Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Et lutte contre les pseudo-sciences et les obscurantismes

Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 31 Jan 2017, 03:48

La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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Re: P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 15 Juil 2017, 13:40

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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 15 Juil 2017, 14:11

Reprenons la conclusion : "Lever le soupçon, c'est le seul moyen de faire accepter à des populations cibles bien définies, une liste réduite de vaccins recommandés, utiles, bien testés, gratuits, aux effets secondaires limités et socialement acceptés. Pour le bénéfice de touTEs… à l'exclusion de l'industrie pharmaceutique ! "

Elle cède hypocritement à l'ambiance "anti-vaccins".

Pourquoi n'y aurait-il pas des obligations, même si des préjugés, soupçons ou autres, subsistent ? La médecine, par exemple, n'a que faire du refus par les témoins de Jéhovah des transfusions sanguines. Et les refus de soins peuvent être condamnés.

"Des populations cibles bien définies". Pourquoi ce relativisme ? Si une protection vaccinale est décidée, la couverture doit être de 95% je crois. Point barre.

"Une liste réduite de vaccins... utiles". Et si la liste "utile" n'est pas "réduite" ?

"Effets secondaires limités et socialement acceptés". Et si les "effets secondaires limités" ne sont pas "socialement acceptés" dans toute la population (c'est comme la religiosité, ça peut durer longtemps). La société doit renoncer à l'éradication de maladies éradicables ? Etc. etc.

Bien sûr ces problèmes ne sont pas définitivement solubles dans le cadre de la société d'exploitation. Mais pourquoi ne pas le dire ?
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 15 Juil 2017, 18:53

Une réponse là-dessus de Nathalie Arthaud pendant la dernière campagne :

VACCINATION

« Il y a toujours eu une fraction de la population pour s’élever contre la vaccination au motif qu’elle serait dangereuse ou qu’elle porterait atteinte aux libertés individuelles, ou encore qu’elle s’opposerait à dame nature voire à dieu et à la providence. Ce courant continue d’exister, alimenté par tous ceux qui font l’éloge du « naturel », en oubliant que si l’espérance de vie à la naissance a pratiquement doublé au cours du siècle dernier, c’est en grande partie grâce à la vaccination, du moins dans les pays riches, là où les populations y ont eu accès. Mais si aujourd’hui en France, la défiance envers la vaccination grandit, c’est surtout du fait d’une défiance envers l’industrie pharmaceutique.
À l’heure actuelle, seules les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont obligatoires. Jusqu’en 2008, il existait un vaccin dit trivalent qui immunisait contre ces trois maladies, le DTPolio. Depuis il a été suspendu par l’Agence du médicament en raison d’une augmentation du nombre d’allergies qu’il entraînait. Les enfants sont désormais vaccinés avec des vaccins combinés : un vaccin tétravalent qui protège en plus contre la coqueluche, un pentavalent qui ajoute une protection contre des méningites et un hexavalent qui associe l’hépatite B. Depuis 2015, les deux premiers sont en rupture de stock et seul l’hexavalent est disponible… qui est aussi beaucoup plus cher. De quoi occulter la discussion sur l’utilité incontestable de la vaccination, pour la remplacer par celle sur la non moins incontestable soif de profit des laboratoires qui fabriquent les vaccins.

Il en va de même de la discussion sur la dangerosité des adjuvants, des sels d’aluminium entrant dans la fabrication des vaccins pour augmenter la force et la durée de la réponse immunitaire. Utilisés depuis bientôt 100 ans, ces sels d’aluminium se retrouvent dans 50 % des vaccins. Des organismes officiels de santé publique affirment que cet adjuvant ne pose pas de problème de sécurité, surtout si on le met en rapport avec les avantages qu’il procure. Mais le doute s’installe quand des spécialistes mettent en cause ces sels d’aluminium dans la survenue de maladies rares et surtout parce que la confiance dans les organismes de santé a été mise à mal ces derniers temps. De l’hormone de croissance au Médiator en passant par le traitement de la grippe H1N1, ce sont les scandales sanitaires, tous engendrés par la soif de rentabilité, qui ont largement entaché la confiance dans la vaccination.
On en arrive aujourd’hui à ce que certains proposent la suppression de l’obligation de vaccination, pour la remplacer par la responsabilité et la conscience de chacun de la nécessité de se faire vacciner. Voilà qui pourrait mettre en péril les progrès apportés par la vaccination qui, par définition, ne peut être efficace que si elle est générale et collective, parce que l’immunisation envers les bactéries n’est efficace que si elle concerne l’ensemble du groupe humain. »


https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/b ... ro-science
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 07 Sep 2017, 22:59

"Déconstruction" d'une intervention d'Isabelle Adjani.

http://rougeole-epidemiologie.overblog. ... alyse.html
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par com_71 » 18 Sep 2017, 20:42

dans lutte de classe, sept.2017 : La vaccination, un progrès médical majeur, remis en cause au nom de la liberté de choix

https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2017 ... 96555.html
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par satanas 1 » 18 Sep 2017, 22:21

https://www.facebook.com/Biiinge/videos/1915418285351527

Le Docteur House, pédagogie simple pour la vaccination... :D
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par Byrrh » 19 Sep 2017, 05:54

com_71 a écrit :dans lutte de classe, sept.2017 : La vaccination, un progrès médical majeur, remis en cause au nom de la liberté de choix

https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2017 ... 96555.html

Passionnant article, qui m'a appris toute une série de choses. J'ignorais l'existence ancienne, bien avant la fin du XIXème siècle, d'une sorte de proto-vaccination d'origine empirique.
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par Plestin » 19 Sep 2017, 16:52

Oui l'article de la LDC est vraiment bien, il fait le point sur tous les principaux aspects, insiste sur l'intérêt de la vaccination (majeur) mais aussi sur les pratiques des labos et des pouvoirs publics dont le résultat est d'alimenter le doute et d'amener de l'eau au moulin des anti-vaccination.

(Dr. House complète utilement l'argumentation de la LDC :lol: )

Tous les vaccins ne présentent pas pour autant le même intérêt : cela dépend de la population ciblée et bien sûr de l'efficacité du vaccin (il y a des vaccins très efficaces, d'autres moyennement, et certains peu efficaces, comme le Pneumo 23 qui a fini par être retiré du marché, remplacé par un autre plus efficace contre le pneumocoque, le Prevenar). Cela explique d'ailleurs que, malgré l'allongement de la liste des vaccins recommandés en France, tous n'y figurent pas pour autant...

Pour le vaccin contre les papillomavirus, la vaccination repose sur une hypothèse, qui paraît vraisemblable mais on n'a pas encore suffisamment de recul pour la valider, celle que lutter contre le virus se traduira effectivement par moins de cancers du col de l'utérus. (Ce qui me choque là-dedans c'est qu'on ne propose pas le vaccin aussi aux hommes, qui ne peuvent certes pas avoir ce cancer-là mais n'en sont pas moins disséminateurs du virus ; à moins qu'il y ait une raison scientifique autre, si par exemple la vaccination n'empêche pas le virus de se répandre... car c'est possible aussi).

Il existe par ailleurs de nombreuses contradictions internes au monde des vaccins, qui ont souvent à voir avec les contradictions économiques du système...

Le vaccin contre la grippe saisonnière a une particularité : il est élaboré sur la base des souches de virus qui ont infecté l'autre hémisphère lors de la saison précédente (donc, ici, lors de l'hiver austral). On fait le pari que ce seront à peu près les mêmes souches qui toucheront l'autre hémisphère 6 mois plus tard, mais cela peut varier. Selon les années et selon qu'on a vu plus ou moins juste, l'efficacité du vaccin lui-même peut donc varier, et des gens vaccinés peuvent quand même faire une grippe. Mais cela n'enlève rien à la nécessité de se vacciner pour les personnes âgées ou fragiles tant que l'on n'a pas mis au point un "vaccin grippe universel" (qui marcherait quel que soit le type de virus). Un tel vaccin est possible, certains labos commencent doucement à travailler dessus, mais il est loin de bénéficier de l'effort de recherche qu'il mériterait... (donc ce n'est pas pour demain).

La plupart des vaccins contre la grippe (humaine ou aviaire) sont cultivés sur des oeufs de poule, une solution efficace et bon marché, mais qui présente en elle-même un risque en cas de pandémie de grippe aviaire ou d'un virus mixte aviaire/humain qui s'attaquerait à la fois aux hommes et aux poules indispensables pour faire le vaccin ! Quelques vaccins cultivés sur cellules ont commencé à voir le jour, mais pour l'instant leur coût de revient est tel qu'ils ne sont fabriqués qu'à condition d'être largement subventionnés par les pouvoirs publics, ce qui n'est le cas que dans certains pays pour de toutes petites quantités (ex. Etats-Unis). Donc, l'humanité est toujours exposée au risque d'un effondrement de la production de vaccins antigrippaux en cas de grippe aviaire pandémique !

Certains vaccins contiennent un germe tué ou inactivé, d'autres un germe vivant atténué (vaccins vivants atténués). Ce dernier type de vaccination peut avoir des inconvénients chez les personnes immunodéprimées (ou pas) qui peuvent voir l'agent infectieux se réveiller et redevenir pathogène. Dans la polio par exemple, le vaccin oral Sabin (vivant atténué) est encore utilisé dans certains pays, tandis que d'autres (comme la France) ont opté pour le vaccin injectable à base de souche inactivée, qui est préférable mais beaucoup plus cher. L'utilisation du Sabin a dans une certaine mesure entretenu un réservoir de virus (dans l'environnement et chez certains malades) et en 2016, l'OMS a enfin recommandé de l'abandonner pour passer à l'injectable. Mais tous les pays en auront-ils les moyens ?

Il existe un nouveau vaccin contre une maladie tropicale, la dengue. Mis au point par Sanofi Pasteur, il n'est efficace (selon les essais cliniques) qu'à 50 % environ, avec de grandes disparités selon les variantes du virus ; mais c'est mieux que rien, puisqu'il n'y a pour l'instant rien d'autre, d'autant que le vaccin semble diminuer la fréquence des formes les plus graves, hémorragiques. Cela aurait dû être une formidable réussite. C'est un échec, le labo vend son vaccin relativement cher et les pays les plus concernés (d'Amérique latine notamment), qui étaient très pressés d'avoir ce vaccin, le sont nettement moins... d'autant que certains d'entre eux comme le Brésil et le Venezuela ont vu, du fait de la crise, fondre les budgets qu'ils auraient pu y consacrer. Tant pis pour le labo, mais c'est grave pour les patients. Et c'est à se demander si le labo a lui-même vraiment confiance dans son vaccin, car il n'est même pas proposé en France d'outre-mer, alors que la dengue a fait 11 morts en Nouvelle-Calédonie entre janvier et août 2017.

En interne chez Sanofi Pasteur, la stratégie de recherche adoptée après l'échec de la dengue est désormais de laisser tomber les vaccins contre les maladies des pays pauvres pour se concentrer sur celles des pays riches. Le même Sanofi a pourtant commencé à travailler sur un vaccin contre le virus Zika qui a fait récemment parler de lui au Brésil : les travaux étaient financés en grande partie par l'armée américaine. Mais, le nombre de cas de Zika chutant, les budgets américains ont été réduits... et Sanofi a donc stoppé ses recherches !

Enfin, dernier exemple, les restructurations internes à l'industrie peuvent exposer à un grave risque de rupture dans l'approvisionnement en vaccins. Le cas du B.C.G. contre la tuberculose en est un bon exemple. Type même du vaccin très bon marché et peu rentable pour les labos, il a vu sa production s'arrêter dans plusieurs pays (dont la France) au cours des années 1990-2000 (ex. : fin de la "bague" Monovax). Aujourd'hui, il ne reste pas suffisamment de producteurs pour permettre une vaccination générale de la population comme auparavant. Certes, c'est un vaccin de type vivant atténué qui présente certains risques, mais on n'en a pas d'autre, et la tuberculose tend à réémerger. En France par exemple, le B.C.G. peut provenir de deux endroits : un site de Sanofi Pasteur situé à Toronto (Canada) et un site d'un Institut situé à Copenhague (Danemark). Le manque d'investissements - on ne consacre pas d'argent à un vieux produit qui ne rapporte rien - a conduit le site canadien dans une impasse, et suite à une inspection des autorités sanitaires, la production de B.C.G. considérée comme non conforme a été interrompue. Finalement le labo a dû débourser quelques millions, mais les résultats ne sont pas très concluants car aujourd'hui les critères de qualité nécessiteraient de revoir tout le procédé. Sanofi Pasteur envisage donc tout simplement de stopper sa production canadienne, ce qui met les patients en grand danger de rupture. Déjà, en France, le B.C.G. a cessé d'être recommandé pour tous les enfants et est en pratique réservé à certains centres, principalement en région parisienne chez les populations en situation de précarité. L'argument du manque de sûreté du vaccin a bon dos, quand on sait que, derrière, l'industriel ne suit pas. Et il y a un vrai besoin pour de nouveaux vaccins contre la tuberculose, mais la recherche n'avance pas assez vite. Le jour où il y en aura, gageons qu'ils seront chers...

Effet collatéral du manque de vaccins B.C.G. : il existe une indication du vaccin en instillation dans la vessie, contre le cancer de la vessie, et les patients ont souffert eux aussi de sa pénurie et des restrictions de son utilisation !
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Re: Vaccins. P. Sansonetti calme et pondéré...

Message par Byrrh » 19 Sep 2017, 17:52

Plestin a écrit :Pour le vaccin contre les papillomavirus, la vaccination repose sur une hypothèse, qui paraît vraisemblable mais on n'a pas encore suffisamment de recul pour la valider, celle que lutter contre le virus se traduira effectivement par moins de cancers du col de l'utérus. (Ce qui me choque là-dedans c'est qu'on ne propose pas le vaccin aussi aux hommes, qui ne peuvent certes pas avoir ce cancer-là mais n'en sont pas moins disséminateurs du virus ; à moins qu'il y ait une raison scientifique autre, si par exemple la vaccination n'empêche pas le virus de se répandre... car c'est possible aussi).

Les hommes homos et bisexuels sont désormais également ciblés par ce vaccin (jusqu'à 26 ans), car les papillomavirus peuvent favoriser chez eux des cancers de l'oropharynx, de l'anus, de l'appareil génital. Comme pour les femmes, ce sont les individus jeunes qui sont visés par les campagnes de prévention : celles et ceux qui n'ont pas encore eu de rapports sexuels, ou très peu, ou dont on peut du moins penser qu'elles ou ils ne sont pas déjà porteurs d'un papillomavirus.

Je n'ai pas trouvé d'explication concernant le fait que cette vaccination ne s'adresse pas à tous les jeunes hommes. Et à vrai dire, sans présumer de leur orientation sexuelle, il me semblerait logique de vacciner tous les jeunes gens, filles et garçons, avant l'âge de leur premier rapport. D'ailleurs, je suppose qu'une femme porteuse d'un papillomavirus peut tout à fait contaminer un homme hétéro lors d'un rapport oro-génital. Et il n'existe pas encore de test de dépistage pour les hommes.
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