fil "interventions de La Riposte"

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 09 Sep 2019, 17:25

Salut camarades,

J'ai aussi dit oui pour les vacances en famille, en Euskal Herria et dans le Tarn à Carmaux... Je connais tout les prénoms de mes arrières - grands - parents, Pierre dit Pierryl, Célestine, Germain dit Germinou, Gabrielle, Mariano, Angèles, Manuela et José Antonio, mais je suis un fan de généalogie...

Pour les langues étrangères, j'ai dit aussi oui, sauf si pour l'occitan cela ne compte pas comme langue étrangère... :D

A part cela, je reste un prolétaire... Et fier de l'être !

Fraternellement,
GdM
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 11 Sep 2019, 07:13

Salut camarades,

Bonne lecture de cet article de La Riposte...

Fin du conflit des postiers du 92
Par JS B, JC 92, et FL, CGT FAPT, le mercredi 11 septembre 2019

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Le 1er juillet, après 15 mois de lutte acharnée contre la direction de La Poste et avec des payes à 0 €, les postiers du 92 ont obtenu en partie gain de cause.

Cette grève a eu pour déclencheur le licenciement de Gaël Quirante, délégué départemental de SUD dans le 92, puis les revendications ont mis en lumière les revendications salariales. Or le 13 avril, le Tribunal de grande instance de Nanterre rendait une ordonnance de référé après que la Poste ait assigné Gaël Quirante et comptait, suite à son licenciement, demander à la justice de lui interdire l’accès aux locaux de La Poste, y compris avec le concours des forces de l’ordre. La juge a reconnu que, sur la base du mandat que lui a confié Sud Poste 92, Gaël ne peut se voir interdire l’accès aux locaux postaux. Ceci est déjà une grande victoire face au projet de la Poste.

Dès le début de la mobilisation c’est-à-dire au mois d’avril, les 150 grévistes doivent faire face à la mise en examen de 3 des leurs pour des faits de grève datant de 2014 ! Durant cette année de lutte, la Poste tenta par tous les moyens de briser cette grève que ce soit par la suppressions de tout salaire, y compris les mutuelles et compléments familiaux, les diffamant, ou encore via des violences sur les grévistes aussi bien par des cadres, encore en fonction à la Poste, que par des policiers, violant ainsi le droit de grève. Plus grave encore, la violence de ce conflit à poussé un gréviste à s’immoler par le feu notamment à cause du blocage de son évolution de carrière au sein du groupe. Fin 2018, avec les élections professionnelles, nous pouvons dire que le mouvement aura eu le soutien des salariés car SUD récoltera la majorité absolue des voix soit 51,8% des suffrages, avec un taux de participation à 86%, soit 13 points au-dessus de la moyenne nationale. La CFDT aura joué pleinement son rôle de syndicat jaune en accompagnant la campagne de dénigrement de la direction que ce soit vis-à-vis de SUD Poste ou même des grévistes.

Les grévistes ont tenu grâce à la caisse de grève toujours active (https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66) alimentée par la solidarité notamment des salarié.e.s. Des convergences on été tissées avec d’autres secteurs en lutte, notamment avec les transporteurs routiers de Géodis, filiale de la SNCF, les étudiant.e.s. ou le collectif “Vérité pour Adama” ou, plus récemment, les grévistes de Chronopost Alfortville, filiale de la Poste; sous-traités par Derichebourg, où les salariés sont des sans-papiers récemment arrivé en France, ayant très peu connaissance de leurs droits et travaillant dans des conditions précaires.

Le protocole signé au début de l’été garantit notamment des créations d’emplois pérennes (dont 70 CDI pour 2019), des reports de certaines réorganisations en 2020 (et même en 2021 pour Asnières). Pour en arriver là, il aura fallu 43 audiences de négociations, 15 versions de protocole et 3 séances de relecture.

Ce protocole de fin de conflit démontre la mauvaise foi de la direction qui aura été jusqu’au bout pour tenter de briser la grève plutôt que de négocier. Cette lutte longue et sans concession aura donné du courage à d’autres postier.e.s comme celles de Mielan dans le Gers qui, à 4 après 109 jours de grève ont finalement obtenu gain de cause. La Poste reste la championne incontestée dans le pourrissement des luttes syndicales et dans son incapacité à régler les conflits sociaux.


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par com_71 » 11 Sep 2019, 07:58

Polémiquons un peu, gentiment, et pas sur le déroulement de la grève faute de témoignages ou d'un bilan plus éclairants.

Des convergences ont été tissées avec d’autres secteurs en lutte...
Tissées dans un tissu rouge on l'espère ! L'art de ne rien dire, mais vraiment rien, en faisant semblant du contraire...

La Poste reste la championne incontestée dans le pourrissement des luttes syndicales et dans son incapacité à régler les conflits sociaux.
Vive les directions vraiment capables de "régler les conflits sociaux" ?

Fraternellement.
com
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 11 Sep 2019, 16:21

Salut com !

Ce n'est pas une polémique juste une petite pique... :D

com_71 a écrit :Polémiquons un peu, gentiment, et pas sur le déroulement de la grève faute de témoignages ou d'un bilan plus éclairants.

Des convergences ont été tissées avec d’autres secteurs en lutte...
Tissées dans un tissu rouge on l'espère ! L'art de ne rien dire, mais vraiment rien, en faisant semblant du contraire...

La Poste reste la championne incontestée dans le pourrissement des luttes syndicales et dans son incapacité à régler les conflits sociaux.
Vive les directions vraiment capables de "régler les conflits sociaux" ?

Fraternellement.
com


Des camarades postiers ou solidaires de La Riposte ont suivi cette lutte de près... Peut être sur les convergences des luttes nous aurions du être plus prolixe et en dire plus de l'expérience menée ! Quant au règlement des luttes des facteurs engagés, ils ne doivent comptés que sur eux - mêmes et la solidarité des autres travailleurs pour vaincre encore et toujours...

Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 18 Sep 2019, 09:58

Salut camarades,

Le stand de La Riposte à la Fête de l'Humanité 2019... Belle Fête plus de 600 000 visiteurs, Fête colorée, dynamique et enjouée...

Le Stand de La Riposte à la Fête de l'Huma 2019.jpg
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 24 Sep 2019, 14:31

Salut camarades,

Sur la contre - Réforme des retraites... Cet article sous forme de tract a été diffusé dans les manifestations du jour...

Mettons le capitalisme à la retraite !
Par Rafik B. (PCF 93), publié sur le site de La Riposte le 24 septembre 2019

https://www.lariposte.org/2019/09/metto ... -retraite/

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La contre-réforme des retraites de Macron est une manœuvre capitaliste visant à casser les conquis sociaux du salariat. Balladur en 1993, Fillon en 2003, Woerth en 2010 ou Delevoye en 2019… Les noms de « réformateurs » se suivent et tous poursuivent le même objectif : faire payer au salariat les conséquences des problèmes inhérents au système capitaliste. Qu’il s’agisse d’allonger les durées de cotisations, d’aligner les régimes spéciaux sur le régime général, d’éloigner l’âge de départ ou encore de calculer les pensions de manière de plus en plus désavantageuse, ces contre-réformes ne font que protéger les intérêts des capitalistes et leur assurer une armée de réserve précarisée taillable et corvéable à merci.

Les grandes mobilisations de 1995, 2003 et 2010 ont montré à quel point la réforme des retraites est sensible aux yeux du salariat organisé. Mais la victoire face au plan Juppé en 1995 n’a pas empêché Fillon de terminer le sale boulot en 2003. Et la défaite cuisante de 2010 a mis à mal le moral des couches les plus militantes du salariat.

Or aujourd’hui ce moral semble avoir repris des couleurs. Une certaine fébrilité agite le gouvernement, pour qui la partie s’annonce plus difficile que prévu. Et cette journée du 24 septembre, si elle est bien suivie, pourra donner le signal de départ de futures grandes mobilisations, même si une victoire aujourd’hui ne signifiera au final qu’un répit de quelques années.

Il est primordial de combattre pied à pied ce nouveau projet de casse des retraites. Ce nouveau système d’âge “pivot”, variable selon l’allongement de l’espérance de vie, ne signifie au final qu’une suppression à terme de l’âge légal de départ à la retraite. Ce nouveau calcul des pensions sur la base de la valeur du point rendra les futurs retraités tributaires des cures d’austérité que nous réserve le capitalisme. Le calcul de la pension sur la base de l’ensemble de la carrière et non plus sur les 25 meilleurs années va encore alourdir la facture que paie le salariat féminin du fait des interruptions de carrières pour cause de maternité et du temps partiel subi, sans parler des pensions de réversion pour les ex-conjointes dont les modalités ne seront plus fixées par la loi mais par le juge des affaires familiales.

Alors bien sûr qu’il est important de se battre contre ces nouvelles régressions que nous promettent les capitalistes. Et le rapport de forces semble pencher en notre faveur, vu la nervosité du gouvernement après une année chargée socialement avec la crise des Gilets Jaunes. Gardons en tête cependant que tout comme nos conquis historiques, les victoires temporaires que nous pouvons obtenir ici ou là finiront par être mises à mal si nous ne mettons pas définitivement KO le système capitaliste !


Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 02 Oct 2019, 08:51

Salut camarades,

Bonne lecture...

Quelques chichis avec l’Irak
Le mercredi 2 octobre 2019, publié sur le site de La Riposte
Par Rafik B, PCF 93

https://www.lariposte.org/2019/10/quelq ... vec-lirak/

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Le décès de l’ancien président Jacques Chirac le 26 septembre dernier a soulevé comme attendu une vague d’hommages dans son camp et au-delà, parmi ses fidèles comme ses anciens adversaires. La direction du Parti Communiste n’a malheureusement pas été en reste, elle qui en la personne de son Premier Secrétaire ou de ses députés ont surtout rendu hommage à l’opposition qu’a montrée l’ancien président à l’aventure militaire menée par Bush fils en Irak en 2003.

Alors certes comme communistes nous avons été les premiers à refuser que la France participe à cette attaque impérialiste de l’Irak. Mais notre voix se serait singularisée de celle de Jacques Chirac car, autant il était contre le projet guerrier prôné par Bush et Blair, autant il était indifférent à la mise sous coupe réglée de millions d’opprimés sous la férule de dictateurs féroces et prévaricateurs.

Il est indéniable que l’ancien président éprouvait un attrait pour le monde arabe et qu’il en maîtrisait les codes. Mais son amitié pour le monde arabe s’arrêtait aux portes des palais où il avait ses entrées, et ce qui se passait à l’extérieur n’était pour lui qu’un vague bruit de fond tant que les intérêts de l’impérialisme français et son prestige personnel n’étaient pas touchés.

Élu avec les voix de la gauche en 2002 pour contrer le Pen au 2e tour, il se trouvait à la tête d’une majorité fragile et des dissensions divisaient son camp. Il avait donc besoin de prolonger son état de grâce en s’attirant les sympathies de la gauche et de l’opinion en général qui était massivement pacifiste. Par ailleurs, il avait besoin de reprendre la main sur le plan européen en relançant le couple franco-allemand et Schröder était contre le projet de Bush car en pleine campagne électorale avec un électorat majoritairement pacifiste. Enfin, Chirac savait les rues arabes très inquiètes – à juste titre – du sort qui attendait les Irakiens.

Faisant partie de cette tradition diplomatique qui prenait en compte l’opinion arabe uniquement lorsqu’elle correspondait aux intérêts stratégiques du capitalisme français, mais jamais lorsqu’elle risquait de compromettre la stabilité de la région, son opposition à la guerre lui permettait de faire coup double. D’un côté, il s’assurait une image positive au niveau international et de l’autre, il fournissait à ses amis dictateurs l’occasion de canaliser la colère des peuples dans un antiaméricanisme bien commode pour colmater du moins temporairement les profondes fissures qui parcouraient déjà ces sociétés.

Et il faut savoir que ce n’est nullement la paix que recherchait Chirac en s’opposant à la guerre, mais la préservation des intérêts impérialistes français bien implantés avec la complicité du pouvoir de Saddam. Les relations entre les deux hommes datent des années 70, lorsque le jeune Premier Ministre de Valéry Giscard d’Estaing qu’il fut a de par sa propre initiative et contre les avis des experts appuyé le programme nucléaire de la jeune dictature irakienne dont Saddam était le numéro 2 à l’époque. C’était le prix à payer pour faire obtenir au complexe militaro industriel français de l’époque des commandes pour armer l’état irakien, ainsi que de juteuses concessions pour la Compagnie Française du Pétrole, l’ancêtre de Total. Et pendant les années 80, il a fermement appuyé le camp irakien durant la guerre Iran-Irak d’abord à titre personnel en tant que Maire de Paris puis en fournissant des armes à l’Irak à partir de 1986 quand il était Premier Ministre de cohabitation sous Mitterrand.

Chirac avait la même amitié pour les dirigeants arabes à poigne que celle éprouvée par l’extrême-droite française. Il admirait la facilité avec laquelle ils imposaient leur politique, et il affichait un mépris sans bornes pour les populations opprimées, comme ses discours et ses actes l’ont prouvé par la suite.

Plusieurs militants communistes se sont émus des hommages de notre direction à l’ancien président, et cela prouve qu’à la base de notre parti, le sens de l’histoire et la mémoire militante ont plus de poids que le désir de respectabilité qui semble animer notre direction.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 09 Oct 2019, 07:38

Salut camarades,

Bonne lecture de l'article...

LA CATASTROPHE INDUSTRIELLE DE LUBRIZOL
le mercredi 9 octobre 2019, sur le site de La Riposte
Par Chloé STEPHAN, PCF Rouen

https://www.lariposte.org/2019/10/la-ca ... -lubrizol/

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Les faits

Le spectaculaire incendie qui s’est déclaré dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre 2019, au sein de l’usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso haut seuil, est une véritable catastrophe industrielle et environnementale. Il a provoqué un important panache de fumée de 22 km de long et de 6 km de large, qui a survolé Rouen et sa région jusqu’à la Belgique et les Pays-Bas.

Le feu a pris dans un stockage de produits conditionnés type additifs pour lubrifiants. Estimé à 5253 tonnes de produits partie en fumés sur le site de Lubrizol, ce chiffre a été récemment revu à la hausse en y ajoutant les 9050 tonnes situées sur une grande partie du site de l’entreprise mitoyenne, Normandie Logistique, non classée Seveso, qui a également été ravagée par les flammes. Parmi ces marchandises, près de la moitié, 4 157 tonnes exactement, appartiennent à Lubrizol et 139 tonnes au groupe Total. Normandie Logistique n’a pas été en mesure de produire l’inventaire des produits ayant effectivement brûlé. La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) a révélé que parmi ces produits figuraient vraisemblablement de la gomme arabique, de la bauxite et de l’asphalte.

“Dans la journée, le préfet avait pris la décision de fermer crèches, écoles, collèges, lycées et campus de l’université sur 13 communes avoisinantes.”

Parmi les 276 pompiers intervenus sur l’incendie, une partie d’entre eux ainsi que des policiers témoignent au micro de France 3 Normandie d’une inquiétude pour leur santé après avoir été pris de maux de tête, de nausées ou de vomissement et de diarrhées et s’interrogent sur les risques qu’on leur a fait prendre. Dans la journée, le préfet avait pris la décision de fermer crèches, écoles, collèges, lycées et campus de l’université sur 13 communes avoisinantes.

Depuis l’incident, des odeurs nauséabondes et anxiogènes de fioul et de pneu brûlé se dégagent du site, qui contient encore des nappes d’hydrocarbures à l’air libre et ce pour encore un moment, portées par les vents, qui provoquent chez certains habitants les mêmes symptômes décrits par les pompiers. Au total, 224 personnes se sont présentées aux urgences hospitalières pour une pathologie «en lien» avec l’incendie.

Dès le lendemain de l’événement, les habitants des communes des environs de Rouen ont constaté une large pellicule de suie recouvrant les récupérateurs d’eau. 40 communes de l’Oise, 5 dans le Nord et le Pas de Calais, une centaines des Hauts de France ont été touchées par les retombées de suie du nuage provoqué par l’incendie et qui sont susceptibles de présenter un risque de santé publique. Les différentes préfectures conseillent aux habitants de ne pas consommer de légumes, de fruits ou autres produits présentant des traces de suie.

Face à l’ampleur de cet incendie « hors norme », la préfecture et les membres du gouvernement concernés sont intervenus pour déclarer, chacun à leur tour, avec des éléments de langage sélectionnés (le fait «[qu’] il n’y avait pas de risque de toxicité aiguë », que les odeurs sont gênantes mais pas nocives… ) afin de rassurer la population. Mais la défiance envers l’État et la gestion calamiteuse de la communication ne fait qu’alimenter le brasier de l’inquiétude et de la colère des habitants. Plusieurs zones d’ombre et de contradictions persistent : la préfecture a tardé à rendre publique la liste des produits stockés, les résultats des analyses ne se concentrent uniquement que sur certaines molécules (hors, on ne trouve que ce que l’on cherche) et concernant le site de Normandie logistique, on ne sait toujours pas quels produits exactement ont brûlé une semaine après l’incendie.

Par ailleurs, concernant le risque de toxicité aiguë , il constitue par définition une probabilité de décès de 50 % après une exposition unique. Donc entre le risque aigu et l’annonce du préfet selon laquelle « il n’y a pas de risque de toxicité aiguë », il y a un gouffre. D’autant plus que l’absence de toxicité immédiate d’un produit n’empêche pas qu’il puisse avoir une toxicité différée . On sait d’ores et déjà que parmi les produits qui sont partis en fumée, il y a des composés corrosifs, dangereux pour l’environnement, qui peuvent provoquer de l’infertilité, des allergies cutanées ou respiratoires, qui sont néfastes pour les organismes aquatiques ou encore cancérogènes.

Des incertitudes demeurent autour des conséquences de la combustion des produits chimiques car lors de la phase de combustion, les produits entrent en interaction et peuvent alors donner d’autres molécules potentiellement polluantes ou dangereuses. Des inquiétudes légitimes quand on sait qu’il y a seulement six mois, l’incendie de la toiture de Notre-Dame a dispersé des centaines de tonnes de plomb dans tout le centre de Paris, et que les autorités sont restées largement muettes et passives. Pour en revenir au cas rouennais, il faut savoir qu’en janvier 2013, une fuite de gaz de mercaptan qui avait déjà répandu une odeur pestilentielle sur la ville et présentant un danger pour les femmes enceintes, provenait également de la société Lubrizol qui avait réussi à réduire à seulement 4 000 euros l’amende initiale qui était de 75 000 euros !

Dans un communiqué de presse paru le 4 octobre, le syndicat national des ingénieurs de l’industrie et des mines (SNIIM) s’en est pris aux restructurations en cours dans la fonction publique portant atteinte à l’indépendance des inspecteurs environnement .

En 2009, l’administration a assoupli les règles de contrôle sur les installations classées et n’oblige plus depuis les entreprises à conduire des études d’impact avant le lancement de certaines activités. Par exemple, les seuils d’autorisation des entrepôts couverts ont été revus très nettement à la hausse en passant de 50 000 à 300 000 m3. Ce qui est proprement édifiant et gigantesque1 !

Mardi 1er octobre, la CGT a appelé à une manifestation unitaire composée de syndicats, d’associations et de partis politiques de gauche dont le PCF (et à l’exception du PS). Selon la CGT, pas moins de 5 000 personnes étaient présentes ce soir-là et le collectif signataire de cet appel a exigé une rencontre avec le Préfet. Celui-ci a dans un 1er temps voulu imposer ses propres conditions que le collectif a refusé. Cette rencontre a eu lieu mais n’a abouti à rien de concret.

Il est difficile d’évaluer les conséquences de cette catastrophe mais il existe des risques de dégâts importants à plus ou moins long terme sur l’environnement et la santé, notamment chez les personnes les plus fragiles. Il faut noter que la Seine est également impactée par la pollution de nappes d’hydrocarbures pour lesquelles plusieurs semaines de pompage seront nécessaires pour en venir à bout et qui se propagent suivant les marées.

La conscience environnementale des capitalistes

Paradoxalement, cet incendie survient dans un contexte de mobilisation internationale pour lutter contre la dégradation de notre environnement et le réchauffement climatique afin de dénoncer l’inaction des gouvernements partout dans le monde, incapables de mettre en place des mesures appropriées et rapides pour répondre aux enjeux du changement climatique.

Dans les faits, il apparaît que la préservation de l’environnement et la santé des populations est loin d’être une priorité pour les capitalistes (même si eux aussi manient très bien les éléments de langage et le greenwashing), empêtrés dans leur système de concurrence au sein du marché mondial, où le profit est le moteur principal de toute activité et où aujourd’hui la récession industrielle mondiale continue de s’étendre. 2

Dans cette affaire, il faut savoir que le groupe améric ain Lubrizol est la propriété, par le biais de son fonds d’investissement Berkshire Hathaway 3 , du milliardaire Warren Buffet, 4ème fortune mondiale, dont la motivation prioritaire est l’accroissement de son capital. Cela est incompatible avec une gestion rationnelle de l’environnement et des ressources. Warren Buffet disait d’ailleurs sur CNN en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner» .

“Dans cette affaire, il faut savoir que le groupe américain Lubrizol est la propriété (…) du milliardaire Warren Buffet, 4ème fortune mondiale, dont la motivation prioritaire est l’accroissement de son capital”

Là est la source de cette catastrophe.

Et les gouvernements ne sont pas en reste puisqu’ils permettent à ces capitalistes, ces grands propriétaires, de se dégager des différentes contraintes liées à la production de ces produits dangereux (ex: loi sur le secret des affaires, ICPE, la fusion des CE, DP et CHSCT en CSE 4 avec des moyens toujours amoindris). D’autre part, les lois de la concurrence incitent les entreprises pour être compétitives sur le marché, à avoir toujours plus recours à la sous-traitance pour ses coûts mais qui engendre inévitablement des failles dans la sécurité. Il s’agit ici aussi d’une catastrophe sociale, avec la perte de 400 emplois directs et 2000 emplois indirects, sans compter l’impact sur les entreprises proches de la zone d’incendie et des exploitations locales environnantes.

C’est bien la preuve que l’économie ne doit pas être entre les mains des capitalistes mais sous le contrôle démocratique des travailleurs afin d’assurer une sécurité maximum sur les entreprises Seveso haut seuil, en lien avec une planification de l’économie orientée vers une production rationnelle, basée sur les besoins réels des populations et non sur le profit. C’est ici l’idée même d’un changement de société, du communisme tel qu’il a été pensé par ses fondateurs Marx et Engels, qui devrait être avancée pour enrayer la situation désastreuse dans laquelle les capitalistes nous engagent.

La réunion du collectif qui est en train de se former, est l’occasion de mettre sur la table les revendications liées à l’urgence climatique, environnementale et sociale. Cependant, tant que la question de la propriété capitaliste ne sera pas posée, les problèmes ne pourront jamais être réglés de façon pérenne.

1 Pour le stockage de polymères (dont les caoutchoucs et matières plastiques), « le bond est encore plus spectaculaire : le seuil passe de 1 000 à 40 000 m3 (40 fois plus). Il en va de même pour les stockages de pneumatiques et les produits composés d’au moins 50 % de polymères : de 2 000 à 45 000 m3 »

2 Rexecode, synthèse du 10 septembre 2019 : “Alors que la récession industrielle mondiale s’étend, l’heure est à l’assouplissement des politiques monétaires. Le PMI manufacturier mondial est resté en août, comme les trois mois précédents, sous la barre des 50 signalant une contraction de l’activité (49,5). La récession industrielle se confirme aussi en Allemagne ou encore au Brésil. Elle s’étend désormais à des pays jusqu’ici épargnés comme les Etats-Unis. L’ISM manufacturier américain a fléchi à 49,1, ses composantes nouvelles commandes et nouvelles commandes à l’export passant au rouge (47,2 et 43,3 respectivement). Par contre, la contagion aux autres secteurs n’est pas manifeste même si la dynamique de l’emploi s’effrite un peu en zone euro comme aux Etats-Unis.”

3 Un des conglomérats les plus puissants du monde, puisqu’il réunit des sociétés de secteurs très différents, dans l’agroalimentaire (Coca-cola ou Heinz), dans l’industrie, ou encore dans le secteur bancaire, avec des parts dans des établissements financiers comme JP Morgan ou American Express.

4 En application du décret CSE du 29 décembre 2017, suite aux ordonnances Macron


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 10 Oct 2019, 11:25

Salut camarades,

[Vidéo de La Riposte] Nationalisme et internationalisme
Par le camarade Greg Oxley

Contre le Nationalisme distillé dans le mouvement ouvrier, renforçons l'Internationalisme prolétarien...

https://www.lariposte.org/2019/10/natio ... ionalisme/

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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 13 Oct 2019, 12:35

Salut camarades,

Bonne lecture...

Sous-traitance et sans-papiers : les esclaves modernes relèvent la tête
13 octobre 2019sur le site de La Riposte
Par J-S B, PCF 92

https://www.lariposte.org/2019/10/sous- ... t-la-tete/

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Dans sa recherche constante de profits, le capitalisme n’a de cesse de faire preuve d’ingéniosité. Entre uberisation et sous-traitance, le cœur des capitalistes balance. La sous-traitance est un système inique qui permet à une grande entreprise de réduire les coûts en déléguant tout ou partie du travail à une autre entreprise. Et naturellement les perdants de cette opération sont les salariés. Ils sont sous-payés et dans le même temps le donneur d’ordre se voit libéré de ses obligations sociales. Syndicalement, les travailleurs ne sont pas représentés dans les deux entreprises dont nous relatons ici les luttes menées par les salariés. Cela dit, il ne suffit pas de supprimer le syndicalisme pour empêcher les travailleurs de relever la tête.

Ibis ou l’exploitation hôtelière doublée d’un viol


Depuis le 17 juillet, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles sont engagées dans une double lutte: envers leur employeur direct, STN, multinationale chinoise d’une part, et envers le commanditaire, véritable employeur: le groupe ACCOR (dont IBIS fait partie) d’autre part. C’est en se soulevant contre leur exploitation qu’une atroce découverte est faite : une salariée de l’hôtel des Batignolles a été violée il y a deux ans par le directeur. Le violeur a été couvert par la direction ainsi que par STN ! Le secteur de l’hôtellerie et restauration arrive en tête des secteurs où les femmes sont les plus exposées au harcèlement sexuel : en effet, par rapport à la moyenne nationale, elles subissent deux fois plus de harcèlement sexuel, allant jusqu’au viol (enquête européenne sur les conditions de travail (dite EWCS)).

La sous-traitance dans le domaine de l’hôtellerie restauration a pour objectif d’engranger les profits tout en se débarrassant des problèmes. Ainsi les salariées connaissent la précarisation, la négation de leurs droits et l’impossibilité d’être représentées par un syndicat. La société IBIS leur interdit notamment d’être représentées auprès de ses propres instances représentatives du personnel. Le recours abusif à la sous-traitance est d’autant plus abusif que ces grandes entreprises en ont les moyens. STN réalise 69 millions d’euros de chiffres d’affaires et 3 milliards d’euros pour IBIS.

Les grévistes revendiquent l’embauche des salariées de la sous-traitance STN Groupe par l’hôtel IBIS Batignolles avec reprise de leur ancienneté. Sont revendiqués aussi :

Le passage à temps complet et la conversion des CDD en CDI
L’arrêt des mutations non justifiées des salariées partiellement inaptes
Le versement d’une indemnité nourriture égale à 7,24 € par jour travaillé et d’une prime de lit supplémentaire de 2€ par lit
L’installation d’une pointeuse électronique infalsifiable avec remise d’un relevé horaire hebdomadaire à chaque salariée
Une prime de nettoyage et de repassage des vêtements de travail égale à 22 € par mois (1€ par jour travaillé) et la fourniture de 2 tenues de travail par an

Pour les soutenir rendez-vous sur leur piquet de grève quotidien entre 8h30 et 16h devant l’hôtel au 10 Rue Bernard Buffet métro Porte de Clichy. Ou financièrement sur ce lien du pot solidaire

La Poste n’est pas en reste: Chronopost ou l’esclavage moderne

Depuis le 11 juin dernier, près d’une centaine de grévistes et de proches tiennent un piquet de grève jour et nuit devant le Chronopost d’Alfortville, pour protester contre leurs conditions de travail dignes de l’esclavage. Commençant à 3 ou 4 heures du matin, ils doivent se débrouiller par eux-mêmes pour arriver sur leur lieu de travail. Sans transport en commun et dans une zone isolée de la ville, ce n’est pas chose aisée et ceci pour terminer à 7h du matin, payés à peine 600€, le tout dans la plus totale illégalité au regard du droit du travail. Sans contrat de travail légal, ces malheureux sont obligés d’accepter n’importe quoi car sans papiers. Le tout dans un contexte politique peu favorable à la demande du droit d’asile. Ironie du système : Chronopost est une filiale à de la Poste, entreprise à capitaux 100% publics. Autrement dit, l’Etat exploite dans l’illégalité et l’immoralité la plus crasse des sans-papiers dont il refuse lui-même de leur donner des papiers.

La Poste n’est pas la seule entreprise publique à faire cela : la SNCF utilise également des personnes faisant partie de la couche la plus précaire issue de l’immigration pour assurer son nettoyage et la sécurité. La lutte victorieuse des salariés d’ONET, travaillant dans les gares RER des lignes B et D sur la région ferroviaire Paris nord, a mis en lumière cette problématique.

Ces deux anciens services publics se cachent derrière la sous-traitance pour montrer patte-blanche. Dans le cas des grévistes de Chronopost, La Poste qui sous-traite en interne la livraison de colis express pratique un dumping social féroce entre fonctionnaires, CDI, CDD, intérimaires sous-traitants de sous-traitants. Grâce à ce système, le groupe public se paie des marges exceptionnelles, réalisant depuis plusieurs années des bénéfices record. Cerise sur le gâteau : il fait sous-traiter la gestion des salariés de Chronopost à un autre intervenant, le groupe Derichebourg. Ce groupe, connu pour le transport logistique ou le ramassage des ordures urbaines fait aussi dans la gestion de ressources humaines. Concrètement Chronopost est propriétaire des murs et Derichebourg gère la main d’œuvre recrutée par une obscure boîte d’intérim. Cette agence connaît parfaitement leurs situations et on peut légitimement penser qu’elle les recrute même pour leur état administratif !

Les grévistes ne réclament que leur régularisation et leur recrutement en tant que postiers en CDI au même titre que tous les salariés du groupe La Poste. Ils sont aidés en cela par le collectif des travailleurs sans papiers de Vitry sur Seine, et Solidaires 94.

Pour les soutenir physiquement rejoignez-les au 2 chemin de Villeneuve Saint Georges, bus 103 depuis l’école vétérinaire d’Alfortville ligne 8, les gares RER D du Vert de Maisons, ou de Maisons-Alfort-Alfortville, arrêt Val de Seine (près du cimetière). Ou financièrement via cet autre lien du pot solidaire.

Gilets Noirs ou le combat pour la dignité

A l’origine de ce mouvement, se trouve le soutien aux migrants installés de manière indigne sous les ponts du périphérique parisien et de l’autoroute A1 à Porte de la Chapelle. Se crée alors le collectif la Chapelle Debout consacré uniquement à une aide d’urgence et humanitaire à ces migrants essentiellement originaires d‘Afrique subsaharienne. Avec le temps, les membres de ce collectif découvrent l’arrière-cour des conditions de vie de ces migrants. Bon nombre d’entre eux travaillent, pour la plupart clandestinement pour de grandes entreprises publiques comme La Poste, la SNCF, ou privées comme Ellior ou STN. Ce collectif avait à l’origine pour but de forcer la réouverture des portes de la préfecture en novembre 2018. Il s’agissait alors d’occuper le Musée de l’Immigration puis la Comédie Française, ce qui leur a permis à l’époque d’obtenir un rendez-vous à la Préfecture, qui leur a fait miroiter des régularisations qui ne viendront jamais.

Depuis ce manquement de la part de la Préfecture, une accélération des actions s’est amorcée. L’une des plus spectaculaires est celle d’un terminal de l’aéroport de Roissy pour empêcher la déportation d’un Soudanais dans un pays qui l’an dernier encore était une sombre dictature. La Chapelle Debout a aussi effectué un travail de politisation extrêmement important dans les foyers de travailleurs immigrés d’Afrique de l’Ouest.

A partir de là, le mouvement s’est tourné contre les exploiteurs des travailleurs migrants : Elior, Onet, Gepsa, Engie (ancien GdF), Bouygues, etc. Cette politisation passera par le 16 mars 2019 date de création à proprement parlé des Gilets Noirs et ce dans un contexte de médiatisation forte des Gilets Jaunes.

Dans le cas d’Elior, par exemple, si un travailleur réclame ses droits notamment le Cerfa le patron dit « ferme ta gueule ou je te vire » et les préfectures leurs disent : « pas de Cerfa, pas de papiers ». Les migrants sont alors coincés dans une impasse organisée dans un “pas de deux”. La préfecture organise la précarité des migrants en les engageant dans le travail illégal. Les patrons profitent de cette précarité pour les surexploiter. Selon un Gilet Noir interrogé, « s’ils ont besoin de toi, ils te gardent, mais si tu demandes le Cerfa, ils te virent. Après tu reviens et ils te font comprendre que c’est du win-win : tu as besoin d’argent et on t’embauche même si tu n’as pas de papiers, pourvu que tu travailles et que tu fermes ta gueule. C’est toujours comme ça. Car ils savent que les sans-papiers, pour la plupart, ont peur d’être licenciés ». Comble de l’exploitation, il y a tout un business où les rendez-vous en préfecture se revendent au marché noir, un rendez-vous pouvant coûter jusqu’à 700 euros.

Selon les Gilets Noirs: « c’est un mouvement social, pas un mouvement de sans-papiers. C’est un mouvement qui appartient à tous ceux qui combattent le racisme, qui sont d’accord qu’aucun être humain n’est illégal, et qui veulent une vie digne pour tout le monde. C’est un mouvement d’impatience : on en a marre d’attendre pour une vie digne, marre d’attendre pour sortir de l’isolement ».

Que ce soit les femmes de chambre ou les travailleurs sans-papiers, le système capitaliste utilise le racisme pour diviser les travailleurs et maximiser ainsi l’exploitation. La sous-traitance et l’exploitation des sans-papiers est le meilleur outil moderne du point de vue du patronat pour littéralement asservir les salariés et diviser les travailleurs.


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Gayraud de Mazars
 
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