Editorial d'Informations ouvrières

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'actualité politique en France

Message par Screw » 06 Déc 2002, 21:38

a écrit :
C'est la République qu'on démantèle

INSIDIEUSEMENT, quotidiennement et par tous les bouts, on est en train de démanteler la République. Un projet de décret, en apparence anodin ("modifiant le décret 90-170 du 23 février 1990"), nous apprend que le ministre de l'Education nationale s'appellerait désormais... "ministre chargé de l'Education". Il n'y aurait plus d'Education nationale ?

C'est bien l'intention du gouvernement. Dans sa lettre aux préfets (lire page 4), Raffarin annonce que l'Etat se réduirait à : la justice, la défense, les anciens combattants, la dépense publique, la fiscalité, les douanes et l'inspection du travail. Tout le reste serait transféré, ici aux régions, là aux intercommunalités... En réalité, privatisé !

Cette régionalisation-destruction anticipe sur la réforme de la Constitution discutée en ce moment même à l'Assemblée nationale. Mais attention : une réforme de la Constitution peut en cacher une autre.

Deux réformes constitutionnelles sont en préparation, étroitement reliées l'une à l'autre : la réforme de la Constitution de la Ve République (en principe adoptée définitivement fin janvier 2003 par le Parlement réuni en Congrès ou par référendum) est une étape pour faire passer la réforme des institutions européennes (en principe fin 2003).

De quoi s'agit-il ?

Hier 3 décembre, Giscard d'Estaing est venu présenter devant l'Assemblée nationale française l'état des travaux de la "Convention sur l'avenir de l'Europe" qu'il préside. Il s'agit, a-t-il expliqué, de remplacer les actuels traités en vigueur (notamment Maastricht et Nice) par une "Constitution européenne unique", qui mettra en place une "Union" fonctionnant "sur le mode fédéral".

Cette "Union" devrait voir "sa discipline renforcée" en matière économique. Autrement dit : aggravation de la politique de destruction des droits ouvriers et sociaux, de déréglementation et de privatisation.

Cet objectif exige, bien sûr, de pouvoir substituer de prétendus "droits sociaux européens" - aussi vagues que minimalistes - aux droits ouvriers (Code du travail, conventions collectives, statuts, régime de protection sociale), tels qu'ils ont été arrachés, dans chaque pays, par une lutte de classe séculaire. C'est là l'objet majeur de la future Europe, instrument de la lutte acharnée du capital pour "réduire le coût du travail".

Dans le débat à l'Assemblée nationale, les travaux de la "Convention" de Giscard ont été salués par tous, les interve- nants "de gauche" apportant leur touche "sociale" à l'édifice. Au nom du Parti socialiste, Elisabeth Guigou a demandé que "le traité constitutionnel inclue la charte des droits fondamentaux (...), des références claires aux valeurs de justice sociale et de solidarité, aux objectifs de progrès social, de cohésion sociale (...), l'objectif d'un plein emploi de qualité (...), le principe d'un salaire minimum dans chaque Etat membre, la possibilité concrète d'un droit de grève européen". Un salaire minimum ? Lequel ? Un droit de grève ? Lequel ? Cela passe-t-il par le maintien intégral de toutes les dispositions actuelles du Code du travail et des lois sociales existant en France, et cela à l'identique dans chaque pays ?

Non, bien évidemment. Tout ce verbiage prépare un prétendu "droit social européen", édifié sur les décombres des droits et garanties arrachés par les travailleurs et la lutte de classe dans chaque pays.

Mme Guigou ne s'en cache pas, puisque, après avoir insisté sur la nécessaire "reconnaissance du rôle des partenaires sociaux et du dialogue social", elle plaide pour "les services d'intérêt général", au nom desquels on détruit le service public dans chaque pays (en ce moment même, à EDF-GDF, par exemple). Et Mme Guigou de lancer à Giscard d'Estaing : "Votre tâche, monsieur le Président, est lourde, mais elle est bien engagée."

Même registre pour Pierre Goldberg, qui, s'exprimant au nom du PCF, déclare ce débat "salutaire" pour contrecarrer "l'essoufflement de la dynamique européenne". Favorable à l'élargissement de la construction européenne ("un grand projet de civilisation (que) nous soutenons"), il réclame qu'elle ne soit pas "conçue comme une simple extension du grand marché". Car voyez-vous : "L'Union est un grand marché, mais un nain politique et social." Pour Goldberg, c'est toute l'importance du "forum social et la manifestation de Florence" que d'avoir traduit "l'insatisfaction légitime des citoyens devant les lacunes de l'action de l'Union en matière sociale". L'Europe aurait des lacunes en matière so- ciale ? Les directives européennes détruisent toutes les conquêtes ouvrières et démocratiques, et ce ne serait pas assez ? Goldberg réclame qu'on ne se contente pas "de réécrire les traités actuels", mais qu'on suscite "un fort élan populaire", sans lequel "c'est la légitimité même du traité constitutionnel qui en pâtirait".

Tandis que l'on prépare ainsi une "Constitution européenne" qui jetterait des centaines de millions de travailleurs et leurs familles dans un monde privé de droits et de garanties, il reste à régler "quelques petits détails". Parmi ceux-ci, l'édifice qui, en France, garantit l'égalité des droits des citoyens dans la République, et l'ensemble des droits arrachés par la classe ouvrière dans le cadre de la nation.

C'est ici qu'intervient la réforme de la Constitution en France, dont le maître mot est : transfert aux régions et aux collectivités territoriales, "expérimentation", c'est-à-dire déréglementation et destruction de tous les droits.

Et c'est ce qui s'applique concrètement dans l'offensive en cours contre l'école et la Sécurité sociale, les services publics et le Code du travail, ou encore pour "passer en force" sur les retraites, puisque la France reste campée sur son "exception", qui, à ce jour, exclut les fonds de pension.


Tout est donc relié : la défense des droits ouvriers et l'indépendance des organisations, de la démocratie et de la République. Les mouvements de classe qui se développent ces dernières semaines - et en particulier le 26 novembre dernier - sont porteurs de revendications incompatibles avec ces funestes projets.

Ne les laissons pas assassiner la République ! N'y a-t-il pas urgence à forger l'unité de tous, travailleurs, militants, organisations,pour dire : non à la réforme de la Constitution, non à la nouvelle Constitution européenne ! Le Parti des travailleurs s'adresse à toutes et à tous pour, ensemble, s'atteler à ce combat essentiel à la sauvegarde de la démocratie.


Cet éditorial me laisse très perplexe.
J'aimerais connaître les réactions des camarades expérimentés (je dois avouer que je lis rarement la presse du PT).
Screw
 
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Message par Louis » 06 Déc 2002, 21:53

tu lis peu la presse du PT : comme je te comprend, mon ami ! Moi même je dois dire que si j'y jette quelquefois un regard distrait c'est ma fois avec une sorte de plaisir sadique ! ces gens la (comme d'une autre facon les milllitants de l'uci) me permettent de surmonter les passages difficiles que je peut avoir avec mes amis pablistes
Mais bon, ce qu'ils expliquent avec cet aliage qui n'appartient qu'a eux de sectarisme sans borne et d'acculturation se retrouve aussi ailleurs (et j'en ai bien des exemples dans ce forum par exemple) contient quand meme un "nuage" de vérité
Louis
 
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Message par Andreas » 06 Déc 2002, 22:06

je pense qu'on est nombreux à être perplexe ....
pas un mot sur le fait que la république en question est bourgeoise...

Alors on nous aurait menti ce ne serait pas Chirac mais le PT (y compris ses courants trotskyste et anarcho-syndicaliste :-P

plus serieusement moi aussi j'aimerais comprendre.
Andreas
 
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Message par Louis » 07 Déc 2002, 13:21

je ne parlais pas que de cet édito : l'alliance de sectarisme et d'opportunisme est un grand classique du genre. déja Trotsky, en son temps, avait écrit des pages lumineuses sur ce phénomène.... (alors qu'il n'existait ni pablisme ni lambertisme etc etc)

Mais enfin, j'ai vraiment du mal a voir ce qu'il y a de neuf dans la politique du pt ? Z'ont toujours été comme ça ! On peut remonter pas mal dans l'histoire, et faire partir le "tour complet" a partir de 81 et de la rupture avec une certaine fidélité révolutionnaire. Je pense que c'est en partie vrai (en partie seulement parce que je ne crois pas dans la "génération spontanée)

Mais mis a part un "sans commentaire" qui n'explique pas grand chose, les militants du cps pourraient t il nous expliquer comment ils analysent cette situation, ses causes, et ses conséquences
Louis
 
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Message par pelon » 08 Déc 2002, 18:36

(Screw @ Friday 06 December 2002, 21:38 a écrit :
a écrit :
C'est la République qu'on démantèle

INSIDIEUSEMENT, quotidiennement et par tous les bouts, on est en train de démanteler la République. Un projet de décret, en apparence anodin ("modifiant le décret 90-170 du 23 février 1990"), nous apprend que le ministre de l'Education nationale s'appellerait désormais... "ministre chargé de l'Education". Il n'y aurait plus d'Education nationale ?

C'est bien l'intention du gouvernement. Dans sa lettre aux préfets (lire page 4), Raffarin annonce que l'Etat se réduirait à : la justice, la défense, les anciens combattants, la dépense publique, la fiscalité, les douanes et l'inspection du travail. Tout le reste serait transféré, ici aux régions, là aux intercommunalités... En réalité, privatisé !

Cette régionalisation-destruction anticipe sur la réforme de la Constitution discutée en ce moment même à l'Assemblée nationale. Mais attention : une réforme de la Constitution peut en cacher une autre.

Deux réformes constitutionnelles sont en préparation, étroitement reliées l'une à l'autre : la réforme de la Constitution de la Ve République (en principe adoptée définitivement fin janvier 2003 par le Parlement réuni en Congrès ou par référendum) est une étape pour faire passer la réforme des institutions européennes (en principe fin 2003).

De quoi s'agit-il ?

Hier 3 décembre, Giscard d'Estaing est venu présenter devant l'Assemblée nationale française l'état des travaux de la "Convention sur l'avenir de l'Europe" qu'il préside. Il s'agit, a-t-il expliqué, de remplacer les actuels traités en vigueur (notamment Maastricht et Nice) par une "Constitution européenne unique", qui mettra en place une "Union" fonctionnant "sur le mode fédéral".

Cette "Union" devrait voir "sa discipline renforcée" en matière économique. Autrement dit : aggravation de la politique de destruction des droits ouvriers et sociaux, de déréglementation et de privatisation.

Cet objectif exige, bien sûr, de pouvoir substituer de prétendus "droits sociaux européens" - aussi vagues que minimalistes - aux droits ouvriers (Code du travail, conventions collectives, statuts, régime de protection sociale), tels qu'ils ont été arrachés, dans chaque pays, par une lutte de classe séculaire. C'est là l'objet majeur de la future Europe, instrument de la lutte acharnée du capital pour "réduire le coût du travail".

Dans le débat à l'Assemblée nationale, les travaux de la "Convention" de Giscard ont été salués par tous, les interve- nants "de gauche" apportant leur touche "sociale" à l'édifice. Au nom du Parti socialiste, Elisabeth Guigou a demandé que "le traité constitutionnel inclue la charte des droits fondamentaux (...), des références claires aux valeurs de justice sociale et de solidarité, aux objectifs de progrès social, de cohésion sociale (...), l'objectif d'un plein emploi de qualité (...), le principe d'un salaire minimum dans chaque Etat membre, la possibilité concrète d'un droit de grève européen". Un salaire minimum ? Lequel ? Un droit de grève ? Lequel ? Cela passe-t-il par le maintien intégral de toutes les dispositions actuelles du Code du travail et des lois sociales existant en France, et cela à l'identique dans chaque pays ?

Non, bien évidemment. Tout ce verbiage prépare un prétendu "droit social européen", édifié sur les décombres des droits et garanties arrachés par les travailleurs et la lutte de classe dans chaque pays.

Mme Guigou ne s'en cache pas, puisque, après avoir insisté sur la nécessaire "reconnaissance du rôle des partenaires sociaux et du dialogue social", elle plaide pour "les services d'intérêt général", au nom desquels on détruit le service public dans chaque pays (en ce moment même, à EDF-GDF, par exemple). Et Mme Guigou de lancer à Giscard d'Estaing : "Votre tâche, monsieur le Président, est lourde, mais elle est bien engagée."

Même registre pour Pierre Goldberg, qui, s'exprimant au nom du PCF, déclare ce débat "salutaire" pour contrecarrer "l'essoufflement de la dynamique européenne". Favorable à l'élargissement de la construction européenne ("un grand projet de civilisation (que) nous soutenons"), il réclame qu'elle ne soit pas "conçue comme une simple extension du grand marché". Car voyez-vous : "L'Union est un grand marché, mais un nain politique et social." Pour Goldberg, c'est toute l'importance du "forum social et la manifestation de Florence" que d'avoir traduit "l'insatisfaction légitime des citoyens devant les lacunes de l'action de l'Union en matière sociale". L'Europe aurait des lacunes en matière so- ciale ? Les directives européennes détruisent toutes les conquêtes ouvrières et démocratiques, et ce ne serait pas assez ? Goldberg réclame qu'on ne se contente pas "de réécrire les traités actuels", mais qu'on suscite "un fort élan populaire", sans lequel "c'est la légitimité même du traité constitutionnel qui en pâtirait".

Tandis que l'on prépare ainsi une "Constitution européenne" qui jetterait des centaines de millions de travailleurs et leurs familles dans un monde privé de droits et de garanties, il reste à régler "quelques petits détails". Parmi ceux-ci, l'édifice qui, en France, garantit l'égalité des droits des citoyens dans la République, et l'ensemble des droits arrachés par la classe ouvrière dans le cadre de la nation.

C'est ici qu'intervient la réforme de la Constitution en France, dont le maître mot est : transfert aux régions et aux collectivités territoriales, "expérimentation", c'est-à-dire déréglementation et destruction de tous les droits.

Et c'est ce qui s'applique concrètement dans l'offensive en cours contre l'école et la Sécurité sociale, les services publics et le Code du travail, ou encore pour "passer en force" sur les retraites, puisque la France reste campée sur son "exception", qui, à ce jour, exclut les fonds de pension.


Tout est donc relié : la défense des droits ouvriers et l'indépendance des organisations, de la démocratie et de la République. Les mouvements de classe qui se développent ces dernières semaines - et en particulier le 26 novembre dernier - sont porteurs de revendications incompatibles avec ces funestes projets.

Ne les laissons pas assassiner la République ! N'y a-t-il pas urgence à forger l'unité de tous, travailleurs, militants, organisations,pour dire : non à la réforme de la Constitution, non à la nouvelle Constitution européenne ! Le Parti des travailleurs s'adresse à toutes et à tous pour, ensemble, s'atteler à ce combat essentiel à la sauvegarde de la démocratie.


Cet éditorial me laisse très perplexe.
J'aimerais connaître les réactions des camarades expérimentés (je dois avouer que je lis rarement la presse du PT).

Je crois qu'il faut comprendre cet édito ou nombre de prises de positions du PT en comprenant quelle couleur ces camarades veulent donner à leur parti. C'est un regroupement de socialistes, communistes, anarco-syndicalistes...et de trotskystes.
Alors bien entendu, ce sont les trotskystes qui représentent le plus gros du nombre et la quasi-totalité des forces militantes mais des orientations comme celle de cet éditorial servent à donner le change.
C'est plutôt cette politique qu'il faudrait discuter. Elle est en amont d'un certain nombre de prises de positions qui pourraient paraître bizaroïdes si elles provenaient de trotskystes. Ici elles proviennent de trotskystes masqués. Gluckstein récusait pour le PT l'étiquette trotskyste, révolutionnaire ou extrême-gauche. Il s'agit d'attirer des déçus des partis ouvriers qui ne se sentent pas trotskystes.
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Message par Louis » 08 Déc 2002, 20:46

(wolf @ Sunday 08 December 2002, 12:51 a écrit :Le "sans commentaire" concerne uniquement tes messages provocateurs, et pas l'éditorial d'informations ouvrières.

A ce sujet, trois remarques, mais je le dis, ce n'est certainement pas à nous de s'engager dans une explication de la politique aujourd'hui du PT. Que hyarl ou d'autres s'y essaient.

1. Critiquer "informations ouvrières" du point de vue de "l'ennui" ou toute autre forume ironique à deux francs est une absurdité. Bien qu'étant en total désaccord avec l'orientation des Gluckstein et cie, leur journal est une source d'information qui n'a pas d'équivalent en France sur ce qui se passe dans le mouvement ouvrier national et international. Vouloir tourner le PT en ridicule alors qu'il comptait -avec la bulle spéculative qui s'est emparée de la ligue, ce n'est peut être plus vrai - plus de militants que la LCR ou LO, c'est pas sérieux.

D'où: le journal qu'ils publient est intéressant. Par exemple c'est le seul en France qui donne autant d'infos sur le Brésil, je dis "infos" et pas commentaires comme dans Rouge on l'on commente beaucoup mais où l'on informe très très peu. LO au moins a une rubrique écho des boîtes, mais qui a une portée extrêmement limitée.

2. Avant de critiquer IO, il faut savoir si l'on est pour où contre la "décentralisation", qui constitue une offensive en règle contre les corps de fonctionnaires. Je suis contre, et pour organiser ce qu'il sera possible pour que la loi organique fixant les transferts de compétences ne soit jamais votée. Pour ça, je serais prêt à combattre avec quiconque, y compris le PT.

Les considérants sur l'alliance du "sectarisme et l'oportunisme" n'ont rien à faire dans une tel cadre, c'est vouloir plaquer ses propres chimères sur cet éditorial. Si l'on veut discuter sérieusement, c'est sur l'orientation politique à développer, pas sur les présupposés.

3. maintenant, vous constatez que le PT s'oppose à la politique du gouvernement du point de vue de la "république", de la "démocratie" (en matière d'intercommunalité surtout) et accessoirement du point de vue de classe des travailleurs (pour qui le point de départ ne peut pas être la forme d'organisation de l'Etat bourgeois).
C'est précisment pour mener cette politique, qui fait que souvent les éditos d'IO ressemblent à ceux de FO hebdo, que S.Just et tant d'autres ont été exclus en 1984, quant la "ligne de la démocratie" a été portée sur les fonts baptismaux.

Rien d'étonnant pour nous, sinon que des camardes du PT puissent continuer à avaler cette soupe qui depuis le temps, en plus d'être indigeste pour un révolutionnaire, est totalement froide.

1- Si on prend comme facteur important "une source d'information qui n'a pas d'équivalent en France sur ce qui se passe dans le mouvement ouvrier national et international" moi je ne lit pas io, je lit l'humanité

2 - "Avant de critiquer IO, il faut savoir si l'on est pour où contre la "décentralisation", qui constitue une offensive en règle contre les corps de fonctionnaires. Je suis contre, et pour organiser ce qu'il sera possible pour que la loi organique fixant les transferts de compétences ne soit jamais votée. Pour ça, je serais prêt à combattre avec quiconque, y compris le PT. "
Je ne comprend pas ta réponse : y compris avec les secteurs "républicains" de la droite. Pour moi, cette offensive (sur la décentralisation) n'est qu'une petite partie d'une offensive plus générale de la droite et du patronat, et c'est l'offensive générale que j'ai envie de combattre; et pas la mesure particulière. Je ne comprend toujours pas pourquoi vous instrumentalisez autant cette mesure

3 juste une petite remarque : quand tu dit "C'est précisment pour mener cette politique, qui fait que souvent les éditos d'IO ressemblent à ceux de FO hebdo, " tu fait toi aussi des éffets de styles, pas plus recevable après tout que mes remarques sur l'ennui incommensurable qui me saisit a la lecture d'une telle "presse"
Louis
 
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Message par Screw » 08 Déc 2002, 22:14

Tiens! Je vous conseille un lien intéressant que je viens de trouver:

http://fo44.free.fr/Dossiers/Ouest_Syndica...ux/edito441.htm

Etonnant! Non?
Screw
 
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