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Message par Cyrano » 03 Août 2020, 18:51

Y'a des militants qui devraient aller vérifier les faits avant de se rendre minables...
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Message par Kéox2 » 04 Août 2020, 12:39

Ce texte de Révolution Permanente sur la crise que traverse le NPA essaie de faire passer leurs interventions comme presque déterminantes lors du dernier mouvement des cheminots alors qu’ils n’ont en fait rien dirigé du tout, c'est la fable de la grenouille de La Fontaine... Approximations, bluff sur leurs interventions, pour ma part je renvoie dos à dos ces phraseurs, qu'ils soient de ce courant ou de celui de Gaël Quirante d'Anticapitalisme et Révolution.
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Message par Byrrh » 05 Août 2020, 08:08

"Phraseurs"... Les camarades d'A&R sont assez grands pour venir se défendre tous seuls en s'inscrivant sur le forum s'ils le souhaitent (ceux du CCR/Révolution permanente, je ne les connais guère, si ce n'est à travers leur site web que j'apprécie peu). Mais tout de même, je pense qu'au-delà des divergences, il serait bon de faire preuve d'un peu plus de bienveillance et de camaraderie à l'égard de militants se revendiquant du trotskysme et intervenant dans et en direction des entreprises, dans les limites de leurs forces. Quand je dis "dans les limites de leurs forces", ça recouvre : le nombre de militants, leur âge moyen, leur niveau d'expérience/de théorie, leur répartition géographique, etc. Bien sûr que quasiment tous les courants ont de cruelles faiblesses dans des tas de domaines, quand on les compare à LO ! De là à les mépriser...

Cela dit, peut-être as-tu des éléments à apporter sur les militants A&R que tu croises en Alsace ?... Mais je ne crois pas qu'il y en ait dans cette région. J'en connais en revanche en Lorraine, et je serai ravi de te les faire rencontrer si d'aventure tu cherches à corriger tes impressions.
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Message par com_71 » 05 Août 2020, 08:29

"Phraseurs"... Est-ce que c'est du mépris ? Je n'en suis pas sûr. Trotsky avait à l'occasion des mots aussi durs envers ses camarades "occidentaux". Mais sans doute Keox2 n'est pas Trotsky, ni LO, A&R et CCR ne sont Naville ou Rosmer... ;)
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Message par Byrrh » 05 Août 2020, 09:48

J'approuve ! Et bien sûr, les militants doivent s'efforcer d'avoir "la peau aussi dure que celle d'un éléphant" (dixit Pierre Frank ?)... Mais tout de même, la cordialité des échanges est sans doute un bon préalable pour - éventuellement - faire évoluer les autres et les amener à corriger telle ou telle erreur...
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Message par Gayraud de Mazars » 05 Août 2020, 10:35

Salut camarade Cyrano,

Cyrano a écrit :Y'a des militants qui devraient aller vérifier les faits avant de se rendre minables...


Je n'ai pas compris ta sortie sur Ambroise Croizat, et le NPA sur ce fil... Que voulais - tu expliquer ?

Fraternellement,
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Message par Kéox2 » 05 Août 2020, 11:01

Salut Byrrh et com_71,

Le terme "phraseurs" ne m'a pas semblé être méprisant. Et effectivement L.Trotsky et beaucoup d'autres ont employés des termes bien plus durs pour qualifier tels ou tels militants ou dirigeants du mouvement ouvrier en leur temps. Sinon je connais pas de militants des tendances de la "gauche" du NPA en Alsace, mais quand je lis certains de leurs textes ou interventions, j'avoue que souvent cela m'irrite un peu voire me met parfois en colère :mrgreen:
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Message par com_71 » 05 Août 2020, 11:58

Gayraud de Mazars a écrit :Je n'ai pas compris ta sortie sur Ambroise Croizat, et le NPA sur ce fil... Que voulais - tu expliquer ?

clt 94 de 2003 a écrit :L'État, la Sécurité sociale et le système de santé

...La difficile naissance des Assurances sociales

Un projet de loi fut déposé, en 1921, qui proposait de créer un système d'assurances couvrant les risques maladie, maternité, vieillesse et invalidité, les Assurances sociales. Dans le domaine de la maladie, il prévoyait le remboursement des soins, et le versement d'indemnités journalières pour compenser la perte de salaire en cas d'arrêt de travail. Les promoteurs de ce système souhaitaient le rendre obligatoire pour la grande majorité des salariés de l'industrie et du commerce, le voir financer, à égalité, par des cotisations des salariés et des employeurs. Il serait subventionné par l'État jusqu'à ce qu'il trouve son équilibre financier, mais il était conçu pour fonctionner sans aide publique.

Ce projet se heurta à une opposition violente du patronat, qui protestait contre les charges sociales qui pèseraient sur la production, et sur le budget de l'État ; il se heurta à l'opposition des mutuelles, qui craignaient la concurrence des nouvelles caisses d'assurances ; enfin à l'opposition des médecins, qui défendaient leur statut...

La loi, très amendée par rapport au projet initial pour tenir compte de ces oppositions, fut remaniée avant son entrée en vigueur en 1930.

L'affiliation aux Assurances sociales était réservée aux travailleurs dont les revenus étaient inférieurs à un salaire plafond. Mais ce plafond avait été fixé à un niveau assez élevé. La quasi totalité des ouvriers et une grande partie des employés pouvaient donc bénéficier de la loi...

Même amendée, restreinte dans son application, la loi avait du mal à passer auprès du patronat. Ses adversaires menèrent une campagne virulente contre ce qu'ils appelaient « la loi folle ».

La CGT-U, liée au Parti Communiste, dénonçait, elle, la loi sur les Assurances sociales comme « une véritable machine de conservation sociale... Un moyen habile pour obliger, sans bourse délier, les travailleurs de ce pays à mettre leurs misères en commun pour diminuer les affres des plus malheureux. »

Elle s'opposait au principe de la cotisation ouvrière, réclamait la gratuité des soins médicaux et le versement d'indemnités de maladie égales au salaire ; elle réclamait que ces indemnités soient financées par des versements patronaux complétés par des versements de l'État « prélevés sur les budgets de la guerre et de la police », et elle réclamait l'extension de l'assurance à tous les salariés et la gestion des caisses d'assurances par les salariés.

La Sécurité sociale : un acquis... pour la bourgeoisie

Au lendemain de la guerre, en 1945, la Sécurité sociale prit le relais des Assurances sociales. Elle est souvent présentée comme une conquête de la classe ouvrière, durement acquise, par la lutte. Mais en fait, il n'y eut ni lutte, ni conquête. La Sécurité sociale fut, pour la bourgeoisie, le prix à payer pour la paix sociale, c'est-à-dire pour que l'économie soit reconstruite, redémarre, en faisant travailler la classe ouvrière au moindre coût. Ce ne fut pas une réalisation de la seule gauche. C'est de Gaulle qui présida à sa mise en place. L'État, en tant que défenseur des intérêts généraux de la bourgeoisie, instituait un système destiné à rassurer les travailleurs sur leur avenir, sans lequel le patronat aurait risqué de se retrouver face à des revendications de salaires destinées à permettre aux travailleurs et à leur famille de se soigner. Pour les travailleurs, ce ne fut donc pas un cadeau. Si la Sécurité sociale fut un acquis, ce fut pour la bourgeoisie, ce qui n'empêcha d'ailleurs pas celle-ci de se lamenter sur les « charges » que cela entraînait. Et, comme l'écrit de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, « les privilégiés accueillirent ces transformations mélancoliquement ».

La Sécurité sociale était, comme les Assurances sociales, financée par des prélèvements sur les salaires, pas sur les profits...


https://www.lutte-ouvriere.org/document ... et-le-6453
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Message par Gayraud de Mazars » 05 Août 2020, 17:51

Salut camarade Com,

J'avais pour te répondre au sujet de la Sécurité Sociale écrit cet article paru dans le journal La Riposte en 2015... On sera pas d'accord, mais c'est pas très grave, surtout que je ne parle pas beaucoup du compromis historique entre la bourgeoisie, l'Etat bourgeois, et le PCF à l'époque pour faire passer cette loi centrale... Que beaucoup de travailleurs trouvent centrale cette loi !

De Gaulle ce général réactionnaire, que je ne cite pas souvent, aimait à dire : "Je n'aime pas les communistes car ils sont communistes, je n'aime pas les socialistes car ils ne sont pas socialistes, je n'aime pas mes amis car il aiment trop l'argent"...

70 ans de la Sécurité Sociale
15 décembre 2015, sur le site de La Riposte

https://www.lariposte.org/2015/12/70-an ... e-sociale/

Image

«La sécu, elle est à nous, on s’est battus pour la gagner on se battra pour la garder ! » Combien de fois, dans les cortèges, avons-nous entendu cette juste revendication !

Dès le Moyen-âge, mais surtout dès les XVIe et XVIIIe siècles, les travailleurs ont cherché à s’organiser contre les malheurs de leur temps, par les aides, les charges de bienfaisance et de secours, qui furent assumées par les confréries, les corporations, les compagnonnages ; tout cela était affaire de charité plus ou moins bien ordonnée, sachant que les miséreux étaient susceptibles de répression et condamnés pour vagabondage !

La Révolution française, par la Loi le Chapelier de 1791, supprime les corporations et condamne tout ce qui peut porter atteinte à la liberté individuelle. Cependant, dans la loi, elle reconnait le devoir théorique de l’Etat d’apporter une assistance nationale. Tout au long du XIX° siècle, le développement des théories du libéralisme et de l’individualisme a réduit l’assistance publique à un phénomène et un mécanisme inhumain et humiliant ! On voit apparaître les caisses d’épargne, les compagnies d’assurance, les Mont-de-Piété ; même les groupements mutualistes ne sont tolérés que par leur neutralité politique et sont strictement surveillés. Toutefois, ils ont servi de support à la résistance ouvrière comme celle des Canuts de Lyon en 1831. À partir de la fin du XIX° siècle et au début du XXe siècle nait une législation sociale. En 1893 apparaît l’assistance médicale gratuite et en 1905 l’assistance aux vieillards et aux infirmes, mais devant l’échec des caisses de retraites privées se créent les premiers régimes d’assistance obligatoire comme celles des mines, en 1894, des chemins de fer en 1909, retraites ouvrières et paysannes en 1910. Enfin, la loi du 8 avril 1898 fait jouer la responsabilité de l’employeur en cas d’accident du travail.

Cependant, l’Allemagne de Bismarck et la Grande-Bretagne furent novatrices bien avant la France en matière de « sécurité sociale », assurance maladie en Allemagne dès 1893, prestations maladie et chômage en Grande-Bretagne en 1911…

La période de 1919 à 1939 est marquée en Europe et en Amérique par un développement des assurances sociales inspirées du modèle allemand. Elles ont pour principe « de protéger les plus pauvres des salariés de l’industrie, contre certains risques en s’inspirant du système de l’assurance ».

L’Europe  occidentale d’après-guerre entre dans une période de profondes réformes sociales ; c’est le welfare state ou l’Etat-providence. Des systèmes de sécurité sociale voient le jour en Belgique ; en France et en Grande-Bretagne, l’Etat intervient fortement dans l’économie et le domaine social : partout, on nationalise. La crise de surproduction des années 30 est analysée comme une faillite du libéralisme, engendrant le chômage et autres calamités. D’ailleurs, l’intervention de l’Etat pendant la guerre a fait preuve de son efficacité, dans l’effort de guerre par exemple. Elle a aussi et surtout non seulement mis en évidence l’efficacité de l’Etat et sa capacité à établir un peu d’égalité dans les sacrifices, mais a créé une aspiration dans les populations à un mieux vivre dans un monde plus juste.

En France, le programme d’action du CNR adopté en mars 1944 prévoit « Le retour à la nation des moyens de production monopolisés […] des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ».

La charte du CNR prévoit notamment, sur le plan économique, l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. Elle prévoit une organisation rationnelle de l’économie, avec le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun. Enfin elle prévoit le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

Sur le plan social, la Charte du CNR réclame le droit au travail et le droit au repos, un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine. Elle prévoit aussi un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas, où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec la gestion du système appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat, et une retraite permettant aux vieux travailleurs de vivre dignement jusqu’à la fin de leur vie.

A la libération, pour les entreprises dont les patrons avaient collaboré avec l’ennemi, les nationalisations se font « par en bas » comme chez Berliet à Lyon. A Toulouse, dans l’aéronautique, on aboutit à la création de comités mixtes à la production, même si les directions patronales protestent contre ces « spoliations ». Chez Renault ou dans les mines du Nord-Pas-de-Calais, la situation est plus compliquée, certains cadres sont arrêtés ou révoqués. Chez Renault, placé sous séquestre, c’est la nationalisation.

Les mouvements de résistance, la CGT et le Parti communiste, font pression sur les chefs d’entreprise, pour qu’ils « collaborent » avec eux dans le cadre de « comités patriotiques d’entreprise ». La classe ouvrière au sortir de la guerre aspire à de nouveaux rapports sociaux avec l’entreprise.

Pour les résistants, ces comités se devaient d’être l’organe d’un contrôle ouvrier, ou d’une participation directe à la gestion, les syndicats devant jouer un rôle premier. A cette époque, 65 % des Français et 79 % des ouvriers estimaient devoir participer à la gestion des entreprises. Si la création des comités d’entreprise a suscité la vindicte des chambres patronales, il faut rappeler que la CGT et le PCF ne croyaient pas à la cogestion en régime capitaliste. Cependant, le PCF ne poussait pas alors aux nationalisations, préférant comme mots d’ordre : « la lutte contre les trusts et la confiscation des biens des traîtres ». De plus, les communistes hésitaient sur le statut des nationalisations dans un régime qui reste capitaliste. près l’élection de l’Assemblée constituante du 21 octobre 1945, les nationalisations sont mises en chantier avec l’appui de la population. Mais les nationalisations n’ont pas été faites pour transformer la condition ouvrière, elles visaient plutôt à moderniser l’économie en donnant à la puissance publique la maîtrise des investissements dans le secteur public.

Même la planification qui se met en place à cette époque ne vise pas à instaurer le socialisme en France, il s’agit de moderniser et d’équiper le pays. C’est dans ce climat, sous l’égide du communiste Ambroise Croizat, celui qu’on appelait « le ministre des travailleurs » et de Pierre Laroque, par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 que la Sécurité sociale a été créée, « destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gains, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

Sur le principe, la Sécurité sociale reste « un système de protection pour les individus et leurs familles, contre un certain nombre d’éventualités susceptibles de réduire ou de supprimer leurs ressources, ou de leur imposer des charges supplémentaires. »

La Sécurité sociale, c’est une réorganisation de ce qui existait avant, on ne partait pas de rien. La sécurité sociale, c’est la garantie de conditions de vie décentes. « La Sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu’en toute circonstance il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes […] Le but final à atteindre et la réalisation d’un plan qui couvre l’ensemble de la population du pays contre l’ensemble des facteurs d’insécurité » (exposé des motifs de l’ordonnance du 4 octobre 1945). Son principe consistait à unifier les différents régimes d’assurance sociale en un régime unique. « Cette unité de la Sécurité sociale s’entend en un double sens : d’une part, elle signifie que tous les facteurs d’insécurité doivent être couverts par des institutions communes ; d’autre part, elle signifie que dans un même cadre géographique il ne peut et ne doit exister qu’une seule institution couvrant l’ensemble des bénéficiaires. »

On passait d’un régime d’assurance où chaque citoyen était couvert en fonction de ses versements, à un système de transferts sociaux, les prestations étant identiques quels que soient les revenus des assurés, tandis que les cotisations seraient proportionnées aux salaires. De plus, vieille revendication ouvrière, la gestion des caisses se ferait par les représentants élus des principaux intéressés, salariés et patrons. Dans l’imaginaire collectif, la création de la Sécurité sociale fait partie des « conquêtes de la Libération » ; cependant, le bilan est à nuancer. La Sécurité sociale s’inscrit dans un système capitaliste malgré sa création, les nationalisations des plus grandes entreprises et des principaux organismes de crédit… Le programme économique et social de la Résistance était très ambitieux et le gouvernement de De Gaulle avec les ministres communistes l’a réalisé dans ses grandes lignes, toutefois, bien sûr, sans instaurer pour autant le socialisme.


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Message par com_71 » 05 Août 2020, 18:50

Un article de LDC de 2014 : Les révolutionnaires et la défense de la Sécurité sociale
https://mensuel.lutte-ouvriere.org/docu ... la-defense.

Un autre de 2015 : 70 ans de la Sécurité sociale : les travailleurs ne sont pas à la fête
https://mensuel.lutte-ouvriere.org/docu ... ociale-les

GDM a écrit :De Gaulle ce général réactionnaire, que je ne cite pas souvent, aimait à dire : "Je n'aime pas les communistes car ils sont communistes, je n'aime pas les socialistes car ils ne sont pas socialistes, je n'aime pas mes amis car il aiment trop l'argent"...

Ce n'était sans doute pas de l'amour, plus du pragmatisme, toujours est-il qu'à la disparition de Thorez en 1964, de Gaulle lui rend hommage en déclarant dans son message de condoléances :« À une époque décisive pour la France, le Président Maurice Thorez a, à mon appel, et comme membre de mon gouvernement, contribué à maintenir l'unité nationale ».
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