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Message par ianovka » 25 Fév 2011, 15:30

Ça m'a l'air pas mal effectivement.
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Message par yannalan » 25 Fév 2011, 16:11

Le Grand Tremblement de terre du Kantô: Akira Yoshimura

C'est sur le grand séisme de Tokyo Yokohama en 23; l'auteur est un peu maniaque sur les bilans (beaucoup de chiffres) mais il rend bien l'ambiance et aussi la façon dont le pouvoir utilise les évènements contre les coréens et les "rouges", ain i que les rivalités entre sismologues
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Message par bennie » 06 Mars 2011, 18:00

J'ai été intéressé par "Un juif pour l'exemple" de jacques Chessex, un suisse qui raconte un crime qui a réellement eu lieu, en 1942.

Il raconte ce qui est arrivé dans son bled. Il avait 8 ans quand les faits relatés dans ce livre ont eu lieu. Les faits ? Nous sommes en 1942, l'Europe est à feu et à sang, la Suisse quoique neutre et sanctuarisée, est travaillée de sombres influences. A Payerne, le chômage aiguise les rancoeurs et la haine ancestrale du juif.
Autour d'un 'gauleiter' local, le garagiste Fernand Ischi et d'un pasteur sans paroisse proche de la légation nazie à Berne, le pasteur Lugrin, s'organise un complot de revanchards au front bas, d'oisifs que fascine la virilité germanique. Ils veulent du sang, du sang juif de préférence, et une victime expiatoire.

Ce sera Arthur Bloch, marchand de bestiaux, homme pieux et père de famille, qui visite la foire au bétail de Payerne le 16 avril 1942. A deux pas de l'abbatiale, dans l'ombre odorante d'une étable, il tombe dans le piège. On l'assomme, on l'achève et on le découpe en morceaux. Bien sûr les coupables, dont un semi-débile apprenti tueur, seront vite retrouvés.

Mais le crime, dans toute sa sombre gloire, aura délivré les uns et les autres, qui ne plaignent pas la mort du juif pour l'exemple.
La lecture est "spéciale", car on lit les propos racistes des tristes héros, qui étaient persuadés de la justesse de leurs actes, persuadés que les troupes nazies visctorieuses viendraient très bientôt les sortir de prison!
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Message par bennie » 06 Mars 2011, 18:11

Je me régale avec "un pays à l'aube " de Dennis Lehane ("mystic river", Shutter island", "Gone, baby gone")


L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages.
La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire.
En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais.

Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les « fauteurs de troubles » puis les expulser du territoire américain.

À priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres…
bennie
 
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Message par cleo » 09 Mars 2011, 18:46

(bennie @ dimanche 6 mars 2011 à 19:11 a écrit :Je me régale avec "un  pays à l'aube " de Dennis Lehane  ("mystic river", Shutter island", "Gone, baby gone")

Je l'ai lu aussi.

C'est effectivement un très bon livre sur l'ambiance dans une ville américaine après-guerre, une fresque formidable sur l'ambiance économique et politique de l'époque aux USA.

Un petit bémol toutefois sur la description des conditions de vie des Noir-américains. Je trouve l'auteur un peu léger sur ce sujet. A certains moments on peut croire que si Luther est révolté, c'est plus par son expérience malheureuse dans un match de Base-Ball que par le fait qu'il soit viré de son boulot pour laisser se place au soldat blanc qui reviennent du front, de la segregation qu'il subit...

Mais ce livre est aussi un très bon exemple de ce qui sépare les travailleurs des forces de repression de l'Etat. Y compris (et surtout???) quand celle-ci peuvent avoir des "intérets immédiat" commun avec les travailleurs.
cleo
 
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Message par Matrok » 09 Mars 2011, 19:46

En ce moment, je lis Kamui Den, de Shirato Sampei, paru chez Kana, collection Sensei.

C'est un manga, c'est à dire une bande dessinée japonaise, en un seul gros volume de 1500 pages (et ce n'est que le premier volume), en noir et blanc. Ce récit avait commencé à paraître en 1964 et c'est un classique au Japon, mais c'est la première fois qu'il est traduit et édité en français.

L'histoire se déroule au Japon au début de l'ère Edo, c'est à dire à la fin du 17ème siècle, dans une société féodale agitée par des conflits extrêmement violents. Le récit est assez complexe, car il entremêle au moins quatre fils, centrés sur quatre personnages, dont trois garçons d'origines sociales très différentes (le fils d'un guerrier, celui d'un paysan ruiné, et celui d'un paria) qui chacun à leur manière sont en bute à l'absurdité de la société féodale, et un loup blanc rejeté par sa meute. Le style oscille donc entre récit animalier très réaliste, combats de sabre très stylisés, et peinture sociale et historique marxisante.

Il faut supporter les grosses ficelles qui sont un peu la loi du genre, et s'accrocher vu la complexité du récit et le grand nombre de personnages secondaires, mais je sens qu'à la fin des 1500 pages j'aurais vraiment envie de lire la suite !
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Message par Proculte » 09 Mars 2011, 19:56

Staline/ Léon Trotsky

La Géorgie, la famille, le séminaire, la clandestinité, la déportation, telles sont les étapes qui vont marquer la formation de Staline.
Quand il abordera le marxisme, ce sera d'une manière vécue et concrète, ce qui représentera une grande force dans les débats auxquels il participera. Son marxisme porte et frappe juste ; et, très vite, les militants de base se reconnaîtront en lui. Il assume la Russie, quand, au sein des instances communistes, ses adversaires assument la Révolution. Trotski est l'un d'eux, le principal par son envergure intellectuelle et sa place dans le Parti.
Cette biographie est loin de n'être qu'un procès à charge et tout son intérêt réside dans le fait que, durant neuf ans, Trotski a partagé avec Staline le pouvoir soviétique au sein du Politburo, avant d'être exilé et assassiné. Aucun autre biographe n'a eu une connaissance aussi intime de " Koba ". =D>
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Message par Proculte » 22 Mars 2011, 21:30

L’homme qui aimait les chiens
de Leonardo Padura
Traduit de l’espagnol (Cuba) par René Soli et Elena Zayas.

Prix éditeur : 24 euros ,671 pages

Résumé du livre

En 2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain débutant et responsable d'un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui se promenait sur la plage avec deux lévriers barzoï. Après quelques conversations, 'l' homme qui aimait les chiens 'lui fait des confidences sur l'assassin de Trotski, Ramón Mercader, qu'il semble connaître intimement. Grâce à ces confidences, Iván reconstruit les trajectoires de Lev Davidovich Bronstein, appelé aussi Trotski, et de Ramón Mercader, connu aussi sous le nom de Jacques Mornard, et la façon dont ils sont devenus victime et bourreau de l'un des crimes les plus révélateurs du XXe siècle. Il suit ces deux itinéraires, à partir de l'exil de l'un et de l'enfance de l'autre, et leur rencontre à Mexico. Ces deux histoires prennent tout leur sens lorsque le Cubain y projette ses aventures privées et intellectuelles dans la Cuba contemporaine.
Leonardo Padura, dans une écriture puissante, fait, à travers des personnages ambigus et convaincants, l'histoire des conséquences du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur l'utopie la plus importante du XXe siècle et de ses retombées actuelles dans la vie des individus, en particulier à Cuba.
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Message par Proculte » 22 Mars 2011, 21:32

a écrit :La critique [evene]


Le Cubain Padura s’intéresse aux forces qui poussent l’un vers l’autre un assassin et sa victime. Quel pouvoir supérieur a-t-il pu conduire Ramon Mercader, jeune catalan sans grande personnalité, à fracasser son existence contre celle de Leon Trotski, le célèbre révolutionnaire russe ? La réponse se construit tout au long de ce grand roman, ou, pour une fois, l’histoire n’est pas violentée au profit de la dramaturgie. Au contraire, Padura raconte méticuleusement la métamorphose du bouillant Trotski en exilé aux abois, quitté par tous, chassé de partout et échoué au Mexique. Et décrit avec le même scrupule la transformation d’un Mercader falot en arme vivante, forgée dans les rangs républicains durant la guerre d’Espagne, testée au moment des purges menés par les communistes contre leurs alliés anarchistes, aiguisée dans les camps d’entraînements sous contrôle soviétique, puis sophistiquée à Moscou. Derrière les deux hommes, plane l’ombre de Staline. Il n’apparaît jamais, mais se trouve partout dans ce roman, tant Padura réussit à nous faire ressentir les effets de sa terreur. Certes, le romancier, né deux ans avant la Révolution cubaine, parle d’expérience. Cela se devine à travers son troisième personnage, Ivàn, écrivain de la Havane réduit au mutisme par les vexations infligées par le régime. Sa présence, qui permet de relier Russie et Cuba, Catro et Kremlin, ajoute encore une perspective à cette prose d’une grande profondeur…
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Message par Bertrand » 22 Mars 2011, 23:02

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