sur le site du NPA

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Re: sur le site du NPA

Message par com_71 » 17 Oct 2018, 16:43

Gare a écrit :Salut,

Mais sinon à part l’exégèse du NPPV, vous en pensez quoi du contenu ?
C'est une chose de se demander ce que pense une minorité de membres de la direction du NPA mais ça ne dit pas ce qu'en pensent les amis de LO.


Il ne me semble pas que quiconque puisse demander aux participants à ce forum d'avoir une expression d'organisation.

Quant à LO elle a donné son avis sur l'état des discussions par un article du 26 sept., reproduit plus haut, et qui se concluait ainsi :

...Ce qui est une diversion, par contre, et même une tromperie, c’est d’entraîner les travailleurs à choisir entre deux options politiques proposées à la bourgeoisie : un peu plus ou un peu moins d’Union européenne. Cette opposition est orchestrée par des partis bourgeois. Après l’opposition droite-gauche qui a servi à piéger les travailleurs dans l’impasse de l’électoralisme, c’est une nouvelle fausse alternative et un nouveau piège pour les exploités. Les travailleurs n’ont pas se ranger derrière l’un ou l’autre. Doivent-ils plus combattre l’UE ou leur propre État national ? La réponse est simple : les deux. En se rangeant, même hypocritement, dans un de ces deux camps, les camarades du NPA vont ajouter leur petite contribution à un concert de partis bourgeois allant du FN à Mélenchon, en passant par des politiciens de droite. Il s’agit d’une divergence essentielle avec ces camarades qui, pour l’instant, n’a pas du tout été surmontée dans les discussions.

Pour notre part, même si les élections européennes sont encore loin et que le contexte politique peut changer, nous savons que nous voulons exprimer les intérêts des travailleurs, leurs intérêts matériels et politiques dans cette période de crise du système capitaliste. Nous sommes décidés à le faire, avec d’autres si la possibilité se présente, seuls s’il le faut.


Je ne vois pas que, depuis, il y ait eu des éléments nouveaux. Il a été question d'une nouvelle rencontre aujourd'hui même, wait and see...
Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes ! Trotsky
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Re: sur le site du NPA

Message par com_71 » 20 Oct 2018, 13:58

Gare a écrit :
Au fait voici la motion en question (celle adoptée par la direction du NPA des 6 et 7 octobre 2018) : ...


Cette motion majoritaire a été mise en ligne sur le site du NPA le 16 oct. 2018.
https://npa2009.org/agir/vie-interne/un ... rrassee-de
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Re: sur le site du NPA

Message par com_71 » 09 Nov 2018, 14:27

Sur la question de l'Union Européenne :

article LO du 7 novembre 2018 a écrit :Mélenchon : le leurre de l’opposition à l’Europe

Jean-Luc Mélenchon était en meeting devant 1 500 personnes à Lille, mardi 30 octobre. Il a multiplié les formules contre l’Union européenne et contre Angela Merkel, accusant Macron de leur obéir.

« Il n’y a pas de différence entre ce que M. Macron décide et ce que la Commission européenne décide. Il recopie, il ne fait que ça », a dit Mélenchon, allant jusqu’à donner un satisfecit au gouvernement italien et à son ministre d’extrême droite Salvini : « Nous sommes contre ce gouvernement d’extrême droite italien. Mais il applique son programme en disant non à Bruxelles. Eh bien, c’est lui qui a raison. »

Mélenchon, par ses postures anti-Union européenne, finit par se sentir des points communs avec un gouvernement italien antiouvrier et antipauvre. L’Union européenne n’a pas été construite pour les travailleurs mais pour les besoins des capitalistes, aussi bien français qu’allemands. En faire la source de tous les maux revient à exonérer la bourgeoisie et le patronat français de leurs responsabilités dans le chômage et les bas salaires, la précarité et la misère. C’est appeler à se battre contre des moulins à vent et détourner le mécontentement des vrais ennemis du monde du travail.

Boris SAVIN
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Re: sur le site du NPA

Message par com_71 » 15 Nov 2018, 04:43

LO 14 Novembre 2018 a écrit :Rencontres LO-NPA : des divergences politiques
14 Novembre 2018

Une quatrième rencontre a eu lieu entre les représentants du NPA et ceux de Lutte ouvrière pour continuer à discuter des perspectives dans lesquelles chaque organisation entend intervenir lors des prochaines élections européennes.

Le NPA a envoyé à LO un texte faisant le bilan des divergences discutées et indiquant les axes politiques qui, selon lui, pourraient être ceux d’une campagne commune.

Ces camarades résumaient déjà leur démarche dans un article de leur hebdomadaire, L’Anticapitaliste, daté du 6 septembre : « Nous sommes favorables à des listes communes de nos deux organisations, mais à condition que le contenu défendu par ces listes réponde aux enjeux de la période, contre Macron, l’UE et pour les migrantEs. » Et, dans l’édition du 8 novembre, ils ont précisé leur position sur l’Union européenne : « Si l’on veut un tant soit peu défendre une politique rompant avec l’austérité, il faut être prêt à aller jusqu’au bout, c’est-à-dire la rupture avec l’Europe capitaliste, ses traités et ses institutions. »

Nous avons déjà dit que donner ainsi aux institutions européennes une responsabilité prépondérante dans les attaques menées contre les travailleurs et les couches populaires, c’était participer à une tromperie orchestrée par les partis bourgeois. Montrer du doigt ces institutions plutôt que les capitalistes pour le compte desquels elles agissent, c’est une diversion, et même une diversion dans un sens réactionnaire, celui du nationalisme. Cet alignement politique ne peut être entendu que comme une participation « d’extrême gauche » au camp anti-Europe.

En ce qui concerne Lutte ouvrière, depuis le début des discussions, nous disons quelle campagne, en tant que communistes révolutionnaires, nous voulons mener. Le contexte de crise profonde du système capitaliste met la classe ouvrière face à des responsabilités majeures. En même temps qu’elle doit se battre pour ses besoins immédiats, contre les attaques du patronat et du gouvernement, et retrouver le chemin des luttes collectives pour défendre ses conditions d’existence, elle doit combattre les forces d’extrême droite qui sont pour elle un danger mortel. La conscience des travailleurs est cependant en retard sur les nécessités de la situation, et notre tâche est de nous adresser à eux et de leur dire la vérité sur les dangers de la situation actuelle. Nous devons leur dire que, s’ils ne veulent pas être écrasés, ils doivent se battre pour leurs intérêts collectifs et que cela implique de remettre en cause la domination du grand capital.

Les divergences entre nos deux organisations ne sont pas nouvelles. Dans le passé, ces divergences ne nous ont pas empêchés de faire des listes communes, la dernière fois en 2004. C’était avec la LCR, qui se revendiquait du trotskysme. Le passage de la LCR au NPA a signifié l’abandon de cette référence. Mais, si nous ne voyons pas aujourd’hui comment concevoir une campagne commune, c’est surtout parce que la situation a fondamentalement changé. L’aggravation de la crise et ses conséquences politiques nous imposent d’affirmer notre programme révolutionnaire, sans en brouiller le contenu et les perspectives au milieu d’une campagne fourre-tout.

Si LO et le NPA se retrouvaient à présenter chacun une liste, cela permettrait au moins une expression libre et complète de chacune des deux organisations. Et, dans cette période de reculs réactionnaires, cela ne nous empêcherait pas d’agir en commun pour affirmer notre opposition aux attaques contre la classe ouvrière, à celles contre les migrants, ou encore sur d’autres terrains.

Pierre ROYAN
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Re: sur le site du NPA

Message par Ottokar » 16 Nov 2018, 11:32

Et pour que l'information soit complète, voici l'article publié sur le même thème dans l'Anticapitaliste cette semaine. La lettre envoyée par le NPA à LO (5 pages) se trouve au bout du lien suivant https://npa2009.org/agir/politique/lettre-lutte-ouvriere-propos-des-prochaines-elections-europeennes-0
Discussion avec LO sur les européennes : clap de fin, l’urgence de lancer la campagne du NPA

Nous avions engagé en juin des discussions avec Lutte ouvrière à qui nous avons proposé de faire campagne ensemble. Lors de notre dernière réunion, le 8 novembre, la délégation de LO nous a indiqué son refus.

Nous avions écrit, avant cette réunion, une longue lettre1 pour formuler une politique dépassant nos désaccords.

Les désaccords pointés sont le positionnement sur les institutions européennes ; la place des revendications contre toutes les oppressions, pour les droits des femmes, des LGBTI, l’antiracisme, les oppressions nationales, ainsi que la crise écologique ; la place accordée aux luttes sociales, car une campagne électorale peut et doit se faire le porte-voix des luttes et contribuer à les renforcer. Nous sommes d’accord sur beaucoup d’autres choses, l’opposition au gouvernement, la nécessité de renverser le capitalisme, du pouvoir des travailleurEs, etc.

Nous avons formulé une proposition qui, nous semblait-il, pouvait convenir à nos deux organisations. Sur les institutions européennes, nous avons proposé de dénoncer dans un même rythme l’UE et le gouvernement national, Macron et la bourgeoisie française. Nous avons proposé les éléments d’un programme qui « articule des revendications immédiates et des revendications transitoires, qui pose le problème de la propriété privée et de l’État, en un mot qui remette en cause le pouvoir des capitalistes et défende la perspective d’une Europe des travailleurEs et des peuples », en précisant les choses sur les revendications salariales, démocratiques, économiques, etc.

Enfin, nous avons abordé les enjeux d’une campagne commune, son importance dans la situation politique.

Quand c’est non, c’est non

Les camarades de LO ont reconnu que ce n’était pas les désaccords qui justifiaient le refus d’une campagne commune, qu’aucun désaccord entre nous n’était insurmontable. Ils ont rappelé qu’à plusieurs reprises, ces désaccords n’avaient pas empêché de mener campagne ensemble.

Mais il ont expliqué que, cette fois-ci, ils ne souhaitaient pas les dépasser car, étant donné la gravité de la crise du capitalisme, il fallait défendre « tout le programme », pour « convaincre les travailleurs de prendre le pouvoir » et que les autres points que nous voulions défendre « parasitaient » ce discours.

Nous leur avons fait part de notre étonnement, en indiquant que ce que nous défendons est un programme pour exprimer la colère du monde du travail, pour construire les mobilisations et poser la question du renversement du capitalisme par les exploitéEs…

Ils nous ont également indiqué que leur refus était lié à une appréciation de la situation politique qui nous semble catastrophiste, tout en indiquant que si elle devenait encore plus grave (« déclaration de guerre », « camps… »), il faudrait sans doute nous allier. Autrement dit, s’il était « minuit dans le siècle », ils seraient d’accord, mais pas à minuit moins le quart… Une forme d’attentisme illustrée par leur position sur le 17 novembre où ils indiquent qu’il ne faut surtout pas croire qu’on peut influer sur les choses, même localement.

Clairement, les camarades ne souhaitent pas de campagne commune, et une lettre devait nous arriver dans la semaine pour expliciter leur position.

Les arguments des camarades de LO ont varié au cours du temps, mais il semble surtout qu’ils ne veulent pas sortir de leurs positions propres, de leur « routine », pour se confronter à d’autres opinions, tenter de les intégrer comme une réfraction de discussions nécessaires au sein du mouvement ouvrier révolutionnaire.

Et maintenant ?

Le NPA est donc renvoyé à ses responsabilités. Puisque les camarades de LO veulent centrer leur campagne sur « la prise du pouvoir », il nous faut bien exister pour en dire davantage. Car, si nous voulons également convaincre que les exploitéEs doivent prendre le pouvoir, nous ne pensons pas que cela passe principalement par des « explications ». Nous pensons qu’il faut les combiner avec l’essentiel : l’expérience de la lutte, des liens qui se font dans la conscience entre différents éléments de dénonciation du capitalisme (crise climatique, assassinat des migrantEs, coût de la vie…) et la compréhension globale du système.

Nous n’avons donc pas d’autre choix que de tout faire pour être présentEs dans cette élection. Cela signifie pour nous une obsession à partir de maintenant : trouver le million d’euros nécessaire à l’impression des bulletins de vote et professions de foi, organiser une campagne politique militante pour exprimer la nécessité d’une opposition à la classe dominante, qu’elle s’incarne par l’UE ou par Macron, de la construction des mobilisations et du renversement du capitalisme.

Antoine Larrache et Christian Babel
Ottokar
 
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