D’accord de manière générale avec cet article.
Mais la manière d’aborder les aptitudes animales ne me paraît pas convaincante.
Je ne suis pas un spécialiste mais il y a des argumentaires qui me gênent là-dedans.
D’abord ça :
a écrit :(…) en admettant que les animaux, ou au moins certains !-voir plus loin- soit capable de ressentir une situation anormale, encore faudrait-il qu’ils adoptent la réaction adaptée de fuite loin du danger. L’observation courante des animaux montre que c’est très loin d’être toujours le cas. Certains se terrent en cas de danger, d’autres font exactement ce qu’il ne faut pas faire : par exemple, traverser la route lorsqu’une voiture approche. Pourquoi pour devant le danger d’un tsunami, adopteraient-ils systématiquement une réaction adaptée alors que ça n’est pas le cas devant des dangers ordinaires ?
L’animal qui traverse la route ne peut enrichir son expérience de s’être fait écrasé précédemment ! Ni génétiquement, l’automobile est d’apparition trop récente. Si les autres exemples que le rédacteur de l’article a en tête sont liés au danger de la confrontation avec l’homme : idem.
Ca ne prouve rien quant à l’aptitude ou non à ressentir un tsunami qui approche (par exemple).
Ensuite ça :
a écrit :(…) ces outils sont souvent extrêmement précis : Les magnétomètres les plus puissants permettent par exemple de mesurer des variations de champ magnétique inférieur au nano-tesla , le CM terrestre moyen étant de l’ordre de 33 000 nano-teslas. Nos capacités à détecter des phénomènes naturels anormaux ne sont pas en cause. Ce qui pêche encore à l’heure actuelle, c’est nos capacités à identifier et analyser l’ensemble des paramètres qui permettraient de prévoir des séismes. Les variations de ces paramètres peuvent intervenir indépendamment de toute activité sismique . Certains animaux feraient-ils la différence ? Posséderaient-ils le modèle cohérent qui leur permettrait de distinguer des anomalies d’origine sismique des autres anomalies , possèderaient-ils l’équation exacte qui donne le séisme et sa magnitude qui justifie la fuite? C’est pour le moins abracadabrant.
Abracadabrant, dans l’absolu, non, je ne suis pas d’accord. Parce qu’« analyser l’ensemble des paramètres qui permettraient de prévoir des séismes » (par exemple), la panoplie des sens évolués d’une espèce pourrait le lui permettre, à la condition que ça ait été pris en compte dans sa sélection naturelle.
Plusieurs sens pourraient y participer. Donc l’argument (sous-entendu dans le texte) que c’est trop complexe n’est pas valable à mon avis.
Par contre, en l’occurrence, par nature, la fréquence des catastrophes naturelles exclut cette possibilité, non ? Pour qu’une espèce évolue pour survivre, il faut un rapport minimum entre la population concernée et la confrontation au phénomène.
Sur le reste de l’article qui dénonce la désinformation à objectif de propagande obscurantiste, je suis bien d’accord.