Islamophobie et racisme

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Islamophobie et racisme

Message par Gaby » 07 Oct 2017, 20:24

Je propose, avec bonne volonté, que l'on maintienne une discussion sur l'islamophobie, mais sans l'axer autour de Charlie Hebdo ou de la presse d'EG seulement. Il faut regarder tout autour, pour bien saisir le moment et le phénomène.

Au moins pour l'instant, j'ai moins envie de débattre que je n'ai envie de discuter de faits. La discussion que l'on a eue sur le forum a été faible quand elle s'est enfoncée dans des abstractions sur le rôle progressiste ou réactionnaire des religions.

Ce qui m'intéresse, c'est de documenter.

Alors parlons. Un copain me dit que Le Monde a récemment écrit un article pour dénoncer la présence de musulmans à l'UNEF, dont l'insupportable possibilité que ces musulmans prient. Je n'ai pas accès à l'article, libre à qui le peut de le partager. Je ne m'abonnerai pas pour lire une saloperie pareille.

Une conférence à l'université Lyon 2 a été interdite sur demande du réseau "Printemps républicain", avec pour motivation la nécessité d'interdire les intellectuels croyants, dans un grand amalgame entre terrorisme et religieux et dans une ambiance actuelle de censure et de privation des libertés publiques.

Dans le Figaro magazine, qui avait déjà écrit cette horreur :
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Ils en sont là maintenant :
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Obono, Poutou, Plénel, Todd, Morin, Haas, etc, "agents de l'islamisme".

L'expression rappellera l'antisémitisme anti-ouvrier des années 30.

Aux camarades qui se demandent qui peuvent bien être les militants de l'islamophobie, je leur dis de lire Céline Pina, Laurent Bouvet, Natacha Polony et de nombreux autres intellos de droite qui parfois se disent de gauche. Il y a toute une clique de personnes qui ont quitté le PS pour s'épancher dans le figaro sur leur fantasme, l'islamo-gauchisme.

Et voici un exemple de l'ambiance actuelle.
Jeannette Bougrab "On a perdu une bataille face à l'islamo-gauchisme"
https://www.i24news.tv/fr/actu/internat ... -a-i24news
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Islamophobie et racisme

Message par com_71 » 07 Oct 2017, 21:53

Mais "documenter" n'est pas neutre.

Gaby a écrit :Un copain me dit que Le Monde a récemment écrit un article pour dénoncer la présence de musulmans à l'UNEF, dont l'insupportable possibilité que ces musulmans prient.


J'aimerais lire cet article. Un syndicat est une organisation de lutte où l'on peut trouver des croyants. Que ceux-ci utilisent les locaux pour exercer leur culte est une autre affaire. Qu'ils prient Allah, Jehovah ou Vichnou...
La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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Re: Islamophobie et racisme

Message par Sergio » 07 Oct 2017, 22:18

L'article ne dénonce pas la présence de musulmans à l'UNEF, il relate entre autres un débat interne sur une demande (délirante) de certains militants d'ouvrir une salle de prière pendant une réunion nationale...

Le lent délitement de la maison UNEF

C'est l'histoire d'une " vieille dame " qui perd un peu ses -esprits, une centenaire, née en  1907, que certains proches ne reconnaissent plus. Cette vieille dame, c'est l'UNEF. Le syndicat d'étudiants traverse une crise profonde depuis un peu moins d'un an. Le symptôme le plus visible fut sa relégation, lors des élections étudiantes de février, derrière la FAGE.

L'Union nationale des étudiants de France est aujourd'hui la caisse de résonance des divisions de la gauche, de ses luttes intestines et de ses débats sur des sujets aussi brûlants que le racisme et la laïcité ou encore l'ouverture d'une salle de prière lors d'un Collectif national (le " parlement " du syndicat) et la tenue de réunions " non mixtes racisées " au sein de sa direction. Et si, sur le terrain, les militants de l'UNEF continuent leur " travail de défense des intérêts des étudiants ", se battent " pour conquérir de nouveaux droits " ou contre le système Admission post-bac (APB), ce qu'il se passe à l'intérieur du syndicat montre un malaise généralisé. Qui le paralyse.

Le dernier exemple a eu lieu cet été. En plein coeur des vacances, huit membres de la direction (sur une trentaine) sont débarqués. Leur point commun : tous émargent à La France insoumise (LFI) ou en sont proches. Ils veulent militer ouvertement pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Parmi eux, Cassandre Bliot, trésorière de l'UNEF, un poste-clé puisqu'il donne la main sur le fichier des 20 000 adhérents revendiqués (contre 29 000 en 2005). La direction soupçonne que certains cherchent à mettre le syndicat entre les mains de Mélenchon. " Ce n'était pas un putsch. Nous voulions pouvoir militer politiquement hors du syndicat ", se défend aujourd'hui l'un des conjurés.

Lilâ Le Bas, la présidente de l'UNEF, justifie sa décision en brandissant l'étendard de l'indépendance syndicale : " Je refuse qu'on retombe dans les écueils passés. On ne veut rendre de compte à personne. Il ne doit pas y avoir de tendances politiques. " En clair, Lilâ Le Bas veut tourner le dos à une époque où la direction du syndicat (ou de son ancêtre l'UNEF-ID) prenait ses instructions auprès des courants du Parti socialiste. Et n'entend pas remplacer les anciens parrains par de nouveaux, issus de LFI.

" Bastons internes "

L'éviction de ces huit dirigeants est vécue par beaucoup comme une " purge ". Depuis, plusieurs associations générales d'étudiants (AGE, les sections locales de l'UNEF) se sont unies pour écrire un texte virulent à l'égard de la direction. Pour l'équipe fidèle à Lilâ Le Bas, ce document de dix pages a été dicté par quelques " anciens militants aujourd'hui chez les «insoumis» ".

L'un des principaux suspects est Yannis Zeghbib, qui fut une cheville ouvrière de la campagne de Danielle Simonnet (LFI) lors des élections législatives de juin. Il nie toute implication. Certains accusent la conseillère de Paris de vouloir mettre la main sur l'UNEF au profit de Jean-Luc Mélenchon. " C'est faux ! Je n'ai jamais voulu suivre les bastons internes. Ce n'est pas le rôle de LFI d'organiser des fractions dans les syndicats ", s'étrangle cette ancienne militante de l'UNEF-ID. D'autres pointent du doigt William Martinet. Ancien président du syndicat - notamment lors du mouvement contre la loi travail -, il a passé la main en décembre 2016 à Lilâ Le  Bas. Depuis, il a rejoint LFI. Lui aussi jure ne pas être le marionnettiste des " insoumis " de l'UNEF.

Ces tensions ne sont pas anecdotiques. Certes, l'organisation est débarrassée de l'image de " pouponnière du PS ". Mais elle se retrouve privée d'une structuration forte et d'une colonne vertébrale politique. Cela engendre des pratiques - certains les appellent des " dérives " - jamais vues de mémoire de militant étudiant, notamment autour de la laïcité et des questions de " l'antiracisme politique ". " Ces réflexions ont comblé ce vide, note un ex-dirigeant. C'est ce qu'il y a de plus structurant aujourd'hui dans le syndicat. C'est le liant dans l'UNEF. "

La scène est restée gravée dans les esprits de certains " anciens ". En octobre  2016, à l'université de Nanterre, se tient le collectif national où William Martinet doit faire ses adieux. Quelques " camarades " ont une demande très particulière : disposer d'une salle pour prier. La décision est prise de leur laisser une pièce qui doit servir, plus tard, à un atelier de formation. Un SMS est même envoyé pour dire que l'on peut y prier si on le désire. " Une demande spécifique a été faite et quelqu'un leur a dit qu'une salle était disponible car nous étions en amphi ", admet aujourd'hui la direction syndicale.

Ce choix provoque un tollé chez les anciens attachés à une conception classique de la laïcité. Benoît Hamon, qui compte beaucoup de soutiens au sein de la " génération CPE " (ceux aux commandes au début des années 2000) et qui veut implanter son Mouvement du 1er juillet sur les campus, s'émeut aussi de cette décision.

Réunions " non mixtes racisées "

Lilâ Le Bas, elle, ne regrette rien : " Cela ne pose pas de question. La laïcité ne crée plus de débat. Nous sommes clairs sur ce qu'on dit, comment on l'applique et comment on la défend dans les universités. " Sur ce sujet, le consensus existe en interne. " Nous avons un clivage frontal avec quelques anciens, héritiers de la gauche politique ", note l'un des huit conjurés " insoumis ", estimant que l'épisode de la salle de prière - qui ne s'est pas répété - " concerne la vie privée de quelques camarades ".

Cette conception de la laïcité, à rebours de ce qu'a toujours défendu l'UNEF, trouve son pendant dans la lutte contre le racisme. Tournant le dos à l'" universalisme ", l'organisation pense désormais en termes d'" intersectionnalité ", de croisement et d'intersection des différentes discriminations (sexuelles, mais aussi sociales et raciales).

C'est à ce titre que l'UNEF a soutenu le festival afro-féministe Nyansapo, organisé au printemps à Paris par l'association Mwasi, et dont une partie était " non mixte, réservée aux femmes noires ". Anne Hidalgo, la maire de Paris - dont le premier adjoint est un ancien président de l'UNEF, Bruno Julliard -, a condamné cette initiative. En réponse, le syndicat a pris la défense des organisateurs du festival et affirmé que " la non-mixité militante n'est pas une discrimination ". Il ajoute : " Dire que la présence de Blancs est indispensable, c'est au fond l'idée qui est véhiculée par celles et ceux qui pensent que les personnes concernées par le racisme ne devraient pas avoir le droit de s'organiser entre elles. " Une position qui trouve sa traduction en interne. A plusieurs reprises, en effet, des réunions " non mixtes racisées " ont eu lieu dans le cadre du bureau national, le " gouvernement " du syndicat.

Clivage profond

Cette pratique est née sous le mandat de William Martinet, très sensible à ces thématiques. " C'est un outil parmi d'autres. Jamais il n'y a eu un progrès aussi rapide sur ces questions que depuis qu'on a monté ces réunions ", assure un militant. " Les membres «racisés» - Noirs et Maghrébins - de la direction ont demandé une non-mixité militante. On l'applique sur des demandes spécifiques ", selon le récit d'une dirigeante. En clair, les " racisés " se réunissent pour parler des problèmes de discrimination qu'ils subissent en interne. La règle, pendant ces réunions, est de ne pas citer de nom, ni de tendance. Ensuite, les problèmes soulevés sont réglés collectivement en bureau national.

Pour se justifier, la direction souligne que des réunions non-mixtes pour les femmes existent depuis des années et que cela n'a jamais suscité de lever de boucliers. " Tout le monde a été favorable à ces réunions non mixtes -racisées. Personne n'a gueulé, indique une membre de la direction. Cela a permis de nous rendre compte, nous les dominants - les Blancs - , de pratiques inconscientes qu'on devait changer. "

A en croire les unéfiens, le succès est tel qu'ils pensent généraliser cette pratique aux sections locales, sur la base du volontariat. Ce type de réunion n'est pas encore connu à l'extérieur de l'organisation, très méfiante lorsque l'on aborde le sujet. La " non-mixité politique " fait débat à gauche, et le clivage est profond entre ses partisans et ses contempteurs. Il y a fort à parier, d'ailleurs, que ces réunions feront hurler les anciens dirigeants.

" Ils ne sont pas d'accord avec nous, ils n'ont pas le même logiciel. On puise nos réflexions dans la pensée d'extrême gauche, souligne un des huit " purgés " qui tombe d'accord avec la direction sur ce sujet. C'est sûr que quand on lit Charlie Hebdo, on n'est pas enclins à partager cette analyse... " Les " anciens " connaissent pourtant le refrain par coeur : il faut prendre garde à la jeune garde.

Abel Mestre
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Re: Islamophobie et racisme

Message par Gaby » 07 Oct 2017, 22:45

com_71 a écrit :Mais "documenter" n'est pas neutre.


Elle est bien bonne celle-là. Qui parle de neutralité ? Je n'utilise quasiment jamais ce mot. Evidemment que la sélection des faits compte.

Mais très franchement, si c'est pour lire des généralités malvenues sur la nécessité d'interdire aux religieux d'avoir une action politique, et en rester à la critique générale de la religion sans contextualiser l'oppression dont des croyants peuvent être victimes, ce n'est pas la peine. Alors je propose de parler de faits. Libre à toi et d'autres d'en raconter d'autres.

Ce que cet article révèle en tout cas, c'est une divergence entre générations. Elle se sent très clairement sur internet en tout cas, les quarantenaires et au-delà sont tenants d'une vision de la laïcité que l'on retrouve chez LO entre autres (avec la gauche du PS "républicaine" etc), et les plus jeunes qui sont plus sensibles à l'antiracisme. Un sondage qui croiserait opinion et âge le montrerait clairement à mon avis.

On notera aussi dans cet article la charge contre la réunion non-mixte du festival Nyansapo. Des milliers de personnes se sont offusquées de la non-mixité de cette réunion, soit autant de personnes qui de toute façon ne s'y seraient jamais rendues.
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Re: Islamophobie et racisme

Message par Sinoue » 08 Oct 2017, 00:15

Pour un hebdomadaire, quelle fréquence d'articles sur l'islamophobie préconises-tu? Quels modes d'action contre l'islamophobie proposes-tu?
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Re: Islamophobie et racisme

Message par com_71 » 08 Oct 2017, 01:18

Ton "jeunisme"
c'est une divergence entre générations. Elle se sent très clairement sur internet en tout cas, les quarantenaires et au-delà sont tenants d'une vision de la laïcité que l'on retrouve chez LO entre autres (avec la gauche du PS "républicaine" etc), et les plus jeunes qui sont plus sensibles à l'antiracisme.
c'est du n'importe quoi.
LO ne mène pas de combat sous le drapeau de la laïcité. Les jeunes plus sensibles à l'antiracisme ? Si c'est vrai, tant mieux.

Quant au reste :
Gaby a écrit :si c'est pour lire des généralités malvenues sur la nécessité d'interdire aux religieux d'avoir une action politique, et en rester à la critique générale de la religion sans contextualiser l'oppression dont des croyants peuvent être victimes, ce n'est pas la peine.
Les communistes sont pour la liberté de culte, dénoncent le racisme et constatent que les religieux qui prétendent exercer une influence politique sur la société exercent, au moins dans cette période, cette influence dans un sens réactionnaire.
La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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Re: Islamophobie et racisme

Message par Byrrh » 08 Oct 2017, 10:40

Gaby a écrit :Ce que cet article révèle en tout cas, c'est une divergence entre générations. Elle se sent très clairement sur internet en tout cas, les quarantenaires et au-delà sont tenants d'une vision de la laïcité que l'on retrouve chez LO entre autres (avec la gauche du PS "républicaine" etc), et les plus jeunes qui sont plus sensibles à l'antiracisme. Un sondage qui croiserait opinion et âge le montrerait clairement à mon avis.

Je ne réagis qu'à ce passage de ton message. Au-delà des milieux politiques de gauche, je ne suis vraiment pas convaincu qu'en France, l'antiracisme soit plus répandu chez les jeunes générations d'aujourd'hui. Je pense que la génération la plus couramment antiraciste était la mienne, celle des gens nés entre le milieu des années 70 et le début des années 80 (les "xennials", selon les journalistes :-) ). C'étaient déjà des jeunes en général très insensibles à la politique, ce qui n'a pas changé, mais le rejet du FN et du racisme était une opinion très naturellement et massivement partagée, même chez les jeunes qui se disaient de droite ou libéraux. Dans une classe de lycée, quelqu'un de xénophobe suscitait l'indignation, était rapidement remis à sa place par tous les autres élèves.

Aujourd'hui, c'est flippant de voir à quel point il est fréquent que s'expriment des opinions racistes chez des jeunes de tous milieux. Sans que ça fasse beaucoup réagir chez les autres jeunes, chez qui on a l'impression que tout ce qui se dit se vaut et n'a pas d'importance. Après, ça peut varier selon les endroits ; espérons que des mobilisations lycéennes du genre de celles en faveur de Léonarda et Khatchik, qui avaient eu lieu dans certaines villes, se reproduisent à l'avenir, et partout.
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Re: Islamophobie et racisme

Message par Ian » 08 Oct 2017, 11:07

Je ne réagis qu'à ce passage de ton message. Au-delà des milieux politiques de gauche, je ne suis vraiment pas convaincu qu'en France, l'antiracisme soit plus répandu chez les jeunes générations d'aujourd'hui. Je pense que la génération la plus couramment antiraciste était la mienne, celle des gens nés entre le milieu des années 70 et le début des années 80 (les "xennials", selon les journalistes :-) ). C'étaient déjà des jeunes en général très insensibles à la politique, ce qui n'a pas changé, mais le rejet du FN et du racisme était une opinion très naturellement et massivement partagée, même chez les jeunes qui se disaient de droite ou libéraux. Dans une classe de lycée, quelqu'un de xénophobe suscitait l'indignation, était rapidement remis à sa place par tous les autres élèves.
Je crois qu'à l'époque c'était très dominé par les conceptions d'un antiracisme paternaliste et "universaliste" (ou "républicain") en mode SOS racisme et son "Touche pas à mon pote". J'ai l'impression que Gaby a raison de souligner que l'antiracisme politique basé sur l'auto-émancipation des oppriméEs est bien plus ancré dans les jeunes générations, même si c'est vrai aussi que le discours raciste s'est en partie décomplexé.
Une différence aussi est l'institutionnalisation d'un racisme d'Etat avec l'islamophobie, qui certes n'est que la continuité des politiques coloniales racistes mais a pris une dimension totalement décomplexée dans le débat public, ce qui peut expliquer une évolution tant du racisme que de l'antiracisme.
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Re: Islamophobie et racisme

Message par logan » 08 Oct 2017, 11:58

Il y a quelques jours, Valls, l'adorateur de l'extreme droite israelienne, a taxé La France insoumise d'islamo gauchisme

"Les «islamo gauchistes» de La France insoumise ne sont pas seulement «complaisants» avec les islamistes. Ils sont également "«complices»"

Je pense par ailleurs que dans leur discours, dans leurs pratiques concernant l'islam radical, il y a de la complaisance, il y a de l'ambiguïté en tout état de cause. Je pense que c'est un discours islamo-gauchiste", assène l'ancien Premier ministre. Et de reprocher "la complaisance" de la France insoumise vis-à-vis de "l'islam politique. Une partie de la gauche a failli sur ces questions-là et dans la complaisance vis-à-vis du communautarisme.
http://www.rtl.fr/actu/politique/manuel ... 7790344264
"
logan
 
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Re: Islamophobie et racisme

Message par com_71 » 08 Oct 2017, 14:10

Donc, documentons... pour bien saisir le moment et le phénomène.

Un article du Monde évoque une discussion interne à l'UNEF sur la demande de syndiqués à la direction syndicale de prévoir une salle de prière.

Le Monde a écrit :En octobre 2016, à l'université de Nanterre, se tient le collectif national où William Martinet doit faire ses adieux. Quelques " camarades " ont une demande très particulière : disposer d'une salle pour prier. La décision est prise de leur laisser une pièce qui doit servir, plus tard, à un atelier de formation. Un SMS est même envoyé pour dire que l'on peut y prier si on le désire. " Une demande spécifique a été faite et quelqu'un leur a dit qu'une salle était disponible car nous étions en amphi ", admet aujourd'hui la direction syndicale.


Gaby, sans avoir lu l'article, sait qu'il s'agit d'une saloperie, et démarre au quart de tour en fantasmant sur la liberté de culte, qui n'était pas du tout en cause

Gaby a écrit :Un copain me dit que Le Monde a récemment écrit un article pour dénoncer la présence de musulmans à l'UNEF, dont l'insupportable possibilité que ces musulmans prient... Je ne m'abonnerai pas pour lire une saloperie pareille.
La culture instituée par la noblesse a introduit dans le langage universel des barbarismes tels que tsar, pogrome, nagaïka. Octobre a internationalisé des mots comme bolchevik, soviet... Cela suffit à justifier la Révolution Prolétarienne... Trotsky
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