Municipales 2020

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Re: Municipales 2020

Message par Zorglub » 05 Juil 2020, 11:07

Exclu et buté. Mathieu Bucholz.
Peut-être Rudolph Klement, même si cela peut-être l’œuvre des assassins centraux.
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Re: Municipales 2020

Message par com_71 » 23 Août 2020, 10:38

Syndicalistes au Conseil Municipal...
le monde 22 08 2020 a écrit :Philippe Poutou, à Bordeaux : « On va être un peu les syndicalistes du conseil municipal »

L’ancien candidat NPA à l’élection présidentielle siège désormais dans l’opposition avec son nouveau groupe politique, Bordeaux en luttes, qui détonne dans une mairie à droite depuis soixante-treize ans.

Par Claire Mayer

Dans l’enceinte du conseil municipal bordelais, l’ambiance a bien changé. La victoire du candidat écologiste Pierre Hurmic le 28 juin a renversé la majorité en place depuis 1947. L’ancien maire Les Républicains (LR) de Bordeaux Nicolas Florian siège donc sur les rangs de l’opposition aux côtés d’un nouveau groupe politique, celui de Philippe Poutou, ancien candidat à l’élection présidentielle (Nouveau Parti anticapitaliste, NPA) et de ses deux colistiers de « Bordeaux en luttes », Evelyne Cervantes-Descubes et Antoine Boudinet.

La première, « engagée à La France insoumise [LFI] depuis la création du mouvement » et ancienne militante CGT, était candidate aux législatives en 2017 et marque son engagement de « “gilet jaune” de la première heure ». Quant à Antoine Boudinet, 27 ans, s’il n’est pas encarté, il milite au sein du Collectif des mutilés pour l’exemple pour l’interdiction des armes létales, après avoir lui-même perdu une main lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Bordeaux le 8 décembre 2018.

L’arrivée de ce nouveau groupe n’est pas passée inaperçue. Lors de l’élection de Pierre Hurmic par le conseil municipal, le 3 juillet, Philippe Poutou a tout de suite donné le ton : « On pense qu’après soixante-treize ans de droite, il y a une table qu’il faut renverser, il ne faut pas juste la réparer. »

« C’est vraiment la phrase qui résume tout, la réparer sous-entendrait que la structure est bonne », analyse Alexandra Siarri, ancienne deuxième adjointe de Nicolas Florian. Huée par des militants de Bordeaux en luttes, Alexandra Siarri garde un souvenir amer de ce premier conseil municipal. « C’est un profond irrespect des hommes et des femmes, de leurs fonctions et donc de la République. On sait très bien qu’on ne peut pas huer les gens ni se manifester bruyamment lors de conseils qui sont très solennels. Pas plus que l’on ne peut chanter. Quand j’ai été huée, j’avais Philippe Poutou en face de moi, qui n’était absolument pas affligé, qui avait même une mine souriante », déplore l’élue.

« Nous représentons la populace »

Cette première séance municipale a marqué les esprits. Evelyne Cervantes-Descubes se défend, après que son équipe a essuyé un rappel à l’ordre, le 10 juillet. « Nous avons d’entrée été attaqués sur l’ambiance, ça donne tout de suite le ton, nous représentons la populace, il ne faut pas faire de bruit… », s’insurge-t-elle. « Si nous respectons tout le monde, il faut respecter ceux que nous représentons, c’est-à-dire les gens qui sont dans les luttes, dans les quartiers précaires, où ça grouille, où il y a du bruit, où les gens se parlent, et n’ont pas peur de hausser le ton s’il le faut. Cette souffrance ne s’exprime pas forcément à mots feutrés. »

Les membres de Bordeaux en luttes s’initient encore au fonctionnement institutionnel du conseil municipal et métropolitain, en essayant d’en appréhender les rouages. « On voudrait un local de campagne sur les six ans qui viennent. On n’en a pas eu pendant la campagne parce que notre local, c’est la rue, mais là on va en avoir besoin, car il nous faut du lien avec la population. On va être un peu les syndicalistes du conseil municipal », dépeint Philippe Poutou en souriant. L’objectif est de poursuivre la lutte dans l’enceinte de ces conseils. « On sait que ça ne va pas se jouer là-bas pour nous, quand on propose un vote, on se doute qu’on va le perdre. Mais au moins pour la forme, pour montrer notre désaccord, on va quand même le demander. Car il n’y a pas de raison, on ne va pas rester silencieux et passifs, on est contre les arrangements de couloir, c’est contre notre identité », développe Antoine Boudinet.

« On va écouter ce qu’ils ont à dire »

Du côté de la majorité, l’heure est à l’apaisement, par la voix de Delphine Jamet, ancienne conseillère municipale de l’opposition au côté de Pierre Hurmic, désormais adjointe chargée de « l’administration générale, de l’évaluation des politiques publiques et de la stratégie de la donnée ». Après avoir passé ces six dernières années dans l’opposition, l’élue remplit le rôle de médiatrice, pour tenter d’arrondir les angles. « Depuis le 28 juin, je gère les relations avec eux, pour leur expliquer beaucoup de choses, pour pas qu’ils soient trop perdus et surtout qu’ils comprennent bien les tenants et aboutissants de certaines choses », raconte-t-elle. Elle ajoute vouloir « fluidifier les relations ». « Ils n’ont pas été très gentils avec nous pendant la campagne, mais je connais des gens qui étaient sur leur liste, des militants, on fait les mêmes manifestations quoiqu’ils en disent », renchérit-elle.

Delphine Jamet ajoute : « S’ils veulent faire quelque chose de constructif, ça ne m’inquiète pas trop, mais si c’est pour dénigrer sans regarder le fond des choses, ça va m’inquiéter un peu plus. Je suis sûre qu’ils vont travailler, et être de très bons élus. On va écouter ce qu’ils ont à dire, on a toujours essayé d’être écoutés, ce n’est pas pour aujourd’hui ne pas tendre la parole ou ne pas prendre en considération. » L’élue conclut : « Après, il y a des choses sur lesquelles on ne sera pas forcément d’accord, c’est normal. Ce qui m’inquiète, c’est de déformer des réalités. Je veillerai à toujours remettre dans le contexte les éléments pour que les choses soient bien claires. » Reprise des débats à la rentrée.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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