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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 07:43
par Gayraud de Mazars
Salut camarades,

Pour sourire un peu...

Test de l’été : es-tu un.e bourgeois.e ?
25 août 2019, La Riposte

https://www.lariposte.org/2019/08/test- ... urgeois-e/

C’est l’été, l’heure de fêter les congés payés, étendu.e sur une plage en lisant son magazine préféré et son lot de numéros spéciaux avec des quizz en tout genre. La Riposte, à qui l’on reproche bien souvent d’aller à contre courant, prend ces critiques à coeur et t’offre, pour ton plus grand bonheur, son grand test de personnalité de l’été(*) : madame, monsieur, camarade, es tu un.e grand.e bourgeois.e ?

Capital économique

– Possède-tu un portefeuille de valeurs mobilières ?

– Dispose-tu au moins d’une personne à temps plein pour vos besoins domestiques ?

– En plus de ta résidence principale, dispose-tu d’au moins deux autres résidences ?

– Es-tu assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ?

– Possède-tu des biens mobiliers ou immobiliers à l’étranger ?

Capital familial et social

– Connais-tu les prénoms de tes arrière-grands parents ?

– Pendant l’enfance, as-tu passé des vacances en compagnie de cousins et de cousines dans des maisons de famille ?

– Participe-tu à des dîners au moins deux fois par semaine ?

– Es-tu membre d’un cercle auquel tu aurais été présenté par des parrains ?

– As tu des membres de ta famille qui soient de nationalité étrangère ?

Capital culturel

– Es-tu un ancien élève d’une grande école ?

– Enfant, tes parents t’emmenaient-ils dans les musées de façon régulière ?

– Vas-tu au théâtre, au concert ou à l’Opéra au moins une fois par mois en moyenne ?

– Achètes-tu des œuvres d’art ou des antiquités ?

– Parles-tu au moins deux langues étrangères ?

Capital symbolique

– Es-tu dans le Bottin Mondain ?

– Des rues portent-elles le nom de membres de ta famille ?

– Ta famille dispose-t-elle d’une maison de maître ?

– Es-tu membre actif d’une société caritative ?

– Es-tu membre de la Légion d’honneur ?

Réponses :

Tu as des Oui dans chacune des 4 catégories : attention, tu es un.e Bourgeois.e, un.e vrai.e ! Ceci dit, on ne choisit pas sa famille. Tu peux alors choisir la voie de la rédemption, étudier le marxisme, comprendre d’où tu viens pour finalement renier et être renié.e par les tiens. Mais tu peux aussi avoir choisi de fanfaronner du haut de ton piédestal, de t’engager avec les tiens pour préserver les intérêts de ta classe. Méfie toi : à la fin, c’est nous qu’on va gagner. Et là, tu fanfaronneras moins.
Tu as un max de Oui dans la première partie mais que des Non dans les autres : tu es un.e parvenu.e, un.e nouveau.lle riche. Oui, tu as accumulé un max d’argent, oui, tu as ouvert des comptes offshores, mais cela ne suffit pas pour faire de toi un membre de la classe dirigeante, de la grande bourgeoisie. A moins d’un bon mariage, tu vas ramer pour t’intégrer. Patience, cela peut prendre plusieurs générations. Mais d’ici là, on t’aura probablement déjà attrapé.

Tu as un max de Oui dans la 3è partie, que des Non dans la 1ère : sans faire forcément de toi un.e bobo, tu fais partie de la petite bourgeoisie ou de la classe moyenne, comme on dit. Ou plutôt la couche de la classe ouvrière qui à le moins la tête sous l’eau, celle qui a pu accéder aux études supérieures, puisque la “classe moyenne”, ça n’existe pas vraiment. N’envie pas les 2 précédents, ce n’est pas ton camp.

Tu as quasiment que des Non : comme pour les bourgeois, la reproduction sociale a probablement battu son plein. Sauf qu’issu.e d’une famille de la classe ouvrière, tu en es devenu.e un.e de ses membres. La raison ? Ta force de travail et celle de tes pairs a permis aux deux premiers de devenir ce qu’ils sont. Pas de panique. Organise toi. Les communistes ne veulent pas une part du capital économique. Ils veulent engager la bataille pour le pouvoir économique, transformer le régime de production des richesses pour qu’il devienne l’affaire de tou.te.s. Et ça, les bourgeois, ça les fait flipper.

(*) En réalité, le questionnaire est extrait du très bon livre de M. Pinçon et Me. Pinçon-Charlot, Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, Paris, 2000.


Fraternellement,
GdM

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 09:39
par Plestin
– Connais-tu les prénoms de tes arrière-grands parents ?


Oui, surtout les trois que j'ai connus de leur vivant !

– Parles-tu au moins deux langues étrangères ?


Oui, mais une seule couramment

Non pour le reste

Ouf ! Je ne suis pas un grand bourgeois, ce que je savais déjà et, surprise, même pas un petit !

(Contrairement à Mélenchon, dont les Pinçon-Charlot furent de férus partisans avant de se blottir dans le giron du PCF. Monique Charlot fut par ailleurs élevée au grade de chevalier de la Légion d'honneur par Hollande, on est loin d'un Marcel Aymé qui la refusa en précisant (je) "les prierais qu'ils voulussent bien, leur Légion d'honneur, se la carrer dans le train").

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 13:54
par Zelda_Zbak
Hihi, rigolo le quizz, Gayraud.


Capital familial et social

– Connais-tu les prénoms de tes arrière-grands parents ?

Moi, non mais mes parents oui... ça compte ? Ils sont férus de généalogie.
Et mes grands parents, c'est Marie, Maurice, Renée, Alphonse... Y a-t-il des français parmi vous qui ont plus de 50 ans et qui n'ont pas une grand mère qui s'appelle Marie ? J'en doute :)

– Pendant l’enfance, as-tu passé des vacances en compagnie de cousins et de cousines dans des maisons de famille ?

Oui, mais ça c'est plutôt paysan non ?

– Es-tu membre d’un cercle auquel tu aurais été présenté par des parrains ?

Hihi, la riposte a de l'humour, car tous ses camarades vont mettre oui... :)

– As tu des membres de ta famille qui soient de nationalité étrangère ?

Ben plein. Un beau père comorien, une belle soeur allemande... pour ceux qui ne sont pas naturalisés.

Capital culturel

– Parles-tu au moins deux langues étrangères ?

"Parler" couramment ? Au point de soutenir une conversation tranquille ? non... juste l'anglais. Mais dans quelques années, j'espère ajouter russe (il faut bien 4 ans à 2 ou 3H hebdo mini pour commencer à être à l'aise) et me remettre à l'allemand que j'ai beaucoup aimé au collège et lycée...

Capital symbolique

– Ta famille dispose-t-elle d’une maison de maître ?

Oui, j'ai un frangin qui a acheté une très jolie maison de maître pour 100 000 ou 200 000 balles dans une petite ville vosgienne... donc 2 fois moins cher qu'un 50m2 parisien. :mrgreen:

– Es-tu membre de la Légion d’honneur ?

Non, mais j'ai refusé que mon chef me propose aux Palmes Académiques :lol: :lol: :lol: (en demandant combien ça rapportait, et quand il m'a dit "rien") Suis vénale. :mrgreen:



Il manque un item dont j'ai remarqué qu'il traçait curieusement une super barrière sociologique.
La pratique d'un instrument de musique.
Les enfants du peuple écoutent de la musique, les enfants de la bourgeoisie cultivée pratiquent un instrument.

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 15:32
par Cyrano
Quoique... quoique... Les enfants du peuple qu'ont eu des parents communistes ont pratiqué la fanfare. Et les enfants du peuple rebelles ont pratiqué la guitare électrique et la batterie... et très fort, même. Mais, je l'accorde, la flûte traversière, beaucoup moins.

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 16:35
par Byrrh
Les questions sont intéressantes.

– Connais-tu les prénoms de tes arrière-grands parents ?
Hmm... Un du côté de mon père : Umberto. Une du côté de ma mère : Pauline, mais je ne suis pas sûr.

– Possède-tu des biens mobiliers ou immobiliers à l’étranger ?
Si c'est dans un département anciennement annexé au Reich, ça compte ? De toute façon, ça reviendra à LO plus tard.

– Des rues portent-elles le nom de membres de ta famille ?
Oui, une... :D Le nom d'un grand-père, aujourd'hui décédé, qui était maire d'un village dans les Vosges. Mais il avait donné son parrainage à Arlette Laguiller en 1995, alors... 8-)

Apparemment, ce sont mes seuls signes d'appartenance à la bourgeoisie. Je ne joue pas d'un instrument de musique, et je suis très nul en langues étrangères (je me débrouille à peine en anglais).

J'ai un pote à Paris qui, tout en étant trotskyste, pourrait sans doute répondre "oui" à toutes les questions du quizz... 8-)

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 25 Août 2019, 19:31
par Harpo
C'est amusant mais pas très pertinent pour toutes les questions.
Réponses :
Capital économique : 0
Capital familial et social : 1 (un de mes fils a retrouvé les prénoms de 3 de mes arrière-grands-parents que j'ignorais jusqu'alors). Des questions sur les professions des parents et grands parents seraient plus intéressantes...
Capital culturel :
peut-être 3 : j'ai étudié dans une grande école; je me débrouille en italien et en anglais... et un peu en espagnol, en allemand et en russe.
Je vais peut-être environ 1 fois par mois au concert ou à l'opéra mais presque jamais au théâtre.
Capital symbolique : 0

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 27 Août 2019, 12:38
par Zelda_Zbak
En fait, j'en conclue que c'est bien plus facile de devenir un bourgeois quand on est vosgien que quand on est parisien. Je n'aurais JAMAIS dû quitter ma Lorraine natale. :mrgreen:

Exemple : mes parents, grands propriétaires terriens, sont en train de vendre 13 parcelles boisées (oui, 13 !!!).
Ils vont toucher... 3 à 4000 euros en tout. :mrgreen:

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 27 Août 2019, 18:02
par Gayraud de Mazars
Salut camarade Zelda,

Zelda_Zbak a écrit :Mes parents, grands propriétaires terriens, sont en train de vendre 13 parcelles boisées (oui, 13 !!!).
Ils vont toucher... 3 à 4000 euros en tout. :mrgreen:


Et oui Zelda, la terre cela eut payer même en Lorraine, mais ça paye plus !

Fraternellement,
GdM

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 08 Sep 2019, 07:39
par Gayraud de Mazars
Salut camarades,

Article de La Riposte à lire...

Blitzkrieg capitaliste sur la protection sociale
Par Rémy S, PCF Alès, publié le dimanche 8 septembre 2019

https://www.lariposte.org/2019/09/blitz ... n-sociale/

Image

De même qu’au bonneteau la rapidité du geste est au cœur de l’arnaque, la prochaine réforme de l’assurance chômage arrive à toute vitesse, par un de ces tours de passe-passe où la banque gagne à tous les coups.

On aurait pu croire qu’après 40 semaines de gilets jaunes, avec une opinion publique choquée par la violence de la répression, Jupiter aurait à cœur de se faire un peu oublier, et de laisser à la société un peu de temps pour s’apaiser, avant de recommencer à lancer ses éclairs au moment opportun.

C’est oublier que la « thérapie de choc » chère à Milton Friedman a précisément besoin d’une population frappée de stupeur pour pouvoir imposer ses régressions à toute allure. Dans l’esprit de la classe dirigeante, c’est donc au contraire le moment « d’accélérer les réformes » en profitant d’une supposée apathie post gilets jaunes. De nouvelles réformes, des retraites et de la fonction publique, suivront d’ailleurs à l’automne, le genre d’emmerdes qui volent en escadrilles…

Généralement, c’est dans ces moments qu’un tâcheron quelconque d’un think tank néolibéral fait paraître un « livre blanc » accusateur, qui servira de prétexte à un « débat démocratique » inexistant. On connait la méthode, c’est la même depuis 30 ans. Les médias en profitent pour dresser (pour la millionième fois) un constat « très sévère » de la gestion des services publics. La meute des éditorialistes s’empresse d’adopter les éléments de langage dictés par le patronat, à base de « coût exorbitant » du public, de sa « désorganisation chronique » et de son « inefficacité notoire ». Enfin, après une campagne éclair à l’unisson des chaines d’info en continu, et motivé par « le souci de bonne gestion des deniers publics », le gouvernement en place vient remettre de l’ordre dans le chaos en imposant sans discussion les « solutions innovantes » amicalement suggérées par le patronat. Les éditocrates saluent alors le « courage du chef de l’état à entreprendre des réformes difficiles ». Les éventuels opposants à la « modernisation de l’état » sont assimilés tour à tour à des « militants radicalisés », aux « réflexes archaïques », faisant régner un climat de « terrorisme intellectuel », et un « corporatisme de privilégiés », mots valises pour désigner le mal. Les petites phrases assassines sur Twitter succèdent aux manifestations réprimées. Deux ou trois sondages paraissent, montrant que « les français soutiennent majoritairement la réforme à 51% », et le tour est joué. Les mois de manifestations n’y changeront plus rien, l’affaire est bouclée : des décennies de luttes syndicales anéanties en quelques mois. Réforme suivante !!

Et celle-là est particulièrement gratinée.

D’abord, pour les hors d’œuvre, il faudra désormais travailler 6 mois au lieu de 4 pour avoir droit au chômage, ce qui, avec les carrières de plus en plus hachées et la généralisation du CDD, se traduira par une difficulté accrue d’accès au régime de l’assurance chômage, alors même que la réforme prétend au contraire la faciliter, l’automatiser et l’étendre.

Ensuite, ce projet de loi approfondit la destruction des services publics, avec la suppression annoncée de 4000 postes à Pôle Emploi d’ici à 2020 (800 rien que pour l’an dernier). On pourrait se poser la question de la pertinence d’un tel dégraissage alors que s’annonce une nouvelle dépression économique (partout dans le monde les ventes de véhicules ont baissé cette année) et donc une reprise du chômage qui, a priori, nécessiterait plutôt un renforcement de ce service public pour aider les chômeurs à « retrouver le chemin de l’emploi », selon la formule consacrée. En réalité, en vertu du bon vieil adage « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage », le gouvernement poursuit, à la suite de ses prédécesseurs, la diabolisation de la fonction publique, et organise l’inefficacité des services en imposant aux usagers des procédures kafkaïennes et aux agents des objectifs inatteignables.

Bonne nouvelle, néanmoins : Si des milliers de postes de fonctionnaires dévolus à l’aide aux chômeurs seront encore supprimés d’ici 2022, plus de 800 seront créés dans le même temps pour les contrôler plus étroitement, avec des sanctions plus lourdes pour ceux qui oublient de pointer en temps et en heures.

Un autre effet de la réforme sera la montée en puissance de la dématérialisation de Pôle Emploi, avec les agents manquants remplacés par des sites internet, ce qui va compliquer la vie de millions d’usagers non connectés, soit parce que les chômeurs n’ont les moyens d’un abonnement internet, soit parce qu’ils ne sont pas à l’aise avec cette technologie.

Ceux qui auront un problème ou une question précise auront droit à des vidéos de « tutos » ou à un centre d’appel (Tapez 1). Ceux pour qui ce sera trop compliqué n’auront qu’à aller voir les assistantes sociales déjà surchargées de boulot. Un véritable paradis numérique s’annonce après la mort de ce service public, compensé toutefois par une promesse d’enfer pour les « publics visés par la réforme ».

Au-delà des difficultés d’accès et de maîtrise des outils internet, les chômeurs seront sommés d’accepter n’importe quel job au rabais, sous peine de se voir sucrer leur RSA.

Le gouvernement se veut rassurant : Certes, un « privé d’emploi » ne pourra pas refuser plus de deux offres d’emploi, mais pas de panique, des offres dites « raisonnables », c’est-à-dire correspondant aux qualifications de la personne, mais pas à son salaire antérieur.

Mais qui va déterminer ce qu’est une offre raisonnable ? Geoffroy Roux de Bézieux, du MEDEF ? Est-ce qu’un mois d’intérim en maçonnerie ou en maison de retraite peuvent être « raisonnablement » proposés à un informaticien ? La question se pose et se posera sans aucun doute pour les « assistés », de plus en plus nombreux malgré la récente embellie d’une légère croissance qui s’éteint sous nos yeux.

Et, qui sait, peut-être que ce sera là l’occasion rêvée pour contraindre les chômeurs de longue durée à expérimenter les joies du bénévolat, ou plutôt du rétablissement du travail forcé, puisqu’ils seront tenus de travailler comme bénévoles pour continuer à percevoir leur allocation, comme cela est testé en ce moment dans le Haut-Rhin et les Hauts-de-France. Après tout, peut-être cela contribuera-t-il à « retisser le lien social » ? Qui peut savoir ? Et si l’opinion publique y était favorable ? Après tout, le bénévolat, c’est utile…

Sur ce genre de question, on imagine que Mr. Macron serait beaucoup moins opposé à l’organisation d’un RIC, et puis, le cas échéant, BFM.tv peut parfaitement organiser une « consultation citoyenne » en l’espace d’un weekend…

Enfin, cerise sur le gâteau (un financier, forcément), cette réforme aura pour effet d’agréger les différentes aides en une seule, donc de rassembler également les services, ce qui implique de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires. Ainsi le RSA, les APL, l’allocation adulte handicapé (AAH), l’aide aux chômeurs en fin de droits (ASS), ainsi que le minimum vieillesse (Aspa) seraient fusionnés en une seule allocation, et à budget constant nous promet-on, c’est-à-dire continuement diminué par l’inflation.

Or, l’une des trouvailles magiques de cette réforme, c’est qu’elle propose également d’étendre le RUA aux 18-25 ans, qui n’y ont pas droit, mais aussi à tous ceux qui n’en font pas la demande, soit environ 30% des ayants droit (ce qui est, bien sûr, une chose souhaitable). Donc mécaniquement, le nombre de bénéficiaires va augmenter, et même considérablement augmenter. Mais si le budget, lui, reste constant, les montants versés, eux, baisseront mécaniquement.

Ce qui est commode aussi, c’est que la réforme ne s’appliquera qu’en 2022, voire 2023, ce qui permettra au président-candidat d’ajuster ses « propositions » en fonction de l’humeur électorale, et de pérenniser le « calendrier des réformes » au-delà de son mandat actuel afin qu’il soit finalisé par la prochaine équipe gouvernementale, quelle que soit sa couleur, bleu horizon ou rose bonbon.

Bien sûr, les contours du projet final sont encore flous et seront négociés au gré des sondages d’opinion et des cotes de popularité, mais on sait déjà qui seront les perdants. Et pendant que les plus faibles payent le prix fort pour des clopinettes, Bernard Arnaud a doublé sa fortune depuis que Mr. Macron est à l’Elysée, dépassant les 100 milliards de dollars. Cherchez l’erreur…

Il y a malheureusement fort à craindre que le gouvernement se sente conforté dans ces projets punitifs et stigmatisants à l’égard des chômeurs, car l’opinion a été conditionnée depuis des décennies à les considérer comme des « feignasses-parasites » qui n’ont que ce qu’elles méritent.

Or, une caution populaire, même embryonnaire, est tout ce dont Mr. Macron a besoin pour pouvoir lancer sa campagne de réélection.

Si, avec l’appui idéologique des médias, le gouvernement parvient à convaincre l’opinion de punir les plus faibles pour faire oublier l’indécence des plus fortunés, il aura marqué un point décisif, et la question qui se posera alors à ceux qui l’auront soutenu sera :

Et maintenant, à qui le tour ?


Fraternellement,
GdM

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message Publié : 08 Sep 2019, 18:23
par yannalan
J'ai des "oui"pour les vacances en famille, les langues étrangères(c'est un dada), les étrangers dans la famille. Le reste, non. En arrière grands-parents, une seule, Marie, comme elle est morte à 99 ans, je l'ai connue un peu