Municipales 2026

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'actualité politique en France

Re: Municipales 2026

Message par Plestin » 11 Fév 2026, 20:50

Il y a des villes où les électeurs auront un joli cocktail de candidats révolutionnaires. Je crois que c'est à Rennes qu'il y aura le choix le plus large, avec des candidats : LO, NPA-R, RP et PT. Bravo à chacun pour être parvenus à monter une liste.

Il est encore trop tôt pour savoir quel sera le nombre exact de listes de chaque organisation, même si l'ordre devrait être : LO, PT, NPA-R, RP.

A noter qu'à Bordeaux on retrouve LO, NPA-R et RP, tandis que Poutou fait sa liste NPA-A après s'être fâché avec d'autres du collectif Bordeaux en Luttes qui font leur propre liste, les deux se présentant séparément de LFI.
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Re: Municipales 2026

Message par Plestin » 15 Fév 2026, 17:37

Toutes les listes ont été annoncées dans la Métropole de Lyon et le Rhône. En prime par rapport à ce qui était annoncé, il y aura le 3ème arrondissement de Lyon (environ 100.000 habitants, quartiers de Montchat, Part-Dieu, place Guichard / Préfecture et partie nord de la Guillotière). C'est un arrondissement plutôt aisé avec des enclaves populaires et aussi beaucoup de travailleurs de professions "intermédiaires" dans la santé, l'éducation etc. LO sera donc présente dans 7 arrondissements sur 9. Les deux seuls arrondissements où il n'y a pas de liste LO sont les deux plus riches, le 2ème (Bellecour / Perrache / Confluence) et le 6ème (Brotteaux / Tête d'Or). Les travailleurs électeurs qui y vivent auront quand même la possibilité de voter LO pour la municipale de tout Lyon ainsi qu'aux élections métropolitaines.

Pari réussi pour la construction d'une liste dans le nouveau Rhône (= hors métropole) à Villefranche-sur-Saône, conduite par Denis GOIFFON, ouvrier dans une usine d'huisseries métalliques du Haut Beaujolais.

Ici, un article de Lyon Mag :

https://www.lyonmag.com/article/150194/ ... le-de-lyon
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Re: Municipales 2026

Message par com_71 » 19 Fév 2026, 01:39

Les textes des circulaires électorales (dites "professions de foi") de Lutte Ouvrière sont en ligne :
https://www.lutte-ouvriere.org/portail/ ... 91338.html
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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La sainte colère de Marie

Message par com_71 » 19 Fév 2026, 13:04

L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Municipales 2026

Message par Gayraud de Mazars » 21 Fév 2026, 19:02

Salut camarades,

Courage à mon vieux poto, sans sectarisme, Jérôme Garcia, qui mène la liste de Lutte Ouvrière à Alès, dans le Gard, pour les Municipales de 2026 !

Article LO Alès Jérôme Garcia.jpg
Jérôme Garcia LO Alès !
Article LO Alès Jérôme Garcia.jpg (220.18 Kio) Consulté 459 fois


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Re: Municipales 2026

Message par Zorglub » 24 Fév 2026, 14:07

Je confirme pour l'intervention de Marie Ducruet, une colère argumentée, répondant en plaçant notre axe.

https://www.lutte-ouvriere.org/portail/ ... 91586.html
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Interview de Nathalie Arthaud

Message par com_71 » 24 Fév 2026, 18:20

Bonjour Pantin, 24 février 2026 a écrit :Interview de Nathalie Arthaud, candidate Lutte Ouvrière aux élections municipales de Pantin

Bonjour Pantin et ses voisins : Nathalie Arthaud, qui êtes-vous et quel a été votre parcours qui vous a amené à devenir porte-parole de Lutte Ouvrière ?

Nathalie Arthaud : En fait, c’est surtout un parcours de militante. Moi, je me suis engagée parce que j’étais révoltée par la misère, la faim. La faim dans le monde, c’était quelque chose qui m’a beaucoup touchée quand j’étais jeune. Et quand je suis arrivée au lycée, j’ai rencontré des militants, communistes en fait. Moi, j’étais un peu orientée association, ONG, humanitaire. Et là, j’ai découvert le mouvement ouvrier. J’ai découvert la force des travailleurs quand ils s’étaient battus. J’ai découvert les grandes mobilisations, les révolutions aussi.

Et là, j’ai découvert qu’en fait, il y avait un levier pour changer la société et qu’on n’était pas condamné pour l’éternité à cette société capitaliste, que l’histoire de l’humanité avait quand même beaucoup évolué, que cette loi du plus fort, qu’on nous présente en permanence comme une loi de la nature, elle est fausse. La réalité, c’est que toutes les sociétés d’injustice, d’exploitation, ont connu leur révolte. Les sociétés esclavagistes ont eu leur révolte d’esclaves, le servage, il y a eu les jacqueries paysannes. Du temps du capitalisme, il y a eu la colonisation et les révoltes de colonisés, il y a eu des révoltes ouvrières très importantes.

Donc moi, je pense que ces révoltes-là, c’est en effet l’avenir de la société pour enfin nous débarrasser de cette folie du capitalisme. Parce que moi, ce qui me frappe plus que jamais, c’est le décalage entre les possibilités de la société, le progrès, la potentialité de répondre aux besoins des gens, et puis ce qu’on en fait.

Bonjour Pantin et ses voisins : Aujourd’hui, il y a plus d’une centaine de listes Lutte Ouvrière qui sont présentées aux municipales. Pourquoi c’est important pour vous et pour votre mouvement de participer à des élections qui sont locales ?

Nathalie Arthaud : Il y en a plus que ça, en fait. On est présent dans 240 villes. Ça fait un peu plus de 280 listes. Et ça, parce qu’il y a les métropoles, parce qu’il y a les arrondissements à Paris, Lyon et Marseille. Il y a aussi une élection dans les métropoles, à Lyon. On comptabilise en tout 11 000 candidats sur les listes Lutte Ouvrière, le camp des travailleurs.

Et oui, en effet, pour nous c’est important parce qu’on veut partout affirmer que les travailleurs doivent agir, qu’ils peuvent faire les choses et qu’ils doivent défendre leur politique et qu’ils n’ont pas à en passer par les grands partis institutionnels, par des professionnels de la politique, par des politiciens, des notables établis ou des notables en herbe. Ils peuvent faire les choses eux-mêmes.

Donc pour nous c’était important qu’il y ait 11 000 femmes et hommes du monde du travail sur nos listes : des salariés, des retraités, des ATSEM, des enseignants, des ouvriers, qui ont décidé de prendre la parole pour dire ce qui les préoccupe, ce qui les touche. Les problèmes des salaires, des conditions de travail, les petites retraites, cette marche à la guerre aussi, parce que ça, ça fait partie des inquiétudes profondes, je peux vous dire. Parce qu’on voit comment toute la société est de plus en plus organisée vers la militarisation.

Pour nous, c’était faire cette démonstration-là, qu’il faut que les travailleurs se mêlent de tout ça. Parce que tant que c’est une poignée de privilégiés qui ne jurent que par leur profit, que par leur rivalité, on est condamné. On est condamné à cette guerre économique dans laquelle on est les seules et uniques victimes. Et on est condamné aux guerres tout court, on est condamné à la catastrophe climatique, on est condamné à ce que l’humanité s’auto-détruise.

Donc voilà, notre objectid c’est de prendre la parole pour dire qu’il y a un autre chemin pour la société, mais ce chemin-là c’est à nous de le construire au travers de nos combats qui pourront remettre la société sur ses pieds. C’est-à-dire qu’on produise pour répondre aux besoins des gens, qu’on mette fin à la famine dans le monde, qu’on mette fin au sous-développement, qu’on coopère au lieu de toutes ces rivalités et toute cette concurrence folle et destructrice.

Bonjour Pantin et ses voisins : Vous vous présentez à Pantin, sachant, qu’à priori, vous avez peu de chances d’être élue, quel est l’objectif ?

Nathalie Arthaud : J’ai peut-être peu de chances d’être maire, oui. On est conscient que nous représentons un courant, forcément, qui est précisément à contre-courant de ce culte de l’argent, de l’individualisme, du repli sur soi aussi. Donc bien sûr, il y a peu de chances que je sois maire, mais en revanche, il est tout à fait possible, je pense, qu’on ait des élus par exemple. Et c’est quand même quelque chose aussi d’important.

Et de toute façon, nous sommes absolument pour se saisir de toutes les possibilités qu’on a de s’exprimer. Les élections, quelles qu’elles soient, sont la possibilité de dire ce qu’on pense de la situation. Et vous savez, nous, on est très préoccupés par tous ces affrontements qui débouchent sur les guerres, là, aux quatre coins du monde. Là, il y a quand même une armada américaine qui va peut-être déclencher une guerre en Iran. Et on est très préoccupés de ça. Mais moi, je sais que quand ils décideront de partir en guerre, ils n’organiseront pas d’élection. On n’aura pas notre mot à dire. Et tout ça, il faut y réfléchir et il faut dire ce qu’on pense. Il faut qu’on utilise tous les éléments pour dire ce qu’on pense.

Dans ces élections-là, on me dit : « Oui, mais c’est une élection municipale. La municipalité ne peut pas faire ça. Il faut rester pragmatique, rester au niveau de la municipalité. » Mais moi, je pense que c’est une erreur de ne pas faire le lien entre ce qu’on peut faire à l’échelle d’une municipalité et ce qui se passe dans l’ensemble de la société. Et moi, je pense que bien sûr, on doit faire tout ce qui est possible dans le cadre actuel, mais ce cadre-là, il faut viser à en sortir. Voilà, il ne faut pas accepter le contexte tel qu’il est, il faut continuer de mener le combat.

Nous c’est ça qu’on apporterait comme élus dans une municipalité : ne pas se résigner à l’évolution de plus en plus inégalitaire, réactionnaire, raciste, guerrière de la société. Ne pas se résigner au cadre budgétaire qu’on nous impose. Pourquoi augmenterait-on le budget militaire et pas le budget de l’Éducation nationale ? Moi, je veux bien qu’on rénove les écoles et qu’on fasse des cours végétalisées, mais s’il n’y a pas de prof, s’il n’y a pas d’instit pendant des semaines, pendant des mois — et c’est le cas ici, à Pantin, en Seine-Saint-Denis, et dans bien d’autres coins de France.

Donc il faut qu’on lie tous ces combats-là, et nous, nous sommes absolument opposés à l’idée qu’il faut se replier sur le local et se contenter de ce qu’on peut faire à notre échelle. Parce que là, on démissionne et on laisse finalement la classe qui dirige, c’est-à-dire ceux qui ont du fric quand même, les plus puissants économiquement, on les laisse faire ce qu’ils veulent en fait. On les laisse organiser la société en dépit du bon sens. Du bon sens général, parce que pour leurs intérêts, il n’y a pas de problème, ça va bien. Donc voilà, il ne faut pas baisser les bras et il ne faut pas croire qu’on est impuissant. Nous, c’est cela que l’on pourrait apporter dans le débat à l’échelle des municipalités.

Bonjour Pantin et ses voisins : Au niveau national, vous dites qu’il y a deux France : la France des exploiteurs et celle des exploités. Il y a aussi les riches contre les pauvres. Est-ce que ces oppositions, pour vous, elles sont également présentes à l’échelle de Pantin ?

Nathalie Arthaud : Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de grands bourgeois à Pantin. Je crois qu’on les trouve plutôt du côté des Champs-Élysées, de l’avenue Foch, où apparemment Epstein avait un grand appartement de plusieurs centaines de mètres carrés, etc. Par contre, je pense qu’il y a pas mal de Pantinois qui vont travailler vers les Champs-Élysées dans les quartiers bourgeois de Paris. Mais ils y vont justement en tant que femmes de ménage, chauffeurs de taxi, cuisiniers, peut-être comme gardes d’enfants, etc. Parce qu’il y a bel et bien deux mondes dans cette société, ça c’est sûr.

Alors nous, il y a des villes populaires, il y a des villes bourgeoises, il y a des quartiers populaires, des quartiers bourgeois. Il y a des restos de luxe, Georges V, j’en oublie. Puis il y a les kebabs et les McDo. Il y a même ceux qui ne peuvent jamais aller au restaurant.

Donc oui, Il n’y a pas une France. Et d’ailleurs, c’est en cela que nous, nous sommes très singuliers dans tout le paysage politique. Parce que moi, je ne dirais pas « la France », parce que ce n’est pas vrai. Ça n’existe pas. Il y a la France des exploités, la France des exploiteurs. Et quand ils nous disent qu’on va défendre les intérêts de la France, je vous garantis que c’est toujours défendre les intérêts de Bernard Arnault, les intérêts de Mulliez, les intérêts des grandes familles bourgeoises comme Peugeot, Niel et compagnie.

Donc nous, on ne marche pas là-dedans. On pense que les travailleurs, c’est un camp, une classe sociale qui précisément n’a pas de nationalité, qui est de toutes les origines, de toutes les couleurs de peau. Et c’est comme ça qu’il faut qu’on raisonne. Et c’est comme ça qu’y compris, on s’opposera au racisme, au nationalisme, qui en fait n’a qu’un objectif : c’est de nous diviser et de nous compliquer la tâche de nous battre ensemble, tous les travailleurs.

Bonjour Pantin et ses voisins : Et du coup, pour aller un peu plus loin, il y a quand même un phénomène de gentrification. À la base, Pantin était très populaire et aujourd’hui, il y a des nouvelles populations qui sont plus aisées, qui travaillent à La Défense, etc. Pour vous, est-ce que c’est une opposition ? Est-ce qu’il y a également deux sociétés à Pantin qui cohabitent ?

Nathalie Arthaud : Mais les inégalités, elles se creusent. Et par ailleurs, effectivement, les moins riches sont chassés de Paris. Donc évidemment, ils se retrouvent de plus en plus proches de Paris, dans la petite couronne, etc. Mais ça, c’est un fonctionnement, comment dire, c’est révélateur plutôt d’une évolution de la société. Et je ne crois pas que Pantin puisse lutter contre ça, justement.

Moi, je pense qu’une municipalité ne peut pas compenser les ravages, les déséquilibres qui sont creusés par un système qui fabrique la misère, qui fabrique les injustices. Donc c’est une situation de fait. Moi je sais bien que les uns ou les autres vont proposer, par exemple, la cantine gratuite, un pass Navigo gratuit pour les plus jeunes, ils vont proposer un tas de choses pour essayer de compenser les difficultés. Mais encore une fois, moi ce que je pense que la misère il ne faut pas seulement avoir l’ambition de vivre avec. Il faut avoir l’ambition de la supprimer. C’était un discours de Victor Hugo, de 1849, qui disait : « Messieurs, il faut supprimer la misère. » Et il disait bien « parce qu’on a la possibilité ».

Mais là, en 2026, bien sûr qu’on a la possibilité. Mais faut-il encore en avoir l’objectif et ne pas baisser les bras en disant que tout ça, c’est foutu, qu’en face, les puissants et les capitalistes sont trop forts. Il faut mener le combat et prendre conscience de la force qu’on représente dans la société quand on appartient au monde du travail. Parce qu’en réalité, tous ces capitalistes et tous ces ultra-riches et tous ces milliardaires, ils dépendent de nous pour tout, pour absolument tout. Pour se déplacer, pour soigner leurs enfants, pour éduquer leurs enfants, pour accumuler leur richesse et leurs profits. Donc ils dépendent de nous et il faut réaliser la force que l’on a et que l’on pourrait utiliser pour justement que nos intérêts soient respectés.

Question : Face au phénomène de gentrification les autres candidats proposent plus de HLM, plus d’aides… pour vous c’est un phénomène trop global pour qu’il puisse se piloter à l’échelle locale ?

Nathalie Arthaud : Oui, c’est un phénomène qui est réel. Je sais que par exemple la mesure du plafonnement des loyers a été mise en place à Paris, mais ça ne supprime pas la spéculation immobilière et les prix augmentent en réalité. Et comme il n’y a pas d’argent pour construire le nombre de logements nécessaires et accessibles à un loyer compatible avec le pouvoir d’achat de ceux qui touchent un salaire modeste, cette pression sur les logements, elle va continuer ça c’est sûr.

Bonjour Pantin et ses voisins : À Pantin, il y a quand même beaucoup de grosses entreprises capitalistes : il y a Hermès, Chanel, la BNP, il y a BETC. Mais à l’inverse, leurs impôts contribuent au budget de la ville (plusieurs dizaines de millions d’euros par an). Est-ce qu’on peut dire que c’est positif pour les Pantinois que ces grandes entreprises s’installent à Pantin ?

Nathalie Arthaud : Vous voulez dire que ça ruisselle ? Alors moi, je trouve que d’abord c’est un minimum qu’ils payent des impôts. Voilà, je sais qu’y compris Bernard Arnault explique qu’avec LVMH, ils payent beaucoup d’impôts, etc. Mais la réalité, c’est qu’il y a une aspiration aujourd’hui des richesses de la société à un pôle. Alors que le nombre de milliardaires est passé de 39 à 145 entre 2017 et aujourd’hui — et ça c’est le comptage de Challenges quand ils intègrent la fortune professionnelle — ce qu’on voit c’est qu’il y a une concentration des richesses à un pôle parce qu’en fait ces grandes multinationales s’enrichissent sur notre dos à tous.

Alors bien sûr qu’ils payent un peu des impôts mais à côté de ça c’est l’exploitation, ils récupèrent la plus-value, c’est-à-dire les richesses créées par le travail de centaines de milliers de femmes et d’hommes. Ils récupèrent aussi un grand nombre de subventions. Et vous savez, moi, quand je les entends les uns et les autres expliquer que ce sont les investisseurs, que ce sont eux qui créent les emplois… quand vous regardez bien, à chaque fois, en fait, ils demandent à l’État d’être là pour les aider à investir. Alors ça, c’est la tarte à la crème : il faut leur faire des ponts d’or, trouver des terrains, leur faire des rabais fiscaux. Il faut leur trouver aussi le personnel, il faut le former, parce qu’ils ne forment plus en interne. Et c’est comme ça pour tout, en fait.

Nous, nous disons que ces grands groupes, ces multinationales qui dirigent l’économie — parce qu’en réalité, c’est eux qui dirigent l’économie, ce n’est pas le petit épicier du coin — ces grands groupes-là, ça fait belle lurette qu’ils devraient être mis sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes. Et en fait, on ferait en sorte que justement, ils fonctionnent pour toute la société. Et oui, on pourrait comme ça en finir avec cette société, cette folie du capitalisme, où il n’y a que les profits, il n’y a que les cours boursiers qui comptent. On pourrait enfin mettre les immenses richesses et possibilités de la société au service de tous. C’est l’idéal communiste que l’on continue de défendre.

Bonjour Pantin et ses voisins : Y’a-t-il a des propositions des autres candidats que vous trouvez intéressantes ?

Nathalie Arthaud : Oui, il y a des propositions que je trouve intéressantes. C’est vrai que si on était élus, nous, à la municipalité y compris, on soutiendrait toute une campagne, sans doute symbolique, mais politique aussi, pour le droit de vote des étrangers, par exemple. Pourquoi pas organiser des élections où ils pourraient voter, en fait, tout simplement. Alors, ça ne serait pas légal, ça serait retoqué par le préfet, d’accord, mais on ferait cette démonstration que nous, on se bat pour ça. On remettrait la question au centre du débat politique. Moi, ça, c’est quelque chose qui me révolte. Il y a des femmes et des hommes qui sont là depuis 10 ans, 15 ans, 20 ans, qui travaillent, qui payent des impôts, et ils ne peuvent pas dire ce qu’ils pensent, ils ne peuvent pas voter. Moi je trouve que ce n’est pas ça la démocratie.

Je sais qu’il y a eu l’idée d’une carte de citoyenneté, mais on pourrait faire des campagnes de ce type-là pour influencer sur l’ambiance politique nationale. Donc il y aurait des choses effectivement localement à faire, mais encore une fois, ce qui m’oppose finalement à tous les autres candidats du Parti socialiste, de la France insoumise et de la droite, c’est qu’ils acceptent ce cadre du capitalisme et ils cherchent finalement à faire dans ce cadre-là. Et nous on met toutes nos forces pour dire que cette société-là n’est pas acceptable. Il faut en changer, c’est possible. Il faut aller contre ce sentiment d’impuissance et de résignation. Il faut dire que le capitalisme, ce n’est pas la fin de l’histoire. On n’est pas condamné jusqu’à la fin de nos jours à cette société-là. C’est un combat politique que la gauche a abandonné depuis longtemps. Il faut qu’il y en ait un qui relève le drapeau, c’est nous.

Bonjour Pantin et ses voisins : Une question plus personnelle en tant qu’habitante de Pantin : qu’est-ce que vous aimez dans la ville ? Qu’est-ce que vous aimeriez changer ?

Nathalie Arthaud : Moi, je suis une grande amoureuse, comme beaucoup d’autres, du canal, de toutes les balades dans les parcs qu’on peut faire ici.

Mais en même temps, dès que je sors, je la vois, la misère, elle me saute aux yeux. Ce sont les gens qui dorment dehors, les gens qui font la manche. Et ça, ça me serre le cœur et ça me conforte dans mon combat.

Vous savez, on pourrait repeindre Pantin en rose ou en vert. Moi, j’ai envie de dire : ce n’est pas dans ce monde-là que je veux vivre. Ce n’est pas dans ce monde où il y a des guerres, des massacres aux quatre coins du monde. Ce n’est pas dans ce monde où on voit l’impérialisme imposer sa loi partout. Ce n’est pas dans ce monde où il y a l’exploitation quotidienne, qui est une violence. Pour un tas de gens, ça veut dire aller trimer du matin au soir, laisser ses forces vives au boulot pour un salaire qui ne permet même pas de vivre dignement. Et ça, cette exploitation quotidienne, moi, je ne m’y résigne pas non plus.

Mener ce combat, c’est indissociable de ce que je suis. Et c’est ce qui me donne envie de mettre un pied devant l’autre : cet optimisme fondamental. La société peut être différente et tout ce qui est positif et chouette dans cette vie doit être mis à la portée de tout être humain qui naît sur cette planète.

Question : Le mot de la fin : pourquoi se lever le 15 au matin et aller voter pour la liste Lutte Ouvrière que vous représentez ?

Nathalie Arthaud : Justement, ce sera l’occasion de faire un vote révolutionnaire, un vote d’optimisme pour changer toute cette société. Parce qu’on ne peut pas imaginer changer nos vies ici à Pantin et ne pas changer la face du monde. Donc oui, ce serait un vote d’optimisme, de combativité, de conscience. Et j’espère qu’on sera plusieurs centaines et peut-être même plusieurs milliers à le faire le 15 mars.

https://www.bonjour-pantin.fr/2026/02/2 ... de-pantin/
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Re: Municipales 2026

Message par com_71 » 26 Fév 2026, 16:05

Florilège de listes : https://actu.fr/tag/lutte-ouvriere
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Municipales 2026

Message par Plestin » 27 Fév 2026, 09:44

Les dépôts de listes sont désormais bouclés et, pour ce qui concerne LO, les listes municipales couvrent 243 villes. C'est moins que les 250 initialement annoncées, mais cela reste un peu mieux qu'en 2020 (240, plus exactement 239 et 1 liste en alliance avec le PCF) et surtout, l'amplitude du mouvement est plus importante entre villes en moins et villes en plus, avec une population couverte plus importante (il faudra que je chiffre ça...)

En Bretagne, LO ne se représente pas dans deux petites communes à Ploufragan (Côtes-d'Armor, 11.500 habitants, banlieue de Saint-Brieuc) et à Acigné (Ille-et-Vilaine, 6.900 habitants, banlieue de Rennes), suite à la volonté de ne pas "rempiler" de camarades âgés et élus conseillers municipaux n'ayant personne pour prendre le relais (c'est public, dans la presse locale). Mais il y a bien une liste nouvelle, et non des moindres, à Lorient (Morbihan, 58.000 habitants).

En Auvergne-Rhône-Alpes, LO n'a pas tenté cette fois-ci la ville touristique d'Evian-les-Bains (Haute-Savoie, 9.200 habitants) et a renoncé à La Roche-sur-Foron qui était une nouvelle liste annoncée (Haute-Savoie, 11.300 habitants) mais la nouvelle liste à Villefranche-sur-Saône (Rhône, 36.000 habitants) a bel et bien vu le jour, au cœur du très réactionnaire Beaujolais. L'ancienne liste d'Oullins (27.000 habitants) a bien pu être remplacée par une nouvelle sur la commune fusionnée d'Oullins-Pierre-Bénite (38.000 habitants), qui nécessitait davantage de noms. Enfin, une liste à Lyon 3ème arrondissement (100.000 habitants) qui n'avait pas initialement été annoncée, a pu être montée au dernier moment. Il y a aussi la liste sur tout Lyon (517.000 habitants), qui permet de couvrir également les deux seuls arrondissements qui n'ont pas leur liste (les très bourgeois 2ème et 6ème, soit près de 80.000 habitants supplémentaires), mais les noms de cette liste peuvent être redondants avec ceux des arrondissements et c'est donc bien la liste du 3ème qui représentait le vrai effort supplémentaire en termes de noms à trouver. Je mets aussi de côté les 14 listes aux Métropolitaines (elles permettent de couvrir 51 autres communes, qui ne sont pas comptées dans les 243, mais c'était déjà le cas en 2020).

En Nouvelle-Aquitaine, LO a gardé toutes ses listes de 2020, par contre, sur les 4 nouvelles listes annoncées, seules 2 ont pu être complétées et validées : Périgueux (Dordogne, 29.000 habitants) et Lormont, une banlieue de Bordeaux (Gironde, près de 26.000 habitants) ; LO n'est pas parvenue à finaliser Brive-la-Gaillarde (Corrèze, 47.000 habitants) ni Bergerac (Dordogne, 27.000 habitants).

Dans la région Centre-Val-de-Loire, on retrouve toutes les listes de 2020, plus une liste à Mainvilliers (Eure-et-Loir, 10.600 habitants), une banlieue de Chartres qui avait déjà eu une liste LO en 2022 à l'occasion d'une partielle. La question était de savoir s'il serait possible de refaire, et Lucé, et Mainvilliers, sachant que la tête de liste de la partielle de Mainvilliers était la même qu'à Lucé deux ans plus tôt : la réponse est donc "oui" !

En Normandie, toutes les listes de 2020 sont présentes et LO a ajouté Hérouville-Saint-Clair (Calvados, 23.000 habitants), une banlieue très populaire de Caen.

Dans la région Grand Est, toutes les listes de 2020 sont reconduites et LO a réussi le pari d'en ajouter deux nouvelles : Bar-le-Duc (Meuse, 14.600 habitants) et La Chapelle-Saint-Luc (Aube, 12.600 habitants), une banlieue ouvrière de Troyes. LO s'était déjà présenté dans cette commune il y a longtemps, puis avait "migré" sur Troyes dont la population est beaucoup plus importante, et cette année, LO est de retour dans cette commune tout en continuant de se présenter à Troyes.

En Bourgogne-Franche-Comté et en Occitanie, les listes en 2026 sont exactement les mêmes qu'en 2020 (mais ces régions avaient fait plusieurs listes nouvelles à l'époque).

Dans les Hauts de France, par rapport à 2020 il y a deux listes en moins dans des petites communes, à Saint-Saulve (Nord, 11.000 habitants), une banlieue de Valenciennes, et dans le village de Sailly-Labourse (Pas-de-Calais, 2.500 habitants) près de Béthune. Mais on compte deux listes nouvelles, à Méru (Oise, 13.900 habitants) et surtout à Douai (Nord, 40.000 habitants). Par ailleurs, la liste de Maubeuge (Nord, 28.800 habitants) est désormais totalement LO, alors qu'en 2020 c'était une liste commune entre LO et le PCF local (il y avait déjà eu LO toute seule en 2014).

En région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, LO n'est pas parvenu à refaire une liste pourtant annoncée à Carros (Alpes-Maritimes, 13.800 habitants), une banlieue populaire de Nice ; par contre, une liste couvrant tout Marseille (886.000 habitants) a pu être montée alors qu'elle nécessitait davantage de noms que la somme des noms des trois secteurs où LO se présentait déjà (et se représente), secteurs qui ne couvrent qu'un tiers de la population marseillaise.

Enfin en Ile-de-France, par rapport à 2020, LO ne se représente pas dans trois villes : Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 29.000 habitants), Vigneux-sur-Seine (Essonne, 31.000 habitants) et Clamart (Hauts-de-Seine, 59.000 habitants). En sens inverse, elle devait couvrir trois nouvelles villes, mais n'y est parvenue que dans une seule : Goussainville (Val-d'Oise, 31.000 habitants), une ville-dortoir proche de l'aéroport de Roissy : LO n'a pas réussi à compléter ses listes à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines, 32.000 habitants) ni à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, 119.000 habitants) où cela constituait un véritable défi du fait du nombre de noms à trouver dans une ville à dominante bourgeoise. Par contre, il y a pour la première fois (nouvelle loi PLM) une liste couvrant tout Paris (2.100.000 habitants), qui s'ajoute aux 14 listes d'arrondissement sur 17 (il manque les très bourgeois 7ème, 8ème et 16ème) et qui permet de couvrir 242.000 habitants supplémentaires, mais ne nécessite pas davantage de noms. De plus, le pari de renouveler la liste à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis, 149.000 habitants) est réussi malgré l'intégration de Pierrefitte-sur-Seine qui ajoute près de 34.000 habitants et pas mal de noms en plus.

En Outre-Mer, LO a pu monter pour la première fois une liste à Kourou (Guyane, 24.800 habitants).

Les listes Combat Ouvrier ne sont pas comptabilisées dans les 243, mais je rappelle qu'entre 2020 et 2026 elles passent de 3 à 6 : si la Martinique maintient sa liste à Fort-de-France, la Guadeloupe fait très fort en passant de 2 à 5 listes. Les trois nouvelles communes sont Le Gosier (27.800 habitants), Pointe-à-Pitre (15.000 habitants) et Deshaies (3.700 habitants).

En ajoutant les 243 villes avec une liste LO, les 6 villes avec une liste CO et les 51 autres communes couvertes par des listes métropolitaines LO en région lyonnaise, les électeurs auront la possibilité de voter pour l'UCI à au moins une élection dans exactement 300 communes.

En nombre de listes, on retrouve les 243 communes avec une liste LO aux Municipales, plus 14 arrondissements parisiens (sur 17), plus 7 arrondissements lyonnais (sur 9), plus 3 secteurs de Marseille soit 6 arrondissements (sur 8 secteurs soit 16 arrondissements, les secteurs étant des paires d'arrondissements). Cela fait 267 listes LO aux Municipales, plus les 6 listes CO ça fait 273 listes municipales, avec 14 listes LO métropolitaines lyonnaises on atteint un total de 287 listes.
Plestin
 
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