POUR ÉVITER LA CATASTROPHE, IL FAUT EXPROPRIER LES BANQUIERS

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Message par Bertrand » 08 Fév 2010, 18:13

a écrit :POUR ÉVITER LA CATASTROPHE, IL FAUT EXPROPRIER LES BANQUIERS

Une nouvelle tempête financière secoue l'économie capitaliste mondiale. Après plusieurs semaines de hausse, les actions en Bourse se sont mises à baisser, le taux de change entre monnaies fait le yoyo et les titres représentant les dettes des États s'affolent. Et tout cela, alors que ministres et commentateurs s'époumonent à affirmer que la crise était en passe de se terminer.
Cela était, de toute façon, un mensonge car les licenciements et les fermetures d'entreprises n'ont jamais cessé, signe que l'économie productive, celle qui crée les biens matériels, celle qui compte, n'avait pas du tout repris.
La reprise n'était que celle des bénéfices des grandes entreprises et des banques ou des profits boursiers. Elle ne concernait que la seule classe capitaliste.
Mais, ce coup-ci, la finance menace le monde d'une nouvelle crise. Le mécanisme fondamental en est limpide. Pour sauver les banquiers et le profit des entreprises, les États leur ont distribué des milliards d'euros ou de dollars. Non seulement, ils ont pris cet argent sur ce qui aurait dû être consacré aux services publics mais ils se sont aussi endettés pour des montants sans précédent.
Et l'argent encaissé par les capitalistes n'a pas été consacré aux investissements productifs, à de nouvelles usines, de nouvelles machines, à des créations d'emplois. Il n'a servi qu'à des opérations financières, c'est-à-dire à la spéculation. Et, en ce moment, surtout à la spéculation sur les titres qui représentent les dettes des États.
Tous les États sont endettés jusqu'au cou. Les États les plus riches, États-Unis en tête, ont beau être plus endettés que les États moins riches, on prête plus facilement aux premiers qu'aux seconds. On fait aussi plus confiance quant à leurs capacités à rembourser leurs dettes.
Jouer sur la confiance qu'inspirent les États est devenu la dernière spéculation à la mode. Après les entreprises et les actions en Bourse, ce sont aujourd'hui les États et les titres représentant leurs dettes qui sont devenus le principal objet spéculatif des marchés financiers. Derrière cette expression neutre de "marchés financiers", il y a de grandes banques bien identifiées, il y a des fonds spéculatifs, qui spéculent avec l'argent des entreprises et de riches particuliers.
Les spéculateurs se sont attaqués à ce qu'ils considèrent comme le maillon faible des États qui font partie de la zone euro : la Grèce. Les prochaines cibles annoncées sont l'Espagne, le Portugal et l'Irlande.
En pariant sur la faillite d'un État, les spéculateurs contribuent à la provoquer. Ils savent que c'est dangereux. Mais ils s'en moquent du moment que cela leur rapporte ! Le résultat de tout cela est que la monnaie commune, l'euro, a perdu, en quelques semaines, 10 % de sa valeur par rapport au dollar. Il n'est pas impossible que l'euro lui-même éclate sous les coups des opérations spéculatives.
Personne ne sait jusqu'où ira cette nouvelle crise financière. Personne ne peut, non plus, l'arrêter pour la bonne et simple raison qu'il faudrait interdire les spéculations, c'est-à-dire ce qui rapporte le plus aux propriétaires de capitaux. Aucun gouvernement ne le fera parce qu'ils sont tous au service des banquiers, des propriétaires et des actionnaires des grandes entreprises.
Les banquiers ont conduit l'économie mondiale au bord de la catastrophe, avant d'être sauvés avec l'argent des États. À peine sauvés, ils ont recommencé à spéculer. Et la nouvelle catastrophe qu'ils préparent sera peut-être plus grave que la précédente.
La seule façon de mettre les banquiers hors d'état de nuire, c'est de les exproprier sans indemnité ni rachat. Si l'économie a besoin des banques, elle n'a pas besoin des banquiers. Il faut soumettre l'activité bancaire au contrôle de la population. Et, bien sûr, il faut récupérer les sommes fantastiques que l'État a mises à leur disposition. Il faut consacrer ces sommes à la création d'emplois par l'État dans les hôpitaux, l'Éducation nationale, les transports publics et à un service public chargé de construire le million de logements qui manquent aux mal-logés et aux sans-logis. La survie de la société en dépend.
Arlette Laguiller
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Message par Surgut » 08 Fév 2010, 20:16

(polo2001 @ lundi 8 février 2010 à 18:34 a écrit : Oui certes .... mais qui va le faire ? rien n'est précisez ? est ce un gouvernement PS ? ou un autre type de gouvernement dans un autre type de rapports...ce qui nécessite de virer le gouvernement actuel...bref rien n'est dit ! ce sont des voeux légitimes mais sans prise si on ne précise pas d'ors et déjà comment arriver à une situation permettant cela (et avec une perspective de gouvernement ouvrier)
Alors vas-y. Comment arrive-t-on au gouvernement ouvrier?
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Message par pelon » 08 Fév 2010, 21:02

(polo2001 @ lundi 8 février 2010 à 19:34 a écrit : Oui certes .... mais qui va le faire ? rien n'est précisez ? est ce un gouvernement PS ? ou un autre type de gouvernement dans un autre type de rapports...ce qui nécessite de virer le gouvernement actuel...bref rien n'est dit ! ce sont des voeux légitimes mais sans prise si on ne précise pas d'ors et déjà comment arriver à une situation permettant cela (et avec une perspective de gouvernement ouvrier)
Pourquoi, tu crois qu'il y a un doute pour que cela puisse être mis en œuvre par le PS :

a écrit :
La seule façon de mettre les banquiers hors d'état de nuire, c'est de les exproprier sans indemnité ni rachat. Si l'économie a besoin des banques, elle n'a pas besoin des banquiers. Il faut soumettre l'activité bancaire au contrôle de la population. Et, bien sûr, il faut récupérer les sommes fantastiques que l'État a mises à leur disposition. Il faut consacrer ces sommes à la création d'emplois par l'État dans les hôpitaux, l'Éducation nationale, les transports publics et à un service public chargé de construire le million de logements qui manquent aux mal-logés et aux sans-logis. La survie de la société en dépend.
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Message par com_71 » 09 Fév 2010, 02:38

(polo2001 @ lundi 8 février 2010 à 21:14 a écrit : qu'elle est votre perspective politique actuelle ? quelle perspective gouvernementale mettez vous en avant (si vous en mettez une d'ailleurs) ?
(pcc polo a écrit :Toute perspective gouvernementale éventuellement mise en avant sera équivalente à un cautère sur une jambe de bois si elle n'est pas liée à la caractérisation politique et sociale de l'exécutif actuel. Comment peut-on prétendre se réclamer du trotskysme et passer par pertes et profits le mot d'ordre de Lénine à la veille d'octobre : "A bas les ministres capitalistes" et blablabla et blablabla...


:roll: :roll:
Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes ! Trotsky
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Message par redsamourai » 09 Fév 2010, 19:53

je ne trouve pas qu'ajouter à l'édito une formule vague sur un gouvernement ouvrier soit plus parlant pour les travailleurs à l'heure actuelle!

mettre en avant des revendications qui découlent logiquement de la situation, qui intègrent l'idée que c'est la population elle-même qui devra contrôler les entreprises (bip bip contrôle ouvrier BIP BIP BIIIIIIP), et qu'en plus les partis bourgeois ne défendront pas, ça me semble bien plus concret, et - si j'ose dire - bien moins folklotrotskiste... =D>
redsamourai
 
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Message par redsamourai » 09 Fév 2010, 20:06

moi je vois personne, contrairement à ce qui s'est passé en Guadeloupe, pour faire un LKP ou quoi que ce soit d'approchant.

La direction de la CGT? celle du PC? celle de la CFDT?

ou alors LO toute seule avec une partie du NPA? ridicule aussi, autant appeler les gens à rejoindre LO!

Bon alors toi tu as l'air de penser que ce genre de truc pourrait exister, je te pose la question franchement: avec qui?

d'après ce que j'ai compris, LO pense qu'il n'y a personne avec qui le faire, pour l'instant.

Alors si ce que tu dis n'es pas bidon, donne du nom!! :17:
redsamourai
 
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