Russie : « Les morts se mettent à parler »

Marxisme et mouvement ouvrier.

Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 20 Juin 2018, 22:10

LO a écrit :Russie : « Les morts se mettent enfin à parler »
20 Juin 2018

C’est sous ce titre qu’un quotidien russe des milieux d’affaires, Kommersant, vient d’annoncer une découverte extraordinaire. À Verkhneouralsk, dans la région séparant la Russie d’Europe de la Sibérie, les ouvriers chargés de faire des travaux dans une prison y ont mis au jour une série de documents que des militants trotskystes soviétiques avaient cachés, sous le plancher de leur cellule, dans les années 1930.

Dans cette cache on a retrouvé quarante-six documents et brochures. Tout cela écrit à la main, composé avec très peu de moyens dans un format très petit pour pouvoir être caché, et transmis. Il s’agissait de les faire passer d’un isolateur à un autre – du nom des prisons à régime renforcé où la dictature stalinienne enfermait des milliers de bolcheviks-léninistes, comme s’appelaient eux-mêmes les trotskystes – ou à l’extérieur, à des militants de l’Opposition de gauche alors encore en liberté pour peu de temps.

Dépouiller et publier tous ces documents pourrait prendre deux ans, et seule une volumineuse brochure, écrite en 1932 ou 1933 à Verkhneouralsk, a pour le moment paru sur le site de Kommersant. Elle s’intitule La situation dans le pays et les tâches des bolcheviks-léninistes. On y voit ces militants, emprisonnés depuis des années, épiés, privés de tout, de plus en plus coupés de l’extérieur et de leurs camarades – tel Trotsky que Staline avait expulsé d’Union soviétique en espérant le neutraliser – retrouver les mots, les analyses de Trotsky. Par exemple quand ils défendent l’avenir de l’État ouvrier né d’Octobre 1917, avenir que compromettent la gabegie bureaucratique, l’impréparation et la brutalité de la collectivisation stalinienne…

Alors que la classe ouvrière soviétique se trouvait sous la botte du stalinisme, qu’à l’étranger les partis sociaux-démocrates et staliniens cherchaient, chacun à sa façon, à éviter que la classe ouvrière reparte à l’assaut du pouvoir, et alors qu’en URSS nombre d’anciens opposants à Staline avaient capitulé, ces militants trotskystes ne baissaient pas les bras.

Même dans les pires conditions, ils restaient décidés à combattre à la fois le stalinisme, la bureaucratie et la domination de la bourgeoisie mondiale. Cela sous leur drapeau : celui du pouvoir de la classe ouvrière, celui de la fidélité au léninisme, à la révolution d’Octobre 1917 et à la révolution mondiale.

Staline et ses sbires se préparaient à liquider le parti de Lénine dans les procès de Moscou et à faire fusiller à la mitrailleuse, faute d’avoir pu les briser, des milliers de trotskystes regroupés dans les camps de Vorkouta, dans le Grand Nord, et de la Kolyma, dans l’Extrême-Orient sibérien. Cependant, les militants de Verkhneouralsk dont on retrouve quatre-vingt cinq ans après les écrits et la preuve de leur activité, cherchaient à maintenir jusqu’au bout le flambeau.

On voit réapparaître les noms de quelques-uns de ces militants qui allaient périr : Mikhaïl Bodrov, entré dans l’Armée rouge à dix-sept ans, fusillé à trente-cinq ans ; Gdali Milman, komsomol devenu trotskyste, fusillé à trente-et-un ans ; Barkine ; Melnaïs, etc.

Lutte ouvrière veut s’inscrire dans le fil de cette tradition communiste révolutionnaire, de la fidélité à la classe ouvrière que seul le trotskysme a su incarner au travers de ses militants, comme ceux de Verkhneouralsk, une politique authentiquement communiste, ouvrière, internationaliste, qu’ils ont défendue sous le stalinisme, quand il était « minuit dans le siècle ».

C’est en prenant exemple sur ce qu’ils ont été et en reprenant les idées du trotskysme qu’aujourd’hui, en France comme partout, les nouvelles générations pourront aller de l’avant dans la lutte pour un monde débarrassé de l’exploitation et du capitalisme.

P. L.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par Byrrh » 21 Juin 2018, 08:38

Émouvant. Il faut que les jeunes qui se tournent aujourd'hui vers les idées révolutionnaires aient la mémoire de ces héros et de ces héroïnes grâce à qui le drapeau du communisme internationaliste reste sans tache, malgré les crimes des falsificateurs staliniens.
Byrrh
 
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 21 Juin 2018, 12:52

L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 21 Juin 2018, 18:19

1ère brochure (trad. automatique) a écrit :Tactiques et tâches de l'opposition léniniste

1. Le rôle historique et les tâches de l'opposition léniniste dans le mouvement syndical international

1. L' opposition léniniste est avant tout une tendance internationale. Son émergence et son développement sont enracinés dans des changements profonds de toute la situation internationale qui a suivi la défaite de la première vague de la révolution européenne en 21-23.

La soi-disant stabilisation du capitalisme a entraîné le renforcement des positions du réformisme social dans la classe ouvrière, le déclin du mouvement communiste mondial et le renforcement des éléments centrés sur le droit dans ses rangs. L'aile gauche léniniste du Komintern a subi un certain nombre de défaites, jusqu'à ce que finalement elle ait été formellement livrée à l'extérieur par K. Et

La défaite de l'aile gauche du communisme était l'achèvement du changement qui avait eu lieu dans les relations mondiales. Cependant, cette défaite n'a pas entraîné la liquidation du mouvement d'opposition.

Les contradictions de l'économie mondiale sapèrent régulièrement la «stabilisation», provoquant des avancées partielles de la lutte de classe prolétarienne, sur la vague de laquelle l'aile gauche fut renforcée et reçut de nouvelles sources de vie.

2. L' époque parfaite contient en soi les plus grandes possibilités révolutionnaires. D'où le besoin brûlant d'un parti mondial du communisme. La conquête du Komintern, sa transformation en l'instrument principal de la révolution prolétarienne mondiale, est la tâche principale de l'opposition communiste de gauche internationale.

Dans sa lutte pour la restauration de V.K.P. et K.I. opposition b / l. Il se concentre sur la profonde réforme de ces organisations, à travers le changement de leur leadership opportuniste.

À cette fin, l'opposition crée une base idéologique et organisationnelle pour les éléments prolétariens de gauche du mouvement communiste international.

Seule l'accomplissement de cette tâche à ce stade prépare l'occasion à l'étape suivante de gagner les ouvriers communistes du côté de la politique de Lénine et de faire du Komintern l'avant-garde du prolétariat révolutionnaire international sur une base plus élevée.

II. Les principales étapes du développement de la pratique de l'opposition léniniste.

A) du 23 au 14 octobre Congrès du Parti communiste de l'Union.

1) La première étape du mouvement d'opposition était une réaction spontanée des masses du Parti contre la bureaucratisation du parti qui avait commencé, qui était la principale forme de pression sur le premier élément petit-bourgeois.

Les erreurs de la direction du parti dans la politique économique, qui ont eu un fort impact sur la position matérielle des masses ouvrières et l'échec de la tactique du Komintern en Allemagne, ont provoqué un mécontentement ouvert dans les rangs du parti.

2) La tactique de l'opposition durant cette période était de formaliser idéologiquement ce mécontentement et d'indiquer les raisons qui ont provoqué les erreurs de la direction.

Cependant, l'opposition n'a pas pu remplir pleinement ce rôle, car elle-même (dans la personne de sa direction) ne réalisait pas assez clairement que le désengagement qui avait commencé dans le parti allait devenir le point de départ d'une nouvelle lutte interne, ce qui signifierait une division profonde du parti selon deux points de vue.

3. La déclaration du 46e et le "nouveau cours" - les principaux documents de l'opposition de l'époque - reflétaient une certaine incohérence, principalement dans l'analyse de la politique économique. et sa signification sociale, ainsi que le sens politique des désaccords intra-partis.

Cette erreur de la direction de l'opposition s'est accompagnée d'une autre erreur, en matière d'organisation. L'irrégularité organisationnelle de l'opposition en 23e année était l'une des raisons de sa défaite à Moscou, malgré le fait qu'elle avait une nette majorité dans les rangs de l'organisation moscovite.

4. La raison objective de toutes ces erreurs tactiques était enracinée dans le sous-développement pendant cette période de contradictions de classe dans le pays, et donc dans l'arriéré de la conscience de parti des tâches mises en avant par le cours des événements.

Ceci explique aussi le fait que le mouvement d'opposition était presque complètement liquidé jusqu'au XIVe Congrès.

B) du XIV au XV Congrès.

1) Au moment du XIVe Congrès, les principales tendances de classe des différences intra-partis étaient très claires. D'autre part, le bloc centriste de droite a été formé - les éléments centristes de gauche qui ont mené les mouvements d'opposition du prolétariat de Leningrad.

La tâche tactique principale de l'opposition pendant 23 ans dans cette période était de conclure un bloc avec l'opposition de Leningrad, mais en conservant son indépendance idéologique, progressivement à l'hégémonie dans ce bloc.

Cette tâche a été complètement accomplie par l'opposition, comme en témoignent ses principaux documents de l'époque: 1) la déclaration de 23 ans, 2) la déclaration de la 83e, 3) la plate-forme du 13.

2. Dans la lutte contre le bloc centriste-droit, l'opposition unie a traversé trois étapes principales dans sa tactique: 1) la période de travail préparatoire souterrain. Venir à la création de la faction et son design idéologique et organisationnel, puis sur cette base à une offensive ouverte décisive sous la forme d'un "siège" de "matériel bastille" (dispositif Avio, usine Putilov, etc.)

2) Les leçons de la première période montraient l'insuffisance de cette forme de lutte, l'énorme force des préjugés dans les masses laborieuses et la nécessité de passer à une nouvelle forme de lutte plus compréhensible pour les masses et conçue pour une explication lente, persistante et systématique de leurs opinions.

La défaite du 16 et 26 octobre a ouvert la retraite de l'opposition sur la base de la lutte des factions clandestines et du déplacement du centre de gravité vers le travail légal. 15ème Conférence, Plénum de l'ECCI, Réunion plénière de février Ce sont les étapes de cette nouvelle tactique. Pendant cette période, le groupe de D.T. s'éloigna de l'opposition, qui ne comprenait pas le besoin de nouvelles formes de lutte, sans l'utilisation desquelles il était impossible de préparer les conditions d'une nouvelle offensive.

3. La tactique de la retraite et des discours juridiques ouverts se justifie pleinement en ce moment où les désaccords passionnés sur la révolution chinoise rendent la lutte et la transition à l'offensive inévitables. En raison de son travail juridique, l'opposition a réussi à obtenir un fort soutien politique du parti pendant cette période.

La nouvelle tactique de l'offensive, dans la période du 27 au 15 avril, combinait des méthodes de lutte légales et semi-légales et se développait ainsi à un niveau plus élevé que la lutte du 26. Une vaste salle de pétitions, des arcs, des manifestations - ainsi que l'intensification du travail souterrain des factions - étaient des indicateurs de la grande ampleur de la lutte et de la large couverture des masses.

B) du XVe Congrès à la session plénière de novembre de l'année 28

1) la capitulation des centristes-zinovievistes gauchistes et la crise aiguë du bloc centré sur la droite sur la base du Bundle des koulaks, qui a porté un coup décisif aux illusions de la période de restauration, ont créé un nouvel alignement des forces dans le pays et le parti.

Le glissement de gauche dans la politique centriste était l'expression de ce nouveau développement et mettait l'opposition devant de nouvelles tâches. «Le centrisme», dit le camarade Trotsky, évaluant les perspectives de l'après-Congrès, l'empirisme, mais aussi les masses dans la lutte acquièrent leur propre expérience. C'est tout notre calcul "(" A une nouvelle étape ")

Le renouveau de la classe ouvrière et le renforcement des éléments de gauche dans le parti créent des conditions favorables au mouvement d'opposition. Le demi-heartedness du centrisme, son intermittence, et les fluctuations qui se manifestaient dans une forme si claire aux plénums d'avril et de juillet de 28, ont exposé de plus en plus son incapacité à faire face à de nouveaux dangers.

2. Après avoir proclamé sa principale tâche tactique pour soutenir le centrisme de gauche sous la forme de la critique, afin de discréditer la direction centriste - l'opposition sur cette base tactique a trouvé un lien avec le parti. les masses, a remporté l'initiative dans la lutte contre les droits et est allé à l'offensive.

La compagnie collégiale de 28 ans était le point culminant du mouvement offensif de l'opposition. Sous la puissante pression de ses centristes ont été contraints d'entrer dans une lutte avec la droite, mais l'opposition n'a pas eu assez de forces pour réformer le parti et changer la direction centriste.

D) Du 28 novembre à aujourd'hui.

1. Malgré le fait que la direction centriste a conservé tous ses désaccords stratégiques avec l'opposition et laissé les parties intactes. régime et méthodes bureaucratiques. Construction - il "sortit les slogans de notre arsenal" (Tr.) Et s'engagea sur la voie de la lutte administrative avec les koulaks et la pompe administrative des kolkhoz et industrialisations, inspirant à la classe ouvrière et au parti des illusions non révolutionnaires sur la possibilité d'une solution à court terme aux contradictions.

2. Une tournure radicale de la situation obligea l'opposition à changer de tactique, déplaçant son travail sur les rails - une explication persistante et systématique par les masses de l'incapacité du centrisme à sortir la classe ouvrière et la dictature prolétarienne du bourbier dans lequel elle conduisait le pays.

L'expression de cette nouvelle tactique était une déclaration du 4 octobre. 29, la tâche tactique principale de cette période était la création d'un front uni par rapport aux masses embrassées par les illusions du plan quinquennal. Analysant la situation, la déclaration met en garde que "le plan quinquennal centriste, conduit par des méthodes rejetées par la Révolution d'Octobre, ne conduit pas au développement mais à une réduction des forces productives et non à une détérioration de la position matérielle, politique et culturelle de la classe ouvrière.

3. La transition de la direction centriste à la voie de l'U.-L. aventures et la première retraite qui a suivi 15 / III - a révélé toutes les bases et l'aventurisme de la politique centriste. A cette époque, il y avait aussi un début de départ de la faction principale des gauchistes centristes d'une nouvelle formation (Lominad)

Dans l'opposition a commencé le déclin des illusions centristes parmi les masses et a permis à l'opposition de commencer les préparatifs pour une nouvelle tactique offensive, proposant un nouveau slogan pour un changement de direction, qui pourrait être une conclusion de l'expérience des masses.

Les documents «4 et 7», pour la première fois dans les nouvelles conditions, formulaient les principales différences. La carte d'août du camarade Trotsky, qui donnait la formulation la plus précise des nouvelles tactiques de l'offensive et de ses principales tâches, était l'expression d'une nouvelle tactique offensive.

E) les principales leçons de notre lutte

Jetant un regard rétrospectif sur les étapes de sa lutte, l'opposition léniniste doit sobrement prendre en compte les erreurs commises par elle, afin d'éviter leur récidive dans le futur. Nous ne mentionnons ici que les plus importants d'entre eux.

Dès le début de la lutte, l'opposition n'était pas consciente de la gravité des différences qui séparaient la faction dominante et de la force des influences de classe que déterminent ces différences.

La sous-estimation du travail organisationnel était également liée à ceci, exprimé dans le fait que les conditions les plus favorables pour la création de l'organisation illégale correcte, orientée son travail pour une longue période de l'underground, ont été manqués. Le résultat des erreurs est le décalage entre les demandes présentées par la vie politique et les capacités organisationnelles disponibles, un écart qui affecte si douloureusement le travail de masse qui ne correspond pas à sa signification idéologique et politique potentielle. Un autre inconvénient non moins sérieux de notre travail réside dans les concessions faites aux compagnons de lutte temporaires, souvent admis dans une large mesure par rapport aux intérêts de l'ensemble du mouvement dans son ensemble. En conséquence, nos rangs diligents et notre leadership affaiblissant, ces éléments (la partie principale de la tendance centriste de gauche) à des moments critiques minèrent les fondements idéologiques et les forces organisationnelles de notre mouvement, et créèrent de profondes crises internes. L'influence des compagnons de voyage a sans aucun doute affecté la ligne tactique de l'opposition dans la direction que le camarade Trotsky a estimée était que "nos erreurs ont toujours été beaucoup plus d'erreurs dans la loi qu'à gauche de la ligne correcte". Ayant seulement éclairci dans le processus de plusieurs des processus qu'elle a vécus des éléments les plus nuisibles du centrisme de gauche, l'opposition léniniste a pu clairement orienter sa tactique vers une lutte inconciliable contre le centrisme.

III. Nos tâches en relation avec les principes fondamentaux de la tactique léniniste.

La principale tâche de l'opposition en ce moment est d'organiser une lutte prolétarienne pour la réforme du parti, des syndicats, de l'Etat, sur la base de la démocratie de travail, et aussi pour la correction de la ligne stratégique du parti et son transfert aux rails Lénine.

Cette tâche ne peut être accomplie qu'en mobilisant toutes les forces révolutionnaires du Parti et de la classe ouvrière autour de l'opposition léniniste.

Les conditions qui se sont développées jusqu'à présent - une crise économique et politique de plus en plus profonde avec le pays - provoquent une augmentation du mécontentement dans toutes les classes. Dans cette situation, qui élargit indubitablement notre base dans la classe ouvrière, bien que le danger des actions contre-révolutionnaires des classes ennemies augmente également en même temps. - notre ligne tactique devrait s'exprimer dans une offensive politique sur la base d'un travail organisationnel profond parmi les masses.

"La seule possibilité, dit le camarade Trotsky, de préserver et d'augmenter les chances d'une voie de développement réformiste pour la Révolution d'Octobre et le Parti est de créer une organisation centralisée fonctionnant correctement avec des moyens techniques suffisants pour influencer systématiquement l'opinion publique dispersée". / VIII-30)

La principale qualité de l'opposition léniniste devrait être la capacité de changer radicalement de tactique, de rééquiper et d'appliquer de nouvelles méthodes de lutte, en d'autres termes - à une politique de virages serrés. Dans les périodes de bouleversement politique des masses et d'intensification de l'assaut des classes hostiles, elle doit appliquer la tactique d'une offensive résolue et courageuse: pendant les périodes de déclin politique dans l'esprit des masses, elle doit passer aux tactiques défensives-escomptantes. ligne tactique est la plus grande activité dans la lutte pour l'influence sur les masses. Prenant la tête de compromis et d'accords forcés, elle ne doit jamais laisser la moindre place à un adversaire ou à un allié peu fiable en matière de principe.

Une analyse politique approfondie et des évaluations sobres de la réalité ont toujours aidé l'opposition à identifier correctement les tactiques, en choisissant entre l'offensive et la défense, en fonction de la situation objective. Par conséquent, il était toujours étranger à l'aventurisme et a été conçu uniquement pour la croissance de la conscience des masses.

Seule une profonde dérivation des slogans spécifiques du moment à partir des lignes directrices générales du programme, de l'observation extraterrestre conservatrice et de la simple répétition non critique des vieux slogans, peut fournir une opposition. Béni. correspondant aux objectifs de tactiques efficaces.

IV. Lutte pour les masses.

Depuis la révolution d'Octobre, il n'y a pas eu de tels changements dans la position de notre prolétariat, qui aurait agi dans le sens de l'élimination de son ancien rôle révolutionnaire. Au contraire, pendant ce temps, il a grandi encore plus significativement dans les relations politiques et culturelles.

Malgré le déclin profond du bien-être politique de la classe ouvrière, sa passivité, la fatigue dans les années qui ont suivi la fin de la guerre civile, la susceptibilité de certaines de ses couches à l'influence des petits bourgeois. les préjugés venant du village et délibérément livrés à lui par la bureaucratie - nous avons eu à plusieurs reprises l'occasion d'observer la manifestation, et dans un sourd, de la résistance profonde de la classe ouvrière au cours thermidorien. Et cela nous permet de calculer que maintenant, alors que la nocivité de ces illusions nuisibles diminuait rapidement, tous les assauts des classes hostiles peuvent à nouveau créer un nouveau déplacement du parti et de la classe ouvrière vers l'activité révolutionnaire.

La politique moderne de la bureaucratie centriste est clairement conçue pour délimiter artificiellement le prolétariat afin de le priver de la possibilité de légitime défense. A ce propos, il est prévu de différencier la masse de travail par des couches qui se distinguent plus ou moins clairement par le niveau de conscience de classe. Avec une petite aristocratie ouvrière très bien rémunérée, assoiffée de vie tranquille, et un groupe assez important de batteurs, formant formellement le soutien du régime, il y a sur la personne un vaste cadre de "recrues" de la petite bourgeoisie de la ville et du village. des relations crédules et bienveillantes à toutes les fables centristes qui leur sont présentées et qui se terminent par une haine plus consciente du concile. Les autorités dans la personne de ses transporteurs modernes. Mais la majeure partie du prolétariat industriel se libère progressivement des vieilles illusions, acquiert une expérience politique et pénètre avec un profond mécontentement révolutionnaire, continuant à occuper une position attentiste, puisque le régime existant ne permet pas une manifestation ouverte de l'humeur massive jusqu'à la hauteur maximale correspondant à la tension extérieure. activité politique. C'est le noyau de l'esclave. la classe, capable de diriger le reste des masses multimillionnaires, cherche maintenant un leadership ferme et clair et un programme d'action distinct visant à rétablir le régime normal et la ligne politique correcte.

Les questions tactiques fondamentales de notre lutte concernent les moyens d'impliquer dans nos rangs les éléments révolutionnaires avancés du Parti et de l'esclave. la classe et la subordination à travers eux à notre influence et à la direction de la classe ouvrière dans la prochaine lutte pour la réforme. Dans ce cas, notre première tâche est de faire face à tous les éléments de frustration, de fatigue et d'apathie, qui entravent la montée de l'activité révolutionnaire des masses.

En même temps, il ne faut pas fermer les yeux sur le fait que (malgré le fait que la dictature prolétarienne contient les plus grandes sources latentes de pouvoir et de renouveau), les masses ouvrières n'ont pas encore compris la nécessité d'une action active contre la faute croissante. centre. Leadership, danger contre-révolutionnaire.

Nous savons que vous ne pouvez pas gagner avec une avant-garde. Et pour que toute la classe atteigne le soutien direct et conscient de l'avant-garde, il lui faut acquérir sa propre expérience politique et pouvoir la généraliser.

Par conséquent, il devrait être facile pour nous que la défense des intérêts vitaux du prolétariat ne mène qu'à l'éveil des couches arriérées des masses, lorsque les objectifs de la lutte sont étroitement liés à la situation concrète et sont compréhensibles aux larges masses. Ce n'est qu'en créant une organisation puissante et ramifiée, étroitement liée à la vie productive des masses et grandissant pour protéger même les plus petits intérêts quotidiens, que nous pouvons compter sur le succès de notre agitation et sur le fait que cette masse nous suivra dans la lutte pour la réforme.

En se concentrant sur l'ensemble de la masse de travail dans son ensemble, nous devons travailler au sein de la fête. C'est donc parmi les travailleurs non partisans, de toutes les manières qui résistent aux tentatives de construire une scène entre les deux. De telles tentatives sont faites à la fois par la bureaucratie centriste, qui cherche à semer la discorde entre divers détachements de la classe ouvrière, ainsi que par des partis antisoviétiques qui tentent de réintégrer les travailleurs non partisans dans le parti des contre-révolutionnaires.

Par conséquent, notre orientation tactique à l'égard de diverses tendances politiques, et en particulier en ce qui concerne le centrisme lui-même, qui représente le principal danger dans le parti, devient d'une importance particulière ". (L. Trotsky.)

Puisque l'aspiration centrale du centrisme est la suppression mécanique de l'activité prolétarienne par des méthodes de terreur administrative et économique - et par des méthodes sophistiquées de tromperie - notre tâche est un vaste travail explicatif pour exposer le centrisme afin d'élever l'activité prolétarienne à un niveau tel qu'aucune intimidation ne peut supporter de la performance. Dans le même temps, nous devons persister à expliquer aux masses que la voie de la réforme passe par un changement de la direction centriste «qui est organiquement incapable de mettre en œuvre la réforme». (Rakovsky.)

Le centrisme, son activité politique décourageante et décourageante de la partie la plus révolutionnaire de la classe ouvrière, facilite l'influence des menchéviks sur le reste des masses. En luttant contre le centrisme et en montrant au prolétariat les moyens les plus réels de sauver sa dictature, nous paralysons ainsi largement l'influence des menchéviks et des autres partis antisoviétiques qui travaillent dans la classe ouvrière. La même chose devrait être dite à propos des anarchistes et des partis qui reflètent leurs complices de la même manière au sein du PCUS officiel (B.).

Luttant contre ces courants, nous luttons contre le démembrement des masses ouvrières en sphères d'influence, sur les principaux axes sociaux, contre la subordination à des influences de classes hétérogènes et pour l'unification, pour le rallier sous le mot d'ordre de restauration de la dictature prolétarienne. Mais cette tâche ne peut être atteint par l'influence de l'extérieur, par un simple éjectant des slogans forts sans les travaux préparatoires appropriés dans toutes les organisations de masse des travailleurs.

La première place à cet égard doit se tenir en face de nous est la lutte pour le secteur du prolétariat du parti officiel, mais (pour) le travail dans ce sens ne doit pas être dans tous les cas, nous aveugler sur la nécessité de conquête est le parti des organisations prolétariennes, en particulier les syndicats.

Seulement en tirant le flanc révolutionnaire entier du parti et le révolutionnaire à leur côté. La plupart de l'esclave. classe, et en lui redonnant à l'avenir la confiance de la couche moyenne pauvre du village (grâce à la propagation de mesures économiques appropriées.) - nous pourrons réaliser la réforme dans tous les volumes nécessaires.

Au cours de notre lutte, nous rencontrerons sans aucun doute la résistance farouche des forces thermidoriennes-bonaparatistes. Et alors le prolétariat est confronté à la question des formes dans lesquelles sa lutte avec eux peut résulter, car elle ne sera probablement pas sans le déclenchement d'une guerre civile.

Le parti officiel représente maintenant la cohabitation de deux camps de guerre civile (L.F)

Cette cohabitation ne peut durer longtemps. L'un de ces camps doit périr pour dégager la place du développement de l'autre.

Nous ne pouvons donc pas nous orienter sur le parti officiel "qui n'existe pas en tant que parti, mais qui doit reconstituer le vieux parti léniniste du secteur révolutionnaire prolétarien du parti officiel et des travailleurs actifs, progressistes, consciemment révolutionnaires qui sont hors du parti aujourd'hui.

La faction organisée et capable de la Ligue bolchevique est la base autour de laquelle la cristallisation de ces éléments révolutionnaires prolétariens et la renaissance du parti léniniste auront lieu.

V. Formes et méthodes de lutte pour la réforme.

Visant à l'organisation de la couverture des masses laborieuses, nous en même temps faut savoir que le régime centriste et politique conduit objectivement au fait que les éléments de la spontanéité dans le mouvement de masse pourrait l'emporter sur un degré d'organisation qui l'opposition de Lénine cela peut mouvement pour communiquer.

Parce qu'alors, même en cas d'une explosion naturelle du trafic, nous ne reculera pas de sa participation, parce que - si les conditions d'assaut objectivement révolutionnaire des masses d'éléments de service directement - comme le disait Lénine - est la tâche politique suprême du parti ".

Dans un endroit si nous ne livrez pas la spontanéité, n'obéissons pas, et nous nous engageons à vaincre, la soumettre à son influence « pour aller à la rencontre des masses, ne pas céder à la spontanéité » (L.T,)

Maintenant que l'essentiel de la classe ouvrière (et pas toutes ses avant-gardes) n'est pas encore sorti de l'attente passive, nous devons rejeter résolument ces propositions. Qui sont dictées par l'impatience révolutionnaire et l'immaturité politique.

Est-ce que cela signifie que nous appelons à la passivité et inspirons les éléments avancés du prolétariat, qui est nécessaire pour survivre avec fatalisme que les développements objectivement, « soi » nous podneset prêts résultats? - En aucun cas!

Cela signifie seulement que vous ne pouvez pas lancer des slogans qui ne peuvent pas être perçus par la conscience des masses laborieuses et ne sont pas issus de l'expérience des masses elles-mêmes. La tâche principale des travailleurs avancés et conscients à ce stade est politique. offensive ne devrait pas être à jeter un slogans à consonance fort, mais dans le dur travail pour créer une organisation souterraine largement ramifiée pour assurer que, sur cette base, en utilisant des conflits privés et plus généraux de travailler avec la bureaucratie, d'impliquer de plus en plus des masses des travailleurs dans la lutte pour la réforme. Jusqu'à présent, la lutte de la classe ouvrière contre le régime bureaucratique a été principalement individuelle-anarchique. Dans le cadre du clip complet de l'activité syndicale normale, transformant des autorités pour protéger les intérêts des travailleurs, des chefs d'entreprise dans les organes subsidiaires, les travailleurs ont eu recours à un format de lutte,comme l'absentéisme, les dommages aux voitures, la mort des batteurs, etc.

L'opposition léniniste ne couvre aucunement le mécontentement contre le régime et la politique bureaucratiques existants. Sa tâche est de préparer et d'organiser une résistance collective et massive à toute la politique de la bureaucratie stalinienne. Sur cette voie, le prolétariat a à sa disposition toute une série de méthodes développées par l'expérience antérieure du mouvement ouvrier, depuis les manifestations organisées jusqu'aux manifestations, grèves, etc.

Au niveau du mouvement, quand il atteint une grande force et pression, il peut se manifester à travers la manifestation de la démocratie «ouvrière», le déplacement et la réélection des officiels du parti, des syndicats et des conseils.

Selon l'ampleur du déploiement du mouvement ouvrier de masse, une très grande importance est l'arme traditionnelle de la lutte de la classe ouvrière, comme une grève, dont l'application dans les circonstances actuelles est passible de toutes les rigueurs de l'anarchie bureaucratique, bien qu'il soit sous Lénine a été introduit parmi les moyens reconnus de défense des travailleurs contre les distorsions bureaucratiques domination. L'appareil. Congrès décision XI connu du parti sur lequel les syndicats obligés «cellule d'affaires dirigée par les travailleurs de la lutte contre les distorsions bureaucratiques États. organismes économiques (après l'épuisement des autres moyens d'influence).

Dans les conditions actuelles, l'utilisation organisée des grèves peut jouer un rôle important dans la mobilisation des forces prolétariennes sous les slogans de la réforme des partis, des syndicats et des conseils.

La résolution XI du Congrès nous donne un moyen important de lutter pour le droit de grève contre le régime bureaucratique. L'opposition doit montrer aux masses qu'à cet égard elle est le vrai conducteur de la ligne léniniste.

Enfin, dans les conditions qui se rapprochent de la mise en œuvre de la pire variante, lorsque la plus grande tension des forces du prolétariat est requise, sa lutte peut prendre la forme la plus aiguë.

Dans le cas d'un discours ouvert des éléments bonapartistes en vue d'un coup d'Etat contre-révolutionnaire, la seule façon de restaurer la dictature sera la suppression armée de la contre-révolution, d'où elle ne viendrait pas.

VI. La conclusion

Opposition b / l. Toujours considéré sa lutte pour la réforme du parti comme une tâche internationale. L'opposition à la direction stalinienne menait et conduisait en étroite relation avec la lutte générale de l'aile gauche du Komintern contre la domination du centrisme. Sans changer tsentristkogo direction du Komintern ne peut pas être énoncés subjective facteur de préparation de la révolution mondiale, pour l'histoire de la direction de Staline, il y a une histoire d'erreurs continues et les a fait démolir le prolétariat international « (Trotsky).

Si le centrisme stalinien et sa domination dans l'Internationale communiste est née de conditions de stabilisation relative du capitalisme et du prolétariat de plusieurs stabilisation sombre au cours des 8 dernières années, le succès dans la lutte contre l'opportunisme stalinien et la relance du Komintern stimulera essor du mouvement international de la classe ouvrière.

Une analyse de la situation internationale montre avec évidence que l'évaluation du Troisième Congrès est terne. KI, que "la courbe du développement capitaliste en général passe par podemy down temporaire; La courbe de la révolution à travers toutes les fluctuations monte.

Sur la base de ce fait, nous pouvons nous attendre avec confiance à une nouvelle recrudescence de la révolution prolétarienne, qui arrachera le sol à la domination de la bureaucratie centriste et créera le changement attendu en faveur de l'esclave. classe et l'aile gauche du Komintern.

C'est pourquoi l'opposition léniniste n'a jamais considéré (comme les Zinoviev et les décistes - souffrant également de limitations nationales) leur lutte contre le centrisme, indépendamment du développement de la situation mondiale dans son ensemble.

Waging une lutte acharnée pour la relance du Komintern sur les fondements du léninisme, nous créons ainsi les éléments des états subjectifs de montée future de la lutte prolétarienne, la préparation mondiale de demain mouvement communiste.


nouvelle traduction google 3/6/2019
Tactiques et objectifs de l'opposition léniniste
1. Le rôle historique et les tâches de l'opposition léniniste dans le mouvement ouvrier international
1. L' opposition léniniste est avant tout une tendance internationale. Son émergence et son développement sont enracinés dans de profonds changements dans l'ensemble de la situation internationale, à la suite de la défaite de la première vague de la révolution européenne de 21-23.
La soi-disant stabilisation du capitalisme a entraîné le renforcement de la position du réformisme social dans la classe ouvrière, le déclin du mouvement communiste mondial et le renforcement des éléments centrés sur la droite. L’aile léniniste de gauche du Komintern subit une série de défaites, jusqu’à ce qu’elle soit officiellement placée devant K.
La défaite de l'aile gauche du communisme marque la fin du changement des relations mondiales. Cependant, cette défaite n'a pas entraîné l'élimination du mouvement d'opposition.
Les contradictions de l'économie mondiale ont progressivement miné la "stabilisation", provoquant une montée partielle de la lutte de classe prolétarienne, sur la vague de laquelle la gauche s'est à nouveau intensifiée et a reçu de nouvelles sources de vie.
2. L' âge parfait est semé des plus grandes opportunités révolutionnaires. D'où le besoin brûlant d'un parti mondial du communisme. La conquête du Komintern, sa transformation en principal instrument de la révolution prolétarienne mondiale - telle est la tâche principale de l'opposition communiste de gauche internationale.
Dans sa lutte pour la restauration de V.K.P. et K.I. opposition b / l. Il met l'accent sur la réforme en profondeur de ces organisations, à travers le changement de leurs dirigeants opportunistes.
À cette fin, l'opposition crée la base idéologique et organisationnelle des éléments prolétariens de gauche du mouvement communiste international.
Seule la réalisation de cette tâche à ce stade prépare la prochaine étape: gagner les travailleurs communistes du côté de la politique léniniste et transformer le Komintern en avant-garde du prolétariat révolutionnaire international sur une base plus élevée.
II. Les principales étapes du développement de la pratique de l'opposition léniniste.
A) du 23 octobre au XIVe Congrès du VKP.
1) La première étape du mouvement d’opposition a été une réaction spontanée des partis du parti contre la bureaucratie du parti, qui a été la principale forme de pression exercée sur le premier élément petit-bourgeois.
Les erreurs de la direction du parti en matière de politique économique, qui se reflétaient nettement dans la position matérielle des masses laborieuses et dans l’échec de la tactique du Komintern en Allemagne, provoquèrent un mécontentement manifeste du parti.
2) La tactique de l’opposition durant cette période consistait à formaliser cette insatisfaction de manière idéologique et à indiquer les raisons des erreurs de leadership.
Toutefois, l’opposition n’a pas pu remplir pleinement ce rôle car elle-même (dans la personne de sa direction) ne réalisait pas très clairement que le désengagement commencé dans le parti allait devenir le point de départ de la lutte au sein du parti, ce qui signifierait un désengagement profond du parti selon deux opinions de classe.
3. Les déclarations du 46 et du «nouveau cours» - les principaux documents de l'opposition de l'époque - traduisaient en elles-mêmes un certain désaccord, principalement dans l'analyse de la politique économique de TS.K. et sa signification sociale, ainsi que la signification politique des différences internes aux partis.
Cette erreur de la part de la direction de l’opposition s’est accompagnée d’une autre erreur en matière d’organisation. L’absence d’organisation de l’opposition au cours de l’année 23 a été l’une des raisons de sa défaite à Moscou, alors même qu’elle avait une nette majorité dans les rangs de l’organisation moscovite.
4. La raison objective de toutes ces erreurs tactiques était enracinée dans le sous-développement des contradictions de classe dans le pays à cette époque, et donc dans le retard pris par la conscience du parti par rapport aux tâches imposées par le cours des événements.
Ceci explique le fait que l'élimination presque complète du mouvement d'opposition jusqu'au XIV Congrès.

B) du XIV au XV congrès.
1) Au moment du XIVe Congrès, les principales tendances de classe concernant les différences entre les partis étaient bien claires. Un bloc centriste de droite est alors apparu, composé d’éléments centristes de gauche dirigeant les mouvements d’opposition du prolétariat de Leningrad.
La principale tâche tactique de l’opposition pendant 23 ans au cours de cette période a été de conclure un bloc avec l’opposition de Léningrad, tout en conservant son indépendance idéologique, afin de devenir progressivement hégémonique dans ce bloc.
L’opposition s’est pleinement acquittée de cette tâche, dont les principaux documents de cette époque ont été exprimés: 1) déclaration sur 23 ans, 2) déclaration sur 83, 3) plate-forme sur 13.
2. Dans la lutte contre le bloc de centre-droit, l'opposition unifiée a traversé trois étapes principales dans sa tactique: 1) la période de travaux souterrains préparatoires. Réduit à la création d'une faction et à sa conception idéologique et organisationnelle, puis à cette attaque à une attaque ouverte décisive sous la forme d'un «siège» de «matériel bastilles» (appareil Avio, usine Putilovsky, etc.)
2) Les leçons de la première période ont montré l’insuffisance de cette forme de lutte, l’énorme pouvoir des préjugés au sein de la masse ouvrière elle-même et la nécessité de passer à une nouvelle forme de lutte, un couple plus compréhensible et calculé sur une explication lente, persistante et systématique de leurs vues dans le cadre de discours juridiques ouverts.
La défaite des 16 et 26 octobre a ouvert la retraite de l'opposition sur une telle base pour mettre fin à la lutte des factions clandestines et déplacer le centre de gravité vers le travail juridique. 15ème conférence, plénière de l'ECCI, plénière de février du TS.K. - C'étaient les étapes de cette nouvelle tactique. Pendant cette période, le groupe D.T. a quitté l’opposition, ne comprenant pas la nécessité de nouvelles formes de lutte, sans l’utilisation de laquelle il était impossible de préparer les conditions d’une nouvelle offensive.
3. La tactique de la retraite et les discours juridiques ouverts se sont pleinement justifiés à ce moment-là, lorsque la controverse récemment éclatée au sujet de la révolution chinoise a rendu inévitable l'aggravation de la lutte et le passage à l'offensive. Grâce à son travail juridique, l'opposition au cours de cette période a pu obtenir un fort soutien politique de la part du parti.
Une nouvelle tactique offensive du 27 au 15 avril, combinant des méthodes de lutte légales et semi-légales, s'est donc déployée à un niveau supérieur à celui de la lutte depuis 26 ans. Une vaste salle de pétition, des arcs, des manifestations - ainsi que l’augmentation du nombre de travaux souterrains - indiquaient une lutte acharnée et une large couverture des masses.
C) Du XVe Congrès au plénum de novembre 28
1) la capitulation des centristes de gauche Zinovievtsev et la crise aiguë du bloc de droite centriste sur le sol du Klebovka kulak, qui a porté un coup décisif aux illusions de la période de reprise, ont créé un nouvel équilibre des pouvoirs dans le pays et le parti.
Le virage à gauche de la politique des centristes était une expression de cette nouvelle ligne de développement et opposait de nouvelles tâches. «Le centrisme», estime le camarade Trotsky, évalue les perspectives d'avenir de l'après-guerre, mais les masses dans la lutte acquièrent leur propre expérience. Ceci est notre calcul entier "(" À la nouvelle étape ")
La renaissance de la classe ouvrière et le renforcement des éléments de gauche du parti créent des conditions favorables pour le mouvement d'opposition. Le demi-cœur du centrisme, son caractère interdisciplinaire, les fluctuations qui se sont manifestées de manière aussi claire lors du plénum de l'année en avril et le 28 juillet, ont de plus en plus mis en évidence son incapacité face à de nouveaux dangers.
2. Après avoir proclamé le soutien des étapes de la gauche du centrisme sous la forme de critiques comme tâche tactique principale, dans le but de débloquer les dirigeants centristes - l’opposition sur cette base tactique a trouvé un contact avec le parti. masses, a pris l’initiative dans la lutte contre les droits et lancé une offensive.
La société Koldogovornaya, âgée de 28 ans, était le point culminant du mouvement offensif de l'opposition. Sous sa puissante pression, les centristes ont été forcés de se joindre à la lutte contre la droite, mais les forces de l’opposition n’en avaient pas assez pour réformer le parti et changer la direction centriste.
D) Du 28 novembre à la période actuelle.
1. Malgré le fait que la direction centriste a conservé toutes ses différences stratégiques avec l'opposition et a laissé intact le parti. régime et méthodes bureaucratiques La construction - elle "a pris les mots d'ordre de notre arsenal" (Tr.) Et s'est engagée dans la voie de la lutte administrative contre les koulaks et la mise en place administrative de fermes collectives et de l'industrialisation, inspirant la classe ouvrière et le parti d'une illusion révolutionnaire quant à l'éventualité d'un bref redressement des contradictions.
2. Le changement radical de la situation a contraint l'opposition à changer de tactique et à passer à autre chose - une explication constante et systématique des masses sur l'incapacité du centrisme à sortir la classe ouvrière et la dictature prolétarienne du bourbier dans lequel elle avait conduit le pays avec sa politique.
La déclaration du 4 octobre était une expression de cette nouvelle tactique. L'année 29, la tâche tactique principale de cette période était la création d'un front uni vis-à-vis des masses couvertes par les illusions du "plan quinquennal". Analysant la situation, le communiqué a averti que «le plan quinquennal centriste, mené selon des méthodes rejetées par la révolution d’octobre, ne conduit pas au développement, mais à une réduction des forces productives, non à une amélioration mais à une détérioration de la position matérielle, politique et culturelle de la classe ouvrière.
3. La transition de la direction centriste sur le chemin de U.-l. les aventures et la première retraite qui ont suivi le 15 / III ont révélé toute l’inexactitude et l’aventure de la politique centriste. À ce moment-là, le début du départ de la faction dirigeante de la nouvelle formation centriste de gauche (Lominad)
Dans les rangs de l’opposition, le début du déclin des illusions centristes parmi les masses a permis à l’opposition de commencer à se préparer à une nouvelle tactique offensive, en proposant un nouveau slogan de changement de direction, qui pourrait désormais être une conclusion de la propre expérience des masses.
Les documents «4e et 7e», qui formaient pour la première fois les principales différences dans les nouvelles conditions, et la carte postale du mois de août du camarade Trotsky, qui donnait la formulation la plus claire de la tactique offensive et de ses tâches principales, étaient une expression de la transition vers une nouvelle tactique offensive.
D) les principales leçons de notre lutte
En jetant un regard rétrospectif sur les étapes de leur lutte, l’opposition léniniste doit prendre en compte avec sobriété les erreurs qu’elle a commises afin d’éviter de les répéter à l’avenir. Nous notons ici le plus important d'entre eux.
Dès le début de la lutte, l’opposition n’a pas reconnu le sérieux des désaccords séparés de la faction au pouvoir, ni la force des influences de classe qui définissent ces désaccords.
Cela était associé à une sous-estimation du travail organisationnel, exprimée par le fait que les conditions les plus favorables pour la création d'une organisation illégale en bon état de fonctionnement, orientant son travail pendant une longue période dans le métro, ont été manquées. Le résultat des erreurs est le décalage entre les exigences représentées par la vie politique et les capacités organisationnelles existantes, un décalage qui affecte si douloureusement le travail de masse qui est loin de son importance idéologique et politique potentielle. Un autre inconvénient tout aussi grave de notre travail réside dans les concessions accordées à des compagnons de voyage temporaires dans la lutte, souvent largement tolérées par rapport aux intérêts de l’ensemble du mouvement. En conséquence, en diluant nos rangs et en affaiblissant le leadership, ces éléments (principalement par une tendance centriste de gauche) ont sapé les fondements idéologiques et les forces organisationnelles de notre mouvement à des moments cruciaux, créant des crises internes profondes. L’influence des autres voyageurs a sans aucun doute influé sur la ligne tactique de l’opposition dans la direction qui, selon le camarade Trotsky, était que «nos erreurs ont toujours été beaucoup plus à droite que à gauche» (voir sa lettre / 5 - 28 g. À Beloborodov.) Ce n'est qu'en dissipant les éléments les plus préjudiciables du centrisme de gauche dont elle fait l'expérience que l'opposition léniniste a eu l'occasion d'orienter clairement sa tactique vers une lutte irréconciliable contre le centrisme.

III. Nos tâches sont liées aux principes fondamentaux de la tactique léniniste.
La principale tâche de l'opposition à l'heure actuelle est l'organisation de la lutte prolétarienne pour la réforme du parti, des syndicats, de l'État, sur la base de la démocratie de la classe ouvrière, ainsi que pour corriger la ligne stratégique du parti et la transférer aux rails de Leninsky.
Cette tâche ne peut être accomplie qu'en mobilisant toutes les forces révolutionnaires du parti et de la classe ouvrière autour de l'opposition léniniste.
Les conditions qui prévalent à l'heure actuelle - la crise économique et politique de plus en plus profonde dans le pays - provoquent une augmentation du mécontentement de toutes les classes. Dans cette situation, qui élargit sans aucun doute notre base au sein de la classe ouvrière, même si le danger des actions contre-révolutionnaires de classes hostiles augmente également. - notre ligne tactique doit être exprimée dans une offensive politique sur la base d'un travail organisationnel en profondeur parmi les masses.
"La seule possibilité, explique le camarade Trotsky, est de préserver et d'accroître les chances d'un développement réformiste de la révolution d'octobre et du parti, est de créer une organisation b / l centralisée fonctionnant correctement avec des moyens techniques suffisants pour influencer systématiquement le parti dispersé sur l'opinion publique" / VIII -30)
La principale qualité de l’opposition léniniste devrait être la capacité de changer radicalement de tactique, de rééquiper et d’appliquer de nouvelles méthodes de lutte, en d’autres termes, à une politique de virages serrés. En période de montée en puissance simultanée des masses et de l'assaut des classes hostiles, il doit appliquer la tactique d'une offensive résolue et courageuse et, dans les périodes de déclin politique caractérisé par l'humeur des masses, passer à une tactique défensive et attendre, ligne tactique la plus grande activité dans la lutte pour l'influence sur les masses. Conduisant à des compromis et des accords forcés, il ne devrait jamais céder le pas à l’ennemi ou à un allié peu fiable en matière de principe.
Une analyse politique approfondie et des analyses sobres de la réalité aidaient toujours l’opposition à planifier correctement la tactique, en choisissant entre offensive et défensive, en fonction de la situation objective. Par conséquent, il a toujours été étranger à l'aventurisme et a été conçu exclusivement pour la croissance de la conscience des masses.
Seule une dérivation profonde de slogans spécifiques du moment issus d'installations logicielles courantes, étrangères à la pensée conservatrice et à la simple répétition non critique de slogans précédents, peut constituer une opposition. Bc tactique d'action.
IV. La lutte pour les masses.
Depuis la révolution d'octobre, aucun changement de ce type n'a eu lieu dans la position de notre prolétariat, ce qui aurait eu pour effet d'éliminer son ancien rôle révolutionnaire. Au contraire, au cours de cette période, il a connu une croissance beaucoup plus politique et culturelle.
En dépit du profond déclin du bien-être politique de la classe ouvrière, de sa passivité, de sa fatigue dans les années qui ont suivi la fin de la guerre civile, de la vulnérabilité de certaines de ses couches à l'influence d'un petit-bourgeois. des préjugés venant du village et que la bureaucratie y a délibérément introduits - nous avons eu plus d'une fois l'occasion d'observer la manifestation, sous une forme sourde, de la profonde résistance de la classe ouvrière au cours thermidorien. Et cela permet de calculer que, maintenant que le déclin de ces illusions néfastes parmi les masses a diminué rapidement, toute attaque des classes hostiles peut à nouveau créer un nouveau changement du parti et de la classe ouvrière vers une activité révolutionnaire.
La politique moderne de la bureaucratie centriste est clairement conçue pour délimiter artificiellement le prolétariat afin de le priver de la possibilité de légitime défense. À cet égard, une différenciation de la masse ouvrière en plusieurs groupes plus ou moins clairement distingués par le niveau de conscience de soi de la classe est prévue. Outre une petite aristocratie ouvrière très bien rémunérée, avide de mener une vie tranquille, et un groupe de tambours assez important, pas encore entièrement formé, qui fait officiellement partie du soutien du régime, il existe de nombreuses images de "nouvelles recrues" issues de la petite bourgeoisie de la ville et du village, avec toute une gamme d'ambiances des attitudes de confiance complaisante envers toutes les fables centristes qui leur sont présentées et se terminant par une haine plus consciente du conseil. Le pouvoir face à ses médias modernes. Mais la majeure partie du prolétariat industriel est progressivement libérée de ses anciennes illusions, acquiert une expérience politique et pénètre un profond mécontentement révolutionnaire, tout en continuant d'occuper une position d'attente, le régime en place ne permettant pas de se manifester ouvertement dans une atmosphère de masse tant qu'il n'a pas atteint la hauteur maximale correspondant à la tension extérieure. activisme politique. C'est le principal esclave. la classe, capable de diriger le reste de la masse de plusieurs millions de personnes, cherche maintenant un guide ferme et clair et un programme d'action clair visant à rétablir le régime normal et la ligne politique correcte.
Les principales questions tactiques de notre lutte concernent les moyens d'attirer dans nos rangs les éléments révolutionnaires avancés du parti et de l'esclave. classe et la subordination à travers eux à notre influence et à la direction de la classe ouvrière b-va pour la lutte à venir pour la réforme. Dans cette entreprise, notre première tâche consiste à résister à tous les éléments de frustration, de fatigue et d’apathie qui entravent la montée de l’activité révolutionnaire des masses.
Dans le même temps, ils ne doivent pas fermer les yeux sur le fait que (malgré le fait que la dictature prolétarienne renferme les plus grandes sources de pouvoir et de renaissance sous-jacentes), la grande masse des travailleurs n’a pas encore compris la nécessité d’une opposition active à la centre Leadership, danger contre-révolutionnaire.
Nous savons qu'il est impossible de gagner avec une seule avant-garde. Et pour que toute la classe puisse bénéficier du soutien direct et conscient de l'avant-garde, il est nécessaire qu'elle acquière sa propre expérience politique et puisse la généraliser.
Par conséquent, il devrait être aisé pour nous que la protection des intérêts vitaux du prolétariat ne conduise à l'éveil des couches arriérées des masses, lorsque les objectifs de la lutte sont étroitement liés à la situation concrète et compris par les larges masses. Nous ne pouvons compter sur le succès de notre campagne et sur le fait que cette masse nous suivra dans la lutte pour la réforme en construisant une puissante organisation ramifiée, étroitement liée à la vie industrielle des masses et en grandissant dans le souci de protéger les intérêts quotidiens les plus modestes.
En nous concentrant sur l’ensemble de la masse ouvrière dans son ensemble, nous devons mener le travail comme entre les partis. Il en va de même pour les non-membres du parti, opposés à tous égards aux tentatives de créer une scène entre ceux-ci et d’autres. Ces tentatives émanent à la fois de la bureaucratie centriste, cherchant à semer la discorde entre divers groupes de la classe ouvrière, et des partis antisoviétiques qui tentent de ramener les travailleurs non partisans contre le parti et de les orienter vers la voie des contre-révolutions.
Par conséquent, notre orientation tactique face aux diverses tendances politiques et, surtout, au centrisme lui-même, qui représente le principal danger pour le parti, revêt une importance particulière. " (L. Trotsky.)
Puisque le désir principal du centrisme est la suppression mécanique de l'activité prolétarienne, à la fois par des méthodes terroristes administratives et économiques et par des méthodes sophistiquées de tromperie, notre tâche est un vaste travail explicatif pour exposer le centrisme afin d'élever l'activité prolétarienne à un niveau tel qu'aucune intimidation ne puisse maintenir les masses de la performance. Dans le même temps, nous devons constamment expliquer aux masses que le chemin de la réforme passe par un changement de direction centriste "qui ne sont pas organiquement capables de mener à bien la réforme". (Rakovsky.)
Le centrisme, avec ses désillusions politiques et sa chute dans l'activité de la partie la plus révolutionnaire de la classe ouvrière, facilite l'influence des mencheviks sur le reste des masses. En luttant contre le centrisme et en indiquant au prolétariat les moyens les plus efficaces de sauver sa dictature, nous paralysons ainsi considérablement l’influence des mencheviks et d’autres partis antisoviétiques à la tête du travail de la classe ouvrière. Il en va de même pour les anarchistes et les partis qui reflètent leurs complices au sein du PCUS officiel (b).
En luttant avec ces courants, nous luttons donc contre le démembrement de la masse ouvrière en sphères d'influence, selon les principaux axes sociaux, contre la subordination à ses influences de classe extraterrestre hétérogènes et pour l'unification, pour la rallier sous le slogan de la restauration de la dictature prolétarienne. Mais cette tâche ne peut être accomplie en agissant de l'extérieur, en jetant simplement des slogans forts sans un travail préparatoire correspondant dans toutes les organisations de travailleurs de masse.
À cet égard, la tâche de lutter pour le secteur prolétarien du parti officiel devrait être une priorité, mais le travail dans ce sens ne doit en aucun cas occulter la nécessité pour nous de vaincre en dehors des organisations prolétariennes du parti, et en particulier des syndicats.
Seulement en traînant tout le flanc révolutionnaire du parti et les révolutionnaires à ses côtés. La plupart des esclaves. ainsi que de restaurer à l'avenir la confiance des couches pauvres et d'âge moyen du village (par la promotion de mesures économiques appropriées). Nous pourrons ainsi mettre en œuvre la réforme dans les quantités nécessaires.
Au cours de notre lutte, nous nous heurterons sans aucun doute à la farouche résistance des forces thermidor-bonapartistes. Et ici, le prolétariat est confronté à la question des formes dans lesquelles sa lutte avec elles peut se développer, car il ne pourra probablement pas se passer d'un déclenchement de la guerre civile.
Le parti officiel représente maintenant la cohabitation des deux camps de la guerre civile (L. F)
Cette cohabitation ne peut durer longtemps. L'un de ces camps doit périr pour libérer la place du développement de l'autre.
Par conséquent, nous ne pouvons pas compter sur le parti officiel "qui n'existe pas en tant que parti, mais devrait renoncer à recréer le vieux parti léniniste du secteur révolutionnaire prolétarien du parti officiel et aux travailleurs actifs, progressistes, consciemment révolutionnaires qui sont aujourd'hui en dehors du parti.
La fraction organisée et compétente du b / l sera la base autour de laquelle se dérouleront la cristallisation de ces éléments révolutionnaires prolétariens et la renaissance du parti léniniste.

V. Formes et méthodes de lutte pour la réforme.
En nous chargeant d’organiser la couverture des masses laborieuses, nous devons en même temps comprendre que le régime centriste et la politique mènent objectivement au fait que des éléments de spontanéité dans le mouvement de masse peuvent prévaloir sur le degré d’organisation que l’opposition léniniste peut mouvement à donner.
Par conséquent, même dans le cas d’une explosion spontanée d’un mouvement, nous ne reculerons pas devant notre participation à celui-ci, car "En présence de conditions objectives pour l'assaut directement révolutionnaire des masses, le maintien des éléments - comme le dit Lénine - est la tâche politique la plus élevée des partis."
Dans un lieu où cela, nous ne nous livrons pas à la spontanéité, ne nous y soumettons pas, mais nous nous efforçons de toutes les manières de la vaincre et de la subordonner à notre influence «aller à la réunion des masses ne signifie pas céder à la spontanéité» (L.T.)
Maintenant que la majeure partie de la classe ouvrière (et non l’avant-garde) n’est pas encore sortie d’un état d’attente passif, nous devons rejeter résolument ces propositions. Qui sont dictés par l'impatience révolutionnaire et l'immaturité politique.
Cela signifie-t-il que nous appelons à la passivité et suggérons aux éléments avancés du prolétariat qu'il est nécessaire de survivre de façon fataliste, alors que le développement objectif des événements, «lui-même» nous apporte des résultats tout à fait concrets? - pas du tout!
Cela signifie simplement que de tels slogans qui ne peuvent pas être perçus par la conscience des masses laborieuses et qui ne découlent pas de l'expérience des masses ne peuvent être rejetés. La tâche principale des travailleurs avancés et conscients à ce stade est arrosée. l'offensive ne devrait pas consister à lancer des slogans qui sonnent fort, mais à travailler dur pour créer une organisation clandestine très répandue afin que, sur cette base, utilisant des conflits privés et plus généraux de travailleurs avec la bureaucratie, implique de plus en plus de masses de travailleurs dans la lutte pour la réforme. Jusqu'à présent, la lutte de la classe ouvrière contre le régime bureaucratique était essentiellement de nature individuelle et anarchique. Dans des conditions de blocage complet des activités normales des syndicats, qui sont passés d'organes de protection des travailleurs à des organes subsidiaires de dirigeants d'entreprises, les travailleurs ont recours à des formes de lutte telles que l'absentéisme, les dommages à la voiture, le meurtre de tambours, etc.
L'opposition léniniste ne couvre en aucune manière aucune forme de mécontentement vis-à-vis du régime bureaucratique et de la politique existants. Sa tâche est de préparer et d'organiser une résistance collective et de masse à l'ensemble de la politique de la bureaucratie stalinienne. Sur cette voie, le prolétariat dispose de toute une gamme de méthodes développées par l'expérience antérieure du mouvement ouvrier, allant des manifestations organisées aux manifestations, en passant par des grèves, etc.
Au niveau du mouvement, lorsqu'il atteint une force et une pression fortes, il peut se manifester par la mise en œuvre arbitraire «spontanée» de la démocratie de la classe ouvrière, la partialité et la réélection de responsables de partis, de syndicats et de soviets.
Selon le degré de déploiement du mouvement ouvrier de masse, un outil aussi traditionnel de la lutte de la classe ouvrière que la grève revêt une grande importance. Son utilisation est punie dans les conditions actuelles par toutes les sévérités de l'anarchie bureaucratique, bien qu'elle ait été introduite sous Lénine comme l'un des moyens reconnus de défense des travailleurs contre les distorsions bureaucratiques. la domination Appareil Le décret bien connu du XIe Congrès du parti sur les syndicats a obligé un groupe d'entreprises à mener la lutte des travailleurs contre les distorsions bureaucratiques des États. économiques (après l’épuisement des autres moyens d’influence).
Dans les conditions actuelles, le recours organisé à la grève peut jouer un rôle important dans la mobilisation des forces prolétariennes sous les slogans de la réforme du parti, des syndicats et des conseils.
La résolution XI du Congrès nous donne un moyen important de lutter pour le droit de grève contre le régime bureaucratique. L'opposition doit montrer aux masses qu'à cet égard, il est un véritable chef d'orchestre de la ligne léniniste.
Enfin, dans des conditions qui approchent de la mise en œuvre de la pire option, lorsque le plus grand effort des forces du prolétariat est requis, sa lutte peut prendre la forme la plus aiguë.
En cas de discours ouvert d'éléments bonapartistes dans le but d'un coup d'État contre-révolutionnaire, le seul moyen de rétablir la dictature serait une répression armée de la contre-révolution, d'où qu'elle vienne.
VI. Conclusion
Opposition b / l. J'ai toujours considéré ma lutte pour la réforme du parti comme une tâche internationale. L'opposition a mené et mené la lutte contre la direction stalinienne, en lien étroit avec la lutte commune de l'aile gauche du Komintern contre la domination du centrisme. Sans un changement de direction centriste du Komintern, il est impossible de préparer le facteur subjectif de la révolution internationale, car l'histoire de la direction stalinienne est une histoire d'erreurs continues et de la défaite du prolétariat international causée par elles »(Trotsky.)
Si le centrisme stalinien et sa domination dans le Komintern sont issus des conditions de stabilisation relative du capitalisme et d'une série de stabilisation sombre du prolétariat au cours des huit dernières années, le succès de la lutte contre l'opportunisme stalinien et la renaissance du Komintern sera stimulé par la montée du mouvement ouvrier international.
Une analyse de la situation internationale montre clairement l’évaluation de la troisième convention. K.I., que «la courbe de développement capitaliste en général traverse temporairement un sous-sol; la courbe de la révolution monte à travers toutes les vibrations.
Sur la base de ce fait, nous pouvons nous attendre en toute confiance à une nouvelle montée de la révolution prolétarienne, qui arrachera le sol à la domination de la bureaucratie centriste et créera le changement que nous espérions en faveur de l'esclave. classe et l’aile gauche du Komintern.
C’est la raison pour laquelle l’opposition léniniste n’a jamais envisagé (comme Zinoviev et decits - qui souffrent également de limitations nationales) - leur lutte contre le centrisme, quel que soit l’évolution de la situation mondiale.
En luttant avec acharnement pour la renaissance du Komintern sur la base du léninisme, nous créons ainsi des éléments subjectifs de la montée future de la lutte prolétarienne, préparant l'avenir du mouvement communiste mondial.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 21 Juin 2018, 18:29

2ème brochure (trad. automatique) a écrit : La situation dans le pays et les tâches des bolcheviks-léninistes

(avancé au nord du comité de rédaction)

PZR No. 10 Décembre 1932

Contenu:

Ch. I Sous le signe d'un tas de disproportions.

Ch. II Sur toutes les paires à la crise politique.

Ch. III: Cibler la lutte de masse et contre le liquidationnisme.

Ch. IV En phase avec la classe ouvrière - pour affronter de nouvelles batailles!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Avant-propos.

La ligne de front actuelle quitte après une longue pause, au cours de laquelle la ligne politique de la rédaction du PZR. Je ne pouvais trouver aucune réflexion dans les éditoriaux (courts résumés du danger de la guerre, publié cette année, le. Nord et w B. La partie modifiée en Juin sans la participation de deux membres du comité de rédaction de drôle).

À l'heure actuelle, la situation dans le pays est si aiguë qu'il est inévitable d'approfondir les différences dans notre environnement. Pas étonnant, comme dans le comité de rédaction du PZR. l'ancienne composition n'a pas trouvé de voix commune concernant l'évaluation des tâches de notre mouvement.

Nous ne nous donnons pas ici la tâche de fournir une analyse exhaustive de la situation politique et économique, et nous nous bornons à l'évaluer telle qu'elle s'est développée jusqu'à présent.

De plus, nous ne donnons pas ici une justification complète de nos tâches tactiques. Les deux lecteurs trouveront dans les thèses « La crise de la révolution et les tâches du prolétariat »

Les problèmes de la situation internationale, que nous aborderons dans des articles spéciaux, sont également restés sans couverture.

I. Sous le signe de l'accumulation des disproportions.

Il serait tout à fait erroné d'imaginer la politique centriste comme une ligne mathématiquement simple, planifiée et testée par la prévoyance créative de la gestion économique planifiée.

En fait, pris dans son ensemble, pour un certain nombre d'années, c'est une image de zigzags erratiques - le résultat de l'empirisme pathétique de la méchanceté bureaucratique.

L'aventure ultra-gauche elle-même, cette «seconde période de la mascarade bureaucratique» («Problems»), pour toutes les apparences impressionnantes de ses tendances offensives, est un changement assez varié des tempos, d'abord modérés, puis de plus en plus accélérateurs. , ralentissant brusquement.

Il n'y avait pas de planification planifiée pour ce changement de rythme. Le développement de l'industrie au cours des quatre dernières années représente une combinaison de périodes d'une course effrénée avec des percées et des digressions. En conséquence, l'exécution du plan quinquennal n'a eu lieu que dans la mesure de sa violation. Les succès dans les industries individuelles ne se sont pas fondés sur une croissance générale harmonieuse de l'ensemble de l'économie nationale, au contraire, en raison du retard accumulé dans un certain nombre d'industries importantes. En outre, dans ces conditions, sur la base de l'épuisement physique de plus en plus grand de la classe ouvrière, le développement progressif de l'économie ne peut durer longtemps.

Sous la pression des circonstances, la direction stalinienne a réalisé, au cours des deux premières années du plan quinquennal, des succès inattendus, démontrant au monde entier les avantages et les opportunités des méthodes de gestion centralisées, dont la manifestation a été entravée par la politique du centre-droit. bloquer

L'intensification du rythme, qui était «une combinaison d'aventurisme et de démolition», a perturbé la fluidité du processus de reproduction et conduit à un «empilement imprudent de disproportions et de contradictions» («probl»).

Cette politique, ignorant les besoins de la classe ouvrière, basée sur le manque de comptabilité des ressources matérielles et centrée sur la construction d'une économie nationale fermée, isolée du marché mondial, signifiait en substance une violation complète du principe prévu.

En conséquence, nous avons une inégalité extraordinaire et une disproportion entre le développement de diverses industries. L'industrie de la construction mécanique est pressée, la métallurgie et toute la production de carburant sont loin derrière. Cette contradiction est caractéristique de l'ensemble de l'industrie: non pas, semble-t-il, une seule industrie qui se développerait dans la proportion prévue par le plan quinquennal.

Une telle politique ne pouvait que conduire à une rupture de l'équilibre, qui se manifestait sous une forme si dure vers le milieu de l'année 1931. Depuis lors, la situation a été de plus en plus compliquée par de nouvelles percées qui donnent une image de la désintégration générale de l'économie nationale, bien que, par inertie dans certains secteurs, certains progrès se poursuivent.

Nous n'allons pas donner d'analyse économique détaillée ici. Mais dans l'ordre des illustrations aux dispositions ci-dessus, nous donnons quelques chiffres caractéristiques.

Tout d'abord, comment se passe-t-il avec la construction de capital, sur laquelle, comme vous le savez, il y a maintenant une cargaison de plusieurs milliards de capital-décès investie dans des usines sans fin et inachevées?

En liaison avec des difficultés importantes dans les matériaux de construction et la main-d'œuvre, la construction est progressivement abandonnée et les fonds sont concentrés sur un petit nombre de sites d'impact. Par exemple, le plan annuel initial des travaux d'équipement pour 1932 dans la métallurgie des métaux ferreux n'a été réalisé pour le volume physique au cours de la première moitié de l'année que de 21%. Environ la même situation se développe dans la plupart des autres industries. La deuxième moitié de l'année ralentira encore le rythme de la construction.

En ce qui concerne l'industrie existante, déjà en 1831, une baisse significative des indicateurs de qualité, exprimée dans les chiffres officiels de l'augmentation des coûts de production par rapport à l'année précédente, n'est pas moins de 5-6%. Dans la même année de 1931, le recul a commencé dans la ligne des indicateurs quantitatifs dans un certain nombre d'industries. Cela s'exprime non seulement par une sous-exécution significative du plan, mais aussi par une diminution de la production par rapport aux années 1930.

1932 approfondira ce processus. Situation particulièrement triste est obtenue dans les principales branches de l'industrie lourde. En général, dans l'ensemble de l'industrie lourde, la mise en œuvre du pan dans le trimestre I selon les données officielles était de 86,6%, au cours du trimestre II. - 77,7% et dans le trimestre III. - 67,9%. En d'autres termes, l'écart entre le plan et la mise en œuvre réelle est en croissance.

Ce phénomène est particulièrement frappant dans l'industrie charbonnière. Si en janvier 1932, 4245 mille tonnes ont été produites dans le Donbass contre le programme à 4.425 mille tonnes, à savoir. 96% du plan, puis en juin de la même année la production mensuelle était seulement de 3630 mille tonnes contre le programme de 4746 tonnes, soit 76,4% du plan. Les fluctuations de l'extraction du charbon par rapport à l'année dernière sont encore plus révélatrices. Ces derniers mois, elles ont donné une image de la réduction relative des taux de production. Si en juillet 1932, en comparaison avec le mois correspondant de l'année précédente, la production journalière moyenne était de 107%, en septembre - jusqu'à 101,5%, en octobre - jusqu'à 91% et en novembre de 0 à 89%.

Ainsi, en ce qui concerne l'exécution du plan pour l'année donnée et en comparaison avec la production effective de l'année précédente, les indices quantitatifs de l'industrie charbonnière du Donbass donnent une détérioration de mois en mois. Et ceci malgré une augmentation significative du nombre de travailleurs (plus de 1931, de 20%) et du nombre de mécanismes (plus qu'en 1930, près de 100%). Cette baisse de la production dans le Donbass résulte d'une baisse de la productivité du travail: si en janvier 1931, 14,6 tonnes étaient produites par travailleur, en janvier 1932 la production tombait à 13,9 tonnes et en juin de la même année à 12,8 tonnes, était inférieur au pire mois de 1930. La situation dans l'ensemble de l'industrie charbonnière n'est pas meilleure. Mais la production de pétrole, qui était autrefois en avance sur de nombreuses autres industries, a commencé à diminuer fortement, avec un recul important par rapport à 1931.

L'industrie du minerai est également très insatisfaisante, dans laquelle le sous-développement du programme se développe à de tels taux: I trimestre. 1932 80% du plan, II trimestre. - 68%, III trimestre, - 59,5% du plan.

Pendant ce temps, les capacités de production de l'industrie métallurgique, bien que plus faible que prévu, mais encore augmenté, Par conséquent, l'extraction de minerai et de carburant dans le courant de l'année à la traîne de la croissance de la fusion des métaux. D'où - une forte baisse des stocks de matières premières et de carburant - au lieu d'accumuler ces stocks pour l'hiver, comme les années précédentes. Et cela, à son tour, menace toute l'industrie avec une nouvelle réduction de la production.

Arrêtons-nous sur l'état de la métallurgie elle-même. Dans la métallurgie ferreuse, la capacité des unités d'exploitation a augmenté en 1931 en raison de la mise en service d'un certain nombre de nouveaux domaines et de nouveaux fours à sole. Cependant, le plan de mise en service annuel n'a été achevé au cours des six premiers mois que de 16,7%. La seconde moitié de l'année ne donne pas les meilleurs résultats. En général, sur un domaine de 26 ti, dont le lancement est prévu toute l'année, seuls 9 d'entre eux sont lancés: sur les 64 foyers ouverts, pas plus de 20 ti seront lancés. Et sur le laminoir proposé pour le plan, seuls 4 ou 5 seront lancés.

Mais le nombre réel de granulats n'est pas fourni avec suffisamment de matières premières, de carburant ou de personnel. Par conséquent, la croissance de la production, si elle est observée au cours des derniers mois, se produit avec de grandes perturbations et un stress extrême uniquement par l'introduction de nouvelles unités. Si nous prenons séparément le travail des hauts fourneaux, en juin, juillet et août 1932, ils ont produit moins de 30 ans, mais 31 ans. Ainsi, par exemple, en juin, les anciens domaines donnaient 11,445 tonnes de fonte par jour contre 11,570 tonnes en juin 1931 et 13553 tonnes en juillet 1930. Le taux d'utilisation des hauts fourneaux a chuté au niveau de 1927/28. Les nouveaux fours, bien qu'ils augmentent la fusion totale de la fonte par rapport à 1931, mais n'utilisent pas leur capacité prévue, fonctionnant très inégalement. Il suffit de citer l'exemple de Magnitogorsk, dont les deux fours à l'occasion du mois d'octobre rattrapaient jusqu'à 2000 tonnes par jour. dans la troisième décade de novembre, ils l'ont de nouveau abaissé à 1 000 également. certains jours et jusqu'à 200 tonnes par jour. En général, pendant un an, la fonte de la fonte atteindra, au mieux, des chiffres de 6400 tonnes. tonnes au lieu de 9 000 tonnes, soit 71,1% du plan. Avec le développement de l'acier est encore pire: il, apparemment, ne dépassera pas le niveau de 1930, à savoir. 5700 tonnes, ce qui représente seulement 60% du plan. La production d'acier laminé au cours de la première moitié de l'année est de 32 ans inférieure à celle de 1930 et, depuis juin, inférieure à 1931. Pour une année, il sera exprimé par un chiffre ne dépassant pas 4400 tonnes, soit 66% du plan.

La métallurgie des métaux non ferreux marque également le pas et n'a donné que 16 tonnes de production au premier semestre de cette année. moins que dans la première moitié de 1928-29.

Dans le contexte général des difficultés de l'industrie lourde, seuls des secteurs tels que l'industrie automobile, qui est une sorte de parasite de l'économie nationale, ont été alloués, absorbant la part du lion des investissements en capital et du fonds de roulement. Mais même ici, au cours des dernières années, il y a eu des signes d'une recrudescence, qui s'est manifestée par une baisse de la production.

La dégradation des indicateurs quantitatifs dans l'ensemble de l'industrie s'accompagne d'ailleurs d'une baisse continue des indicateurs de qualité: la qualité des produits se dégrade et le coût de production augmente.

La plupart de l'industrie lourde a déjà fait un bond significatif du prix de revient en 1931 par rapport à 1930 - de dizaines de pour cent à la hausse. 1932 montre une nouvelle détérioration. Avec quelques autres industries, la production de tracteurs routiers était encore une exception, ce qui a réduit le prix de revient. Mais cette baisse est conditionnelle et n'est observée que dans les nouvelles industries, où, pour la première fois, pendant la période de démarrage, le coût principal est à un niveau extrêmement élevé. Le fait de Goth que le STZ. et d'autres nouvelles usines réduisent seulement le coût jusqu'à ce qu'ils maîtrisent toute leur capacité. Et puis ils sont menacés par un destin commun, c'est-à-dire transition vers une augmentation des coûts de production due aux conditions générales de la «mauvaise gestion organisée» qui prévaut dans le pays.

Sans nous attarder sur le travail de l'industrie légère, où les mêmes tendances tardives se manifestent avec le moins de force, nous nous bornons à dire que l'ensemble de l'industrie est commune avec l'augmentation de la masse du capital fixe fonctionnel (malgré une cadence toujours en baisse). construction de capital et énormes masses de capital nécrosé) qualitatifs, et très souvent, les indicateurs quantitatifs commencent à se détériorer de plus en plus nettement.

Nous n'analyserons pas les causes de ce phénomène ici. Fondamentalement, ils se réduisent à l'influence désorganisatrice que les méthodes de gestion économique, sa direction générale, sa «ligne générale» exercent sur l'industrie. L'année expirant ne fait qu'approfondir son influence réactionnaire sur l'industrie et même sur l'économie tout entière.

En ce qui concerne les résultats globaux de l'industrie, nous les avons pour seulement 9 mois. La production brute de l'ensemble de l'industrie à valeur ajoutée avec les mois correspondants de 1931, selon les données officielles, n'était que de 13,1%, tandis que la production brute de 31 g par rapport à l'année 30 affichait une augmentation de 21,7%. Rappelons que ces pourcentages sont donnés pour la production brute en valeur, et qu'avec une approche critique à leur égard, diverses distorsions sont clarifiées dans le sens de l'exagération! Il n'y a aucune raison de croire que les trois mois restants changeront de manière significative la situation. En d'autres termes, les indicateurs quantitatifs à 32 ans sont loin derrière le plan, mais restent également en deçà du taux à 31 ans (qui était inférieur au niveau des premières années du plan quinquennal), poursuivant la tendance à une «corruption décroissante». Le pire est le cas avec les indicateurs qualitatifs.

Nous observons également la même tendance à une détérioration graduelle mais régulière du travail de transport qui, à en juger par son indicateur le plus important, la charge journalière moyenne des chemins de fer, est inférieure de 25% au plan et de 7-8% au niveau de 31 ans. Mais les chemins de fer sont le système de sang de l'économie nationale.

Est-il possible d'attendre une amélioration de la performance de l'industrie si ce système ne répond pas aux exigences? N'est-ce pas un personnage illusoire et simplement fictif que de nous présenter toutes les statistiques sur l'augmentation de la production brute en valeur, si sa substance matérielle se déplace moins dans les artères économiques que l'année dernière?

La même signification signalant le danger de catastrophe économique a une crise sans cesse plus profonde du système monétaire. Le rôle symptomatique n'est-il pas dû au fait que les responsables de la Commission d'Etat sont tenus de mettre en garde contre la nécessité de "maintenir un système monétaire stable" et que "seule la disponibilité d'une monnaie forte assure le développement normal de la reproduction socialiste élargie"? (Voir l'article de I. Smilga dans "L'économie planifiée", n ° 3 de 1932)

Mais la chose la plus alarmante est que ces tristes résultats de 1932 dans l'industrie, les transports et la finance s'accompagnent d'une nouvelle régression de l'agriculture qui a beaucoup souffert ces dernières années, lorsque la tactique de restructuration organisationnelle rapide du village sur la base de la collectivisation bureaucratique forces productives de l'agriculture.

Les méthodes de l'activité centriste dans la campagne au fil des ans ont conduit au fait que les exploitations individuelles, couvrant jusqu'à env. 40% de la population paysanne, sont en fait privés de la possibilité de cultiver même dans le cadre de la simple reproduction. Mais la paysannerie collective est mise dans de telles conditions qu'elle perd la dernière motivation à travailler. Et les fermes d'État, au lieu de démontrer aux fermes collectives les normes plus élevées de l'agriculture rationnelle. la production, en fait, tissait dans la queue, discréditant l'idée de l'agriculture à grande échelle.

En 1932, la paresse a continué un sérieux recul vers la réduction non seulement des indicateurs qualitatifs mais aussi quantitatifs de l'agriculture, l'élevage étant le plus touché. Si, en 1930, le nombre total de têtes de bétail diminuait de 20% par rapport à 1928, en 1932, les estimations les plus conservatrices nous conduisent à environ 50%. Dans le domaine de la culture de plein champ également, après la qualité du début, la ligne quantitative souffre également. La détérioration de l'organisation du travail, la réduction de la puissance de traction - malgré la croissance de la flotte de tracteurs qui ne parvient pas à détruire les bêtes de trait - et la négligence des machines agricoles - entraînent inévitablement une baisse des rendements.

La désorganisation progressive de l'agriculture est exprimée, ne serait-ce que parce que, dans le courant de 1932, aucune campagne agricole n'a été meilleure que dans les résultats tout à fait insatisfaisants de 1931. La campagne de semis de printemps dans la plupart des zones s'est développée à un rythme plus lent et s'est terminée par une pénurie. Très mal passé le stock de foin et d'ensilage. Récolte extrêmement tardive des céréales, ce qui a donné une énorme pénurie. La récolte des tournesols, des betteraves et d'autres cultures techniques était tout aussi mauvaise. Le pain et les légumes - les billettes sont également plus lentes que l'année dernière.

Voici quelques chiffres pour l'Ukraine, qui a souffert le plus de toutes les autres régions des expériences centristes. Au milieu des semis printaniers de 1932 - le 1er juin, l'Ukraine, qui a commencé cette année à semer plus tôt que l'an dernier, a réussi à semer seulement 15,8 millions. ha, contre 15,9 millions. Il a été semé à cette date en 1931 et, à la fin des semailles, le 1er juin, 16,8 millions ont été semés. ha contre 18,5 millions. ha en 1931.

Quant à la campagne de récolte, en Ukraine il a procédé aux taux suivants: sur la superficie totale des cultures céréalières et 17,2 millions de dollars. ha (comprenant 10,6 m.ha de cultures d'hiver et 6,6 m de cultures de printemps) a été affecté à 15,8 m de nettoyage, puis le plan a été réduit à nouveau à 14,5 m. / VIII a été enlevé seulement 8,2 m contre 13,8 m en 1931, et à la fin de la récolte, 5 / IX - 13, 6 m (alors qu'en 1931, 17/17, 17 , 6 m Ha, soit 98% du plan). Ainsi, de toute la superficie des cultures céréalières, 3,6 m. 21%, ce qui devrait être considéré comme mort.

Dans toute l'URSS. le nettoyage était également d'une lenteur inacceptable, même en comparaison avec le rythme insatisfaisant de l'année dernière: le I / IX 1932 seulement 64,7 millions d'hectares ont été enlevés, contre 75,4 millions en 1931; et seulement à la fin de la campagne de récolte, la superficie de 71,7 ha a été remplacée, au lieu du plan prévu de 86,5 m. seulement 82, 9%.

Les résultats des semis d'hiver ne sont pas moins dérangeants. Au I / IX, lorsque le semis effectif devrait déjà être achevé, en Ukraine, seuls 5,1 millions d'hectares ont été ensemencés au lieu des 7,5 millions de l'an dernier, et dans toute l'Union, 26,5 millions. sur 3,2 millions d'hectares est moins, qu'en 1931. Enfin, à 10 / XI ont été semées m 36,3 m (86,7% de l'objectif) par rapport à l'année dernière 37, 4 m, et très peu développé labourage: .. 20 / XI a soulevé des champs labourés seulement 24,5 m contre ha. 33,9 m Ha en 1931.

Tous ces chiffres ne demandent pas de longs commentaires: les résultats insatisfaisants des semis de printemps de 1931, qui ont duré deux fois plus que la norme, ont entraîné une diminution significative du rendement des cultures de printemps, les résultats encore plus mauvais de 1932 l'ont encore réduit; Si le faible rythme de récolte de 1931 entraîna d'importantes pertes de céréales, la lenteur de la tortue, avec laquelle le pain fut retiré en 1932, eut un effet encore plus négatif. si le non-respect des plans de semis d'automne et de labour d'automne de 1931 a fortement affecté la récolte de 1931, un déroulement encore moins satisfaisant des travaux d'automne de 1931 ne peut que se traduire par la perte de la récolte de 1933.

Que signifient les résultats négatifs de la ferme principale? campagnes de 1932? - Ils montrent la poursuite de la dégradation de l'agriculture sur la base de la résistance croissante et du sabotage industriel de la paysannerie. Sous cette forme passive, le vote politique du village contre le système bureaucratique de gestion économique se manifeste.

Et pour la classe ouvrière, tout cela signifie une nouvelle détérioration de sa situation matérielle: la main osseuse de la faim s'enfonce encore plus fortement dans sa gorge.

En comparant les résultats du travail de l'industrie et de l'agriculture, nous sommes convaincus que la politique des "sauts de prix" de l'industrialisation et de la collectivisation solide est de plus en plus entravée.

Fondé déjà en 1930 sur les limites de son développement optimal, poussé par l'imagination débridée de ses dirigeants, l'économie nationale de l'URSS. a donné en 1931 une percée énorme, signalant le péril de la politique poursuivie. Cependant, l'aventurisme économique du centrisme a sa propre logique interne fatale: il lui était plus facile d'enjamber au maximum les parties optimales que de revenir du maximum à l'optimal.

La direction stalinienne, en prenant plusieurs raisons distinctes pour cette percée - y compris quelque chose d'aussi significatif que l'aggravation de la position matérielle des masses ouvrières - n'a pas réussi à saisir le fait de la dépravation de l'ensemble de la «ligne».

D'où le caractère illusoire du programme anti-crise, qui était prévue fameux « conditions 6yu » de Staline. Ils ne font que souligner la méchanceté de la bureaucratie. La panacée principale pour les troubles ont éclaté, elle vit dans la transition vers l'autofinancement, et ces méthodes d'organisation du travail, qui redonnent entièrement le système d'exploitation capitaliste. Cependant, les méthodes de leur despotisme usine incapable de donner un effet économique déterminant si elles ne sont pas accompagnées d'une transition vers des méthodes capitalistes de fonctionnement de la production et de l'échange, si elles ne rétablissent pas l'initiative économique et la liberté de la concurrence économique, au moins sous la forme pervertie, qui est resté sous le capitalisme de monopole.

Mais la bureaucratie, éliminer l'utilisation des méthodes de gestion socialistes et substitutions et contre les méthodes de modèle (au lieu de de la démocratie et les travailleurs des travailleurs de contrôle de la production - l'arbitraire administratif complet, l'omnipotence complète des affaires sur les conditions de travail et même la durée de vie), en même temps n'a pas réussi à donner son politique d'un caractère systématiquement capitaliste, car cela est impossible sans un changement décisif dans la corrélation des forces de classe, sans l'utilisation de méthodes de contre-révolution politique ii.

Piétinant impitoyablement la frontière de démarcation qu'elle a atteinte vers le capitalisme, la bureaucratie stalinienne s'efforce vainement de surmonter la crise, irréalisable sous sa direction bureaucratique dans ces conditions. Et ainsi l'année 1932 ne donne que de nouvelles preuves de la futilité de la politique centriste.

L'exemple de la réforme tarifaire conduite est assez indicatif à cet égard. La transition vers les ateliers de misère progressive était couvert de travail à la pièce de l'augmentation des salaires slogan, au moins pour certaines catégories de travailleurs dans la procédure « liquidation de nivellement ». En fait, les meilleures méthodes de réalisation de cette réforme, ainsi que la politique économique de toute années.6 seulement conduit à une forte croissance de l'inflation, ce signifie en fait une baisse des salaires réels.

Cet exemple démontre, entre autres, que les progrès bureaucratie politique vient à une fin naturelle: toutes ses « concessions » à la classe ouvrière sont, caractère fictif, car ils ont annulé rapidement une augmentation générale des prix en style libre et le commerce d'État.

La véritable signification de cette «réforme» réside dans une autre. La politique poursuivie par le centrisme est basée sur l'exploitation effrénée des masses laborieuses, sur le gaspillage prédateur des forces vives du prolétariat, sur la privation et la faim toujours croissantes. Cette politique ne serait pas possible si la bureaucratie ne prenait pas de mesures pour affaiblir la résistance de la classe ouvrière en divisant et en opposant ses parties séparées les unes aux autres. Ce but est servi par la réforme tarifaire menée, visant à créer une aristocratie ouvrière privilégiée et mieux payée.

Forcé « rendement » sous la pression de la bureaucratie de la classe ouvrière dans une direction alors que l'autre se déplace à l'avance contre ses intérêts. Après un été de troubles, en jetant les travailleurs maigre pitance (cantines Ivanovo ont reçu 9 millions. Roubles), la bureaucratie en même temps est devenu une nouvelle campagne intrigante, exprimée dans la tristement célèbre après Octobre le présent, comme la loi draconienne contre les tricheurs, la loi, en fait dirigée contre les grévistes, dans la lutte contre que l'administration a accordé le droit de licenciement de la société, et la privation de ration de pain.

De cette façon, la bureaucratie stalinienne, tout embourbé dans un marécage de contradictions générées par sa politique, « il devient de plus en plus un outil potentiel de bonapartisme » ( « Challenges »).

Mais précisément c'est en même temps éveille l'attention de la classe ouvrière, le forçant à devenir le chemin de la résistance révolutionnaire aux politiques désastreuses de la bureaucratie.

Les tâches de la politique centriste dans les campagnes sont tout aussi importantes. La bureaucratie ne voit toujours pas la profondeur de la crise qui se développe dans l'agriculture et tente donc de sortir de la situation dans le cadre de la vieille politique «continue», essaie d'introduire certaines modifications épisodiques qui sont généralement saisonnières: une nouvelle ère de l'agriculture collective commerce, là encore, il y a un tour aux mesures d'urgence.

L'état de l'agriculture ne pouvait que provoquer l'inquiétude de la bureaucratie. La menace d'une nouvelle campagne de semis et d'une grève des récoltes plane sur le pays. Au printemps de 1932, une série de décrets fut publiée, qui semblait représenter le début d'un tournant décisif dans la politique rurale du centrisme. Mais ces décrets n'ont pas été développés davantage. S'étant limitée à certaines concessions mineures, la bureaucratie n'osait pas dépasser une certaine limite à ce stade.

La politique de "solide" et le stock excédentaire sont restés largement inchangés. Par conséquent, les nouveaux décrets ont peu d'effet sur l'humeur de la paysannerie, ne lui causent aucun «enthousiasme». Le sabotage industriel dans le village a continué à s'intensifier: de tristes résultats. les ménages. les campagnes ont montré cela avec évidence.

Mais à l'automne il y a de nouvelles difficultés. Avant la bureaucratie, il y a un problème d'organisation des achats de céréales. Et maintenant, incapable de trouver la bonne solution à ce problème, il se précipite dans la direction opposée.

Le village subit une pression administrative intense, dans le but de dégonfler non seulement la partie fortement réduite de ses produits, mais aussi une part importante de son fonds de consommation. C'est le début d'une nouvelle saison de la plus dure persécution du secteur agricole collectif dans les campagnes, accompagnée d'attaques féroces contre les propriétaires fonciers du district et d'autres représentants de l'appareil de base. Tout cela - dans un considérablement augmenté, en comparaison avec les années précédentes, l'échelle.

Enfin, l'aggravation de la lutte, de plus en plus puissante, provoque la formation d'une guerre économique et politique formelle sur le village. La plupart des zones de production - l'Oural et la région de la Volga, au Nord. Le Caucase et l'Ukraine, ces principaux greniers de l'Union, sont presque en état de siège. Les fusillades et l'exil des communistes et des agriculteurs collectifs sont introduits dans le système et deviennent les principales méthodes d'approvisionnement en céréales dans les régions productrices de l'URSS. (Voir les résolutions pertinentes de S. Kavkazsky Kraykom, Uralobkom, Wed Volzhsky Kraykom, Comité de l'Oblast de TEC et SNK de l'Ukraine).

Dans toutes les politiques de la bureaucratie vers le village regarde à travers elle est caractéristique qui a eu lieu dans les agriculteurs de sabotage de la production et la suppression de leur « résistance koulak », elle cherche hypocritement à prouver sa « diligence » du prolétariat, l'organisation de l'approvisionnement alimentaire des villes embrassant la poupe.

Dans le même vremya6 inventer de nouvelles façons de réprimer le prolétariat, la bureaucratie veut montrer le pays qui ne serait pas céder à « la demande croissante », « absentéistes et flyers » remplir les usines.

Cette politique est la lutte sur deux fronts, si caractéristique du centrisme dans le passé, en maintenant d'autant plus tragique (la bureaucratie) caractère, car il est peu à peu de plus en plus rétrécit la base de données centrée, plus l'opposition à ses intérêts politiques des deux classes principales du pays: le prolétariat et la paysannerie.

En même temps, cette politique ne résout pas les difficultés économiques, mais au contraire les approfondit, désorganisant finalement le travail et la production, à la fois dans la ville et à la campagne,

Face aux résultats désastreux de sa politique, la bureaucratie elle-même est confuse et hésitante. Perdant la foi dans la possibilité d'une sortie de la crise sur les lignes de la «ligne», elle hésite même avec l'élaboration du plan du Second Plan quinquennal solennellement proclamé, qui fixe la tâche d'établir une société sans classes.

Ayant perdu des perspectives, la bureaucratie cherche des moyens de renforcer davantage la terreur. L'aventure ultra-gauche, qui marque ses premiers pas par l'explosion des révoltes paysannes, s'éteint sous nos yeux et menace d'être noyée dans le sang du prolétariat.

Avec la terreur interne, la bureaucratie a toujours un chemin très tentant sur les pions des aventures diplomatiques. Tous les efforts de la diplomatie de Staline ont pour but de trouver des occasions de combinaisons en coulisse avec les dirigeants de l'impérialisme étranger.

Quelles sont les limites dans lesquelles dans les deux sens, nous pouvons seulement deviner. Une chose est certaine, ici et là, avant la dictature du prolétariat, il y a une menace terrible d'un coup d'Etat contre-révolutionnaire comme fin logique de l'aventure de l'ultra-gauche.

Nous ne devons pas sous-estimer la capacité de survie du pouvoir bureaucratique, en équilibrant entre les classes et en nous appuyant sur un système sophistiqué de tromperie et de violence. Mais si on a tenté de prédire à proximité prématurée de sa destruction en 29 et 39 ans, étant donné que le processus n'a pas encore terminé, et la capacité de manœuvre et les coins ne sont pas épuisés, mais aujourd'hui la situation a radicalement changé et les délais approchent.

Et pas à nous, l'opposition de Lénine se cacher de nouvelles perspectives comment ils sont graves, pas pour nous d'être un lâche face à des événements clés à venir, dès que nous sommes en mesure d'offrir le prolétariat un programme de lutte claire, une voie claire de la crise dans la direction prolétarienne.

II. Sur toutes les paires à la crise politique.

La politique de développement centrée sur ces dernières années, avec toutes ses contradictions et zigzags, est le résultat d'une interaction très complexe des rapports de classe. Il a été traduit par l'accumulation progressive des éléments de puissance double, ce qui compromet le régime de la dictature prolétarienne.

Cependant, en dépit du fait que la préparation bonopartizma a à bien des égards terminée et que les processus de régénération au cours des années ont été très loin, le commandant du centrisme toujours dans l'impossibilité de transférer à la contre-révolution paysanne cheval bonapartiste, pour la paysannerie avait perdu les derniers vestiges de sa confiance dans la bureaucratie centriste.

Voilà pourquoi le centrisme battre en proie à des contradictions et ne peut pas échapper au piège de l'aventurisme ultra-gauche. Le coup bonapartiste exige des «sacrifices de rédemption» pour les péchés du centrisme. Après le 15 mars 1930, ces victimes étaient Bauman et d'autres «gauchistes» qui payaient leurs postes. Depuis lors, environ 3 ans se sont écoulés. L'aventure ultra-gauche a aggravé la crise économique et aggravé les contradictions de classe dans le pays.

Si toge pouvait se limiter à un petit regroupement de matériel à l'intérieur, maintenant à peine capable de garder son équilibre dans la direction de même la réorganisation d'une plus grande échelle, parce que dans un environnement stressant d'aujourd'hui des changements politiques importants (et y compris - pour effectuer en haut) sera l'impulsion initiale du mouvement politique dans le pays et la fête.

Void "victimes" maintenant avant l'histoire ne peut pas payer. Les débutants pour activer les forces de classe auront besoin d'un changement dans le régime dans un sens ou dans un autre, et ce dernier n'est pas inclus dans les calculs de la direction. Événements dans le pays chaînés notre attention sur un certain nombre de caractéristiques qui se distinguent fortement par rapport au stade actuel de l'histoire de ces dernières années, comme une finale, apparemment, le stade de la « période centriste de la » dictature du prolétariat, l'ouverture d'une transition directe ou à son recouvrement à une base de plus si le prolétariat assez de force pour tourner le volant dans le côté droit de celui-ci, ou à sa destruction finale, si le sommet sera contre-révolution bonapartiste.

La tension extrême de la situation politique soulève la question du pouvoir. Poussé dans une impasse économique et politique, le pays peut trouver un moyen de sortir uniquement sur la voie prolétarienne ou le chemin NEO NEP, pour la « ligne générale » stalinienne et a contraint par la fissuration sous la pression provoquée par celle-ci aux contradictions de la vie.

Chacun des nouveaux décrets de la bureaucratie au pouvoir, chacune de ses nouvelles activités - avec une nouvelle force révèlent son approfondissement dégénérescence bonapartiste. Devant nous, avec la plus grande clarté, est le processus finalement achevé de sa séparation du prolétariat. En se fondant sur le régime plébiscitaire, en utilisant toutes les méthodes de violence morale et physique, y compris les exécutions de masse des manifestations ouvrières, la bureaucratie a concentré entre ses mains toute la puissance, petit à petit, pas à pas, privant la classe ouvrière des derniers vestiges de contrôle sur la machine et sur sa politique.

Par conséquent, la lutte du prolétariat avec la bureaucratie centriste moderne - en tant que force qui lui est socialement hostile, qui porte la pression des classes hostiles contre le prolétariat - est l'une des formes de la lutte des classes. Cependant, peu importe à quel point la bureaucratie est entrée dans sa politique de répression, elle est contrainte de la masquer encore sous la forme d '«adaptation au prolétariat». Cela s'exprime principalement dans son idéologie spécifique, dans son contenu antiprolétaire, et dans sa forme est un masque protecteur pour le marxisme et le léninisme, modernisé à Staline. Cela se manifeste aussi dans la conservation à ce jour d'un certain nombre d'établissements de la dictature prolétarienne, que la bureaucratie ne peut détruire jusqu'à ce qu'elle ait conclu un accord ouvert avec la contre-révolution.

Jusque-là, l'oligarchie stalinienne que toutes les autorités ont predbonapartistskaya « ne pas tomber en équilibre, à flirter, de gérer, de corrompre, de plaire et de garder non seulement sur les baïonnettes. »

Manœuvrant entre les classes, et même alors pas encore libre, la bureaucratie n'a pas l'impression d'être tout-puissant et de gouverner unanimement les classes. Cela a été expliqué et le caractère particulier de son mezheumochny dekretotvorchestva alternativement infliger des coups lourds sur les meilleurs intérêts des deux principales classes du pays et en même temps forcé à faire des manœuvres, masquant ses véritables intentions.

Certes, cet exercice d'équilibre prend place sur une base de plus en plus effilée. Par conséquent, les éléments de flirt dans la politique bureaucratique cèdent de plus en plus la place à une intimidation grossière, et les concessions sont de plus en plus caractérisées par de maigres dons qui ne sont pas capables d'exciter des illusions.

Dans cette situation, l'appareil tend à restreindre davantage ses activités à un cercle étroit d'obscurantisme terroriste, ayant depuis longtemps perdu la capacité de gouverner dans le cadre normal de la bonne légalité soviétique.

Toutes les activités des organes directeurs du pays sont axées sur le renforcement de l'arbitraire administratif. Les commissaires locaux et les satrapes du gouvernement central ont liquidé toute autonomie locale et réparé la cour et le massacre dans la ville et à la campagne, à l'usine et à la ferme collective. L'application de l'anarchie sans effusion de sang du GPU aux nouvelles masses non seulement des paysans mais aussi des travailleurs se répand de plus en plus.

C'est pourquoi les chances d'une sortie réformiste de la crise s'épuisent de plus en plus. Et bien que le prolétariat garde toujours l'opportunité de restaurer sa dictature par la réforme, mais grâce à la dégénérescence profonde de la bureaucratie, cela devient de plus en plus problématique. La pire option - les guerres civiles - devient de plus en plus possible.

Cependant, la renaissance, aussi loin qu'elle soit, n'a pas encore atteint cette limite quantitative, au-delà de laquelle il y a un saut qualitatif. Et bien que "les leaders idéologiques et organisationnels de la contre-révolution pénètrent profondément dans les organes de la dictature prolétarienne", "mais entre la fonction actuelle de l'appareil et sa fonction de demain, le sang de la guerre civile doit être versé".

En même temps, la bureaucratie bonapartiste elle-même ne résoudra pas la question du pouvoir, si grande soit-elle, et les classes dont la bataille acharnée devient de plus en plus probable.

Mais si quelqu'un a commencé à construire la puissance de la guerre civile ne sont pas des épisodes sanglants, des nouvelles qui ont atteint commencé à atteindre et aurait fait la conclusion que la dernière étape qui nous sépare de la restauration capitaliste a été adoptée, il aurait commis une grave erreur. Aussi longtemps que nous traitons est pas encore une bataille, dont l'issue décide la victoire d'un côté ou d'une autre, mais seulement avec des arcs de avanpostnymi individuels, dont les résultats à un degré quelconque ne préjuge pas du résultat final et ne pas dire plus en faveur de l'inévitabilité de la guerre civile, mais seulement nous avertir de son potentiel toujours croissant.

Il n'y a pas de contestation, la machine, ou plutôt, sa pointe, mis en place très farouchement. boucher sanguinaire travailleurs Ivanovo Kaganovitch ne s'arrêterait probablement avant d'aller à la pluie énigme plombé plus d'un millier de travailleurs.

Mais, heureusement, cette question ne sera pas décidé entre Kaganovitch. La classe ouvrière de l'URSS, qui est devenu une force révolutionnaire géante, ne baissa la tête avant que les violeurs et, se rendant compte du risque qu'il fait face à une puissante pression va les retirer des mains des armes criminelles utilisées, les priverait du pouvoir usurpé par le prolétariat.

Et la faction centriste au pouvoir n'est pas une masse contre-révolutionnaire monolithique. Et à un moment décisif, il subira une différenciation rapide le long des principaux axes sociaux.

Déjà, ils commencent le regroupement dans des conditions de pression qui préparent l'appareil de désintégration et de la désintégration, privent de solidité et de s'y tenir debout, ainsi que les organisateurs du potentiel coup contre-révolutionnaire qui rôdent, confus, les gens de panique d'esprit qui ont peur de demain.

Seulement cela peut expliquer la double nature contradictoire des activités récentes de la bureaucratie, son hésitants marque en matière de politique économique, il tente de bloquer ses échecs économiques de la nouvelle répression violente de droite et à gauche, dicté par l'espoir vain des classes d'intimidation et de retarder l'apparition du terrible châtiment.

Mais plus l'insécurité et les jets de la direction économique se manifestent, plus la bureaucratie devient sur la voie de la terreur, plus les éléments de la crise politique qui se prépare sont identifiés. Les forces bonapartistes, dictant courageusement leurs exigences, deviennent de plus en plus impudentes dans le pays. Mais le prolétariat s'alarme de plus en plus et devient plus actif sous l'influence de la situation électrifiée qui prépare la tempête. Le trois millionième parti, éliminé comme avant-garde volontaire du prolétariat et enfermant les débuts de deux camps de guerre civile, ne peut rester indifférent à tout ce qui se passe. Son flanc bonapartiste de droite se prépare à mener une contre-révolution. Le flanc prolétarien de gauche du parti, brisé et désorienté, cherche des liens avec l'opposition léniniste, poussée dans le clandestin, ce qui devrait l'aider à trouver sa place à la tête de la classe ouvrière qui entre dans la lutte. Entre ces deux flancs se trouve une masse informe d'éléments intermédiaires, incapables de réaliser la gravité de la situation, incapables d'en tirer toutes les conclusions nécessaires.

Mais les premiers coups de tonnerre ont éclaté, les premiers signes du début de la revitalisation des masses ouvrières ont déjà introduit dans cet environnement le poison de la décomposition. En ce moment, même Zinoviev et Kamenev, qui avaient trahi à maintes reprises la cause du prolétariat, furent à nouveau obligés d'hésiter vers la gauche et marquèrent ainsi le début de la différenciation de la tourbière du parti. Ceux-ci et un certain nombre d'autres signes montrent que le rythme s'accélère, les classes sont entraînées dans la lutte. Que l'orage purificateur de l'indignation prolétarienne, qui seule est capable d'écraser les forces de la contre-révolution latente en train de mûrir, commence à frapper.

En prévision des événements terribles qui arrivent à maturité dans le pays, il est assez utile d'étudier plus souvent et de plus près ces faits distincts qui leur servent de précurseurs, et qui nous signalent que le moment décisif approche. Certes, les informations dont nous disposons sont extrêmement rares. Mais ce que nous savons avec certitude témoigne du passage de la résistance prolétarienne au régime bureaucratique à une nouvelle phase. De la protestation passive sous la forme de la fluidité de masse, de l'absentéisme aux réunions (le vote au talon) - aux formes actives - des grèves et des manifestations, c'est le moyen de revitaliser le mouvement ouvrier. Cela montre que la période de réaction sociopolitique n'a pas réussi à éradiquer de la conscience du prolétariat les formes de lutte auxquelles il est habitué et à travers lesquelles il peut gagner.

Sous la pression de la crise économique de plus en plus profonde, le prolétariat politiquement opprimé est amené à un extrême degré d'appauvrissement. L'exploitation atteint de telles dimensions qu'elle la menace de dégénérescence physique. Mais l'instabilité des conditions de vie est l'un des facteurs les plus importants du développement révolutionnaire et, comme le dit LD, "c'est" déséquilibrer le travailleur le plus calme ". C'est la raison des actions économiques des masses laborieuses. Cependant, le régime existant ne fournit pas un cadre légal pour la lutte économique. Impossibilité de cela et le poussera au développement le plus rapide dans des formes politiques sur ce terrain, la stupeur de réaction deviendra rapidement obsolète: "le sort de la révolution d'Octobre sera décidé par des millions et des dizaines de millions".

Sans aucun doute, le Makeev, Ivanovo et d'autres événements ne sont que les premiers pétrels de la recrudescence révolutionnaire imminente. Mais les premiers flux de sang prolétarien, répandus par les Kaganovich, vont percer et élever à la lutte de nouveaux détachements de la classe ouvrière. Sous la pluie de balles, le mécontentement passif des masses prendra la forme d'une action révolutionnaire ouverte et grandissante.

Comme le rôle historique joué par le massacre du 9 janvier pour la première révolution russe et les événements léninistes pour la recrudescence révolutionnaire de 1912-1914, semblable au sérieux bouleversement que les journées de juillet 1917 ont produit pendant les préparatifs d'octobre - tout aussi sûrement Le massacre d'Ivanovo (dont la date exacte nous est encore inconnue) mobilise l'indignation prolétarienne dans tous les centres industriels de l'URSS. En ce sens, la signification révolutionnaire de cet événement pour le mouvement prolétarien de masse ne peut être surestimée.

Dans les événements Ivanovo et autres, avec lesquels la classe ouvrière prend le chemin de la lutte active pour ses droits, le nouveau est, d'une part, la puissance du mouvement spontané de masse, d'autre part la brutalisation de la bureaucratie qui outrepasse son pouvoir. grévistes.

Ce n'est pas un hasard si les ouvriers d'Ivanovo étaient en avance: c'est l'un des détachements prolétariens les plus avancés du pays, relativement peu affecté par la dilution des nouveaux étrangers et placé dans les pires conditions matérielles et de vie. Les raisons du discours n'étaient, bien sûr, pas petites. Mais la situation alimentaire extrêmement difficile a été le premier élan qui a révélé le mécontentement des travailleurs qui s'était accumulé et lui a donné la forme éprouvée de grèves et de manifestations.

L'économisme spontané qui a embrassé les travailleurs d'Ivanovo est tout à fait naturel. S'étant lancés dans une grande lutte avec leur bureaucratie locale, réduisant les rations prolétariennes, les ouvriers ne s'attendaient guère à ce que l'oligarchie dirigeante, en la personne de l'opritchnik Kazanovitch de Staline, déclare leur protestation contre-révolutionnaire et dirigée contre le pouvoir soviétique.

Et ce n'est que lorsque le gouvernement central a assumé la responsabilité de la fusillade que les travailleurs ont été convaincus par leur propre expérience du lien profond existant entre l'économie et la politique. Cependant, nous sous-estimerions le rôle dilatoire que le temps joue dans le développement de la conscience de masse si nous arrivions à la conclusion que toutes les conclusions politiques ont déjà été faites par la masse des travailleurs. Et, bien que beaucoup se soit accumulé dans les masses de mécontentements spontanés, non formés contre la bureaucratie, mais ils s'organiseront eux-mêmes et consciemment seulement s'il y a une avant-garde énergique et dévouée.

La bureaucratie a une résistance obstinée à activer les masses, en essayant de briser leurs discours dans certaines parties. Par conséquent, il ne peut pas être nié que les événements suivront la séquence qui a été observée dans 17 et plus tôt - dans la révolution de la 5ème année. La méthode des analogies simples avec le processus de développement du mouvement de masse de la classe ouvrière dans les périodes antérieures de son histoire ne peut pas se justifier. Dans les conditions d'un régime terroriste féroce, le mouvement, poussé dans le sous-sol, peut se développer sous des formes cachées jusqu'à ce qu'il perde sous la forme d'une puissante explosion.

Notre tâche est d'accélérer le processus d'enregistrement politique des masses et de faciliter l'attribution ou la lutte contre l'avant-garde. L'opposition léniniste ne remplira son objectif que si elle prend correctement en compte l'importance du facteur subjectif, orientera la lutte des masses, les introduira dans un canal organisé, leur offrira leurs mots d'ordre, qui seuls conduiront les masses sur la bonne voie.

Les événements d'Ivanovo sont confrontés à de nombreuses questions qui font l'objet de conflits dans notre collectif. L'attitude à leur égard est une pierre angulaire de tous nos groupements et de toutes nos tendances, tout comme les événements léninistes de leur temps ont eu une signification énorme pour le parti prolétarien dans le sens de tester son caractère révolutionnaire. A cette époque, les bolcheviks se sont tempérés dans la lutte contre les mencheviks qui, avec de la mousse à la bouche, se sont prononcés contre la «poussée», contre «l'entrelacement» du mouvement économique et politique du prolétariat.

Et maintenant nous devons supporter une grande lutte avec les partisans de la passivité, qui, comme les menchéviks, les liquidateurs de l'époque, affirment d'une part que la lutte économique "pour un pain de blé" ne peut être révolutionnaire et expriment en même temps des craintes pas "compliqué" par des discours politiques.

En copiant nos précurseurs historiques, nos liquidateurs décrivent le mouvement ouvrier comme une force aveugle, spontanée qui peut être tournée dans n'importe quelle direction et qui peut être utilisée pour n'importe quelle aventure comme Cronstadt. Ils dépeignent les dernières actions des travailleurs comme une lutte pour la «liberté du commerce», comme une force poussant Staline à éliminer «les restes créatifs du cours de gauche» et à remplacer le néo-népom. Ils vont encore plus loin, proposant de rechercher la source des forces révolutionnaires du pays non pas dans la classe ouvrière dont ils remettent en question le révolutionnaire, mais dans l'appareil bureaucratique dont les forces connues peuvent, à leur avis, jouer le rôle de «sauveur de la patrie socialiste». En mettant toutes les relations réelles à l'envers, ils agissent comme des étrangers à la bureaucratie dans sa lutte criminelle contre la classe ouvrière.

En attendant, pour tout véritable bolchevik-léniniste, il doit être clair que la seule force révolutionnaire capable de combattre la contre-révolution est seulement la classe ouvrière historiquement formée dans l'hégémonie de la révolution.

Les événements d'été ont joué un rôle majeur dans le temps en consolidant autour du parti bolchevik tous ces éléments révolutionnaires qui, par leur impatience, ont frappé l'ultra-gauchisme, emportés par l'otzovisme, le syndicalisme et d'autres courants radicaux qui les ont écartés du courant prolétarien. lutte politique. Ce n'est pas par hasard que ce fut précisément l'essor de la lutte de classe, qui marqua un tournant dans la performance des ouvriers léninistes, qui conduisit à la liquidation et au dépérissement de tous les courants ultra-gauches et à la concentration de toutes les forces révolutionnaires ouvrières autour des bolcheviks.

Il y a un certain nombre de signes que le mouvement initial dans le pays conduira à l'unification correspondante de tous les éléments véritablement révolutionnaires de notre mouvement, que tous les camarades qui aiment le radicalisme extrême, maintenant, entendent «le rythme mesuré des bataillons ouvriers», mouvement lent, mais ferme et régulier de lourdes réserves prolétariennes. D'un autre côté, les renégats corrompus, les sceptiques sans espoir et les passifs indécis reçoivent une impulsion décisive pour l'autodétermination finale et pour une retraite au-delà de la ligne qui nous sépare de la bureaucratie stalinienne. La recrudescence du mouvement ouvrier conduira inévitablement à ce nouveau regroupement politique dans nos rangs, sans lequel la mobilisation des forces révolutionnaires est impossible.

III. Orientation à la lutte de masse et contre le liquidationnisme.

Aux moments forts de l'histoire, aux moments cruciaux de la montée du mouvement de masse, la direction du mouvement n'est souvent pas à la hauteur de la situation.

La crise du leadership se manifeste par le fait qu'elle traîne derrière la croissance du mouvement, ne comprend pas l'importance des tâches qui se présentent à elle, sous-estime la force révolutionnaire du mouvement. En d'autres termes, la direction s'avère trop faible pour assurer une victoire victorieuse. Et les masses abandonnées à elles-mêmes, ne recevant pas de directives ou ne recevant pas de directives fausses, sont vaincues dès que le parti adverse a l'occasion d'être convaincu de la faiblesse de la direction de la lutte révolutionnaire.

Donc, face à la renaissance naissante dans le pays, notre première tâche est de fournir aux masses l'existence d'une telle avant-garde qui serait capable d'orientation rapide et qui serait suffisamment efficace pour ne pas décimer au moment décisif face au danger. La tâche de créer une telle avant-garde, qui concentre la conscience révolutionnaire et la volonté de la classe, revient essentiellement à recréer le parti à partir de ces éléments disparates mais vivants qui se trouvent dans le noyau prolétarien du Parti et en dehors des couches politiquement conscientes de la classe ouvrière. fête.

Cette tâche de reconstruction du Parti relève naturellement de l'opposition léniniste. Mais l'opposition ne pourra réaliser son objectif que si elle est libérée de toute indécision, de toute hésitation, révélée par une partie de ses cadres en ce moment.

D'où l'importance de la lutte en cours au sein de l'opposition pour une position politique claire, pour une ligne tactique claire. Le processus de différenciation au sein de l'opposition, qui était loin d'être terminé, s'intensifia de nouveau avec l'intensification de la lutte des classes dans le pays. La nouvelle rechute du juste danger dans nos rangs a pris la forme d'une campagne révisionniste plus ou moins déguisée contre les principes de base de notre mouvement.

Nous ne devrions pas surestimer la valeur de nos isolateurs, nous n'allons pas les élever à la classe «avancée de l'avant-garde». Mais néanmoins, nous ne pouvons pas passer par ces processus qui mûrissent au sein de notre collectif. Nous devons nous rendre compte du fait que la découverte notoire du F-va que les staliniens sont devenus l'aile gauche du parti et que l'opposition léniniste s'est transformée en un bloc du centre-droit en cachette n'est qu'une forme plus franche de ce désordre idéologique. Couvre profondément les bons éléments de l'isolateur.

L'exposé le plus complet et le plus cohérent des positions liquidationnistes que nous avons dans les thèses notoires de MB et M et dans les articles des auteurs individuels de ce trio vénérable.

Libérés de l'écueil de la phraséologie radicale, par endroits ultra-gauche, ces thèses nous donnent l'image la plus sombre de prostration politique et de renégat.

En rejetant explicitement la théorie de la révolution permanente, ils rejettent la prémisse fondamentale de cette croissance inévitable de l'activité de combat du prolétariat mondial et défendent la thèse opposée de l'épuisement des ressources morales et physiques du prolétariat et de la possibilité de son retrait seulement sous les assauts de la petite bourgeoisie.

En poussant cette vue que la plate-forme est b / l. a montré son «invalidité historique», ils tentent de prouver que les «problèmes» du camarade Trotsky confrontent tous ses documents antérieurs et orientent l'opposition sur la voie de «reconnaître cela, c'est-à-dire» sur la base de cette construction ».

Cachés derrière le masque de la solidarité avec les conclusions économiques des "Problèmes" et déformant et déformant de toutes les manières l'évaluation de la politique économique du centrisme par le camarade Trotsky, ils prouvent que l'aventure ultra-gauche est "l'étape inévitable de la révolution". résultats Immédiatement, ils essaient de justifier l'idée absurde que l'alliance de la classe ouvrière avec la paysannerie a été reconstruite sur une base nouvelle par le «plan continu» et «plan quinquennal en quatre ans».

Sur toutes les autres questions, les auteurs des thèses ne polémiquent plus avec le camarade Trotsky. sous une forme voilée, mais en le blâmant clairement pour "dogmatisme" et "unilatéral". En même temps, ils attaquent avec la plus grande fermeté la thèse sur la liquidation du parti, prouvant au contraire qu'elle a été restituée à la seule possibilité de la dictature. "

Malgré le fait que le concept semi-menchevik et semi-centrique de M.B. et M. déchire ouvertement avec toutes les attitudes de l'opposition léniniste, parmi nos camarades collectifs, qui sont hostiles à toute tentative de critiquer ce concept. Cela s'explique par le fait que ces camarades eux-mêmes prennent des positions qui ne diffèrent que légèrement de celles de MB. et M. - souvent la seule différence est que les formulations sont données plus caoutchouteuses et vagues, à déchiffrer. L'essence de gauche-centriste d'eux est hors de doute.

Arrêtons-nous, ne serait-ce que sur le système, à une vision développée par MD. La base de ceci est une évaluation incorrecte du rôle de la bureaucratie et du centrisme. L'idée que les contradictions entre la classe ouvrière et la bureaucratie est une «contradiction entre la masse du prolétariat et sa direction bureaucratique» est retenue dans le contexte de la thèse des camarades DL et K. D'où la position que ces contradictions ne sont pas. peut aller au-delà des limites de classe, que la lutte contre la bureaucratie est une lutte intra-classe. Cette position entraîne une évaluation incorrecte des perspectives d'avenir. Camarade. DL ne voit pas que son centrisme réside dans sa renaissance bonapartiste. Par conséquent, il considère que la tâche de la réforme empêche la possibilité de «renverser le centrisme», menée de l'extérieur par les forces de la contre-révolution bonapartiste, sans remarquer le danger pour la révolution qui mûrit au centre même.

Cette inclusion de la bureaucratie stalinienne au sein de la classe ouvrière et l'opposition du centrisme au bonapartisme sont le fondement de la tactique passive prônée par les TJ du prolétariat et de ses partisans et la crainte du déploiement d'un mouvement ouvrier de masse. Dans la politique économique, les erreurs des camarades généraux sont réduites à la négation du rôle de leadership comme facteur indépendant créant et aggravant les crises, à la théorie de l'essor général de l'économie nationale de l'URSS sur la base des politiques centristes, à la nécessité d'un lien entre la classe ouvrière et la paysannerie;de ce déni et de sa lutte acharnée contre le programme de restauration de la NEP de Lénine suit. Enfin, dans le domaine de la politique internationale groupe t. Double couche centrée sur la stratégie en Allemagne et d'autres pays. Les pays, en parlant contre le slogan d'un front uni sous la forme dans laquelle il a proposé t. Trotsky.

Nous n'insisterons pas ici sur les autres erreurs du camarade DL, ni sur ses tentatives de donner une formulation théorique de ses vues, qui est une parodie de la théorie de la révolution permanente.

Nous laissons de côté les points de vue développés par d'autres groupes existants dans l'équipe, qui, d'une manière ou d'une autre, prudemment référer au mouvement prolétarien de masse, en fait une capitulation à la ligne générale de Staline, ils sont prêts à se défendre contre tout centrisme, ne suffit pas, à leur avis, la séquence de son conductrices (voir les états correspondants. VK, l. T-va et al.).

Il est compréhensible que, dans les questions de tactique, tous ces flux se fondent en une seule unité et renégats liquidateurs passivistov contre les partisans « étroits » successifs et irréconciliables ainsi. Trotsky. Bien sûr, cette unité tente de se cacher derrière l'apparence de loyauté envers les principales installations de l'opposition, en le combinant avec une attitude libérale à toutes sortes de déviations dans leur environnement vers le bolchevisme.

Entre l'individu au sein de cette unité sans ressource lancer conciliateurs, annonce toutes les « nuances » vues égal qu'ils sont apparus sur la base de notre organisation et est encore officiellement avec elle ne se dégradent pas. Compte tenu de toutes sortes de différences « non-sens » la conciliatrice annonce des querelles de lutte idéologique générés par « effets personnels », mais en fait non seulement un équilibre entre les groupes belligérants, mais comme cela est toujours le cas avec opportonistami eux-mêmes dans tous les sens de promouvoir la lutte contre les défenseurs réels renégats de la ligne léniniste.

De cette façon, au moment de la crise politique imminente dans le pays, notre équipe est en fait divisé en deux opposés l'un à-autres avec des vues différentes sous-fractions sur la situation dans le pays et les défis de notre mouvement.

Il ne fait aucun doute qu'à l'heure actuelle, lorsque les tâches de la lutte seront mises en évidence, le sujet principal du conflit deviendra de plus en plus des questions de tactique. Ces questions sont décisives dans notre vie introséologique.

Et nous avons ici avec toute la clarté nécessaire pour faire avancer la résolution de ces questions, que nous croyons est obligatoire pour tous les vrais bolcheviks-léninistes. Nous notons tout d'abord catégoriquement toutes les allégations de tom6 que la force motrice de la contre-révolution peut être le prolétariat. Au contraire, l'analyse de la situation dans le pays montre que le chemin de la contre-révolution ne peut être ouverte que de l'échec de mobiliser les forces de la classe ouvrière.

Si l'opposition léniniste au noyau ouvrier du parti n'élève pas et n'organise pas la lutte des masses laborieuses contre la bureaucratie, alors la victoire de la contre-révolution sera inévitable. Toutes sortes d'hésitations et d'indécision dans le déploiement des actions de combat de la classe ouvrière menaceront l'intensification des forces de classe hostiles et la victoire de la pire variante. La question des formes de lutte de la classe ouvrière est également décidée pour nous.

Bien entendu, l'opposition fera tout son possible pour organiser le mouvement d'une manière organisationnelle. Mais si le calendrier s'avère insuffisant, les bolcheviks-léninistes ne doivent pas rester spectateurs passifs: ils doivent se joindre à la lutte pour lui donner le caractère le plus organisé au cours de la lutte.

Aucune grève, aucune manifestation prolétarienne ne devrait rester sans la participation de nos cadres organisés à volonté.

Et à cet égard, nous avons le droit d'appliquer aux conditions actuelles au camarade Trotsky, proférés en 1914 :. « la catastrophe de la critique, il est approprié par rapport aux sections avancées du prolétariat devient une force conservatrice, retient et dissuade les travailleurs, plutôt que de les pousser en avant dès que cette critique se transforme en une condamnation séparée de toutes les grèves de grève non organisées. "

Notre tâche principale dans ces conditions sera - en utilisant encore une fois l'instruction bien connue du camarade Trotsky - "d'amener le plus possible l'unité, la planification, la conscience possible dans la lutte spontanée des masses".

événements décisifs offensifs nous obligent à mettre un bord toutes les questions de tactique, il nous obligera à opposer au front de tous ceux qui se dirigent vers le mouvement de masse, à ceux qui, en même temps que la bureaucratie condamne la classe ouvrière, comme le « Kronstadt ».

En approchant le jour où la puissance des événements nous oblige à séparer amis des ennemis sur cette base, la façon dont ils répondent à la question: avec qui aller - avec la classe ouvrière et la bureaucratie. Et qui aura aucun doute, « et pas si de se méfier des méthodes actives de lutte » - qui est conçu comme un lest dans nos rangs. Pour ce combat, qui commence aujourd'hui, les masses laborieuses pour leurs intérêts vitaux du prolétariat, quel que soit le niveau de conscience politique sont aujourd'hui, - est le seul point de départ d'une victoire possible de la dictature du prolétariat.

Par conséquent, nous soutenons le personnel minoritaire exposée slogan. dans sa circulation a récemment publié (numéro ARC de 27 / X '32): « La lutte des ouvriers pour avoir du pain, contre la politique de la faim est notre lutte! » Il est autour de ce slogan doit se tenir avant ensemble uni de tous les vrais combattants pour la cause du prolétariat.

En fixant aujourd'hui notre objectif pour la lutte contre toutes sortes de massacres, ce qui représente à ce stade le danger le plus immédiat et le plus brûlant pour notre mouvement, nous ne pouvons qu'imaginer sur cette base l'unification et la consolidation de nos rangs possibles.

Si sur le flanc droit du collectif nous avons affaire à une maladie d'indécision sénile, la peur de l'enfant joue un rôle approprié. La condition principale de notre succès est que notre politique soit comprise par les larges masses afin que ces masses assimilent nos slogans et se battent consciemment pour elles. Par conséquent, notre tâche principale, en tant que faction prolétarienne révolutionnaire, est de trouver un chemin concret qui amène les masses qui montent spontanément à comprendre les tâches de classe de leur lutte. Sans que les masses acquièrent leur propre expérience politique, aucune lutte résolue et désintéressée de l'avant-garde ne peut fournir une prépondérance de nos forces.

Cependant, les camarades de la minorité ont souvent avancé des slogans qui montraient qu'ils ne prenaient pas en compte le travail de masse pour clarifier nos points de vue, pour préparer une performance organisée de toute la classe avec son avant-garde.

Nous n'insisterons pas sur l'analyse de toutes nos différences avec le collectif minoritaire et ne nous limiterons ici qu'aux vues les plus erronées qui caractérisent les groupements individuels de ce groupe. Cela inclut surtout la théorie de la négation de la dictature prolétarienne, qui prouve l'existence d'une forme particulière d'Etat - un Etat bureaucratique - comme une transition vers une dictature bourgeoise. Cette théorie implique logiquement la négation de l'attitude tactique à l'égard de la réforme.

Toutes deux reposent sur une sous-estimation du pouvoir de classe du prolétariat, sur la sous-estimation des possibilités de relance de la dictature prolétarienne, et représentent donc une «caricature réactionnaire de la réalité» (LD). Cela inclut la théorie de l'exhaustivité des processus de différenciation dans le parti, que "le stalinisme a cessé d'être un centrisme, parce que le droit n'est plus simplement volé, mais de plusieurs façons déjà dépassé". Nous essayons ici de devancer les événements, alors que la lutte de classe n'a pas encore atteint un tel degré d'aggravation qu'une formation ouverte du parti du coup d'Etat contre-révolutionnaire du parti officiel en deux parties a eu lieu.

Nous devons également noter l'inexactitude de telles attitudes comme la reconnaissance de la politique centriste actuelle dans les campagnes comme une politique de koulak complète, comme une déclaration: que le bonapartisme de la perspective est déjà devenu un fait (T. Avel). Nous devons insister énergiquement sur notre désaccord avec ces points de vue erronés, selon lesquels l'échec de l'aventure ultra-gauche est presque dû à l'impossibilité objective de la construction socialiste (camarade P-l).

Mais peu importe jusqu'où va la nature doctrinaire parfois déviante des déviations de certaines minorités de la minorité de la minorité, il trouve généralement possible, dans ses discours officiels, du moins dernièrement de donner de telles formulations sur des questions controversées, que la discussion sur cela ne semble nullement impossible. C'est ce que prouve, au moins, la rédaction de la "ZPR", publiée il y a quelques jours (au lieu de la première ligne), qui expose son attitude vis-à-vis des principaux problèmes du moment. Malgré le fait que sur certaines questions dans le présent appel sont exprimés peu acceptables pour nous penser que et sans fondement beaucoup d'avoir une réclamation à la continuité exclusive de la ligne historique de l'opposition, et brusquement l'identification du conservatisme institutionnel,la direction générale de ce document indique une convergence significative de la mine de l'île de l'île avec les positions protégées par nous.

Il est le fait que les rédacteurs de « retard mental » au nom de son groupe a publié un document qui a supprimé certaines des questions les plus controversées - et ceci est fait pour que la présentation ne perd pas le caractère réel, mais gagne plutôt contre l'éclairage les plus graves problèmes politiques, - spectacles elle se lance à cause des besoins réels du massy6 du travail qui ne sont pas tous nos arguments sont clairs, en dépit de leur capacité de se déplacer.

Une telle ligne est la meilleure garantie que nos différends seront éliminés au cours du développement d'une lutte de masse. Nous pouvons constater avec satisfaction que l'interprétation donnée par le document crée une question de tactique pour nous des accords commerciaux avec l'équipe minoritaire dans notre lutte commune contre la bureaucratie au pouvoir, et dans la lutte contre liquidationnisme et renégat enroulant un nid au sein de l'opposition elle-même.

Reconnaissant que cela est une étape décisive sur les lignes sectaires doctrinaires extrême, qui a été réalisée en une seule fois un groupe de « WB », nous pensons que de cette manière tous les éléments d'extrême gauche véritablement des bolcheviks-léninistes trouveront la meilleure base pour la consolidation de ses rangs dans une faction puissante , dans lequel notre mouvement a tant besoin maintenant. De cette façon, la création de chose d'avant-garde qui est susceptible de prendre en charge l'organisation des masses, sera grandement facilitée.

IV. En phase avec la classe ouvrière - pour faire face à de nouvelles batailles!

Il ne fait aucun doute que, comparé à la portée colossale des tâches de l'opposition léniniste, ses forces sont négligeables. Il manque encore une base organisationnelle de masse dans la classe ouvrière. Il ne peut toujours pas développer le travail à l'échelle nécessaire pour faire en sorte que sa ligne politique ne soit pas la composante passive de la lutte commune de la classe ouvrière, mais sa principale et principale force.

Avant de nous est toujours utile de la tâche de récupération de rompre les liens dans la classe ouvrière, la tâche - sur la base face à la montée du mouvement ouvrier avec le secteur prolétarien du parti, avec tous les éléments avancés, politiquement conscients de sa classe en vue de déclencher un pod'em planifié tout son poids .

À cette fin, l'opposition promeut la conception politique de tous les groupes d'opposition émergeant spontanément dans le parti et la classe ouvrière. Le mot d'ordre d'unir tous les éléments révolutionnaires du prolétariat pour combattre le stalinisme pour la restauration du parti et de la dictature prolétarienne rassemblera toutes les forces combattantes du communisme autour de l'opposition.

En même temps, c'est seulement en organisant la lutte directe des masses contre la bureaucratie que nous pouvons parvenir à la pénétration profonde de nos organisations dans les masses et à la direction effective de ces dernières dans la lutte pour la dictature. Ainsi, nous devons simultanément influencer à la fois la conscience et la volonté du prolétariat, la vaste propagande et l'agitation de nos idées et de nos slogans, et le forçage mondial du travail organisationnel. Dans la mesure où ils peuvent être liés à l'accomplissement de ces tâches dans le travail de masse, en utilisant chaque extension du mouvement pour approfondir la conscience politique des masses à chaque pas de renforcement de la lutte de masse, nous faciliterons également la victoire décisive sur la bureaucratie.

Bien sûr, le contenu de notre travail parmi les masses est de la plus haute importance dans notre lutte, non seulement du point de vue de sa formulation dans des slogans clairs et corrects. Ces slogans devraient éclairer la masse des buts poursuivis par celui-ci, ils doivent lui indiquer les moyens les plus fiables pour les atteindre. En même temps, ils doivent eux-mêmes être clairement définis sur des slogans de propagande qui ne sont pas encore réalisables dans les conditions qui se sont développées en ce moment et sur des slogans réels, dont la mise en œuvre directe est notre tâche immédiate. Il ne faut cependant pas oublier que les slogans actuels du moment ne sont pas simplement dérivés des slogans de propagande générale de la plate-forme, mais qu'ils sont en rapport étroit avec la situation réelle dans le pays qui peut fondamentalement changer notre politique actuelle.

Par exemple, un slogan commun de la lutte pour la véritable politique prolétarienne de l'industrialisation dans des conditions particulières Le moment, ce sont les politiques centristes extrêmement complexes de l'aventurisme ultra-gauche, prend la forme de la transition entre les taux de slogan « max » excessive à optimale, à savoir le plus avantageux pour la classe ouvrière en termes de ses principaux intérêts, sans s'arrêter avant la réduction partielle de la construction du capital. Juste un mot d'ordre commun de collectivisation des fermes dans le climat d'aujourd'hui est réfractée à un slogan particulier, l'abandon de la politique de collectivisation totale, de mouvement volontaire ferme collective, le slogan d'une sélection rigoureuse et de sauver uniquement les plus viables en bonne santé, en particulier les zones les plus pauvres. Il va sans dire que mettre de tels slogans ne signifie pas du tout,que nous rejetons les vieux slogans d'opposition de l'industrialisation et de la collectivisation. Il montre seulement que nous devons tenir compte des résultats désastreux de la politique stalinienne, et d'offrir un moyen de sortir de la crise, ce qui est sans dispositions transitoires ne sont pas réalisables.

Quant à nos slogans politiques communs à l'Etat et du parti, car ils se concentrent sur une réforme profonde de la dictature du prolétariat, et non de le remplacer par d'autres systèmes - leur mise en œuvre ne nécessite pas un changement radical fondamentaux du régime social établi par la Révolution d'Octobre et la restauration de la règle la classe ouvrière en ramenant les conseils et les syndicats à leurs fonctions normales et en ravivant le Parti communiste. Pour ce faire, tout d'abord, ce qui prive la bureaucratie au pouvoir usurpé depuis le pouvoir du prolétariat.

En d'autres termes, dans ce domaine nous avons essentiellement déployé défendre le slogan de la démocratie prolétarienne, dont la tenue est la condition sine qua non pour la restauration de la dictature du prolétariat en pleine des volumes. Les formes et les méthodes de lutte que nous diffusons parmi les masses ne diffèrent pas des méthodes habituelles de lutte des classes. Le prolétariat qui monte à la lutte ne se limite pas aux moyens. Si les circonstances l'exigent, la grève générale et l'armement du prolétariat (au moins sous la forme de reconstruction du travail des gardes rouges) peuvent devenir les mots d'ordre d'action de masse, parce que même une seule classe ne renonce pas à l'utilisation des moyens les plus extrêmes de la défense et l'attaque.

Le plus pertinent dans la première étape de la lutte doit sans doute avoir un slogan de transition spontanément créé, de réélection en toute sécurité des partis, des syndicats et des hiboux., Les organes de direction, qui peut être la première étape dans le développement de la tactique de l'offensive politique du prolétariat (le mot d'ordre a été mis en avant dans une Thrift Projets section « Tactics » Document collectif en novembre 1931).

En avançant ce slogan partout se pose spontanément la lutte des masses laborieuses, nous insistons donc sur leur la grande importance de l'organisation du mouvement ascendant à un niveau supérieur. Le principal principe directeur de nos slogans est « lutte intransigeante contre le stalinisme et des problèmes politiques et économiques dans la région. » ( « Problèmes ») Une première méthode de mise en œuvre est d'intensifier la lutte de masse.

Mais de l'orientation à la lutte de masse, il est nécessaire de tirer toutes les conclusions politiques et organisationnelles. Nos slogans ne doivent pas être abstraits, ils doivent découler des demandes et des besoins immédiats des masses. Au contraire, tout un système de slogans spéciaux doit être mis en place, avec toute une attitude à l'égard de la concentration des forces révolutionnaires prolétariennes dans le Parti populaire recruté, le syndicat et les organisations soviétiques qui sont restaurés par l'initiative des masses. Ils seront les piliers de notre lutte contre les forces de classe hostiles, qui seront centrées le plus probablement et principalement autour des appareils bureaucratiques. Ce n'est que par la conquête des organisations prolétariennes de masse que l'on parvient à réaliser de façon réaliste l'accomplissement de notre principal slogan politique d'un changement radical de toute la politique internationale interne dans l'intérêt du prolétariat,ce qui est impossible sans un changement dans la direction stalinienne en faillite et traîtresse.

Par conséquent, l'une de nos tâches les plus importantes est la création d'un vaste réseau de nos organisations illégales dans toutes les usines, au sein du parti et les syndicats.

Toute la collection la liste des mots d'ordre assurera le bon développement de la lutte que si elles contenu spécifiquement prolétarien seront complétées par un certain nombre de slogans qui peuvent décomposer le front anti-soviétique dans le village, pour arracher les pauvres de l'influence koulaks croissante et de diriger le grand mécontentement des classes inférieures du village le long du lit de la lutte révolutionnaire pour testé la politique léniniste du lien entre le prolétariat et la paysannerie, avec le soutien que les pauvres.

Le noyau contre-révolutionnaire de l'appareil, ayant perdu le pouvoir sur les masses ouvrières, utilisera tous les moyens pour nous empêcher d'exercer une influence sur les paysans pauvres. Mais ce dernier n'est pas indifférent aux méthodes qui seront utilisées pour liquider l'aventure de l'ultra-gauche, laquelle mesure les concessions de la paysannerie. Par conséquent, nos positions dans le village ne sont en aucun cas sans espoir. Nous ne devons pas seulement expliquer la production agricole. les ouvriers, mais aussi les couches les plus importantes de la paysannerie, que l'opposition léniniste n'a jamais succombé aux feux de la collectivisation complète, n'a jamais été infectée par les illusions de l'élimination des koulaks par des méthodes administratives.

Cela dépend de nous-mêmes dans quelle mesure nous serons capables de réaliser ce capital de confiance non découvert qui est établi dans les larges couches des masses laborieuses par notre lutte inconciliable contre le stalinisme. Nous pouvons compter sur une certaine opportunité d'acquérir des alliés dans le village. Les slogans de l'organisation des syndicats des pauvres et de l'arrêt de la tyrannie bureaucratique dans les campagnes (dans l'intérêt des masses laborieuses) conservent toute leur signification et acquièrent aujourd'hui une force particulière.

Insistant sur ces mots d'ordre par le fait que nous rejetons également à la fois l'aventure « solide », et l'affaire de la bureaucratie avec la contre-révolution koulak au détriment de la classe ouvrière - nous sommes en même temps ne peut ignorer la tâche de neutraliser serednyachestva par des slogans appropriés, fournissant une ligne sur la relance économique du village. Le thème directeur dans ce sens est le mot d'ordre de la liaison avec la paysannerie, qui sera l'ambiance politique est aussi l'un des éléments clés de nos contrôles politiques.

la politique économique réelle qui satisfait le but d'établir des relations normales entre le prolétariat et la paysannerie est la ligne sur la fermeture de l'industrie avec s.hoz. prix (ainsi que nationaux et internationaux) et de stabiliser les pièces d'or.

Pour tout ce qui conserve toute la valeur précédente notre vieux slogan de la collectivisation, traduit, comme mentionné ci-dessus, la ligne des paysans pauvres amateurs. Telle est la politique de classe correcte impliquant des paysans volontaires collectivisation forcer exemple d'affichage étapes très avancées de grande production artisanale, plutôt que la pression administrative, l'Etat prolétarien conservera un effet régulateur sur la production agricole et aller à un dépassement prévu des forces du marché et le renforcement de l'économie planifiée.

Ce n'est que par une telle politique, reliant leur lutte pour le socialisme au développement du village, que le prolétariat pourra renforcer sa dictature à un niveau plus élevé, en atténuant les contradictions sociales, en améliorant l'état de santé du prolétariat et des masses ouvrières. seulement sur le plan international, plus précisément sur la scène mondiale.

Il ne fait aucun doute que dans toute politique léniniste, même la plus cohérente dans le domaine de la question paysanne, les dangers provenant de l'élément petit-bourgeois menaceront le développement socialiste de l'Etat prolétarien.

Mais les dangers découlant de l'aventure de Staline, qui assomme complètement la masse paysanne de l'ornière économique et la privent de l'équilibre politique, sont infiniment plus sérieux et immédiats. Par conséquent, la liquidation de l'aventure ultra-gauche doit être développée dans une série de slogans réels qui déploient devant les masses ouvrières le programme complet de nos propositions économiques, qui sont associées à nos revendications politiques.

Deviner les perspectives et les chances de victoire, même avec les indicateurs les plus favorables du renouveau politique, serait complètement inutile. Pour nous, une chose doit être claire: sans surmonter les énormes difficultés de la nature organisationnelle de l'opposition léniniste, il ne sera pas possible d'assurer la victoire de la ligne prolétarienne. Mais ces difficultés ne sont pas insurmontables, nous pouvons et devons les surmonter.

Avec le camarade Trotsky, nous sommes convaincus que la classe ouvrière, au moment de la recrudescence, trouvera toujours la force de créer une organisation réunissant toutes les couches aptes au combat de la classe pour une action unique et active. Peu importe comment les liquidateurs et les renégats calomnient le prolétariat, mais il commence déjà à étendre progressivement ses membres engourdis.

Face à la crise politique imminente, nous n'avons aucune raison de manifester de l'inquiétude et de l'impatience. Avec la retenue révolutionnaire et la confiance, nous préparerons nos armes pour les batailles à venir. Et que les forces contre-révolutionnaires attendent aussi dans l'expectative avant le moment décisif qui approche. Le prolétariat ne leur permettra pas de se retourner pour infliger un coup révolutionnaire écrasant. Si la bureaucratie a encore assez de forces militaires et de toute autre force pour réprimer impitoyablement la résistance grandissante du prolétariat, alors tous les faits montrent que cela va bientôt prendre fin.

En prévision des événements à venir, l'opposition léniniste doit unir ses rangs, y surmonter toute hésitation et vacillation, et, accueillant la vague de colère prolétarienne imminente, exercer toutes ses forces pour rendre la nouvelle lutte aussi consciente, soutenue et stable que possible. Sur notre bannière, il sera écrit:

Pour la suppression de la direction stalinienne usurpatrice!

Pour la défaite de la contre-révolution en pleine maturation!

Contre les défenseurs de la politique bureaucratique: capitulateurs, renégats et liquidateurs!

A bas les privilèges de la bureaucratie!

Tout le pouvoir à la classe ouvrière!

Pour la restauration de la dictature du prolétariat sur une base plus élevée, en assurant une augmentation permanente du rôle dirigeant du prolétariat dans l'Etat!

Pour la politique des taux optimaux d'industrialisation, assurer une augmentation du niveau de vie du prolétariat et des travailleurs!

Pour la démocratie ouvrière dans le parti, les professeurs et les conseils!

Pour armer le prolétariat - contre la contre-révolution bonapartiste!

Pour élever le niveau de vie de la classe ouvrière!

Pour avoir organisé les unions des pauvres et pour la politique de l'accord prolétarien avec le paysan moyen!

A bas la «collectivisation léniniste», authentique et continue, de Staline, fondée sur l'initiative des paysans pauvres et des ouvriers agricoles, et leur alliance avec la paysannerie moyenne!

Pour limiter les revendications d'exploitation des koulaks et contre le programme Ustryalov-Boukharin de NEO-NEPA!

Vive le lien rapide de notre révolution avec la révolution prolétarienne mondiale!

Les résultats de la 4ème réunion plénière du CD et de la CBI du PCUS (b)


nouvelle traduction google 3/6/2019 :
La situation dans le pays et les tâches des bolcheviks-léninistes
(édition nordique avancée)
PZR numéro 10 décembre 1932
Contenu:
Ch. I J'ai marqué par le fouillis de déséquilibres.
Ch. II En pleine crise politique.
Ch. III Orientation vers la lutte de masse et contre le liquidationnisme.
Ch. IV En phase avec la classe ouvrière - vers les nouvelles batailles !
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
Préface
Cette avancée intervient après une longue pause, au cours de laquelle la ligne politique du comité de rédaction de PZR. n’a pas trouvé son reflet dans des articles éditoriaux (à l’exception de la thèse sur le danger militaire, publiée en juin de cette année, nord et sud. V. Edition fréquente sans la participation de deux membres amusants du comité éditorial).
À ce stade, la situation dans le pays est tellement critique que l’approfondissement des différences dans notre environnement est inévitable. Pas étonnant que dans le comité de rédaction. l'ancienne composition ne trouvait pas de voix commune en ce qui concerne l'évaluation des tâches de notre mouvement.
Nous ne nous fixons pas pour tâche d’analyser de manière exhaustive la situation politique et économique et nous nous limitons à l’évaluer sous sa forme actuelle.
De plus, nous ne donnons pas ici une justification complète de nos objectifs tactiques. Les deux lecteurs trouveront dans les thèses «La crise de la révolution et les tâches du prolétariat»
Les questions de la situation internationale, que nous aborderons dans des articles spéciaux, sont restées sans couverture.
I. Sous le signe de tas de déséquilibres.
Il serait totalement faux d’imaginer une politique centriste comme une ligne droite mathématiquement tracée et vérifiée par la clairvoyance créative de la gestion économique planifiée.
En fait, dans son ensemble, il présente au fil des ans un tableau de zigzags erratiques, résultat d'un empirisme misérable de la pauvreté bureaucratique.
L’aventure ultra-gauche elle-même, cette «seconde période de la mascarade bureaucratique» («Problèmes»), avec toute l’impressionnante apparence de ses tendances offensives, représente un changement assez hétéroclite de taux différents, d’abord modérés, puis de plus en plus rapides et enfin, après la fracture de 1931 ralentir brusquement.
Il n'y avait pas de planification pré-planifiée dans ce changement de rythme. Le développement de l'industrie au cours des quatre dernières années représente une combinaison de périodes de course acharnée, de percées et de retraites. En conséquence, l'exécution du plan quinquennal n'a eu lieu que dans la mesure de sa violation. Les succès dans les différents secteurs n’ont pas été obtenus sur la base du relèvement harmonique général de l’ensemble de l’économie nationale, bien au contraire, en raison du décalage d’un certain nombre d’industries de pointe. De plus, dans ces conditions, compte tenu de l'épuisement physique croissant de la classe ouvrière, le développement progressif de l'économie ne peut durer longtemps.
Sous la pression des attitudes minimalistes du bloc de la droite centriste face à la politique d'industrialisation accélérée, les dirigeants staliniens ont obtenu au cours des deux premières années des succès inattendus pour le plan quinquennal, démontrant au monde les avantages et les possibilités de pratiques commerciales centralisées, jusqu'alors inhibées par la politique de centre-droite. bloquer.
L'intensification du rythme, qui était «une combinaison d'aventurisme et de sabotage», a perturbé le bon déroulement du processus de reproduction et a abouti à un «tas imprudent de disproportions et de contradictions» («probl.»).
Cette politique, ignorant les besoins de la classe ouvrière, basée sur l’absence de comptabilisation des ressources matérielles et axée sur la construction d’une économie nationale fermée, isolée du marché mondial, signifiait essentiellement une violation complète du principe prévu.
En conséquence, nous avons une extrême inégalité et une disproportionnalité entre le développement de diverses industries. L'ingénierie mécanique est pressée, toute la métallurgie et l'extraction de combustible sont loin derrière. Cette contradiction est caractéristique de l’industrie dans son ensemble: il ne semble pas y avoir une paire d’industries qui se développerait dans la proportion envisagée par le plan quinquennal.
Une telle politique ne pouvait qu'engendrer un déséquilibre qui se manifestait de manière aussi nette au milieu de 1931. Depuis lors, de nouvelles avancées ont compliqué la situation de plus en plus, créant une image de la désintégration globale de l’économie nationale, même si, par inertie dans certains secteurs, certains progrès se poursuivent.
Nous n'allons pas donner une analyse économique détaillée ici. Mais dans l’ordre des illustrations des dispositions ci-dessus, nous présentons quelques chiffres caractéristiques.
Tout d’abord, qu’en est-il de la construction d’immobilisations, qui, comme vous le savez, est actuellement grevée de plusieurs milliards d’immobilisations investies dans des usines inachevées et vouées à l’inaction?
En raison de difficultés considérables dans le domaine des matériaux de construction et de la main-d'œuvre, la construction est progressivement éliminée et les fonds sont concentrés sur un petit nombre de projets de construction. Par exemple, le plan annuel initial des travaux d’équipement pour 1932 dans la métallurgie des métaux ferreux n’avait été rempli que de 21% en volume physique pour le premier semestre de l’année. La même situation se développe approximativement dans la plupart des autres industries. La seconde moitié donnera un nouveau ralentissement de la construction.
Quant à l’industrie existante, elle présentait déjà en 1831 une réduction significative des indicateurs de qualité, exprimée selon les données officielles de l’augmentation des coûts par rapport à l’année précédente, de pas moins de 5-6%. La même année, en 1931, un recul s’est amorcé dans la ligne des indicateurs quantitatifs dans un certain nombre de secteurs. Cela s'exprimait non seulement par un déficit important du plan, mais également par une diminution de la production par rapport à 1930.
1932 approfondira ce processus. Une position particulièrement triste est obtenue dans les principales branches de l'industrie lourde. En règle générale, dans l'ensemble de l'industrie lourde, la réalisation du plan au premier trimestre, selon les données officielles, était de 86,6% au deuxième trimestre. - 77,7% et au troisième trimestre. - 67,9%. En d’autres termes, l’écart entre le plan et la mise en œuvre effective s’élargit.
Ce phénomène est particulièrement frappant dans l’industrie du charbon. Si, en janvier 1932, dans le Donbass, 4245 000 tonnes ont été produites contre le programme de 4425 000 tonnes, c’est-à-dire 96% du plan, puis en juin de la même année, la production mensuelle n’atteint que 3 630 000 tonnes contre un programme de 4 746 tonnes, soit 76,4% du plan. Les fluctuations de la production de charbon par rapport à l’année dernière, encore plus importantes, ont donné une image de la baisse relative croissante des taux de production. Si en juillet 1932, par rapport au mois correspondant de l’année dernière, la production journalière moyenne était exprimée à 107%, en septembre à 101,5%, en octobre à 91% et en novembre à 0,9%.
Ainsi, à la fois en termes de mise en œuvre du plan pour cette année et en comparaison avec la production réelle de l'année dernière, les indicateurs quantitatifs de l'industrie charbonnière du Donbass se détériorent de mois en mois. Et ceci malgré une augmentation significative du nombre de travailleurs (plus de 19% qu'en 1931) et du nombre de mécanismes (plus de 100% qu'en 1930). Cette réduction de la production dans le Donbass est le résultat d'une baisse de la productivité du travail: si en janvier 1931, il y avait 14,6 tonnes par travailleur, en janvier 1932, la production tombait à 13,9 tonnes et en juin de la même année à 12,8 tonnes. s’est avéré inférieur au pire mois de 1930. La situation dans l’industrie charbonnière n’est pas meilleure. Mais la production de pétrole, qui avait précédé de nombreuses autres industries, a commencé à accuser un net retard,par rapport à 1931, un recul important a été observé.
L’industrie du minerai fonctionne également de manière très peu satisfaisante, dans laquelle la sous-performance du programme augmente au rythme suivant: 1 trimestre. 1932-1980, plan en%, deuxième trimestre. - 68%, T3, - 59,5% du plan.
Dans le même temps, la capacité de production de l’industrie métallurgique, bien que plus faible que prévu par le plan, a néanmoins augmenté. Par conséquent, l’extraction de minerai et de combustible tout au long de l’année a été en retard par rapport à la croissance de la fusion des métaux. A partir de là - une forte baisse des stocks de matières premières et de carburant - au lieu de les accumuler pour l'hiver, comme les années précédentes. Et cela menace à son tour l’ensemble du secteur d’une nouvelle réduction de la production.
Arrêtons-nous davantage sur l'état de la métallurgie elle-même. Dans la métallurgie des métaux ferreux, la capacité des unités d’exploitation a augmenté en 1931 grâce à la mise en service d’un certain nombre de nouveaux domaines et à foyer ouvert. Cependant, le plan de mise en service annuel n'a été réalisé qu'au premier semestre de 16,7%. La seconde moitié ne donne pas les meilleurs résultats. En règle générale, seuls 9 des 26 domaines dont le lancement a été programmé pour l’année en ont été commandés, mais sur les 64 foyers ouverts, 20 au maximum seront lancés. Et sur le laminoir prévu 21, seuls 4 ou 5 seront mis en service.
Mais le nombre réel d'agrégats n'est pas suffisamment alimenté en matières premières, en carburant ou en personnel. Par conséquent, la croissance de la production, si elle est constatée ces derniers mois, se produit avec des interruptions importantes et un stress extrême uniquement en raison de l’introduction de nouveaux granulats. Si vous prenez les travaux des anciens hauts fourneaux séparément, alors en juin, juillet et août 1932, ils ont donné des produits âgés de moins de 30 ans, mais également de 31 ans. Ainsi, par exemple, en juin, les anciens domaines étaient attribués chaque jour à 11,445 tonnes de fonte, contre 11 570 tonnes en juin 1931 et 13 553 tonnes en juillet 1930. Le taux d'utilisation des hauts fourneaux a été ramené au niveau de 1927/28. Les nouveaux fours, bien qu’ils augmentent la fonte totale de fonte par rapport à 1931, n’utilisent pas de loin leur capacité nominale, mais fonctionnent de manière très inégale. Il suffit de citer l'exemple de Magnitogorsk,deux fours dont la date de rattrapage atteignait 2 000 tonnes par jour à la date anniversaire d’octobre, et. dans la troisième décade de novembre, elle est de nouveau réduite à 1000, et. à des jours différents et jusqu’à 200 tonnes par jour. En général, pour l’année, la fonte de fer atteindra au mieux 6 400 tonnes. tonnes au lieu de 9 000 tonnes, soit 71,1% du plan. Avec le développement de l’acier, la situation est encore pire: elle ne dépassera apparemment pas le niveau de 1930, c’est-à-dire 5 700 tonnes, ce qui ne représente que 60% du plan. Les rejets de produits laminés au cours du premier semestre 32 ont été inférieurs au niveau de 1930 et, depuis juin, ils ont même été inférieurs à 1931. Pour l'année, il sera exprimé en chiffre ne dépassant pas 4 400 tonnes, soit 66% du plan.Avec le développement de l’acier, la situation est encore pire: elle ne dépassera apparemment pas le niveau de 1930, c’est-à-dire 5 700 tonnes, ce qui ne représente que 60% du plan. Les rejets de produits laminés au cours du premier semestre 32 ont été inférieurs au niveau de 1930 et, depuis juin, ils ont même été inférieurs à 1931. Pour l'année, il sera exprimé en chiffre ne dépassant pas 4 400 tonnes, soit 66% du plan.Avec le développement de l’acier, la situation est encore pire: elle ne dépassera apparemment pas le niveau de 1930, c’est-à-dire 5 700 tonnes, ce qui ne représente que 60% du plan. Les rejets de produits laminés au cours du premier semestre 32 ont été inférieurs au niveau de 1930 et, depuis juin, ils ont même été inférieurs à 1931. Pour l'année, il sera exprimé en chiffre ne dépassant pas 4 400 tonnes, soit 66% du plan.
La métallurgie des métaux non ferreux marque également le pas, et au cours du premier semestre de cette année, seulement 16 tonnes de produits ont été produites, c'est-à-dire moins que dans la première moitié de 1928/29.
Dans le contexte défavorable de l’industrie lourde, seules les industries telles que l’industrie automobile, qui parasite presque l’ensemble de l’économie nationale, se font remarquer, absorbant la part du lion des investissements en capital et du fonds de roulement. Mais ici récemment, il y a des signes de tension qui se manifestent par une production réduite.
La détérioration des indicateurs quantitatifs dans l’ensemble du secteur s’accompagne de la baisse continue des indicateurs de qualité. De plus, dans tous les domaines: la qualité des produits se dégrade et, parallèlement, le prix de revient augmente.
En 1931 déjà, la plupart des industries lourdes avaient considérablement augmenté leurs coûts de production par rapport à 1930 - jusqu'à des dizaines de pour cent. 1932 montre une nouvelle détérioration. À l’instar de quelques autres industries, la production automobile a jusqu’à présent fait exception, ce qui a permis de réaliser des économies. Mais cette diminution est conditionnelle et n’est observée ici que dans les nouvelles industries dans lesquelles, au début, pendant la période de démarrage, les coûts de production sont extrêmement élevés. Le fait de goth est que FCZ. et d’autres nouvelles installations que jusqu’à réduction du coût, jusqu’à ce qu’elles maîtrisent toute leur puissance. Et puis ils sont menacés par un destin commun, c’est-à-dire la transition aux coûts augmente en raison des conditions générales de la «mauvaise gestion organisée» qui prévaut dans le pays.
Sans nous attarder sur le travail de l’industrie légère, dans lequel les mêmes tendances à la traîne se manifestent avec autant de force, nous nous contentons de dire qu’il est commun à tous les secteurs qu’une augmentation de la masse du capital fixe en activité (et que cet accroissement de la réalité se produise encore, en dépit des taux toujours décroissants). construction de capital et sur les énormes masses de capital sans vie), les indicateurs qualitatifs et très souvent quantitatifs commencent à se détériorer de plus en plus nettement.
Nous ne nous lancerons pas dans l'analyse des causes de ce phénomène. Fondamentalement, elles se résument à l’effet désorganisant des méthodes de gestion économique sur l’industrie, sa direction générale, sa «ligne générale». L’année qui vient de s’achever ne fait que renforcer son effet réactionnaire sur l’industrie, voire sur l’ensemble de l’économie.
En ce qui concerne les résultats généraux du travail de l’industrie, nous ne les avons jusqu’à présent que depuis 9 mois. La production brute de l’ensemble de l’industrie des tsenovoy avec les mois correspondants de 1931, selon les données officielles, n’a augmenté que de 13,1%, tandis que la production brute de 31, contre 30, a connu une augmentation de 21,7%. Rappelons que ces pourcentages sont donnés en valeur brute pour la production brute et qu’avec une approche critique, diverses distorsions vers l’exagération sont découvertes! Il n'y a aucune raison de croire que les 3 mois restants vont changer la situation de manière significative. En d'autres termes, les indices quantitatifs sur 32 ans non seulement sont très en retard par rapport au plan, mais restent également en deçà des taux de 31 ans (qui étaient eux-mêmes inférieurs au niveau des premières années du plan quinquennal), poursuivant ainsi la tendance à la «disparition progressive». Le pire est le cas des indicateurs de qualité.
Nous avons observé les mêmes tendances à la détérioration progressive, mais constante, du travail dans les transports qui, à en juger par son indicateur le plus important, la charge journalière moyenne des chemins de fer, affiche un retard de 25% par rapport au plan et un retard de 7 à 8% par rapport au niveau des 31 années précédentes. Mais les chemins de fer représentent le système circulatoire de l'économie nationale.
Est-il possible d’attendre une amélioration du travail de l’industrie si ce système ne satisfait pas aux exigences qui lui sont énoncées? Toutes les statistiques qui nous sont présentées sur l’augmentation de la production brute en valeur n’ont-elles pas un caractère illusoire et simplement fictif, si sa substance matérielle se déplace le long des artères économiques en moindre quantité que l’année dernière?
La même signification qui signale le danger d’une catastrophe économique a également pour conséquence la crise de plus en plus grave du système monétaire. Le rôle symptomatique joué par le fait que les dirigeants responsables du Gosplan sont obligés d'agir en avertissant de la nécessité de «maintenir un système monétaire stable» et que «seule la présence d'une monnaie forte assure le développement normal de la reproduction socialiste élargie»? (Voir l'article de I. Smilga dans Planned Economy, No 3, 1932)
Mais ce qui est le plus alarmant, c’est que ces tristes résultats de 1932 dans les secteurs de l’industrie, des transports et de la finance s’accompagnent d’une nouvelle régression de l’agriculture, qui avait été grandement affectée les années précédentes, lorsque la tactique de réorganisation rapide du village fondée sur la collectivisation bureaucratique avait eu un effet économique négatif, entraînant une réduction massive. forces productives de l'agriculture.
Les méthodes de gestion centriste dans le village ont conduit au fil des années au fait que des fermes individuelles, qui couvrent encore environ 40% de la population paysanne sont en fait privés de la possibilité de cultiver, même dans le cadre d'une reproduction simple. Mais la paysannerie de ferme collective est fournie à des conditions telles qu'elle perd les dernières incitations au travail. Et les fermes d’État, au lieu de montrer aux fermes collectives les exemples les plus élevés de production agricole rationnelle. la production, en fait, à la traîne, discréditant l’idée des grandes entreprises.
L'année 1932 marqua un nouveau grave recul en ce qui concerne la réduction des indicateurs qualitatifs mais aussi quantitatifs de l'agriculture, la production de bétail ayant le plus souffert. Si, en 1930, le cheptel total a diminué de 20% par rapport à 1928, alors en 1932, selon les estimations les plus modestes, nous ramène à environ 50%. Dans le domaine de la culture au champ également, suivant la qualité, la ligne quantitative a commencé à souffrir. La détérioration de l'organisation du travail, la réduction de l'offre de force de labour - malgré la croissance du parc de tracteurs, qui n'a pas suivi le rythme de la mort du bétail en activité - et la négligence de la technologie agricole - tout cela conduit inévitablement à une baisse de productivité.
La désorganisation progressive de l'agriculture s'explique au moins par le fait qu'en 1932, pas une seule campagne agricole n'a été meilleure que dans les résultats très insatisfaisants de 1931. La campagne de semis de printemps dans la plupart des régions s'est développée à un rythme plus lent et s'est terminée par la maladie du sous-ensemencement. Le foin et l'ensilage étaient très faibles. Récolte extrêmement tardive des cultures, ce qui a provoqué une énorme pénurie. Le tournesol, la betterave et d’autres cultures industrielles ont également mal tourné. Les préparations à base de pain et de légumes vont également moins vite que l'an dernier.
Voici quelques chiffres pour l’Ukraine, qui a le plus souffert des expériences centristes du reste des régions. Au milieu des semailles de printemps de 1932 - le 1er juin, l'Ukraine, qui a commencé à semer plus tôt que l'an dernier - n'a réussi à semer que 15,8 millions de personnes. ha, contre 15,9 mil. hectares semés à cette date en 1931 et à la fin du semis, le 1er juin, 16,8 mil ont été semés. ha vs 18, 5 mil. ha en 1931.
Quant à la campagne de récolte, elle s’est déroulée en Ukraine aux taux suivants: 17,2 millions d’euros en superficie totale. ha (dont 10,6 m ha de cultures d’hiver et 6,6 m ha de cultures de printemps) a été affecté à la récolte de 15,8 m, puis le plan a de nouveau été réduit à 14,5 m. / VIII, seuls 8,2 mètres ont été enlevés contre 13,8 mètres en 1931 et à la fin de la récolte, 5 / IX - 13,6 mètres (alors qu'en 1931, par 15 / VIII, 17 , 6 m ha, soit 98% du plan). Ainsi, sur la superficie totale des cultures céréalières, 3,6 millions d’hectares n’étaient pas dégagés, c’est-à-dire 21%, ce qui devrait être considéré comme mort.
Autour de l'URSS. la récolte était également trop lente, même comparée au taux insatisfaisant de l'année précédente: seulement 64,7 millions d'hectares ont été récoltés à 1932 I / IX contre 75,4 hectares en 1931; et ce n’est qu’à la fin de la campagne de récolte que la superficie nettoyée de 71, 7 m ha a remplacé le plan prévu de 86,5 m. seulement 82, 9%.
Les résultats des semailles hivernales n’ont pas été moins troublants. En I / IX, alors que les semis actuels devaient déjà être terminés, seuls 5,1 millions d’ha ont été semés en Ukraine au lieu de 7,5 millions l’année dernière, et dans l’ensemble de l’Union européenne - 26,5 m. 3,2 m ha de moins qu'en 1931. Enfin, 36,3 millions d’ha (86,7% du plan) ont été semés le 10 / XI contre 37,4 millions l’année dernière.Le labour d'automne s'est très peu développé: à 24 / XI, seulement 24,5 m. 33,9 ha en 1931.
Tous ces chiffres ne nécessitent pas de longs commentaires: les résultats insatisfaisants des semis de printemps de 1931, qui ont duré deux fois plus longtemps que la norme, ont entraîné une baisse significative du rendement des cultures de printemps, les résultats les plus mauvais de 1932 l'ont encore plus réduite; si les faibles taux de récolte de 1931 entraînaient d'importantes pertes de céréales, la véritable lenteur des tortues avec laquelle le pain était récolté en 1932 produisit un effet encore plus négatif; si la non-exécution des plans de semis d’automne et de labour d’automne en 1931 a durement affecté la récolte de 1931, un déroulement encore moins satisfaisant des travaux de l’automne de 1931 ne peut qu’affecter la mort de la récolte de 1933.
Que signifient les résultats négatifs du principal à l'heure? campagnes de 1932? "Ils montrent la poursuite de la dégradation de l'agriculture sur la base d'une résistance toujours croissante et du sabotage industriel de la paysannerie." Le vote politique du village contre le système bureaucratique de gestion économique se manifeste sous cette forme passive.
Et pour la classe ouvrière, tout cela signifie une nouvelle détérioration de sa situation matérielle: la main osseuse de la faim résonne encore plus fermement dans sa gorge.
En comparant les résultats des travaux de l’industrie et de l’agriculture, nous sommes convaincus que la politique des "races primées" d’industrialisation et de collectivisation complète s’arrête de plus en plus.
L'économie nationale de l'URSS, qui était déjà tombée sur les limites de son développement optimal dès 1930, était poussée par l'imagination débridée de ses dirigeants. L'année suivante, 1931 marque une avancée décisive, signalant la fatalité de la politique poursuivie. Cependant, l’aventurisme économique du centrisme a sa propre logique interne fatale: il lui était plus facile de dépasser les parties optimales au maximum que de revenir du maximum à l’optimum.
Les dirigeants staliniens, ayant compris plusieurs raisons distinctes de cette avancée - dont une aussi importante que la détérioration de l'état matériel de la masse ouvrière - ne pouvaient néanmoins pas assimiler le fait de la dépravation de l'ensemble du «henlin» en général.
D'où l'illusion du programme de sortie de crise mis en évidence par les "six" conditions notoires de Staline. Ils ne font que souligner le bâtard de la bureaucratie. Elle a vu la panacée principale face à l'apparition de malheurs lors du passage à la comptabilité analytique et à de telles méthodes d'organisation du travail qui restaurent complètement le système d'exploitation capitaliste. Cependant, les méthodes de despotisme d'usine ne sont pas en elles-mêmes capables de produire un effet économique décisif si elles ne sont pas accompagnées d'une transition vers des méthodes de production et d'échange capitalistes, si elles ne restaurent pas les initiatives économiques et les libertés de la concurrence économique, du moins sous la forme perverse préservée sous un capitalisme monopoliste.
Mais la bureaucratie, qui a aboli l'utilisation des méthodes socialistes de gestion économique et a remplacé les méthodes habituelles (à la place de la démocratie ouvrière et du contrôle des travailleurs sur la production, d'un arbitraire administratif complet, d'une totale omnipotence des dirigeants d'entreprises sur les conditions de travail et même la vie des travailleurs) politique systématiquement capitaliste, car impossible sans un changement décisif de l'équilibre des forces de classe, sans l'utilisation de méthodes de contre-révolution politique ii.
Marchant impitoyablement sur la ligne de démarcation qu’elle a atteinte vers le capitalisme, la bureaucratie stalinienne se bat en vain pour la tâche impossible de surmonter la crise sous sa direction bureaucratique. Et donc, 1932 ne fournit que de nouvelles preuves de la futilité d'une politique centriste.
À cet égard, un exemple de la réforme tarifaire menée est assez indicatif. Le passage au système sudorifique de travail à la pièce progressif était couvert par le slogan des augmentations de salaire, du moins pour certaines catégories de travailleurs dans l'ordre de «liquidation du nivellement». En fait, les méthodes mêmes de cette réforme, ainsi que toute la politique économique de cette année 6, n’entraînaient qu’une forte augmentation de l’inflation, c’est-à-dire qu’elles entraînaient une réduction des salaires réels.
Cet exemple montre en passant que la politique de flirt de la bureaucratie se termine naturellement: toutes ses «concessions» à la classe ouvrière sont fictives, car elles sont rapidement annulées par la hausse générale des prix du libre-échange et du commerce d'État.
Le véritable sens de cette «réforme» est ailleurs. La politique poursuivie par le centrisme repose sur l'exploitation débridée des masses laborieuses, sur le gaspillage prédateur des forces vives du prolétariat, sur les privations et la faim de plus en plus grandes. Cette politique n'aurait pas été possible si la bureaucratie n'avait pas pris de mesures pour affaiblir la résistance de la classe ouvrière en séparant et en opposant ses différentes parties. La réforme du tarif douanier, qui vise à créer une aristocratie du travail privilégiée et mieux rémunérée, sert cet objectif.
Forcée de "céder" sous la pression de la classe ouvrière dans un sens, la bureaucratie en même temps de l'autre passe à l'offensive contre ses intérêts les plus vitaux. Après les émeutes de l'été, mettant la main aux travailleurs misérables (les cantines d'Ivanovski ont reçu 9 millions de roubles), la bureaucratie a simultanément commencé à concevoir une nouvelle campagne, exprimée dans le tristement célèbre cadeau d'octobre, sous la forme d'une loi draconienne contre les truants, en fait contre les grévistes l’administration se voit accorder le droit de licencier de l’entreprise et de se priver de la ration de pain.
De cette manière, la bureaucratie stalinienne, qui s'enlise de plus en plus dans les marécages des contradictions générées par sa politique, "devient de plus en plus un outil potentiel du bonapartisme" ("Problèmes").
Mais c’est précisément avec cela qu’elle attire en même temps l’attention de la classe ouvrière et lui fait prendre le chemin de la résistance révolutionnaire à la politique désastreuse de la bureaucratie.
Les tâches de la politique centriste à la campagne sont également importantes. La bureaucratie ne voit toujours pas toute la profondeur de la crise qui se développe dans l'agriculture et cherche donc à trouver une issue à la situation dans le cadre de l'ancienne politique «continue» en essayant d'introduire certaines corrections épisodiques à caractère saisonnier: l'ère des fermes collectives revient commerce, alors encore une fois il y a un tournant vers les mesures d'urgence
L’état de l’agriculture ne pouvait que susciter l’inquiétude de la bureaucratie. La menace d'une nouvelle grève des semailles et des récoltes plane sur le pays. Au printemps de 1932, une série de décrets ont été publiés, ce qui semblait marquer le début d'un tournant décisif dans la politique du centrisme villageoise. Mais ces décrets n'ont pas été développés plus avant. S'étant limitée à des concessions individuelles insignifiantes, la bureaucratie n'a pas osé aller au-delà de la limite connue à ce stade.
La politique du "continu" et du surplus est restée essentiellement inchangée. Par conséquent, les nouveaux décrets n'ont eu que peu d'effet sur l'humeur de la paysannerie: ils n'ont suscité aucun "enthousiasme". Le sabotage de la production dans le village a continué à s'intensifier: de tristes résultats avec les ménages Les campagnes l'ont clairement montré.
Mais à l'automne, il y a de nouvelles difficultés. La bureaucratie est chargée d'organiser les achats de céréales. Et donc, ne sachant pas comment trouver la bonne solution à ce problème, elle se précipite dans la direction opposée.
Le village est soumis à une pression administrative accrue, qui vise à lui extorquer non seulement la partie très réduite de ses produits, mais également une partie importante de son stock de consommateurs. Sur cette base, une nouvelle saison de persécution brutale du secteur des fermes collectives du village commence, accompagnée d'attaques féroces contre les commandants de district et d'autres représentants de l'appareil inférieur. Tout cela est à une échelle beaucoup plus grande par rapport aux années précédentes.
Enfin, l’intensification de la lutte, qui gagne de plus en plus en force, incite à la manifestation d’une guerre politique et économique façonnée à la campagne. La plupart des régions productrices - l'Oural et la région de la Volga, au nord. Le Caucase et l'Ukraine - ce sont les principaux corbeilles à pain de l'Union - sont presque assiégés. Les exécutions et l’exil des communistes et des agriculteurs collectifs sont introduits dans le système et deviennent les principales méthodes d’achat de céréales dans les régions productrices de l’URSS. (Voir les décrets pertinents de S. Kavkazsky Krajkom, Uralobkoma, Wed. Volzhsky Krajkom, Comité régional du Comité central des transports de l'Union ukrainienne).
Dans toute la politique de la bureaucratie à l’égard du village, elle présente un trait caractéristique: en tentant de saboter la production des agriculteurs collectifs et en réprimant leur "résistance koulak", elle cherche hypocritement à prouver son "souci" au prolétariat en organisant l’approvisionnement des villes en vivres pour toute la population.
Dans le même temps, en inventant de nouvelles façons de réprimer le prolétariat, la bureaucratie veut montrer au village qu’elle ne cèdera pas aux «demandes croissantes» de «justes et dépliants» remplissant les usines.
Cette politique de lutte sur deux fronts, si caractéristique du centrisme auparavant, prend maintenant un caractère de plus en plus tragique (pour la bureaucratie), car elle rétrécit progressivement la base du centrisme et oppose sa politique aux intérêts des deux principales classes du pays: le prolétariat et la paysannerie.
Dans le même temps, cette politique ne résout pas les difficultés économiques mais les approfondit au contraire, finissant par désorganiser le travail et la production, à la ville comme à la campagne,
Face aux résultats désastreux de ses politiques, la bureaucratie elle-même est confuse et hésitante. Perdant confiance dans la possibilité de surmonter la crise sur les chemins du «Henline», il s'attache même à élaborer un plan pour le deuxième plan quinquennal proclamé solennellement, qui est chargé de créer une société sans classes.
Ayant perdu tout espoir, la bureaucratie cherche une issue sur la voie du renforcement de la terreur. L'aventure de l'extrême gauche, qui a marqué ses premiers pas par une explosion de soulèvements paysans, s'épuise sous nos yeux et menace de couler dans le sang du prolétariat.
Avec la terreur interne, la bureaucratie est toujours très tentante face aux pions d'aventures diplomatiques. Tous les efforts de la diplomatie stalinienne visent à explorer les possibilités de combinaisons en coulisses avec les dirigeants de l'impérialisme étranger.
Quelles sont les limites auxquelles on ne peut que deviner dans les deux sens. Une chose est sûre, c'est qu'ici et là, avant la dictature du prolétariat, la terrible menace d'un coup d'État contre-révolutionnaire, conclusion logique d'une aventure d'extrême gauche, grandit.
Nous ne devons pas sous-estimer la vitalité du pouvoir bureaucratique, en équilibrant les classes et en s’appuyant sur un système sophistiqué de tromperie et de violence. Mais, s'il était prématuré de tenter de prédire sa mort imminente dans 29 et 39 ans, étant donné que les processus n'étaient pas encore terminés et que les possibilités de manœuvres et de tournants n'étaient pas encore épuisées, la situation a aujourd'hui radicalement changé et le temps approche.
Et ce n’est pas à nous, l’opposition léniniste, de nous cacher des perspectives émergentes, comme si elles n’étaient pas lourdes, ni de dériver face aux événements décisifs à venir, car nous pouvons seulement offrir au prolétariat un programme de lutte clair, un moyen de sortir de la crise dans la direction du prolétariat.

Ii. Pleins feux sur une crise politique.
Le développement de la politique de centrisme au cours des dernières années, avec toutes ses contradictions et ses zigzags, est le résultat d'un entrelacement très complexe de relations de classe. Cela s’exprimait par l’accumulation progressive d’éléments du double pouvoir, sapant ainsi le régime de la dictature prolétarienne.
Cependant, malgré le fait que la préparation du bonopartisme soit déjà achevée à de nombreux égards et que les processus de renaissance ont été très lointains au cours de ces années, le commandant du centrisme n’a pas encore réussi à transférer au cheval bonapartiste de la contre-révolution paysanne, parce que la paysannerie a perdu ses derniers vestiges de sa confiance dans la bureaucratie centriste.
C’est pourquoi le centrisme résiste aux contradictions et ne peut se libérer du piège d’une aventure ultra-gauche. Le coup bonapartiste exige des "victimes de l'expiation" pour les péchés du centrisme. Après le 15 mars 1930, Bauman et d’autres partisans de la gauche, qui ont payé leurs postes, sont devenus de telles victimes. Depuis lors, cela a pris environ 3 ans. L’aventure ultra-gauche a aggravé la crise économique et exacerbé les contradictions de classe dans le pays.
Si la toge pouvait se limiter à un petit matériel se regroupant à l'intérieur, il aurait été à peine possible de maintenir un équilibre dans la direction, même avec un regroupement à plus grande échelle, car dans la situation de tension actuelle, tout changement politique significatif (y compris celui effectué au sommet) sera le premier élan du mouvement politique dans le pays. et les fêtes.
Les "victimes" insignifiantes maintenant avant l'histoire ne porteront pas leurs fruits. Commencer à activer les forces de classe nécessitera un changement de régime dans un sens ou dans l'autre, et ce dernier n'est pas inclus dans les calculs de la direction. Les événements qui se déroulent dans le pays attirent notre attention sur nous par un certain nombre de particularités qui soulignent nettement le stade actuel de l’histoire de ces dernières années, en tant que dernier stade, apparemment, de la «période centriste» de la dictature prolétarienne, ouvrant une transition directe vers sa restauration supérieure. si le prolétariat a assez de puissance pour tourner le volant dans la direction dont il a besoin ou jusqu'à sa mort définitive, si la contre-révolution bonapartiste prend le dessus.
La tension extrême de la situation politique soulève la question du pouvoir. Plongé dans une impasse économique et politique, un pays ne peut chercher une issue que sur les voies du prolétariat ou du NEP NEP, car la «ligne générale» stalinienne est déjà cassée et craquelée sous la pression de ses contradictions.
Chacun des nouveaux décrets de la bureaucratie dirigeante, chacune de ses nouvelles activités, révèle sa renaissance de plus en plus profondément bonapartiste. Avant nous, avec la plus grande clarté, émerge le processus de sa complète séparation du prolétariat, qui est finalement terminé. S'appuyant sur le régime plébiscitaire, recourant à toutes les méthodes de violence morale et physique, y compris à des exécutions massives de manifestants ouvriers, la bureaucratie a concentré tout son pouvoir, privant peu à peu la classe ouvrière du contrôle de l'appareil et de sa politique.
Par conséquent, la lutte du prolétariat contre la bureaucratie centriste moderne - en tant que force lui permettant d'être socialement hostile, exerçant la pression de classes hostiles sur le prolétariat - est l'une des formes de lutte de classe. Cependant, quelle que soit la politique de répression adoptée par la bureaucratie, elle est toujours obligée de la dissimuler sous la forme d'une «adaptation au prolétariat».Cela s'exprime principalement dans son idéologie spécifique, par son contenu anti-prolétarien et par une forme représentant un déguisement défensif sous le marxisme et le léninisme, modernisé selon Staline. Cela se manifeste également par la préservation d'un certain nombre d'institutions de la dictature prolétarienne, que la bureaucratie ne peut détruire avant d'avoir conclu un accord ouvert avec la contre-révolution.
Jusque-là, l'oligarchie stalinienne, comme tout pouvoir pré-bonapartiste, est obligée "de s'équilibrer, pour ne pas tomber, pour flirter, pour gouverner, pour corrompre, pour aimer et pour ne pas tenir seulement à la baïonnette".
Manœuvrant entre les classes, et même si ce n’est pas encore libre, la bureaucratie n’a pas l’impression d’être omnipotente et d’avoir une domination dominante sur les classes. Ceci explique le caractère particulier et inter-mental de son décret-création, qui porte tour à tour les intérêts vitaux des deux classes principales du pays et contraint en même temps à faire des manœuvres masquant ses véritables intentions.
Certes, cet équilibre se produit sur une base de plus en plus étroite. Par conséquent, les éléments de flirt dans la politique de la bureaucratie cèdent de plus en plus la place à une intimidation grossière, et les concessions revêtent le caractère de compléments rares qui ne sont pas en mesure de susciter des illusions.
Dans cette situation, l'appareil montre une tendance à limiter de plus en plus étroitement ses activités à un cercle étroit d'obscurantisme terroriste, ayant depuis longtemps perdu la capacité de gouverner dans le cadre normal de la bonne légitimité soviétique.
Toutes les activités des organes directeurs du pays sont axées sur le renforcement de l'arbitraire administratif. Les médiateurs locaux et les satrapes du gouvernement central ont supprimé toutes les administrations locales, réparé le tribunal et procédé aux représailles dans la ville et à la campagne, à l'usine et à la ferme collective. L'application de l'anarchie sanglante du gpu aux nouvelles masses, non seulement des paysans, mais aussi des ouvriers, se généralise de plus en plus.
Par conséquent, les chances d'une sortie de crise de la part des réformistes s'épuisent de plus en plus rapidement. Et bien que le prolétariat garde encore la possibilité de rétablir sa dictature par la réforme, mais grâce à la réincarnation enracinée de la bureaucratie, cela devient de plus en plus problématique. La pire option - les guerres civiles - devient de plus en plus possible.
Cependant, la renaissance, quelle qu’elle soit, n’a pas encore atteint la limite quantitative au-delà de laquelle un saut qualitatif se produit. Et bien que "les dirigeants idéologiques et organisationnels de la contre-révolution aient pénétré profondément dans les organes de la dictature prolétarienne", mais "entre la fonction actuelle de l'appareil et sa fonction de demain, le sang d'une guerre civile doit être versé".
Dans le même temps, le problème du pouvoir ne sera pas résolu par la bureaucratie bonopartiste elle-même, quelle que soit sa volonté, mais par les classes dont les combats acharnés deviennent de plus en plus probables.
Mais, si quelqu'un commençait à soulever autant que possible des épisodes sanglants de la guerre civile, la nouvelle nous parvenait et nous apprenait que la dernière étape nous séparant de la restauration capitaliste était déjà passée, il aurait alors commis une grave erreur. Bien que nous n'ayons toujours pas affaire à une bataille générale dont l'issue décide de la victoire de l'une ou l'autre des parties, mais uniquement avec des postes d'avance distincts, dont les résultats ne préjugent en rien du résultat final et ne parlent même pas en faveur du caractère inévitable de la guerre civile, mais seulement. nous avertir de son potentiel toujours croissant.
Il n’ya pas de conflit, l’appareil, ou plutôt son sommet, est installé très farouchement. Le bourreau sanguinaire des travailleurs d'Ivanovo, Kaganovich, ne se serait probablement pas arrêté avant d'avoir débarrassé plus d'un millier de travailleurs de pluie de plomb.
Mais heureusement, cette question ne sera pas tranchée par Kaganovich seul. La classe ouvrière de l'URSS, qui est devenue une gigantesque force révolutionnaire, ne se baissera pas la tête devant les violeurs et, réalisant le danger qui la menace, une puissante pression leur retirera l'arme utilisée par la criminalité et la privera du pouvoir usurpé du prolétariat.
En effet, la faction centriste dominante elle-même ne constitue pas une masse monolithique contre-révolutionnaire. Et au moment décisif, il se différenciera rapidement selon les principaux axes sociaux.
Déjà, sous la pression de la situation, commencent ces regroupements qui préparent la décomposition et la désintégration de l'appareil, le privent de sa solidité et s'y démarquent, aux côtés des organisateurs dissimulés d'un éventuel coup d'Etat contre-révolutionnaire, confus, paniqué et craignant pour demain.
C’est le seul moyen d’expliquer la double nature contradictoire des activités récentes de la bureaucratie, ses abus indécis sur les questions de politique économique, ses tentatives de bloquer ses échecs économiques par de nouvelles représailles brutales à gauche et à droite, dictées par le vain espoir d’intimider les classes et de retarder les terribles représailles.
Mais plus l'incertitude et la gestion économique se manifestent, plus la bureaucratie prend le chemin de la terreur, plus tôt sont désignés les éléments de la crise politique émergente. Les forces bonapartistes, qui dictent courageusement leurs revendications, deviennent de plus en plus arrogantes dans le pays. Mais le prolétariat s'alarme de plus en plus clairement et s'active sous l'influence de la situation électrifiée qui prépare la tempête. Le trois millionième parti, liquidé comme avant-garde volontaire du prolétariat et contenant les débuts de deux camps de la guerre civile, ne peut rester indifférent à tout ce qui se passe. Son flanc de droite bonapartiste se prépare à mener une contre-révolution. Le flanc prolétarien de gauche du parti, brisé et désorienté, cherche des liens avec l’opposition léniniste, conduite clandestinement,ce qui devrait l'aider à trouver sa place à la tête de la classe ouvrière en lutte. Entre ces deux flancs, il reste une masse informe d'éléments intermédiaires, non encore capables de prendre conscience de la gravité de la situation, incapable d'en tirer toutes les conclusions nécessaires.
Mais les premiers coups de tonnerre, les premiers signes du début de la renaissance des masses laborieuses ont déjà apporté à cet environnement le poison de la décomposition. À ce moment-là, même Zinoviev et Kamenev, qui ont plus d'une fois trahi la cause du prolétariat, ont été à nouveau forcés d'hésiter à gauche et de marquer ainsi le début de la différenciation du marais du parti. Ceux-ci et un certain nombre d'autres signes montrent que le rythme s'accélère, les classes sont entraînées dans la lutte. Laissons éclater la tempête purificatrice de l'indignation prolétarienne, qui seule peut écraser les forces de la contre-révolution latente.
En prévision des formidables événements qui se préparent dans le pays, il n’est pas du tout utile d’étudier plus souvent et avec plus de précaution les faits individuels qui servent de précurseurs, ce qui nous indique que le moment décisif approche. Certes, les informations dont nous disposons sont extrêmement rares. Mais même ce que nous savons avec certitude témoigne de la transformation de la résistance prolétarienne au régime bureaucratique dans une nouvelle phase. De la protestation passive sous forme de roulement massif à l'absentéisme lors des réunions (vote à la pelle) aux formes actives telles que grèves et manifestations, voilà le moyen de revitaliser le mouvement ouvrier. Cela montre que la période de réaction sociale et politique n'a pas eu le temps d'effacer de la conscience du prolétariat les formes de lutte auxquelles il était habitué et à travers lesquelles il savait gagner.
Sous la pression d'une crise économique de plus en plus grave, le prolétariat politique opprimé est poussé à l'extrême. L'exploitation atteint une taille telle qu'elle menace de dégénérescence physique. Mais l’instabilité des conditions de vie est l’un des facteurs les plus importants du développement révolutionnaire et, comme le dit LD, «elle perturbe le travailleur le plus pacifique». C'est la raison des actions économiques des masses laborieuses. Cependant, le régime actuel ne fournit pas de cadre juridique à la lutte économique. Son impossibilité le poussera à se transformer rapidement en formes politiques, l'engourdissement de la réaction disparaîtra rapidement: "le sort de la révolution d'octobre sera décidé par des millions et des dizaines de millions".
Il ne fait aucun doute que les événements de Makeevsk, Ivanovo et d’autres ne sont que les premiers pétrels de la recrudescence révolutionnaire à venir. Mais les premiers flots de sang prolétarien, répandus par les Kaganovich, vont éclater et former de nouvelles unités de la classe ouvrière à combattre. Sous une pluie de balles, le mécontentement passif des masses prendra la forme d'une action révolutionnaire ouverte et de plus en plus intense.
Tout comme le rôle historique que le carnage du 9 janvier a joué pour la première révolution russe et les événements de Lénine pour le soulèvement révolutionnaire de 1912-1914, tout comme le grave choc que les jours de juillet 1917 ont produit lors de la préparation d’octobre - est exactement le même Le massacre d'Ivanovo (dont la date exacte nous est encore inconnue) mobilise l'indignation prolétarienne dans tous les centres industriels de l'URSS. En ce sens, la signification révolutionnaire de cet événement pour le mouvement prolétarien de masse ne peut guère être surestimée.
Dans Ivanovo et d'autres événements marquant le début de la lutte active pour le respect de leurs droits, la classe ouvrière dispose d'un puissant potentiel pour le mouvement spontané de masse, d'autre part, la brutalité de la bureaucratie qui ne s'était pas arrêtée avant le recours à la répression sanglante de grévistes.
Ce n’est pas un hasard si, bien entendu, les travailleurs d’Ivanovo étaient en avance: c’est l’un des détachements prolétariens les plus avancés du pays, relativement peu affecté par la dilution de nouveaux étrangers et soumis aux pires conditions matérielles et de vie. Les raisons du discours n'étaient certainement pas suffisantes. Mais la situation alimentaire extrêmement difficile a été le premier élan, qui a révélé le mécontentement accumulé des travailleurs et lui a donné une forme éprouvée de grève et de manifestation.
L'économisme spontané qui a balayé les travailleurs d'Ivanovo est tout à fait naturel. Après s'être engagés dans une lutte grandiose contre leur bureaucratie locale, qui a été réduite par les maigres rations prolétariennes, les travailleurs ne s'attendaient guère à ce que l'oligarchie dirigeante, représentée par l'oprichnik staliniste Kazanovich, déclare sa contestation contre-révolutionnaire et dirigée contre le pouvoir soviétique.
Et ce n’est que lorsque le gouvernement central a assumé la responsabilité de la fusillade que les travailleurs ont été convaincus par leur propre expérience du lien profond qui unissait l’économie et la politique. Cependant, nous sous-estimerions le rôle retardateur que joue le temps dans le développement de la conscience de masse si nous en arrivions à la conclusion que toutes les conclusions politiques avaient déjà été tirées par la majorité des travailleurs. Et, bien que les masses de mécontentement spontané et non formé contre la bureaucratie se soient accumulées beaucoup, mais de manière organisée et consciente, elles ne se manifesteront que s'il existe une avant-garde énergique et désintéressée.
La bureaucratie résiste obstinément à la revitalisation des masses, essayant de briser leurs discours par parties. Par conséquent, il est indéniable que les événements se concrétiseront dans la séquence observée à partir de la 17e année et plus tôt - à la révolution de la 5e année. La méthode de simples analogies avec le processus de développement du mouvement de masse de la classe ouvrière au cours des périodes précédentes de son histoire ne peut se justifier. Dans les conditions d'un régime terroriste féroce, un mouvement clandestin pourrait se développer sous des formes cachées jusqu'à ce qu'il se matérialise sous la forme d'une puissante explosion.
Notre tâche consiste à accélérer le processus d'enregistrement politique des masses et à faciliter la sélection ou l'avant-garde prête au combat. Ce n'est que dans ce cas que l'opposition Lénine remplira son rôle si, si elle prend dûment en compte la valeur du facteur subjectif, elle dirige correctement la lutte des masses, les introduit dans un canal organisé, leur offre leurs slogans, qui seuls mettront les masses sur la bonne voie.
Les événements d’Ivanovo nous confrontent à de nombreuses questions controversées au sein de notre équipe. L’attitude à leur égard est une pierre de touche de tous nos groupements et de toutes nos tendances, tout comme les événements de Lénine ont été d’une importance capitale pour le parti prolétarien dans le sens où il a mis à l’épreuve son révolutionnisme. A cette époque, les bolcheviks étaient tempérés dans la lutte contre les mencheviks, qui bouillonnaient à la bouche du «début d'accusation», contre «l'imbrication» du mouvement économique et politique du prolétariat.
Nous devons maintenant subir une grande bataille avec des partisans de la passivité qui, comme les mencheviks - les liquidateurs de cette époque, prétendent que la lutte économique "pour un pain de blé" ne peut pas être de nature révolutionnaire et en même temps exprimer des craintes, comme si pas "compliqué" par des discours politiques.
Copiant leurs prédécesseurs historiques, nos liquidateurs décrivent le mouvement syndical comme une force élémentaire aveugle qui peut être tournée dans n'importe quelle direction et qui peut être utilisée dans n'importe quelle aventure comme Kronstadt. Ils décrivent les derniers discours des travailleurs comme une lutte pour le «libre échange», comme une force poussant Staline vers l'élimination des «vestiges créatifs de la gauche» et le remplacement par le néo-nepom. Ils vont même plus loin, proposant de rechercher la source des forces révolutionnaires du pays, non pas dans la classe ouvrière, dont ils remettent en question le caractère révolutionnaire, mais dans l'appareil bureaucratique, dont les forces bien connues peuvent jouer, à leur avis, le rôle de "sauveurs de la patrie socialiste". En mettant à l'envers toutes les vraies relations, ils agissent comme des complices déclarés de la bureaucratie dans sa lutte criminelle contre la classe ouvrière.
En attendant, pour tout véritable bolchevique-léniniste, il devrait être clair que la seule force révolutionnaire capable de vaincre la contre-révolution est uniquement la classe ouvrière, historiquement établie dans la révolution hégémonique.
En leur temps, les événements de l'été ont joué un rôle important dans le fait qu'ils ont regroupé autour du parti bolchevique tous les éléments révolutionnaires qui, en raison de leur impatience, frappaient l'ultra-gauche, emportés par l'otzovisme, le syndicalisme et d'autres mouvements radicaux qui les ont poussés hors du courant dominant du prolétariat. lutte politique. Ce n’est pas un hasard si c’est précisément la montée de la lutte de classe, qui a marqué son tournant par l’action des travailleurs léninistes, qui a conduit à l’élimination et au dépérissement de tous les mouvements d’extrême gauche et à la concentration de toutes les forces révolutionnaires de la classe ouvrière autour des bolcheviks.
Un certain nombre de signes indiquent que le mouvement naissant dans le pays mènera à une unification correspondante de tous les éléments véritablement révolutionnaires de notre mouvement, que tous les camarades fascinés par le radicalisme extrême, maintenant que le "bataillon mesuré des bataillons" ont été entendus de loin, commenceraient leur pas excessivement précipité le mouvement lent mais régulier des fortes réserves prolétariennes. D'autre part, les renégats en décomposition, les sceptiques sans espoir et les passivistes indécis reçoivent un élan décisif pour l'autodétermination finale et pour le retrait de l'autre côté de la ligne de démarcation nous séparant de la bureaucratie stalinienne. L'augmentation du mouvement ouvrier mènera inévitablement à ce nouveau regroupement politique dans nos rangs, sans lequel la mobilisation des forces révolutionnaires est impossible.
Iii. Orientation vers la lutte de masse et contre le liquidationnisme.
Aux moments décisifs de l'histoire, aux moments cruciaux de la montée du mouvement de masse, la direction du mouvement n'est souvent pas à la hauteur.
La crise de leadership se traduit par le fait qu’elle est en retard sur la croissance du mouvement, ne comprend pas l’importance des tâches qui lui incombent et ne prend pas en compte la force révolutionnaire du mouvement. En d'autres termes, la direction est trop faible pour assurer la victoire du mouvement. Et les masses, livrées à elles-mêmes, ne recevant pas de directives ou recevant de fausses directives, sont vaincues dès que la partie adverse est en mesure de vérifier la faiblesse de la direction de la lutte révolutionnaire.
Par conséquent, face à la reprise naissante dans le pays, notre première tâche est de faire en sorte que les masses disposent d’une avant-garde capable de s’orienter rapidement et suffisamment capable de combattre pour que, au moment crucial, elle ne dérive pas face au danger. La tâche de créer une telle avant-garde, en concentrant en soi la conscience révolutionnaire et la volonté de la classe, consiste essentiellement à recréer le parti à partir de ses éléments fragmentés mais vivants, qui se trouvent dans son noyau prolétarien et en dehors, dans les couches politiquement conscientes de la classe ouvrière, formellement placées en dehors des rangs. fête.
Cette tâche de restauration du parti incombe naturellement à l'opposition léniniste. Mais l'opposition ne pourra remplir son objectif que si elle est libérée de toute indécision, de toute hésitation révélée par une partie de ses cadres pour le moment.
De là, il est clair que la lutte qui se déroule actuellement au sein de l'opposition pour une position politique claire, une ligne tactique claire. Le processus de différenciation au sein de l'opposition, qui est loin d'être achevé, s'est encore intensifié du fait de l'intensification de la lutte de classe dans le pays. Une nouvelle rechute du danger juste dans nos rangs a pris le caractère d’une campagne révisionniste plus ou moins déguisée contre les attitudes fondamentales de notre mouvement.
Nous ne devrions pas surestimer la valeur de notre personnel isolant, nous n'allons pas le faire passer au niveau de la «partie avancée de l'avant-garde». Néanmoins, nous ne pouvons pas ignorer les processus en cours au sein de notre équipe. Nous devons comprendre que l'ouverture infâme du F-v, que les staliniens «sont devenus l'aile gauche du parti» et que l'opposition léniniste «s'est transformée en un bloc de la droite centriste», n'est qu'une forme plus franche de ce désordre idéologique, plus profond recouvre les bons éléments de l’isolant.
Nous avons l'exposé le plus complet et le plus cohérent des positions liquidatives dans les thèses notoires de MM. B. et M et dans les articles de chacun des auteurs de cette vénérable troïka.
Libérées d'une enveloppe radicale, parfois d'une phraséologie d'extrême gauche, ces thèses nous donnent l'image la plus sombre de la prostration et de la renégociation politiques.
Rejetant manifestement la théorie de la révolution permanente, ils abandonnent la proposition de base de cette théorie sur la croissance inévitable de l'activité de combat du prolétariat mondial et défendent la thèse opposée contre l'épuisement des ressources morales et physiques du prolétariat et sur la possibilité d'un mouvement en recul sous la pression de la nouvelle bourgeoisie.
Mettre en avant la vue que la plate-forme b / l. Ils ont montré leur "invalidité historique" en essayant de prouver que les "problèmes" du camarade Trotsky "s'opposent" à tous ses documents antérieurs et orientent l'opposition sur le chemin de la "reconnaissance de cela, c'est-à-dire", en le mettant "sur le sol de cette construction".
Dissimulés derrière le masque de solidarité avec les conclusions économiques des «Problèmes» et déformant de toutes les façons l'évaluation de la politique économique du centrisme donnée par le camarade Trotsky, ils prouvent que l'aventure ultra-gauche est «l'étape inévitable de la révolution» et que l'opposition doit «assumer la responsabilité» de ses actes. les résultats. Immédiatement, ils tentent de justifier l’idée ridicule selon laquelle l’alliance de la classe ouvrière avec la paysannerie a été restaurée sur une nouvelle base du plan "continu" et du "plan quinquennal en 4 ans".
Pour toutes les autres questions, les auteurs des thèses ne discutent plus avec le camarade Trotsky. sous une forme voilée, mais l'accusant bien évidemment de "dogmatisme" et de "partialité". En même temps, ils attaquent avec la plus grande détermination la thèse de la liquidation du parti, prouvant au contraire qu’il a été rétabli dans la seule possibilité d’une dictature. "
Bien que les concepts de MB et M., à moitié menchevés et semi-centristes, déchirent ouvertement toutes les attitudes de l'opposition léniniste, notre équipe regroupe des camarades hostiles à toute tentative de critique de ce concept. Cela s'explique par le fait que ces camarades occupent eux-mêmes des positions qui ne diffèrent que légèrement des vues de MB. et M. - la différence est souvent réduite au seul fait que les formulations sont plus chiffrées et plus incertaines, à déchiffrer. Leur essence centriste de gauche ne fait aucun doute.
Regardons au moins le système développé par t-shchy DL. Leur fondement est une évaluation erronée du rôle de la bureaucratie et du centrisme. Dans le projet Conjects des thèses des camarades DL et K, l'idée est que les contradictions entre la classe ouvrière et la bureaucratie sont "une contradiction entre la vaste masse du prolétariat et son élite bureaucratique". D'où la proposition que ces contradictions ne sont pas. peut aller au-delà de la classe, que la lutte contre la bureaucratie est une lutte intra-classe. Une telle position implique une évaluation erronée des perspectives futures. Tov. DL ne voit pas que sa nouvelle dégénérescence bonapartiste se situe dans le centrisme même. Par conséquent, il considère que la tâche de la réforme consiste à empêcher la possibilité de "renverser le centrisme", réalisée de l'extérieur par les forces de la contre-révolution bonapartiste, sans se soucier du danger pour la révolution qui mûrit à l'intérieur même du centrisme.
Une telle inclusion de la bureaucratie stalinienne dans la classe ouvrière et de l'opposition du centrisme au bonapartisme est la base préconisée par T-shl DL et ses partisans par une tactique passive et par la peur du déploiement du mouvement ouvrier de masse. En matière de politique économique, les erreurs de la dénommée DL se résument à nier le rôle du leadership en tant que facteur indépendant de création et d’approfondissement des crises, à défendre la théorie du développement général de l’économie nationale de l’URSS fondée sur la politique centriste, à nier le lien entre la classe ouvrière et la paysannerie; sa lutte acharnée contre le programme de restauration du NEP de Lénine provient de ce déni. Enfin, dans le domaine de la politique internationale, le groupe DL a soutenu la tactique du centrisme en Allemagne et dans d’autres pays, s’opposant au slogan du front uni sous la forme dans laquelle il avait été proposé par le camarade Trotsky.
Ici, nous ne nous attarderons pas sur les autres erreurs du camarade DL, ni sur ses tentatives de donner une apparence théorique à sa vision, qui est une parodie de la théorie de la révolution permanente.
Nous laisserons de côté les points de vue développés par les autres groupes existant dans le collectif, qui se méfient à un degré ou un autre du mouvement prolétarien de masse, céder à la ligne générale stalinienne, qu’ils sont prêts à défendre contre le centrisme lui-même, ne suffit pas conducteur (voir les déclarations pertinentes de VK, L. -T-VA, etc.).
Il est bien évident qu'en matière de tactique, toutes ces tendances se confondent en un bloc unique de renégats, de liquidateurs et de passivistes contre des partisans "étroits" cohérents et irréconciliables du camarade Trotsky. Ce bloc, bien sûr, essaie de se dissimuler derrière l'apparence d'un dévouement envers les attitudes fondamentales de l'opposition, en y associant une attitude libérale à l'égard de toutes les déviations de son environnement envers le bolchevisme.
Entre les différents courants de ce bloc, les conciliateurs, qui déclarent toutes les «nuances» de leurs points de vue égaux, se précipitent impuissants, car ils sont issus de notre organisation et ne rompent toujours pas formellement avec elle. Considérant toutes sortes de désaccords comme des «bagatelles», ces conciliateurs déclarent une lutte idéologique avec des querelles générées par des «influences personnelles», mais en réalité, ils ne font pas que contrebalancer les conflits et, comme il arrive toujours avec les opportunistes, ils contribuent de toutes manières à la lutte des renégats contre les véritables défenseurs de la ligne léniniste.
Ainsi, au moment où la crise politique se profile dans le pays, notre équipe est en fait divisée en deux amis opposés, un ami de sous-fraction ayant des points de vue différents sur la situation dans le pays et les tâches de notre mouvement.
Il ne fait aucun doute qu'à l'heure actuelle, lorsque les tâches de la lutte deviendront évidentes, le principal problème en litige sera de plus en plus de questions tactiques. Ces questions sont décisives dans notre vie d'isolant intérieur.
Et ici, nous devons, avec toute la clarté nécessaire, mettre de l'avant la résolution de ces problèmes, que nous considérons comme obligatoires pour tout véritable bolchevique-léniniste. Tout d’abord, nous notons catégoriquement toutes les allégations selon lesquelles le prolétariat peut être le moteur de la contre-révolution. Au contraire, une analyse de la situation dans le pays montre que la voie de la contre-révolution ne peut être ouverte que par le rejet de la mobilisation des forces de la classe ouvrière.
Si l'opposition léniniste au noyau ouvrier du parti ne parvient pas à soulever et à organiser la lutte des masses laborieuses contre la bureaucratie, la victoire de la contre-révolution sera inévitable. Toute hésitation et indécision dans le déploiement des hostilités de la classe ouvrière sera menacée par le renforcement des forces de classe hostiles et la victoire de la pire option. La question des formes de lutte de la classe ouvrière est également résolue pour nous.
Bien entendu, l’opposition mettra tout en œuvre pour préparer le mouvement à des objectifs organisationnels. Mais si le temps s'avère insuffisant, les bolcheviks-léninistes ne doivent pas rester spectateurs passifs: ils doivent rejoindre la lutte pour lui donner le caractère le plus organisé possible.
Pas une seule grève, pas une seule manifestation prolétarienne ne devrait rester sans la participation de nos cadres organisés à l'état sauvage.
Et à cet égard, nous avons parfaitement le droit de leur appliquer les paroles du camarade Trotsky en 1914: «La critique des grèves spontanées, qui concerne les couches avancées du prolétariat, devient une force conservatrice qui restreint et décourage les travailleurs, au lieu de les faire avancer. , как только эта критика превращается в отдельное осуждение всякой неорганизованной стачечной борьбы».
Dans nos circonstances, notre tâche principale sera - encore une fois, suivant les instructions bien connues du camarade Trotsky - "d'apporter autant que possible l'unité, la planification, la conscience dans la lutte de masse qui se développe spontanément".
La survenue d’événements décisifs nous obligera à mettre de côté toutes les questions tactiques, à faire face au front uni de tous ceux qui se dirigent vers un mouvement de masse, à ceux qui, avec la bureaucratie, qualifient la classe ouvrière de «Kronstadters».
Le jour approche où le pouvoir des événements nous obligera à séparer nos ennemis de nos amis en fonction de la manière dont ils répondent à la question: avec qui devrions-nous nous en aller - la classe ouvrière ou la bureaucratie. Et quiconque aura au moins une ombre de doute, «ne devons pas nous méfier des méthodes actives de lutte», ce ne sera qu'un lest dans nos rangs. Car la lutte que les masses ouvrières des travailleurs commencent aujourd'hui pour défendre leurs intérêts vitaux prolétariens, quel que soit leur degré de conscience politique, constitue le seul point de départ d'une victoire possible de la dictature prolétarienne.
Par conséquent, nous soutenons le slogan proposé par le collectif minoritaire. dans son récent discours (ZPR N ° 27 / X 32): «La lutte des travailleurs pour le pain contre la politique de la faim est notre lutte!» C'est autour de ce slogan que le front unique de tous les véritables combattants de la cause du prolétariat devrait s'unir.
Notre objectif aujourd'hui est la lutte contre toutes les formes de peur de masse, qui représente à ce stade le danger le plus immédiat et le plus brûlant pour notre mouvement, et nous ne pensons à partir de là que d'unifier et de consolider nos rangs.
Si, sur le flanc droit du collectif, nous avons affaire à une maladie de vieillesse fondée sur l’indécision, la traînée des enfants joue un rôle correspondant dans la peur des enfants de courir en avant. La principale condition de notre succès est que notre politique soit compréhensible pour les masses, de sorte que ces masses apprennent nos slogans et se battent consciemment pour elles. Par conséquent, notre tâche principale, en tant que faction prolétarienne révolutionnaire, est de trouver un chemin concret permettant aux masses naissantes de comprendre les tâches de classe de leur lutte. Sans que les masses acquièrent leur propre expérience politique, aucune lutte avant-gardiste des plus décisives et désintéressées ne pourra fournir un avantage à nos forces.
Cependant, les camarades minoritaires ont souvent proposé des slogans qui montraient qu'ils ne tenaient pas compte du travail de masse pour clarifier notre point de vue, pour préparer une présentation organisée de toute la classe avec son avant-garde.
Nous ne nous attarderons pas à l'analyse de tous nos désaccords avec le collectif de minorités et ne nous limiterons ici qu'à énumérer les points de vue les plus erronés caractéristiques des groupes individuels de ce collectif. Cela inclut, en premier lieu, la théorie de la négation de la dictature prolétarienne, qui prouve l’existence d’une forme spéciale de l’État - l’État bureaucratique, en tant que transition vers une dictature bourgeoise. De cette théorie découle logiquement la négation de l’ensemble tactique de la réforme.
Tous deux sont basés sur la sous-estimation du pouvoir de classe du prolétariat, sur la sous-estimation des possibilités de faire revivre la dictature prolétarienne et représentent donc une "caricature réactionnaire de la réalité" (LD). Cela inclut la théorie de la complétude des processus de différenciation au sein du parti, selon laquelle «le stalinisme ne serait plus un centrisme, car les partisans de la droite n'étaient plus seulement volés, mais à de nombreux égards déjà dépassés». Nous avons ici une tentative de prendre de l'avance sur les événements, alors que la lutte de classe n'a pas encore atteint un degré d'exacerbation tel qu'un plan ouvert du parti d'un coup d'Etat contre-révolutionnaire de la part du parti officiel actuel en deux parties ait lieu.
Nous devrions également souligner le caractère erroné de telles attitudes, telles que la reconnaissance de la politique centriste actuelle dans le village en tant que politique achevée du koulak, comme l'affirmation selon laquelle le bonapartisme est déjà devenu un fait (camarade Abel). Nous ne devons pas moins résolument souligner notre désaccord avec les vues erronées selon lesquelles l'échec d'une aventure ultra-gauche est presque dû à l'impossibilité objective de la construction socialiste (t. P.).
Mais, quelle que soit l’ampleur des divergences parfois très prononcées chez certains membres d’une population minoritaire, il trouve généralement, dans ses discours officiels, qu'il est possible, du moins ces derniers temps, de donner de telles formulations sur des questions controversées qu'une discussion sur ce n'est pas impossible. En témoignent au moins une déclaration publiée récemment par les éditeurs de «ZPR» (au lieu de la version avancée), qui expose son attitude à l’égard des principaux problèmes du moment. En dépit du fait que sur certains points de cet appel, il y a peu d'opinions acceptables pour nous, que dans celui-ci, et sans raison spéciale, on prétend revendiquer l'exceptionnelle continuité de la ligne historique de l'opposition et, nettement révélée, du conservatisme organisationnel,l'orientation générale de ce document indique une convergence significative du t-shchey des médias vers les positions que nous protégeons.
C’est le fait que le comité de rédaction de «ZPR», au nom de son équipe, publie un document qui a éliminé un certain nombre des points les plus controversés - et ce, de manière à ce que la présentation ne perde pas sa nature même, mais au contraire, qu’elle couvre les problèmes politiques les plus graves - montre bien qu'il s'est engagé sur la voie de la prise en compte des besoins réels des masses laborieuses6, pour lesquels tous nos conflits sont compréhensibles, malgré toutes leurs possibilités de mouvement.
Une telle ligne est la meilleure garantie que nos différends seront réglés au cours du développement de la lutte de masse. Nous pouvons noter avec satisfaction que l'interprétation des questions tactiques présentée dans le document nous ouvre la possibilité de conclure des accords commerciaux avec des collectivités minoritaires, à la fois dans notre lutte commune contre la bureaucratie dirigeante et dans la lutte contre le liquidationnisme et la renégociation qui s'est nichée dans le cadre même de l'opposition.
Conscients qu'il s'agit d'un pas en avant décisif par rapport à la doctrine sectaire d'extrême doctrinalisme que le groupe WB avait menée à bien, nous croyons que sur cette voie, tous les véritables éléments de gauche des bolchevi-léninistes seront en mesure de trouver la meilleure base pour consolider leurs rangs en une puissante faction dont notre mouvement a tellement besoin en ce moment. De cette manière, la création de l'avant-garde, qui peut reprendre l'organisation des masses, sera grandement facilitée.
Iv. En phase avec la classe ouvrière - vers les nouvelles batailles!
Il ne fait aucun doute que, comparé au volume colossal des tâches qui attendent l’opposition léniniste, ses forces sont jusqu’à présent insignifiantes. Il manque encore une base organisationnelle massive dans la classe ouvrière. Il n'est toujours pas en mesure d'étendre le travail dans la mesure nécessaire pour s'assurer que sa ligne politique ne soit pas l'élément passif de la lutte commune de la classe ouvrière, mais sa force principale et directrice.
Nous sommes toujours confrontés à la tâche de rétablir les liens brisés dans la classe ouvrière. Il s’agit de faire face au secteur prolétarien du parti, avec tous les éléments avancés et politiquement conscients de sa classe, sur la base du mouvement ouvrier croissant, afin de faire croître de manière planifiée toute sa masse. .
Dans ce but, l’opposition contribue à la formation politique de tous les groupes d’opposition spontanés du parti et de la classe ouvrière. Le slogan d'unir tous les éléments révolutionnaires du prolétariat pour lutter contre le stalinisme en vue de la restauration du parti et de la dictature prolétarienne rassemblera autour de l'opposition toutes les forces militaires du communisme.
En même temps, ce n’est qu’en organisant la lutte directe des masses contre la bureaucratie que nous parviendrons à faire pénétrer profondément nos organisations dans les masses et à ce que ces dernières dirigent réellement la lutte pour la dictature. Ainsi, nous sommes confrontés à la nécessité d’affecter simultanément la conscience et la volonté du prolétariat, une propagande et une agitation généralisées de nos idées et de nos slogans ainsi que l’imposition au monde du travail organisationnel. Dans la mesure où ils parviennent à relier ces tâches dans le travail de masse en utilisant chaque expansion du mouvement pour approfondir la conscience politique des masses à chaque étape du renforcement de la lutte de masse, nous aurons plus facilement le temps de remporter une victoire décisive sur la bureaucratie.
Bien entendu, le contenu de notre travail parmi les masses est d’une importance primordiale dans notre lutte, pas seulement en termes de slogans clairs et corrects. Ces slogans devraient éclairer la masse des objectifs poursuivis par elle, ils devraient lui indiquer les moyens les plus appropriés pour les atteindre. En outre, ils doivent eux-mêmes être clairement distingués entre les slogans de propagande qui ne sont pas encore réalisables dans les conditions qui se sont développées jusqu'à présent et les slogans réels, dont nous faisons immédiatement la mise en œuvre. Cependant, il ne faut pas oublier que les slogans actuels spécifiques du moment ne sont pas simplement dérivés des slogans généraux de propagande de la plate-forme, mais sont étroitement liés à la situation actuelle du pays, ce qui peut apporter des changements fondamentaux à notre politique actuelle.
Par exemple, le slogan général de la lutte pour une véritable politique d'industrialisation prolétarienne dans les conditions spécifiques du moment, extrêmement compliqué par la politique centriste de l'entreprise d'extrême gauche, prend la forme d'un slogan de transition des taux "maximaux" insupportables à des taux optimaux, c'est-à-dire. plus avantageux pour la classe ouvrière du point de vue de ses intérêts principaux, sans s’arrêter devant un effondrement partiel de la construction du capital. Dans la situation actuelle, le slogan général de la collectivisation des exploitations agricoles paysannes se résume en un slogan spécifique, abandonnant la politique de collectivisation complète, pleine de volontarisme du mouvement des exploitations collectives, le slogan de la sélection minutieuse et de la préservation des exploitations collectives les plus viables, les plus saines et les plus saines, en premier lieu. Il va sans dire que la formulation de tels slogans ne signifie nullement que nous abandonnons les vieux slogans de l’industrialisation et de la collectivisation de l’opposition. Cela montre seulement que nous sommes obligés de prendre en compte les résultats désastreux de la politique stalinienne et de proposer un moyen de sortir de la crise que nous ne pouvons pas prendre sans mesures transitoires.
Quant à nos slogans politiques communs dans le domaine de l'Etat et du parti, puisqu'ils se concentrent sur une réforme en profondeur de la dictature prolétarienne et non sur son remplacement par un autre système, leur mise en œuvre ne nécessite pas un effondrement fondamental du régime social instauré par la révolution d'octobre. la classe ouvrière en revenant aux soviets et aux syndicats de leurs fonctions normales et en faisant revivre le parti communiste. Pour cela, il faut avant tout priver la bureaucratie dirigeante du pouvoir qu'elle a usurpé du prolétariat.
En d'autres termes, dans ce domaine, nous défendons principalement le slogan d'une démocratie prolétarienne à part entière, dont la tenue est une condition essentielle pour rétablir pleinement la dictature du prolétariat. Les formes et les méthodes de lutte que nous propagons parmi les masses ne diffèrent pas des méthodes habituelles de lutte de classe qui ont fait leurs preuves. Le prolétariat engagé dans la lutte ne se limite pas à des moyens. Si la situation l'exige, la grève générale et l'armement du prolétariat (du moins sous la forme d'une reconstitution de la Garde rouge au travail) peuvent devenir des slogans d'action de masse, aucune classe n'ayant renoncé à utiliser les moyens les plus extrêmes de légitime défense et d'offensive.
À la première étape de la lutte, le slogan transitoire de la réélection soi-disant et secrète des partis, des syndicats et des organes exécutifs, et les organes exécutifs, qui peuvent constituer le premier pas dans le développement de la tactique de l'offensive politique du prolétariat, doivent sans aucun doute être les plus pertinents. document collectif en novembre 1931).
En mettant en avant ce slogan partout où surgit spontanément la lutte des masses laborieuses, nous leur soulignons la grande importance d’organiser le mouvement au plus haut niveau. Le fil conducteur de tous nos slogans est «la lutte irréconciliable contre le stalinisme dans le domaine des problèmes politiques et économiques». ("Problèmes") Et la méthode principale de leur mise en œuvre est l'intensification de la lutte de masse.
Mais de l'orientation de la lutte de masse, il est nécessaire de tirer toutes les conclusions politiques et organisationnelles. Nos slogans ne doivent pas être abstraits, ils doivent découler des demandes et des besoins immédiats des masses. Pour être plus précis, tout un système de slogans spéciaux devrait être mis en place avec une orientation complète sur la concentration des forces révolutionnaires prolétariennes dans l'ordre rétabli par la masse de l'ordre de base des organisations de partis, des syndicats et des organisations soviétiques. Ils seront les fiefs de notre lutte contre les forces de classe hostiles, qui se concentreront probablement principalement autour d'appareils bureaucratiques. Ce n’est que par la conquête d’organisations prolétariennes de masse qu’il est possible d’aborder réellement la mise en oeuvre de notre principal slogan politique, à savoir un changement radical de la politique internationale nationale dans l’intérêt du prolétariat, ce qui est impossible sans changer la direction stalinienne en faillite et perfide.
Par conséquent, l’une de nos tâches les plus importantes est la création d’un vaste réseau illégal d’organisations dans toutes les usines et usines, au sein du parti et des syndicats.

L'ensemble des slogans n'assurera le développement correct de la lutte que si leur contenu prolétarien spécifique est complété par un certain nombre de slogans capables de répandre le front antisoviétique dans le village, d'arrachant les pauvres de l'influence grandissante des koulaks et de canaliser l'immense mécontentement des couches inférieures du village tout au long du processus de lutte révolutionnaire la politique léniniste éprouvée consistant à asservir le prolétariat à la paysannerie et à ne compter que sur les pauvres.
Le noyau contre-révolutionnaire de l'appareil, ayant perdu le pouvoir sur les masses laborieuses, utilisera tous les moyens pour nous empêcher d'exercer une influence sur les paysans pauvres. Mais après tout, ce dernier n’est nullement indifférent à quoi et avec quelles méthodes il procédera à l’élimination de l’aventure ultra-gauche, quelle classe mesurera les concessions de la paysannerie. Par conséquent, notre position dans le village n'est pas sans espoir. Nous devons expliquer non seulement c.h. aux ouvriers, mais aussi à des couches plus importantes de la paysannerie, que l'opposition léniniste n'a jamais cédé à la frénésie de la collectivisation complète, n'a jamais été contaminée par les illusions de l'élimination des koulaks par des méthodes administratives.
Cela dépend de nous dans quelle mesure nous pourrons réaliser le capital de la confiance non diagnostiquée, qui réside dans les larges couches des masses laborieuses de notre lutte irréconciliable avec le stalinisme. Nous pouvons compter sur une certaine opportunité pour acquérir des alliés dans le village. Les slogans consistant à organiser des syndicats de pauvres et à mettre fin à l'arbitraire bureaucratique à la campagne (dans l'intérêt des masses laborieuses) conservent toute leur signification et acquièrent aujourd'hui une force particulière.
En soulignant avec ces slogans le fait que nous rejetons également l’aventure «solide» et l’accord de la bureaucratie sur la contre-révolution koulak au détriment de la classe ouvrière - nous ne pouvons pas ignorer la tâche consistant à neutraliser les personnes intermédiaires par des slogans appropriés qui jalonnent la relance économique du village. Le slogan principal dans cette direction est le slogan du lien avec la paysannerie, dont les sentiments politiques constitueront également l'un des principaux éléments de la vérification de notre politique.
La véritable politique économique qui répond à l’objectif d’établissement de relations normales entre le prolétariat et la paysannerie est la ligne de mire des relations entre l’industrie et l’agriculture. prix (ainsi que domestique et mondial) et à stabiliser les chervonets.
Pour autant, notre vieux slogan de collectivisation conserve le même sens, traduit, comme indiqué ci-dessus, sur les rails amateurs des paysans pauvres. C’est la politique de classe correcte de collectivisation délibérée impliquant la paysannerie par la force d’une démonstration exemplaire des stades très avancés de la production de gros artels, plutôt que par une pression administrative, qui aidera l’État prolétarien à maintenir un impact réglementaire sur la production agricole et à surmonter systématiquement les forces du marché et à renforcer l’économie planifiée.
Ce n'est que par une telle politique, liant sa lutte pour le progrès du socialisme au développement de la campagne, que le prolétariat peut renforcer sa dictature sur une base supérieure - dans le sens d'une atténuation relative des contradictions sociales, augmentant le bien-être du prolétariat et des masses laborieuses - en se rappelant qu'une victoire totale du socialisme est possible seulement sur le plan international, plus précisément sur la scène mondiale.
Il ne fait aucun doute qu'avec toutes les politiques, même les plus systématiquement léninistes dans le domaine de la question paysanne, les dangers provenant des éléments petits-bourgeois menaceront le développement socialiste de l'État prolétarien.
Mais les dangers découlant de l'aventure stalinienne, qui élimine complètement la masse paysanne de l'ornière économique et la prive de l'équilibre politique, sont infiniment plus graves et immédiats. Par conséquent, l'élimination de l'entreprise ultra-gauche doit être développée dans toute une série de slogans qui exposent tout un programme de nos propositions économiques, qui sont couplés à nos revendications politiques, aux masses frottantes.
Il serait absolument inutile de deviner les perspectives et les chances de victoire même avec les indicateurs les plus favorables de relance politique. Pour nous, une chose doit être claire: sans surmonter les difficultés gigantesques de la nature organisationnelle de l'opposition léniniste, il ne sera pas possible d'assurer la victoire de la ligne prolétarienne. Mais ces difficultés ne sont pas insurmontables, nous pouvons et devons les surmonter.
Avec le camarade Trotsky, nous sommes convaincus qu'au moment du soulèvement, la classe ouvrière trouvera toujours la force de créer une organisation réunissant toutes les couches prêtes au combat de la classe pour une action unique et active. Peu importe combien les liquidateurs et les renégats calomnient le prolétariat, il commence déjà à étendre progressivement ses membres engourdis.
Face à la crise politique imminente, nous n'avons aucune raison d'être inquiets et impatients. Avec une endurance et une confiance révolutionnaires, nous préparerons nos armes pour les batailles à venir. Et laissez les forces contre-révolutionnaires, elles aussi, attendre et attendre le moment décisif qui approche. Le prolétariat ne leur permettra pas de faire demi-tour pour un coup révolutionnaire écrasant. Si, jusqu'à présent, la bureaucratie a eu assez de forces armées et de toute autre force pour réprimer de manière impitoyable la résistance croissante du prolétariat, tous les faits montrent que cela va bientôt prendre fin.
En prévision d'événements futurs, l'opposition léniniste doit rallier ses rangs, en surmontant toutes les traces d'hésitations et de vacillements et en se félicitant de la vague imminente de colère du prolétariat, exerçant toutes ses forces pour que la nouvelle lutte paraisse aussi consciente, soutenue et aussi stable que possible. Sur notre bannière sera écrit:
Pour la suppression de l'usurpateur de la direction Staline!
Pour la défaite de la contre-révolution qui mûrit!
Contre les défenseurs de la politique bureaucratique: capitulateurs, renégats et liquidateurs!
A bas les privilèges de la bureaucratie!
Tout le pouvoir à la classe ouvrière!
Pour la restauration suprême de la dictature du prolétariat, ce qui assure le renforcement constant du rôle dirigeant du prolétariat dans l'État!
Pour une politique d'industrialisation optimale, assurant un relèvement du niveau de vie du prolétariat et des travailleurs!
Pour la démocratie ouvrière dans le parti, les profs et les conseils!
Pour l'armement du prolétariat - contre la contre-révolution bonapartiste !
Pour élever le niveau de vie de la classe ouvrière!
Pour l'organisation des syndicats des pauvres et pour la politique de l'accord prolétarien avec le paysan moyen!
A bas la collectivisation léniniste «continue» stalinienne «vive» authentique sur la base de l'initiative des ruraux pauvres et des ouvriers agricoles et de leur union avec la paysannerie moyenne!
Pour limiter les revendications d'exploitation des koulaks et contre le programme NEO-NEP ustryalovsko-Boukharine!
Vive le lien le plus rapide entre notre révolution et la révolution prolétarienne mondiale!
Résultats du plénum IV du MK et du IKK VKP (b)
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 21 Juin 2018, 19:47

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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par Duffy » 29 Déc 2018, 19:42

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Le dernier numéro d'inprecor.
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 29 Déc 2018, 22:57

A noter, dans ce numéro d'Inprecor, un article de Farooq Tariq, présenté comme "militant de la IVe Internationale" sur l'élection d'Ali Wazir au Pakistan,

http://www.inprecor.fr/~1c45cc76a8011dd ... es?id=2195
http://www.marxistreview.asia/ali-wazir ... pitalists/

un événement dont il avait déjà été question sur le forum :

viewtopic.php?f=10&t=33734&p=331831&hilit=wazir#p331831
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 15 Jan 2019, 19:57

Donc, est parue dans Inprecor nov.-déc. 2018, une 3e brochure, datée du 1er avril 1933, sur l'Allemagne et la faillite de la 3e Internationale. Cette brochure a été publiée en 2018 en russe et semble-t-il en anglais dans la revue Ab Imperio 4/2017.

Les auteurs se réclament indiscutablement de Trotsky. On peut cependant remarquer des nuances entre leur analyse et la sienne, notamment sur l'avenir de l'Internationale Communiste et celui du prolétariat allemand... Et plus qu'une nuance concernant les élections présidentielles de 1932. Ils reprochent au PCA de n'avoir pas envisagé une candidature de "front ouvrier" avec les socialistes.
Trotsky avait écrit :
L'idée de présenter aux élections présidentielles un candidat du front unique ouvrier est une idée fondamentalement erronée. Le parti n'a pas le droit de renoncer à mobiliser ses partisans et à compter ses forces lors des élections. Une candidature du parti qui s'oppose à toutes les autres candidatures ne peut en aucun cas constituer un obstacle à un accord avec d'autres organisations pour les objectifs immédiats de la lutte. Les communistes, qu'ils soient ou non dans le parti officiel, soutiendront de toutes leurs forces la candidature de Thaelmann. Il ne s'agit pas de Thaelmann personnellement, mais du drapeau du communisme. Nous le défendrons contre tous les autres partis. En détruisant les préjugés, inoculés aux communistes de la base par la bureaucratie stalinienne, l'opposition de gauche se fraie un chemin vers leur conscience.


https://www.marxists.org/francais/trots ... 27j.htm#a2
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Re: Russie : « Les morts se mettent à parler »

Message par com_71 » 31 Jan 2019, 08:50

La brochure présentée ci-dessus, publiée par Inprecor, peut être lue sur marxists.org : https://www.marxists.org/francais/4int/ ... evikn2.htm
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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