au service des capitalistes, applique toutes les exigences de l’Union européenne
;
– il est rejeté par l’immense majorité de la population laborieuse.
Travailleurs, militants, jeunes
Une conclusion ne devrait-elle pas s’imposer ?
En finir avec le gouvernement Macron est une urgence.
Car, s’il pouvait poursuivre son oeuvre destructrice, il ne resterait rien des droits et garanties dans ce pays.
La position du Parti ouvrier indépendant démocratique est publique : nous luttons pour un gouvernement
des travailleurs et de la démocratie, pour un gouvernement qui prenne en charge les seuls intérêts
de la classe ouvrière.
Partisans de l’unité, nous soutenons tout pas en avant pour agir dans ce sens.
Les militants du POID sont engagés aux côtés de militants et de travailleurs de toutes tendances du Mouvement
pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République dans la campagne : « Unité pour
chasser Macron, ses ordonnances, son gouvernement ! »
Travailleurs, militants, jeunes
C’est un fait : les travailleurs se mobilisent pour leurs revendications, qu’elles soient particulières à leur
secteur, ou générales. Pour le retrait des ordonnances, ils étaient par centaines de milliers dans la rue, les
12 et 21 septembre.
Pourtant, chacun le constate : ils se heurtent à des obstacles pour réaliser leur lutte de classe unie avec
leurs organisations. Pourquoi ? Comment les surmonter ?
Le POID vous invite à vous rassembler pour en débattre, pour agir, pour construire ensemble un
authentique parti ouvrier.
Meeting
Vendredi 13 octobre 2017
18 h 30, salle de la Bellevilloise - 19, rue Boyer - 75020 Paris (métro Gambetta)
lyderic
 

Re: Edito LO du 2 octobre 2017

Message par bradley » 02 Oct 2017, 16:32

[modération]Ici (cf. ci-dessous), à l'occasion de l'édito LO du 2/10/2017, l'antienne de Bradley. Celui-ci ne se contente pas de "boucler" sur le sujet, il le fait en répétant mot-à-mot la même phrase. Cela sort du cadre de la courtoisie exigée par la charte du forum.[/modération]

Une fois de plus, LO fait de la pub pour les journées d'action à répétition, en revendique même une nouvelle! Aux basques des appareils dans la semaine et pour le Communisme les Dimanches et jours de fêtes !!
bradley
 
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Re: Edito LO du 2 octobre 2017

Message par Plestin » 02 Oct 2017, 17:54

Selon le post du camarade lyderic :

meeting du POID Vendredi 13 octobre 2017

Message par lyderic » 02 Oct 2017, 15:32
Macron-Philippe, cela suffit !
Unité pour en finir avec ce gouvernement
et ses ordonnances !
Travailleurs, militants, jeunes
Les faits sont connus :
– pas un jour ne passe sans l’annonce d’une nouvelle mesure anti-ouvrière par le gouvernement
Macron-Philippe ;
– ce gouvernement s’acharne à détruire systématiquement tous les droits collectifs : Code du travail,
assurance chômage, Sécurité sociale ;
– des dizaines de milliers de travailleurs en contrats aidés se sont vus, du jour au lendemain, privés de leur
emploi ;
– le budget des familles ouvrières ne permet plus de boucler les fins de mois.
Les faits sont connus :
– ce gouvernement, élu par 15 % des électeurs inscrits, est illégitime ;
– ce gouvernement, tout entier au service des capitalistes, applique toutes les exigences de l’Union européenne
;
– il est rejeté par l’immense majorité de la population laborieuse.
Travailleurs, militants, jeunes
Une conclusion ne devrait-elle pas s’imposer ?
En finir avec le gouvernement Macron est une urgence.
Car, s’il pouvait poursuivre son oeuvre destructrice, il ne resterait rien des droits et garanties dans ce pays.
La position du Parti ouvrier indépendant démocratique est publique : nous luttons pour un gouvernement
des travailleurs et de la démocratie, pour un gouvernement qui prenne en charge les seuls intérêts
de la classe ouvrière.
Partisans de l’unité, nous soutenons tout pas en avant pour agir dans ce sens.
Les militants du POID sont engagés aux côtés de militants et de travailleurs de toutes tendances du Mouvement
pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République dans la campagne : « Unité pour
chasser Macron, ses ordonnances, son gouvernement ! »
Travailleurs, militants, jeunes
C’est un fait : les travailleurs se mobilisent pour leurs revendications, qu’elles soient particulières à leur
secteur, ou générales. Pour le retrait des ordonnances, ils étaient par centaines de milliers dans la rue, les
12 et 21 septembre.
Pourtant, chacun le constate : ils se heurtent à des obstacles pour réaliser leur lutte de classe unie avec
leurs organisations. Pourquoi ? Comment les surmonter ?
Le POID vous invite à vous rassembler pour en débattre, pour agir, pour construire ensemble un
authentique parti ouvrier.
Meeting
Vendredi 13 octobre 2017
18 h 30, salle de la Bellevilloise - 19, rue Boyer - 75020 Paris (métro Gambetta)


Une fois de plus, les camarades du P.O.I.D. s'attaquent essentiellement à la façade, c'est-à-dire le gouvernement Macron (qui le mérite bien, certes), et bien sûr au passage un peu les instances européennes, mais ne parle que très superficiellement de la responsabilité du patronat ; "en finir avec le gouvernement Macron est une urgence", comment doit-on prendre cela ? L'exigence de législatives et présidentielles anticipées ?

C’est un fait : les travailleurs se mobilisent pour leurs revendications, qu’elles soient particulières à leur
secteur, ou générales. Pour le retrait des ordonnances, ils étaient par centaines de milliers dans la rue, les
12 et 21 septembre.


Avec ou sans le P.O.I.D. ?

Les militants du POID sont engagés aux côtés de militants et de travailleurs de toutes tendances du Mouvement
pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République dans la campagne : « Unité pour
chasser Macron, ses ordonnances, son gouvernement ! »


J'espère bien que si les travailleurs se mettent vraiment en lutte, rentrent vraiment dans la bagarre, ils ne se borneront pas à réclamer le départ de Macron ou la rupture avec l'Union européenne et la Vè République, parce que là ce serait carrément du gâchis, mais qu'ils s'organiseront pour demander vraiment des comptes à celui qui détient le vrai pouvoir : le patronat !

La revendication d'un "gouvernement des travailleurs et de la démocratie", j'imagine qu'il faut le prendre dans le sens d'un gouvernement qui soit à la fois des travailleurs et démocratique (et non pas d'un gouvernement "démocratique bourgeois" qui ferait quelque chose pour les travailleurs). Fort bien, mais, ce gouvernement n'est pas présenté comme une alternative au pouvoir de la bourgeoisie, il est présenté comme une alternative au pouvoir de Macron, de la Vème République et de l'Union européenne. Alors, ça veut dire qu'il faut "bien voter" ? Ou c'est parce qu'on veut séduire les mélenchonistes avec de l'ersatz de Mélenchon (après tout, il dit bien "prenez le pouvoir" !) On change la façade gouvernementale et on garde le pouvoir patronal en toile de fond ?

A côté de ça, l'édito de LO ne cesse de relier les mesures de Macron aux souhaits du patronat, en multipliant les exemples, pris chez LIDL, chez les routiers, en détaillant les cadeaux faits au patronat et aux riches - ceux qui profitent vraiment - au détriment du pouvoir d'achat des travailleurs et au détriment des services indispensables à la population. Loin de désigner des ennemis bruxellois lointains et inaccessibles contre lesquels il serait difficile de se défendre, il met l'accent sur la responsabilité patronale. Il se saisit des quelques occasions proposées chez les routiers ou dans la fonction publique pour appeler à en faire un succès, tout en expliquant que ce serait insuffisant et qu'il est nécessaire de préparer un mouvement d'ensemble, "une lutte généralisée qui entraîne tout le monde du travail". Il rappelle que c'est déjà arrivé, ici en France, et même contre un pouvoir que le PCF et les syndicats qualifiaient à l'époque de "pouvoir fort", celui de De Gaulle. Et comme point de départ de cette lutte, il insiste sur le besoin d'une nouvelle journée d'action nationale qui servirait de regroupement à tous les secteurs, dans le "combat commun contre le gouvernement et le patronat".

(Le P.O.I.D. trouve-t-il que c'est du suivisme syndical que de réclamer une journée d'action que les syndicats n'ont pas encore programmée ? Du suivisme en avance ? C'est plutôt une façon de mettre les syndicats au pied du mur et, s'ils refusent de le faire, de voir quels secteurs de la classe ouvrière seraient volontaires pour organiser une telle journée, avec ou sans les syndicats et contre eux s'il le faut. Et si cela trouve assez d'écho pour que ça marche une journée, une fois que la machine est lancée, ça peut marcher plus longtemps !)
Plestin
 
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Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 03 Oct 2017, 08:05

Ce qu'il faudrait peut-être comprendre, c'est que justement le patronat peut faire appliquer sa politique grâce aux institutions qu'il s'est forgé pour cela, Cinquième république comme Union européenne !!

[modération]Ici, la sempiternelle ritournelle de Bradley, déjà objet d'un avertissement hier.[/modération]
bradley
 
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Communiqué du POID du 3 octobre.

Message par lyderic » 03 Oct 2017, 19:19

Mardi 3 octobre 2017, 11 heures
La garde civile défonçant à coups de bélier l’entrée des bureaux de vote et arrachant les urnes des mains de scrutateurs pacifiques ; des centaines de citoyens, de jeunes, de personnes âgées, et même d’enfants, brutalisés, frappés, blessés : la violence déchaînée par le gouvernement Rajoy contre le peuple catalan, ce 1er octobre, confirme, à qui en douterait, que les institutions de la monarchie espagnole sont bien l’héritage de la dictature franquiste.
Une sainte alliance de tous les dirigeants européens – ceux de la Commission de Bruxelles et les chefs des différents gouvernements, à commencer par Macron – s’est nouée en défense de Rajoy et de la monarchie franquiste.
Ceux-là mêmes qui, d’ordinaire, s’affirment partisans du suffrage universel ; ceux-là mêmes qui, comme Macron, prétendent être légitimes après avoir recueilli à peine 15 % des suffrages des électeurs au premier tour de l’élection présidentielle ; ceux-là, confrontés à un peuple qui, pour une fois, a la possibilité de saisir le bulletin de vote pour exprimer sa volonté, décrètent que tous les moyens sont bons pour faire taire le peuple catalan.
L’interdiction de voter quand il s’agit de voter pour déterminer librement son avenir, c’est le véritable visage de l’Union européenne.
À tous ceux qui, depuis des décennies, prétendent que l’Union européenne est un rempart de la démocratie et de la paix, les peuples et les travailleurs d’Europe sont en droit de dire : la violence de la répression déchaînée dans les rues de la Catalogne ce 1er octobre, voilà le véritable visage de votre « Union européenne ».
Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont un même intérêt : que la démocratie soit respectée. Tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont le même intérêt : que la Catalogne puisse décider de son propre avenir.
Nous ne nous joindrons pas à ceux qui demandent à Macron qu’il intervienne en médiateur ! Comme si Macron ne soutenait pas publiquement Rajoy ! Comme si le sort de la Catalogne pouvait se décider à Paris !
Ce n’est pas la médiation de Macron ou d’autres qui va résoudre la question posée en Catalogne. Le respect de la démocratie, c’est le droit du peuple à décider librement de son avenir (y compris à décider de se séparer ou non).
À ceux qui prétendent que le peuple catalan doit rester uni aux autres peuples de l’État espagnol et, au-delà, aux peuples de toute l’Europe, les travailleurs et les jeunes sont en droit de rétorquer : oui, l’union libre et fraternelle des travailleurs et des peuples est une nécessité ; mais, précisément, une union ne peut être libre que si toutes ses composantes ont la liberté de s’unir et de se désunir. L’union libre ne peut être imposée.
Partisan de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, le POID élève la plus énergique protestation contre la répression qui frappe les travailleurs et le peuple de Catalogne. Il est solidaire de leur volonté de décider par eux-mêmes de leur avenir.
Que les institutions de l’Union européenne rejoignent celles de la monarchie franquiste dans un même front, dressé contre le droit du peuple catalan à décider de son avenir, n’a rien pour étonner : ces institutions sont un rempart de défense des capitalistes et des spéculateurs.
Ceux qui s’opposent au droit du peuple catalan à décider de son avenir bafouent la démocratie dont ils se réclament.
Que chacun en soit conscient : c’est l’oppression du peuple de Catalogne et la répression qui le frappe aujourd’hui qui poussent à la rupture et à l’indépendance.
À l’inverse, c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit de décider librement de s’unir ou de se désunir qui permet et permettra la libre union des travailleurs et des peuples de l’État espagnol et, au-delà, de toute l’Europe.
• Halte à la répression
• Liberté de choisir pour le peuple de Catalogne !
• Rupture avec les institutions de la monarchie franquiste, de l’Union européenne et de la Ve République
lyderic
 

Re: "Tribune des Travailleurs" - POID

Message par bradley » 11 Oct 2017, 17:10

Editorial Tribune des Travailleurs 109


C’est de démocratie qu’il s’agit

Au moment où ces lignes sont écrites, nul ne sait ce qu’il va se passer dans les prochaines heures en Catalogne.
D’un côté, les travailleurs et le peuple, par le vote massif du 1er octobre, les manifestations monstres du 3 octobre et l’organisation en « comités de défense du référendum », ont exprimé l’aspiration de la majorité à une République catalane libre. De l’autre côté, ceux qui, à Madrid, Paris ou Bruxelles, s’opposant à cette aspiration majoritaire représentent la minorité de capitalistes et banquiers terrorisés par la brèche que pourrait ouvrir, pour tous les peuples d’Espagne et d’Europe, le soulèvement d’un peuple brisant les institutions qui l’oppriment.
D’un côté, le droit du peuple catalan – opprimé depuis des siècles, y compris par la sanglante dictature de Franco et son héritière, la monarchie (1) – à décider de son sort relève de la plus élémentaire démocratie. De l’autre côté, une sainte-alliance agite le drapeau d’une « médiation » fondée sur le refus de reconnaître le référendum et son résultat : s’y retrouvent les dirigeants de tous les partis institutionnels de droite et de gauche, en Espagne comme en France.
Ce n’est pas d’une question « catalane » qu’il s’agit, mais de démocratie. Ainsi, le 3 octobre à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon demande au Premier ministre (soutien inconditionnel de Rajoy) que son gouvernement organise une « médiation », regrettant que « la monarchie semble incapable d’assumer la fonction fédératrice que le franquisme lui avait confiée » ! Comme si le franquisme avait eu le souci de « fédérer les peuples » et non de les écraser ! Comme si la monarchie castillane n’avait pas été mise en place pour prolonger cette oppression !
Six jours plus tard, le même écrit (2) : « Le débat européen commencera en France le 10 octobre à l’Assemblée nationale avec la déclaration politique du gouvernement. Je forme le vœu qu’il ne s’éteigne plus jusqu’à l’élection européenne de 2019. Et je suis d’accord avec Macron pour vouloir que cette élection soit le moment d’un débat sur le fond. »
Un « débat européen » jusqu’à l’élection de 2019, prolongé sans doute jusqu’en 2022, conformément au calendrier électoral…
La démocratie, ce n’est pas de préserver les institutions de la monarchie franquiste en Espagne, les institutions de la Ve République et le gouvernement Macron-Philippe en France, et les institutions de l’Union européenne à Bruxelles et Francfort.
La démocratie, c’est le droit du peuple catalan de décider de son avenir lui-même, sans s’en remettre aux candidats « médiateurs » de toutes couleurs politiques, de Madrid, Bruxelles ou Paris.
La démocratie, c’est le droit des travailleurs et du peuple en France de se mobiliser pour en finir avec Macron et sa politique. C’est le droit du peuple travailleur de réaliser son unité pour chasser Macron, maintenant, tout de suite, sans attendre 2022.
N’est-ce pas l’exigence qui monte de tout le pays ?

(1) La situation en Espagne diffère de la situation en France, où la Révolution de 1789-1793 a édifié la nation.
(2) Blog, 9 octobre.
bradley
 
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