Une madeleine...

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Message par com_71 » 09 Juil 2019, 13:33

On remonte le temps avec cette brève :
https://www.lutte-ouvriere.org/breves/t ... 33277.html

illustrée par la page de couverture du "droit à la paresse" édité par Keuk-Djian.

Qui se souvient du Parti-communiste-léniniste-stalinien de Keuk-Djian, son vraisemblablement unique membre, qui vendait le Droit à la Paresse, vraisemblablement son unique publication, sur le Bd St-Michel, à la fin des années 60 ?
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Une madeleine...

Message par Byrrh » 09 Juil 2019, 15:43

Dans l'édition de 1972, on trouvait cette conclusion de Keuk-Djian :
Conclusion

Rappelons-nous que « Le Droit à la Paresse » a paru pour la première fois, en 1880, sous forme d’articles, dans « l’Egalité », hebdomadaire publié par Jules Guesde.

Dans ces années là, en France, comme en Angleterre, l’industrie n’utilisait comme force d’énergie, outre l’eau et le vent, que la vapeur actionnant la locomotive. A peine venait-on de découvrir le moteur à explosion de gaz de pétrole. Aussi la productivité se trouvait-elle encore à une intensité bien peu élevée.

C’est dans de telles conditions économiques que Paul Lafargue posait la question de la durée quotidienne du travail et préconisait la journée de trois heures de travail seulement. Il estimait que la production nationale suffirait à satisfaire les besoins du peuple travailleur, tant en biens de consommation qu’en ce qui concerne la culture, y compris les loisirs.

Etait-ce de l’utopie ? Nullement ! En effet, des événements ultérieurs survenus dans les pays pas plus développés économiquement ont démontré que l’idée de Paul Lafargue était parfaitement réaliste. La condition ? Elle exigeait simplement l’abolition du régime capitaliste et l’instauration du régime socialisme. Ce que l’on ne pourrait obtenir que par la voie antiparlementaire et révolutionnaire, voie dans laquelle il a combattu avec toute son énergie en compagnie de Jules Guesde.

Quel enseignement aujourd’hui pour nous ? La clé du raisonnement se trouvant dans la productivité, celle-ci, grâce au progrès vertigineux des sciences et techniques, présente un degré de puissance multiplié par X, X représentant cinq fois, dix fois, cinquante fois ? Que l’on me calcule la puissance de productivité d’un ordinateur dans lequel sont enfermés des robots-mathématiciens, celle d’un atelier, voire d’une usine automatisée, celle d’un appareil lance-fusées... De quoi rendre fou la machine capitaliste, de quoi faire perdre la tête à ses tenants, - aujourd’hui aux Chaban-Delmas... Et s’ils n’avaient perdu la tête, pourquoi, dans notre secteur agricole, détruiraient-ils nos 100.000 (je dis : cent mille) tonnes de beurre et les vaches productrices avec ? Pourquoi détruiraient-ils nos beaux fruits - cerises, prunes, poires, pomme, raisins - et nos légumes frais et tendres - artichauts, choux-fleurs, pommes de terre ? Pourquoi, dans notre secteur industriel, détruiraient-ils, mettons, deux usines sur trois, par concentration, absorption, fusion ? Pourquoi impitoyablement jetteraient-ils sur le pavé des dizaines et des dizaines de milliers de nos magnifiques cadres : ingénieurs, architectes, techniciens, directeurs, hauts fonctionnaires ? Pourquoi, pendant que, d’une part, nous avons encore d’immenses besoins individuels et collectifs à satisfaire, et, de l’autre, nous devrions prendre des mesures pour réduire la journée de travail de 10 heures et plus à 3, 2 ou 1 heure ?

Comme l’on ne peut parler raison à la valetaille stipendiée, lâchement au service de la dizaine de Seigneurs monopoleurs qui pressurent notre peuple et montent un obstacle devant l’essor de la civilisation, il reste aux hommes de bonne volonté, aux disciples de nos grands Paul Lafargue et Jules Guesde, de la balayer du pouvoir de notre pays et d’instaurer le socialisme des travailleurs industriels afin de nous laisser vivre la vie paradisiaque imaginée dans

« LE DROIT A LA PARESSE »

Pourquoi donc faire cette édition du Droit à la paresse, alors qu'il existait dès 1969 l'édition publiée dans la Petite Collection Maspero (suivie de plusieurs réimpressions) avec une intro de Maurice Dommanget ?
Byrrh
 
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Re: Une madeleine...

Message par com_71 » 09 Juil 2019, 16:27

Dès 1965, dans la "Bibliothèque Socialiste", chez F. Maspéro.

http://www.collectif-smolny.org/IMG/pdf ... biblio.pdf
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Une madeleine...

Message par Byrrh » 09 Juil 2019, 16:32

En effet :

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Re: Une madeleine...

Message par yannalan » 09 Juil 2019, 17:42

Moi, je m'en souviens de Keukdjian et de son stand, en 71 il était déjà bien âgé et ceux qui ont connu doivent être retraités. Je lui avais acheté mon premier Kadaré (le général de l'armée morte). Il m'avait expliqué qu'en Albanie socialiste, les paysans avaient des chaussures, contrairement aux grecs qui allaient pieds nus et dépenaillés....
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