En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par Zelda_Zbak » 30 Mai 2018, 20:30

Brizé je ne sais pas, mais Lindon soutenait Macron dès le 1er tour 2017. Comme rebelle, on fait mieux. :D
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Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par artza » 01 Juin 2018, 15:13

Une critique de ce film sur le site du CCR du NPA

http://www.revolutionpermanente.fr/En-G ... nema-12275


qui ne remarque pas l'absence des travailleurs.
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Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par ulm » 06 Juin 2018, 20:46

j'ai vu ce film avec mes copains de boulot, ceux qui avait lu l'article du canard n'ont pas compris la véhémence du propos et je dois bien l'avouer moi non plus. le ton du film est combatif même si ce film n'est pas comme nous voudrions qu'il soit dans l’idéal. Les portraits des ouvriers et ouvrières, leurs doutes sont bien mis en avant et pourtant ils tiennent. C'est un film de dénonciation de son temps, c'est à dire que la victoire est la dignité de s’être battu jusqu'au bout pas dans la victoire comme dans la période actuelle. la discussion avec les copain de ma boite a été tres sympa et nous avons pu aborder justement les problemes de bureaucratie syndicale, comité de greve et democratie. Je dois bien avouer que l'article m'a fait douter d'emmener mes potes, cela aurait ete une erreur.
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Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par ulm » 06 Juin 2018, 21:03

un nouvel avis dans le canard de LO de cette semaine en lequel je suis vraiment en adéquation.

À propos du film de Stéphane Brizé : En guerre contre les patrons
06 juin 2018
Lutte ouvrière parle rarement de cinéma, mais l’a fait dans son numéro du 1er juin à propos du film En guerre de Stéphane Brizé, un film qui, pour une fois, parle de lutte de classe. Il suscite en tout cas des réactions différentes, et nous publions ici un autre point de vue sur ce film que dans notre numéro précédent.

Ce film retrace l’histoire d’une grève ouvrière contre un plan de fermeture d’usine. Une fiction certes, mais qui s’est sans doute inspirée des luttes récentes dans les entreprises qui ferment et licencient leurs salariés. De Continental à PSA-Aulnay, en passant par GM&S et Whirpool, les exemples ne manquent pas.

Tout d’abord est bien dénoncée dans le film la duplicité des patrons, à laquelle bien des organisations syndicales se laissent prendre en signant, sous prétexte du maintien de l’emploi, des accords qui augmentent le temps de travail et diminuent les salaires. C’est le cas dans ce film, où le point de départ de la grève avec occupation est l’annonce de la fermeture de l’entreprise au bout de deux ans, alors que le patron s’était engagé pour cinq ans. Les militants syndicaux, comme les ouvriers, se sentent floués.

Le film rend compte aussi très bien du langage patronal justifiant, au nom de la productivité, que 1 100 ouvriers soient laissés sur le carreau et niant les arguments des syndicalistes sur le montant des profits et des dividendes des actionnaires. Le film montre l’hypocrisie du gouvernement qui envoie son « conseiller social » pour faire croire qu’il s’occupe du sort des travailleurs et les abandonne dès que ceux-ci prennent le coup de colère et s’attaquent physiquement au grand patron de l’entreprise. Coup de colère qui n’est pas sans rappeler l’affaire des chemises à Air France.

Enfin le conflit entre les syndicats est bien montré qui recouvre en fait des façons de voir différentes entre les salariés. Le syndicat dit indépendant négocie en douce avec la direction une prime supra-légale tandis que le leader de la CGT, lui, ne veut pas en entendre parler et reste sur la revendication de non-fermeture de l’entreprise et du maintien de tous les emplois. Ce dernier semble finalement désavoué par une grande partie des grévistes. Aucune assemblée générale n’est organisée pour connaître par un vote l’opinion des travailleurs car, comme trop souvent dans bon nombre de grèves, ce sont les appareils syndicaux qui décident à la place des grévistes et c’est le cas dans ce film. Et c’est le contraire d’une grève qui serait menée de façon démocratique.

Ce film ne mérite ni opprobre ni enthousiasme excessif, surtout au regard de la fin dramatique du film qui montre le désespoir d’un leader, mais pas les sentiments des ouvriers qui se sont battus contre la fermeture de leur entreprise.

Alors, si nos lecteurs veulent se forger leur propre opinion, le plus simple est… d’aller voir le film !

Catherine OLIVIER
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Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par artza » 07 Juin 2018, 06:44

J'ai lu quelque part que ce film aurait fait 168000 entrées en trois semaines ce qui serait honorable mais bien loin des 1 690 000 de Deadpool 2 pour semaines d'exploitation.

Le public est sans doute un public de gauche qui n'aime pas trop les patrons licencieurs qui plaint les ouvriers qui n'y peuvent pas grand chose (ce que montre le film), et déteste le gouvernement surtout s'il est de droite (dans le film le gouvernement n'a pas de couleur si mon souvenir est juste. Pour ne pas égratigner la gauche? ou reflet d'un dégoût politique? Ou conscience que tout gouvernement ne peut être qu'au service du Capital? dans ce cas il faudrait le dire!).

Le film plait, plaira à ce public mais ne lui apporte pas grand chose. Le vrai visage du Capital? Le public s'en faisait déjà une petite idée.

Un camarade m'a dit le film représente "la réalité". Laquelle?

Clairoix ne fut pas Hayange, ni Aulnay, ni Goodyear...Le film s'inspirerait de toutes ces luttes, mais alors au moins les relater fidèlement!

Par ailleurs nous n'avons pas discuté du côté très conventionnel du film. Le héros solitaire, incompris (un mâle blanc, c'est rigolo d'ailleurs ces gauchos influencés par le "décolonial" mais qui adule ce film),.

Il est dur de discuter et de se faire comprendre sur un forum.
Pour Ottokar j'étais tout bonnement enthousiasmé!
Pour Zelda je soutenais le film "comme la corde soutient le pendu" .

T
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Re: En guerre - un film de Stéphane Brizé...

Message par Zelda_Zbak » 07 Juin 2018, 07:48

Ce que je note en passant, c'est que ça n'est QUE sur les critiques de film que LO aime à mettre des discussions avec des vrais avis contradictoires.
Ca serait intéressant d'étendre ces discussions contradictoires à d'autres sujets... Ca rendrait le journal moins ennuyeux. Car de la contradiction naît la réflexion.
Pour les mêmes raisons, ça serait aussi intéressant de les mettre sur la même page. Il faudrait une rubrique "A débattre" ou "En discussion"... Pas bidon.

Je suis sûre que sur des sujets de société comme l'homosexualité, le voile, DAESH, les combats contre les licenciements, le prélèvement des impôts à la source et tant d'autres, il n'y aurait pas besoin de se forcer pour trouver des nuances de position. Bien sûr, pas des positions totalement divergentes comme sur un film (les goûts et les couleurs), mais de véritables nuances sur la façon dont on doit ou peut intégrer tel combat au combat global, ou tel argumentaire à l'argumentaire global, pour faire avancer les intérêts généraux de la classe ouvrière, ou de la population pauvre dans le monde.

Pour Zelda je soutenais le film "comme la corde soutient le pendu" .

Ben tu avais en gros aligné 3 arguments "pour" et 3 arguments "contre". Donc ça n'est pas Internet ou le mode de communication par forum, le problème, c'est que ton avis était strictement "pour" ET "contre" sans que tu tranches. Ce qui est ton droit le plus strict. "P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non", ça marche aussi à l'oral.
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