Raflatac

Message par ravine chien » 07 Juil 2011, 19:03

dans l'est républicain
a écrit :Nancy : un salarié de Raflatac licencié pour faits de grève

Le motif du licenciement, ce qui est rarissime, est directement lié à des faits de grève. Daniel Crugnola, secrétaire CGT du Comité d’Entreprise de Raflatac a eu six minutes trente pour l’apprendre. C’est le temps qu’a duré « l’entrevue préalable en vue d’un licenciement », hier matin.

Le syndicaliste, un des leaders de la grève de cinq semaines à la papeterie de Pompey est allé à neuf heures au rendez-vous donné, accompagné du délégué syndical CGT Thierry Cano, tandis que devant l’usine, l’équipe du matin, renforcée de soutiens extérieurs faisait une démonstration de force, toutefois sans bloquer l’usine, mais en en arrêtant la production.

Lundi prochain, deux autres salariés syndiqués à la CGT se verront signifier leur licenciement sans doute pour les mêmes motifs, après la tenue du CE obligatoire pour consultation, s’agissant d’un salarié protégé licencié. Une action est très probable, selon Pascal Debay qui diffusera largement ces nouvelles dans les quatre autres usines françaises du groupe.

Les incidents en cause avaient eu lieu au début de la grève totale, le 24 mai au soir. Une barricade de pneus et de palettes avait été enflammée, provoquant quelques dégâts sur la barrière d’entrée de l’usine.


Le conflit a démarré le 17 mai suite à la mise en place d'un bonus en remplacement de l'intéressement. Les travailleurs ont perçu 1500€ contre 3000 € attendus. L'injustice a été d'autant plus ressentie que les cadres étaient valorisés par un système de barème individualisé: de 0 à 15 pour l'ouvrier, de 0 à 20 pour les cadres, de 0 à 40 pour les cadres dirigeants! Avant,l'enveloppe était divisée par le nombre de salarié; que tu sois balayeur ou directeur, tu touchais la même somme.
ravine chien
 
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Message par ravine chien » 13 Juil 2011, 04:19

dans l'est républicain
a écrit :Nancy : 3 licenciés pour faits de grève chez Raflatac

« ILS ONT PRIS ces trois collègues, parce qu’ils étaient des leaders de la grève ». Ce commentaire laconique est dit par un des membres de l’équipe du matin, qui a cessé le travail lundi en signe de solidarité avec les trois licenciés pour faits de grève, à la papeterie Raflatac...
.

« Ils ont été placés en mise à pied conservatoire dix jours après la reprise du travail, alors qu’ils sont licenciés pour faute lourde. Normalement, pour une faute lourde, la sanction est immédiate ! » Daniel Crugnola, secrétaire CGT du CE, 17 ans de Raflatac, deux fois déjà sanctionné et réintégré avec excuses par la direction n’a pas échappé à la troisième fois, suite au conflit qui aura duré du 23 mai à 13 h au 21 juin. Les dégradations dont les trois hommes sont accusés ont eu lieu le 24 mai au soir. Et c’était hier au tour de Sébastien et Fabrice, syndiqués à la CGT d’être convoqués à 15 h et 16 h hier pour « entretien préalable en vue d’un licenciement ». Les deux entretiens ont duré sept minutes. À Fabrice, comme à Daniel Crugnola sont reprochées les dégradations, et à Sébastien d’avoir mis le feu aux palettes devant le portail.

Les trois hommes ne nient pas avoir été là, le soir où la barricade a brûlé, mais nient être responsables des dégâts. « C’est à la direction d’apporter les preuves d’une faute lourde », explique le secrétaire du syndicat du Livre CGT, Gérard Holzhammer. Selon plusieurs sources, les preuves manqueraient de leur responsabilité directe, même si la caméra du portail a pu fonctionner jusqu’au moment où elle a pris chaud.

Devant les prud’hommes

La CGT va transmettre le dossier à l’inspection du travail qui fera sa propre enquête à partir de l’enquête de gendarmerie en cours. L’affaire pourrait ensuite aller devant les prud’hommes, la décision finale allant au ministre.

D’ici là, les mis à pied n’ont plus de paye depuis la semaine dernière.

Hier matin, les ouvriers de production se sont mis en grève à 9 h, se relayant pour tenir un piquet devant l’usine, mais sans la bloquer. A 10 h, un comité d’entreprise extraordinaire a été réuni pour donner son avis, obligation légale, sur le licenciement de son secrétaire. Les trois délégués ouvriers ont voté contre, les deux délégués maîtrise et cadres ont voté blanc.

Et à midi, les deux équipes ont partagé tous ensemble un casse-croûte devant un barbecue improvisé, en signe de solidarité. La grève de protestation et de solidarité devait durer au moins jusqu’à ce matin.

Guillaume MAZEAUD
ravine chien
 
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Message par ravine chien » 23 Juil 2011, 23:43

La direction a abandonné les procédures de licenciement.
ravine chien
 
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Message par shadoko » 24 Juil 2011, 11:01

Et ben voilà, il suffisait de demander avec tact... :hinhin:

(plaisanterie mise à part, sais-tu ce qui s'est passé entre tes deux derniers messages?)
shadoko
 
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Message par ravine chien » 01 Sep 2011, 16:38

(shadoko @ dimanche 24 juillet 2011 à 12:01 a écrit : Et ben voilà, il suffisait de demander avec tact... :hinhin:

(plaisanterie mise à part, sais-tu ce qui s'est passé entre tes deux derniers messages?)

j'ai du retard...c'est simple,il n'y avait aucune preuve et la direction était sûre de perdre (avis de l'inspection du travail, avis de la préfecture).
ravine chien
 
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