Ford Blanquefort et Poutou

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'actualité politique en France

Ford Blanquefort et Poutou

Message par Ottokar » 15 Oct 2018, 17:44

Un article dans l'Anticapitaliste, qui reflète la politique défendue par ces camarades dans l'entreprise.
Ford Blanquefort : on a besoin d’espoir pour lutter

Le feuilleton Ford continue… mais il n’est pas infini. Au fil des semaines et des mois, plus le temps passe et plus nous sommes dans un compte à rebours. Le suspens est là, grandissant. Allons-nous réussir à empêcher la fermeture de l’usine et à sauver des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois induits ?

Nous sommes bien conscients que cela serait un exploit, mais nous avons l’ambition de le réaliser même si nous cumulons les difficultés. Il n’est pas question de faire un pronostic : on mène la bataille dans les conditions données, un point c’est tout.

Une possibilité de reprise ?

Aujourd’hui, le déroulé des évènements est déterminé par deux calendriers, celui de Ford et celui du gouvernement. Ford avance, avec son PSE de fermeture d’usine, une procédure de consultation lancée en juin qui s’achèvera les 17-18 décembre avec l’avis rendu par les instances CE et CHSCT. Après c’est la Direction du travail (Direccte) qui a 21 jours pour homologuer (ou pas ?) le PSE.

Nous avons quand même réussi à repousser la fin de cette procédure, par deux fois et de près de deux mois au total. Cela ne change pas la donne, mais c’est utile car cela nous laisse un peu plus de temps pour essayer de construire la mobilisation. Cela laisse aussi un peu plus de place à une possible reprise de l’usine.

Car il y aurait une possibilité. C’est ce qu’affirme en tout cas le gouvernement, par la voix de son ministre de l’Économie. Officiellement, il y a un candidat à la reprise : il s’appelle Punch, il est belge, et il a déjà une usine à Strasbourg, qui fabrique aussi des boîtes de vitesses automatiques, reprise en 2013 après le départ de General Motors.

Rien de très reluisant chez ce patron, surnommé le « Tapie belge ». Il « achète » et revend, sans vraiment dépenser ou investir de l’argent. Des margoulins comme lui, il en existe pas mal dans l’industrie. Une espèce qui tendrait même à se développer tant les pouvoirs publics sont peu regardants. Il suffit de voir les exemples récents des reprises à Metal Temple ou à GM&S, qui ressemblent à des « sous-traitances » de fermeture d’usines.

Pas d’illusions

Le gouvernement s’est donné un délai jusqu’à fin octobre pour obtenir un accord de reprise. D’un côté, on a donc Punch, qui veut acquérir l’usine de Blanquefort sans dépenser et, de l’autre, Ford, qui veut se débarrasser de son usine avec le moins de frais possible, et qui en même temps ne veut pas de reprise. Et au milieu, il y a l’État, qui joue les négociateurs pour aboutir à une solution.

Tout récemment, il y aurait eu une rencontre à trois, sauf que nous n’avons aucune information de ce qui se négocie entre ces gens. C’est « normal » : ça doit discuter gros sous et cela ne regarde pas les salariéEs que nous sommes, même s’il est en réalité question de nos emplois et de notre avenir.

Alors a-t-on raison de croire qu’une reprise est possible ? Certes, le gouvernement, empêtré dans ses difficultés, aurait besoin de « sauver » une usine pour prouver son efficacité dans sa « lutte contre le chômage ». Ford aimerait bien partir tranquillement, avec la posture d’un patron social qui « protège » ses salariéEs. Enfin, Punch aurait besoin d’une nouvelle usine pour faire de nouvelles affaires. Mais est-ce que cela suffit pour autant à permettre la reprise ?

Certainement pas. Mais à l’heure actuelle, c’est notre seul « espoir » de sauver nos emplois. Ce n’est pas extraordinaire, mais c’est celui qu’on a trouvé dans une situation sociale qui n’en offre pas tant que cela. C’est le seul « espoir » aussi dans les conditions d’un rapport de force pas vraiment en notre faveur.

Ne pas se taire, ne pas subir

Il faut dire que la mobilisation reste malheureusement faible. Trop peu de salariéEs contestent ou résistent à la multinationale. Ce qui limite nos possibilités de mettre la pression sur Ford comme sur les pouvoirs publics. Cela limite aussi nos moyens de bousculer les évènements, de réussir à changer la donne. Mais cela n’empêche pas tout. En multipliant les initiatives, en ne lâchant pas, nous arrivons malgré tout à mettre un peu la pression, suffisamment pour que tout ne soit pas complètement perdu aujourd’hui.

Et cette « hypothèse » de repreneur est sûrement, quelque part, le résultat de notre ténacité, de notre acharnement à dénoncer la fermeture de l’usine par une multinationale qui fait des profits, de notre détermination à ne pas laisser tranquilles les pouvoirs publics, pour que leur posture d’impuissance ne soit pas tenable, pour qu’ils agissent pour maintenir les emplois directs et indirects.

Certains nous disent que cette hypothèse de reprise est une illusion ou un leurre. Peut-être. Mais peut-être pas. En tout cas, elle permet aujourd’hui d’avoir une perspective, une raison de mener la bataille des emplois, qui nous fait tenir en ayant autre chose en tête que d’améliorer la prime de licenciement. Et les semaines qui viennent sont importantes. Nous allons au mondial de l’auto à Paris le 12 octobre, à 30 salariés, pour tenir le « stand Ford » devant les portes du salon. Pas pour vendre des voitures évidemment, mais pour défendre nos emplois. Nous manifesterons contre la fermeture de l’usine à nouveau le 25 octobre à Bordeaux, toujours avec l’idée et l’objectif d’élargir la mobilisation dans et hors de l’usine. Nous sollicitons des soutiens largement, car notre lutte c’est celle de tout le monde. Nous sommes lancés dans une course contre la montre, persuadés qu’on n’est pas obligés de se taire et de toujours subir.

Philippe Poutou
Ottokar
 
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Re: Ford Blanquefort et Poutou

Message par Plestin » 16 Oct 2018, 05:05

Brève LO :

Ford Blanquefort
Contre Ford, la seule force, c’est celle des travailleurs en lutte

Brève
15/10/2018

Bruno Le Maire vient d’annoncer que Ford compte fermer définitivement et dans son ensemble l’usine, refusant l'option du repreneur car dans cette option, il lui faudrait passer commande de boites de vitesse pendant trois ans. Ford, qui optimise ses profits en réorganisant sa production à l'échelle du globe, n'en a cure. Il s'apprête donc à jeter à la rue près de 900 travailleurs, 3000 en comptant les sous-traitants et les emplois induits.

Il y a trois semaines, le ministre d'Etat Le Maire promettait pourtant une solution. Aujourd'hui, il démontre que ses promesses de politiciens n'étaient que du vent et ne pouvaient que servir à lanterner les travailleurs en leur demandant de lui faire confiance. Dans cette société, ceux qui commandent sont ceux qui possèdent les capitaux, et les politiciens qui se plaignent d’être menés en bateau par Ford mènent aussi en bateau les travailleurs. Car les capitalistes ne connaissent que leur profit, que ce soit Ford ou le repreneur pressenti qui n'aurait repris que 300 emplois, pour une durée non déterminée, et à la condition d'encaisser 17.5 millions d'euros de subventions publiques.

Dans ce bal des faux-culs, entre patrons et gouvernement, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leurs luttes pour faire payer leur peau, le plus cher possible.
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Re: Ford Blanquefort et Poutou

Message par Ottokar » 16 Oct 2018, 10:07

On sent des différences, de même que dans l'attitude de Poutou, qu'on a vu au journal télé de lundi soir accueillir Le Maire en disant "il se mobilise, nous ça fait longtemps qu'on est mobilisés et qu'on le reste". La télé coupe toujours les déclarations c'est vrai, mais l'article est de la même eau, Poutou se mobilise visiblement pour le repreneur, et ne discute pas de la qualité ou de la fiabilité de celui-ci (Punch). Or on les a vus depuis 20 ans, ces "repreneurs" qui ne reprennent qu'une partie des salariés (et encore, à condition que les pouvoirs publics les subventionnent largement), laissent les autres à la rue, puis mettent la clef sous la porte un ou deux ans après.
Ailleurs, on a parfois vu des salariés se battre contre les fermetures pour que "personne ne soit à Pôle Emploi", qu'il s'agisse d'obtenir un CDI dans une autre boîte du groupe, d'un repreneur crédible, de pré-retraite, d'aides à la mobilité pour ceux qui veulent partir ou ont d'autres projets. Mais depuis des années, la CGT et les syndicats refusent ce genre de formulation. Ils disent se battre pour "sauver l'emploi" (sans y réussir), se contentant de repreneurs pourris, acceptant de sacrifier une partie des emplois soi-disant pour sauver les autres, ne critiquant pas le fait que ce soit avec des aides et de l'argent public, traitant ceux qui veulent de l'argent pour quitter ces boîtes de traitres, etc. Et ne réussissant pas à en sauver davantage !
Bon courage à ceux de Ford pour essayer de sauver leur peau ou à défaut, comme dit la brève de LO, la vendre le plus cher possible.
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Re: sur le site du NPA

Message par artza » 02 Jan 2019, 09:41

Un interview de Poutou sur Ford...

https://npa2009.org/actualite/politique ... s-ouvriers que quand ils pleurent

Extraits de l'interview :
2018 vue par Philippe Poutou : “Les médias ne filment les ouvriers que quand ils pleurent”

Publié par Les Inrocks, par Mathieu Dejean. L'ancien candidat à la présidentielle du NPA, ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), dont le constructeur automobile a annoncé la fermeture, revient pour nous sur l'année sociale et politique.

Quand Philippe Poutou nous répond au téléphone, il vient tout juste de finir de rédiger un tract qui partira à l'imprimeur dans quelques jours. Il s'agit du bulletin syndical de la CGT (dont il est adhérent), Bonnes nouvelles, qu'il diffuse à l'usine Ford de Blanquefort. Celle-ci vient de refuser un plan de rachat, condamnant les 860 ouvriers qui y travaillent, au grand dam du gouvernement. Au volant de sa voiture (en mode bluetooth, on vous rassure), l'ancien candidat à la présidentielle du NPA prend le temps de revenir pour nous sur l'année 2018, qui a célébré à grand renfort de pavés le cinquantenaire de Mai 68.

L’année se termine par une mauvaise nouvelle pour vous : Ford a refusé le plan de reprise de son usine de Blanquefort, qui aurait pu sauver 400 emplois (sur 860). Comment interprétez-vous cette décision prise sans complexes, et face à laquelle l’Etat semble impuissant ?

Philippe Poutou – Nous ne sommes pas surpris. Depuis dix ans Ford veut fermer l’usine. Cette année ils sont repassés à l’attaque. Ils ont bien préparé le terrain pour faire comme si la fermeture était inévitable. On s’est battus dans des conditions difficiles et malheureusement, malgré l’intervention de l’Etat, de Bruno Le Maire et d'Alain Juppé, ça n’a pas suffi. Ford va au bout de sa logique. On aurait pu négocier des primes, mais on est restés sur l’idée qu’il fallait sauver l’usine. Ce dont on a besoin, c’est d’un boulot, d’un salaire, pas d’une prime. Cette lutte a révélé que la multinationale n’a rien à faire des salariés. Mais elle a aussi, une fois de plus, révélé l’impuissance de l’Etat.

Bruno Le Maire s’est dit “écœuré”, Emmanuel Macron a jugé le geste de Ford “hostile et inacceptable”. Cette indignation est-elle sincère ?

Ils sont visiblement déterminés à contrer la démarche de Ford. La lutte va se poursuivre en janvier. Les services de l’Etat sont là, et nous aussi, on espère que Ford va accepter de vendre son usine. Mais pour cela il faut que l'Etat passe aux actes et prenne des mesures autoritaires contre Ford. On pousse pour.

Qu’est-ce que cela dit du pouvoir politique ?

Jospin l'a dit il y a déjà longtemps [en 2000, à propos des licenciements chez Michelin, ndlr] : “L’Etat ne peut pas tout”. Cette impuissance est réelle, mais l’Etat se l'est fabriquée lui-même. Le Maire et Macron sont des représentants de l’ultra-libéralisme, du laisser-faire, de la liberté d’entreprendre, et ils se retrouvent eux-mêmes piégés dans leur propre idéologie, en but à une multinationale qui considère qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Et ce n’est pas faux. Depuis vingt ans les lois qui sont votées sont en leur faveur. Une multinationale sait qu’elle a désormais quasiment les pleins-pouvoirs. Elle peut licencier facilement, ou fermer une usine. Le Maire se prend en pleine face le résultat de cette politique. Cet exemple va-t-il obliger l'Etat à se redonner de pouvoir ? C'est la question...

Propos recueillis par Mathieu Dejean


“Les médias ne filment les ouvriers que quand ils pleurent”... et parfois quand ils disent des conneries. Allez bonne année et courage quand même.
artza
 
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Re: sur le site du NPA

Message par Ottokar » 02 Jan 2019, 11:13

Et autant dire ce qu'on trouve faux. Moi, ce qui me choque, ce sont les phrases que je reproduis ci-dessous en les mettant en gras ou en les accompagnant de mes commentaires, des phrases, qui laissent supposer une bonne volonté des gouvernants ou semblent faire appel à eux. S'il y a UNE chose qu'il faut essayer d'apprendre à ses camarades de travail, c'est qu'il ne faut JAMAIS compter sur les gouvernants mais TOUJOURS sur leur détermination, leurs luttes, le rapport de forces. Après, on obtient ce qu'on obtient selon la force qu'on a, mais cela dépend toujours de ce facteur, pas d'une "idéologie libérale" comme il dit. C'est non seulement une question d'efficacité pour tout de suite, mais aussi d'enseignements pour l'avenir, de ce qu'auront appris nos copains de boulot dans la lutte. C'est à cela que doit servir le syndicalisme dans les meilleures traditions du syndicalisme révolutionnaire : à être "l'école de la lutte de classes".
Ford a refusé le plan de reprise qui aurait pu sauver 400 emplois (sur 860). Comment interprétez-vous cette décision face à laquelle l’Etat semble impuissant ?

Philippe Poutou – On s’est battus dans des conditions difficiles et malheureusement, malgré l’intervention de l’Etat, de Bruno Le Maire et d'Alain Juppé, ça n’a pas suffi. [La critique qui suit n'était pas nécessaire. On négocie ce qu'on peut... là, ils n'ont ni primes correctes, ni emplois !] On aurait pu négocier des primes, mais on est restés sur l’idée qu’il fallait sauver l’usine. Ce dont on a besoin, c’est d’un boulot, d’un salaire, pas d’une prime.

Bruno Le Maire s’est dit “écœuré”, Emmanuel Macron a jugé le geste de Ford “hostile et inacceptable”. Cette indignation est-elle sincère ?

Poutou : Ils sont visiblement déterminés à contrer la démarche de Ford. Les services de l’Etat sont là, et nous aussi, on espère que Ford va accepter de vendre son usine. Mais pour cela il faut que l'Etat passe aux actes et prenne des mesures autoritaires contre Ford. On pousse pour [il compte donc sur l'Etat... il ne dit pas qu'il faut leur imposer, à eux et à Ford].

Qu’est-ce que cela dit du pouvoir politique ?

Jospin l'a dit il y a déjà longtemps [en 2000, à propos des licenciements chez Michelin, ndlr] : “L’Etat ne peut pas tout”. Cette impuissance est réelle, mais l’Etat se l'est fabriquée lui-même. Le Maire et Macron sont des représentants de l’ultra-libéralisme, du laisser-faire, de la liberté d’entreprendre, et ils se retrouvent eux-mêmes piégés dans leur propre idéologie, en butte à une multinationale qui considère qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Le Maire se prend en pleine face le résultat de cette politique. Cet exemple va-t-il obliger l'Etat à se redonner de pouvoir ? C'est la question.

Fausse question, l'affaire est tranchée. Le Maire n'est pas "prisonnier de son idéologie", il est au service de Ford, et amuse la galerie. Il est parfois ennuyé car Ford ne le laisse même pas sauver la face, mais c'est ainsi. Le Maire et Macron ont des électeurs, alors que Ford a des actionnaires... une différence de rôles, c'est tout.
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Re: sur le site du NPA

Message par Plestin » 02 Jan 2019, 13:07

Et aussi :

Nous, militants de gauche, révolutionnaires (...)


L’absence de crédibilité à gauche, c’est ça le problème.
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Re: sur le site du NPA

Message par artza » 02 Jan 2019, 18:32

PP old school. Il n'a pas pris le tournant?
Et pendant ce temps là, JLM n'a d'yeux que pour Drouet...qui n'est p'être pas un p'tit chaperon rouge?
artza
 
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Re: sur le site du NPA

Message par Byrrh » 07 Jan 2019, 06:20

Fermeture de Ford Blanquefort : Poutou dans le 5/7 de France Inter en ce moment.
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Re: sur le site du NPA

Message par Byrrh » 07 Jan 2019, 06:58

Byrrh a écrit :Fermeture de Ford Blanquefort : Poutou dans le 5/7 de France Inter en ce moment.

Mêmes errements que ceux déjà signalés plus haut par les camarades : évocation de gouvernants qu'il espère "déterminés" à ne pas laisser Ford fermer l'usine, supplications adressées aux "pouvoirs publics" ("L'Etat, il faut qu'il impose..."), propos assez plombants et répétitifs que l'on pourrait grosso modo résumer par "Ford, c'est des méchants, ils ont tout pouvoir, on peut pas faire grand-chose contre eux"... Il a fallu que la journaliste lui demande "Est-ce que tout ça, au final, ça vous donne envie de faire encore plus de politique ?" pour qu'à la dernière minute il bredouille quelques phrases du style "La question c'est comment on réagit en masse, comment la population réagit en masse" (...) "Et ça passe par une solidarité, un tous ensemble, une bataille". Nul nul nul.
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Re: Ford Blanquefort et Poutou

Message par com_71 » 30 Jan 2019, 12:18

Brève LO 29/01/2019 a écrit : Ford Blanquefort : un répit de courte durée

Le préfet de Gironde vient de retoquer la procédure que Ford avait déposé pour fermer l'usine de Blanquefort : le constructeur automobile devra présenter un autre « plan de sauvegarde de l'emploi » dans les semaines qui viennent.

Le ministre de l'Économie prétend avoir un plan de rechange avec un groupe industriel prêt à reprendre le site. Mais, si cela se fait, la moitié des emplois seraient tout de même détruits, avec l'aide de subventions publiques...

Ce répit préfectoral n'empêche pas le projet de suppression de plus de 800 postes de travail directs, sans parler des sous-traitants, de rester d'actualité. Les manoeuvres opaques entre capitalistes et gouvernement, décidant du sort des travailleurs, sont révoltantes.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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