Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

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Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par Gayraud de Mazars » 10 Déc 2019, 18:41

Salut camarades,

C'est une bonne nouvelle que Lutte Ouvrière et Nathalie Arthaud participe à ce meeting à l'initiative du PCF !

Meeting du 11 décembre à la Bourse du Travail de Saint-Denis
à 19h30

https://www.lutte-ouvriere.org/agenda/m ... 37534.html

Mercredi 11 décembre, se tiendra à 19h30 à la Bourse du Travail de Saint-Denis un meeting contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, organisé à l’initiative du PCF.

À cette réunion, tenue dans le cadre d’un mouvement dont Lutte ouvrière est non seulement solidaire mais partie prenante, Nathalie Arthaud prendra la parole.

Bien sûr, de la part des organisations présentes, à commencer par le Parti communiste à son initiative, cette réunion publique n’est pas sans arrière-pensées politiciennes et électoralistes. Le bilan des précédents gouvernements d’union de la gauche en matière de retraites suffit à justifier la méfiance envers tout projet de reconstitution d’une telle alliance.

Ce n’est évidemment pas en s’inscrivant dans cet objectif que Nathalie Arthaud doit prendre la parole à ce meeting. Dans les grèves et dans les manifestations, de nombreux militants de différentes organisations de gauche et d’extrême-gauche se battent côte à côte. Nathalie Arthaud tient à affirmer la présence de Lutte ouvrière dans ce mouvement et sa pleine solidarité avec les travailleurs en lutte contre la réforme des retraites que le gouvernement Macron-Philippe voudrait imposer coûte que coûte.


Fraternellement,
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Re: Meeting du 11 décembre à la Bourse du Travail de Saint-D

Message par Gayraud de Mazars » 12 Déc 2019, 13:41

Salut camarades,

"Mais avant les grands combats, un révolutionnaire ne demande pas ce qui se passera en cas d'échec, il demande comment faire pour que cela réussisse. Cela est possible, cela est réalisable, par conséquent cela doit être fait"... "Marcher séparément, frapper ensemble ! Se mettre d'accord uniquement sur la manière de frapper, sur qui et quand frapper !" expliquait justement Léon Trotsky...

Contre la réforme des retraites, la gauche s'unit du bout des lèvres
12/12/19, par Mathieu Dejean

https://www.lesinrocks.com/2019/12/12/a ... es-levres/

A l’initiative du PCF, toutes les familles de la gauche et des écologistes ont affiché leur opposition à la réforme des retraites lors d’un meeting commun. De là à s’unir sur un programme alternatif, le chemin est encore très long.

Oh, la belle photo de famille (recomposée) ! Ce 11 décembre, à l’initiative du PCF, la gauche et les écologistes se sont réunis le temps d’un meeting contre la réforme des retraites, à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). La liste des intervenants donne l’ampleur de la fragmentation du puzzle de ce côté de l’échiquier politique : Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Guillaume Balas (Génération. s), Julien Bayou (EELV), Olivier Besancenot (NPA), Eric Coquerel (France insoumise), Olivier Faure (PS), Marie-Noëlle Lienemann et Fabien Roussel (PCF).

Avant l’ouverture du bal, tout ce petit monde se tape dans le dos, s’envoie des grands sourires et des “ça fait longtemps !” en se serrant la paluche. L’instant est rare. Puisque les syndicats prouvent qu’ils bougent encore (“On nous a traités de morts vivants pendant des mois, on est là et bien là”, affirme Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, le jour même dans Libération), la gauche veut retrouver quelques sensations. “Si vous êtes là, c’est bien qu’il se passe quelque chose”, prophétise un militant en avisant du regard les nombreux journalistes présents.

“C’est quand même un peu de la magie”

Il faut dire que le timing était parfait (un hasard du calendrier). Quelques heures plus tôt, le Premier ministre Edouard Philippe faisait ses annonces sur la réforme honnie. Il avait prévenu qu’il n’y aurait “pas d’annonces magiques”. C’est peu de le dire. Il a même réussi à s’aliéner la CFDT et la CFE-CGC (syndicat des cadres), qui rejoignent l’appel à manifester le 17 décembre. A cette nouvelle, la salle explose. Eric Beynel, porte-parole de Sud-Solidaires, tempère, amusé : “C’est quand même un peu de la magie de faire applaudir la CFDT à la Bourse du travail de Saint-Denis !” Le ton du meeting est donné, entre pessimisme de la raison (l’union de la gauche sur un programme commun n’est pas pour demain) et optimisme de la volonté (mais les circonstances appellent à mettre de côté les querelles pour obtenir une victoire).

Fabien Roussel, le patron du PCF (qui, en jouant le passe micro, se place au centre du jeu institutionnel pour les semaines à venir à gauche), fixe tout de suite une ambition qui a le mérite de mettre tout le monde d’accord : “Ce qui est important, c’est de pouvoir afficher notre unanimité contre la réforme du gouvernement.” Olivier Besancenot, le plus unitaire des anticapitalistes, acquiesce : “Je prends ce meeting comme un rendez-vous d’engagement. On dit à celles et ceux qui se mobilisent qu’on les accompagnera jusqu’au retrait de la réforme.” Difficile cependant de maintenir l’illusion d’une parfaite symbiose. Le quinquennat de François Hollande a laissé des traces. Le postier du XVIIIe arrondissement les souligne en mentionnant un certain gouvernement de gauche “pas capable de revenir sur les réformes libérales” déjà mises en œuvre par la droite sur les retraites.

“Ayons les yeux qui brillent”

Olivier Faure, forcé de dire à la fois qu’il “n’y était pas” mais d’“assumer” en même temps une partie du bilan de l'ex-président socialiste, n’est pas ravi que le numéro de prestidigitation ait été de si courte durée. Il affirme pour sa part l’appartenance des forces en présence à une “famille de pensée commune”. Julien Bayou, l’ancien agitateur de Jeudi noir élu il y a dix jours secrétaire national d’EELV, ajoute son petit grain d’utopie (“Ayons les yeux qui brillent”), et cite Martin Luther King : “Pas besoin de voir tout l’escalier pour gravir la première marche.” Les yeux de certains brillent, mais en l’air.

La philosophie est certes là : tous s’opposent à la retraite par points, refusent l’avancement de l’âge de départ à la retraite, souhaitent la prise en compte de la pénibilité au travail et l’égalité femmes-hommes… Mais pour le discours de la méthode, on repassera plus tard. De la “levée en masse des travailleurs” (Nathalie Arthaud), au “programme des biens communs” souhaitable pour rassembler la gauche (Julien Bayou), en passant par la mise en place d’un “intergroupe” à l’Assemblée et au Sénat pour faire passer des amendements communs si la réforme venait à passer (Olivier Faure) : les musiciens de cet orchestre ne jouent décidément pas la même partition.

“L’unité se consolide dans l’action”

Heureusement, ils s’en rendent compte. “Camarades, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut mouiller le maillot, le reste, c’est des histoires pour enfants”, résume Olivier Besancenot. Avant de plancher sur une “contre-réforme”, comme le souhaite le PCF, l’impératif est de “montrer qu’on peut résister” (Marie-Noëlle Lienemann), et d’“aider les caisses de grève” (Eric Coquerel). Le rêve de l’union paraît alors si loin qu’ils en seraient presque partis amers, si Gérard Filoche, soixante-huitard pur et dur, ancien trotskiste et longtemps membre du PS, ne s’était pas levé dans la salle pour prendre le micro et rappeler un des fondamentaux de l’histoire du monde ouvrier : “L’unité se consolide dans l’action.”


Fraternellement,
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Re: Meeting du 11 décembre à la Bourse du Travail de Saint-D

Message par Kéox2 » 12 Déc 2019, 16:31

Bonjour Gayraud,

J'espère que dans la salle il y avait quand même des travailleurs du rang, parce qu'à lire cet article on retrouve beaucoup de faux amis du monde du travail plus ou moins nostalgique d'une nième union de la gauche. La présence de Nathalie et son intervention s'adresse surtout aux travailleurs et non à ces politiciens de la bourgeoisie du P"S", EELV, LFI, P"C"F et autres "Place publique"...
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Re: Meeting du 11 décembre à la Bourse du Travail de Saint-D

Message par Gayraud de Mazars » 12 Déc 2019, 18:35

Salut camarade Kéox,

Kéox2 a écrit :J'espère que dans la salle il y avait quand même des travailleurs du rang, parce qu'à lire cet article on retrouve beaucoup de faux amis du monde du travail plus ou moins nostalgique d'une nième union de la gauche.


Il devait y avoir des travailleurs du rang car le public était nombreux, et que le meeting était attendu pas mal de camarades en lutte qui se disaient, c'est bien cette rencontre...

Cependant comme toi, je ne suis pas partisan d'un nouveau Front Populaire, méfions-nous de nos faux amis, espérons que tout cela, et des luttes, on sorte par le haut pour la Classe Ouvrière qui combat unitaire la contre réforme sur les retraites !

Pour les luttes de notre temps, rappelons le grand Jaurès !

"Notre devoir est haut et clair : toujours propager l’idée toujours exciter et organiser les énergies, toujours espérer, toujours lutter jusqu’à la victoire finale..."

Fraternellement,
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par com_71 » 13 Déc 2019, 11:29

Gayraud de Mazars a écrit :Pour les luttes de notre temps, rappelons le grand Jaurès !


On peut toujours se le rappeler, mais déjà en 1914, ses idées ne répondaient pas aux nécessités de l'époque.

Trotsky en 1915 a écrit :Le socialisme pour Jaurès démocrate était le seul moyen sûr de consolider la République et le seul moyen possible de la parachever. Il ne concevait pas la contradiction entre la politique bourgeoise et le socialisme, contradiction qui reflète la rupture historique entre le prolétariat et la bourgeoisie démocratique. Dans son aspiration infatigable à la synthèse idéaliste, Jaurès était, à sa première époque, un démocrate prêt à adopter le socialisme ; à sa dernière époque, un socialiste qui se sentait responsable de toute la démocratie.Si Jaurès a donné au journal qu'il a créé le nom de " l'Humanité", ce n'est pas là l'effet du hasard. Le socialisme n'était pas pour lui l'expression théorique de la lutte des classes du prolétariat. Au contraire, le prolétariat restait à ses yeux une force historique au service du droit, de la liberté et de l'humanité. Au-dessus du prolétariat il réservait une grande place à l'idée de " l'humanité " en soi, qui chez les déclamateurs français ordinaires n'est qu'une phrase vide, mais dans laquelle il mettait, lui, un idéalisme sincère et agissant.


Trotsky a écrit :La guerre mondiale devait mettre Jaurès face à face avec des questions qui divisèrent le socialisme européen en deux camps ennemis. Quelle position eut-il occupé ? Indubitablement, la position patriotique. Mais il ne se serait jamais résigné à l'abaissement qu'a subi le parti socialiste français sous la direction de Guesde, Renaudel, Sembat et Thomas... Et nous avons entièrement le droit de croire qu'au moment de la révolution future, le grand tribun eût déterminé, choisi sans erreur sa place et développé ses forces jusqu'au bout.


Trotsky admire l'homme et le combattant, mais il décrit aussi quelle fut sa véritable place :

Trotsky a écrit :...La guerre a rejeté à l'arrière-plan, non seulement des figures individuelles, mais une époque toute entière : celle pendant laquelle a grandi et s'est formée la génération dirigeante actuelle. Cette époque, qui appartient déjà au passé, attire l'esprit par le perfectionnement de sa civilisation, le développement ininterrompu de sa technique, de la science, des organisations ouvrières, et paraît en même temps mesquine dans le conservatisme de sa vie politique, dans les méthodes réformistes de sa lutte des classes.
À la guerre franco-allemande et à la Commune de Paris a succédé une période de pays armée et de réaction politique où l'Europe, abstraction faite de la Russie, ne connut ni la guerre ni la révolution. Alors que le capital se développait puissamment, débordant les cadres des états nationaux, déferlant sur tous les pays et s'assujettissant les colonies, la classe ouvrière, elle construisait ses syndicats et ses partis socialistes. Néanmoins, toute la lutte du prolétariat durant cette époque était imprégnée de l'esprit de réformisme, d'adaptation au régime de l'industrie nationale et à l'état national. Après l'expérience de la Commune de Paris, le prolétariat européen ne posa pas une seule fois pratiquement, c'est à dire révolutionnairement, la question de la conquête du pouvoir politique...
Les masses ouvrières qui durant des dizaines d'années, ont absorbé des idées socialistes, acquièrent maintenant seulement, dans les terribles épreuves de la guerre, la trempe révolutionnaire. Nous entrons dans une période de bouleversement révolutionnaire sans précédent. La masse fera surgir en son sein de nouvelles organisations et de nouveaux chefs se mettront à sa tête...


https://www.marxists.org/francais/trots ... jaures.pdf

L'avenir du mouvement ouvrier ne peut pas être dans un "réformisme honnête" à la Jaurès.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par com_71 » 13 Déc 2019, 17:05

L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par artza » 15 Déc 2019, 07:34

une autre réforme est possible


proclame la banderole de la tribune.
ça promet!

Un emberlificotage genre les fameuses 35h? ;)

Toutes façons faudrait que les principaux leaders de cette tribune, dont une majorité d'inconnus soient au gouvernement et pour ça y a encore de la marge.

Pour ma part j'en reste à ce que j'ai lu sur un papillon de LO: "avec les richesses produites par le travail, les bourgeois encaissent des milliards. A eux de payer pour les retraites !

Pour ceux qui veulent étayer l'argument (re)lire le discours de Guesde. "C'est à la charge exclusive de l'exploitant que doivent être mis les ouvriers tombés malades ou usés à son service".

https://www.marxists.org/francais/guesd ... 100331.htm
artza
 
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par Cyrano » 15 Déc 2019, 14:47

Alors, concrètement, il en ressort quoi de ce meeting, après que chacun ait dit que la réforme des retraites, c'était caca-boudin?
Nathalie Arthaud a-t-elle pu prendre la parole de la tribune de ce meeting?
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par Kéox2 » 15 Déc 2019, 16:17

Oui elle a pu prendre la parole…

brève LO a écrit :Un meeting sur les retraites à Saint-Denis 11 Décembre 2019

Le 11 décembre se tenait, à la Bourse du travail de Saint-Denis, un meeting contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, organisé à l’initiative du PCF.
À cette réunion, tenue dans le cadre d’un mouvement dont Lutte ouvrière est solidaire et partie prenante, Nathalie Arthaud prenait la parole.
Bien sûr, de la part des organisations présentes, à commencer par le Parti communiste à son initiative, cette réunion publique unitaire n’était pas sans arrière-pensées. Le bilan des précédents gouvernements d’union de la gauche en matière de retraites suffit à justifier la méfiance envers tout projet de reconstitution d’une telle alliance.
Ce n’est évidemment pas en s’inscrivant dans cette démarche que Nathalie Arthaud participait à ce meeting. Dans les grèves et dans les manifestations, de nombreux militants de différentes organisations de gauche et d’extrême gauche se battent côte à côte. Il s’agissait d’affirmer la présence de Lutte ouvrière dans ce mouvement et sa pleine solidarité avec les travailleurs en lutte contre la réforme des retraites.
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Re: Meeting du 11 déc. à la Bourse du Travail de Saint-Denis

Message par Gayraud de Mazars » 19 Déc 2019, 14:45

Salut camarades,

Nathalie Arthaud : “Le débouché politique, c’est que les travailleurs se battent !”
18 Décembre 2019, dans le journal de Lutte Ouvrière n°2681

https://journal.lutte-ouvriere.org/2019 ... DnhV-oWHf0

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies à la Bourse du travail de Saint-Denis, mercredi 11 décembre, pour un meeting contre la réforme des retraites du gouvernement organisé par le PCF. Lutte ouvrière, représentée par Nathalie Arthaud, y a participé pour s’affirmer partie prenante du mouvement de lutte contre la réforme.

« La proposition de Lutte ouvrière est simple » a dit Nathalie : « lorsqu’un salarié part à la retraite, il doit partir avec la totalité de son salaire. Pourquoi partir avec 75 % ? Est-que le loyer baisse ? Est-ce que les charges baissent ? Pour les retraites, il faut prendre l’argent volé par le capital au travers de l’exploitation. L’enjeu est de faire payer le grand capital, les grandes fortunes. Voyez la fortune de Bernard Arnault : avec 100 milliards, il y a de quoi en payer des retraites ! »

La majorité des organisations présentes, à commencer par le PS et le PCF, ont entonné le refrain de l’unité derrière un contre-projet de réforme et un programme commun à construire. Nathalie Arthaud au contraire a tenu à affirmer qu’imposer les intérêts des travailleurs ne serait pas le résultat de la politique d’un gouvernement : « Même bien intentionnés vis-à-vis des travailleurs, les politiciens au pouvoir seront pieds et poings liés à ce grand capital. C’est ce qui s’est toujours produit ». Elle a rappelé que les précédents gouvernements de gauche n’étaient pas revenus sur les reculs importants déjà imposés sur les retraites, en prétextant toujours qu’il n’y avait pas d’argent pour cela.

Lutte ouvrière n’a pas signé la tribune commune proposée par les organisateurs. Elle ne s’associe pas non plus à l’organisation de structures ou d’initiatives communes qui auraient lieu derrière une politique qui n’est pas la sienne et qui n’offre aux travailleurs d’autre perspective que de se fier, encore une fois, à une alliance gouvernementale de gauche dont on a vu ce qu’elle peut valoir.

Le véritable débouché politique, a dit Nathalie, « c’est que les travailleurs se battent et découvrent, au travers de leurs luttes, leur capacité de changer les choses. Qu’ils découvrent qu’ils ont les moyens de “désintoxiquer l’économie de la finance”, pour reprendre la formule de Fabien Roussel, parce qu’ils ont les moyens d’exproprier la bourgeoisie, de se débarrasser du grand patronat ».


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