fil "interventions de La Riposte"

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 15 Oct 2019, 06:00

Salut camarades,

Le 19 septembre 2019, le Parlement européen a voté à une large majorité – de l’extrême-droite au centre-gauche et aux Verts, un texte mettant en parallèle Nazisme et Communisme. Cette résolution du Parlement Européen votée à Strasbourg : « Importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe » met sur un même plan nazisme et communisme comme fauteurs de guerre et de génocide. Ce texte prend prétexte du Pacte germano-soviétique de 1939 pour expliquer les causes de la guerre...

A la lecture cet article...

Communisme vs Nazisme
Le mardi 15 octobre 2019, sur le site de La Riposte
Par Laurent Gutierrez, du PCF 21

https://www.lariposte.org/2019/10/commu ... s-nazisme/

Fraternellement,
GdM
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 16 Oct 2019, 07:20

Salut camarades,

Le lancement des cahiers de La Riposte en septembre 2019, répond à un besoin fortement ressenti parmi ceux qui s’engagent dans la lutte contre l’injustice sociale et le système capitaliste, celui d’une discussion et d’une clarification des prémisses idéologiques de notre combat.

Si nous voulons convaincre la jeunesse et les travailleurs du bien-fondé des idées marxistes et révolutionnaires, il ne suffit pas de prôner un simple « retour » à celles-ci. Il faut démontrer leur pertinences par des faits, des chiffres et des arguments. Cela passe nécessairement par un travail collectif d’étude et de discussion pour réexaminer les bases théoriques et programmatiques du communisme à la lumière de notre expérience collective.

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Au sommaire du cahier de La Riposte n° 1, 201 pages, 12 €
[Pour une commande me contacter en MP]

Avant propos
La Révolution allemande, 1917 – 1919, par Greg Oxley
Rosa Luxemburg : vie et luttes d’une révolutionnaire, par Jules B
Le marxisme et la technologie, par Gauthier Hordel
Le mouvement des gilets jaunes : leçon d’une occasion manquée, par Fabien Lecomte
Quelle alternative à la médecine libérale ?, par Boris Campos
Georges Plékhanov, théoricien marxiste exceptionnel, par Rafik B
Chine : de la révolution à la restauration capitaliste, par Greg Oxley


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 17 Oct 2019, 15:51

Salut camarades,

Les 10 heures de l’humain d’abord
17 octobre 2019, La Riposte

https://www.lariposte.org/2019/10/les-1 ... in-dabord/

Le samedi 19 octobre 2019 prochain aura lieu les 10h de l’humain d’abord au Petit-Quevilly, la journée de conférence et débat organisée par la section du parti communiste de Petit-Quevilly (Seine Maritime). A cette occasion, La Riposte a été invité à tenir un stand.

C’est pour nous l’occasion de mieux faire connaître les idées que défend La Riposte au sein du parti communiste.

Nous aurons l’honneur de vous présenter nos dernières publications dont le livre “Les cahiers de la Riposte”, premier numéro d’une future série. Ce livre regroupe une série de textes dont le but est de mieux connaître l’histoire du mouvement ouvrier mais aussi d’inscrire le marxisme dans son temps. Car loin d’être une idéologie du passé, il nous aide formidablement à comprendre les phénomènes qui se déroulent actuellement sous nos yeux. Il faut pour cela le confronter aux problèmes de notre temps pour en faire une idéologie vivante et utile à la lutte que nous menons.

Nous aurons l’occasion aussi de vous présenter notre dernière revue qui regroupe les articles des 6 premiers mois de l’année, synthétisant la première moitié de l’année 2019. Ce sera l’occasion de vous rencontrer et d’échanger.


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Fraternellement,
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 25 Oct 2019, 09:45

Salut camarades,

En soutien avec le Rojava et la lutte d'émancipation des travailleurs kurdes et tous ceux du Moyen Orient...

Solidarité avec le Rojava !
Le 25 octobre 2019, sur le site de La Riposte
Par Boris Campos, PCF 56

https://www.lariposte.org/2019/10/solid ... le-rojava/

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(crédit photo : kurdishstruggle on Flickr)

La décision du Président des États-Unis Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie revenait à attribuer de fait un feu vert à Erdogan pour envahir cette zone, le Rojava, peuplée majoritairement de Kurdes. Par cette offensive, le pouvoir turc a pour objectif de détruire le projet politique initié depuis la libération du Rojava face à Daesh et porté par la communauté kurde. Ce projet avait permis à plusieurs populations et communautés religieuses de vivre en paix jusqu’à maintenant. Pour y mettre fin, l’Etat turc souhaite d’une part détruire les milices kurdes qui se sont battues contre Daesh, et d’autre part créer une zone tampon le long de la frontière afin d’y déplacer une population non Kurde, séparant ainsi les populations kurdes de Syrie et de Turquie.

Depuis le début des bombardements aériens et de l’offensive terrestre le 9 octobre, les attaques de l’armée turque et des djihadistes à sa solde ont causé une nouvelle catastrophe humanitaire dans la région. Les organisations de la société civile au nord de la Syrie ont souligné que l’armée turque ciblait les civils et le personnel médical et ont alerté sur l’utilisation plausible d’armes non conventionnelles1 . De plus, comme l’avaient averti les Forces démocratiques syriennes (FDS), de nombreux djihadistes détenus dans les prisons du nord de la Syrie ont profité de l’agression militaire turque pour s’échapper donnant ainsi l’occasion à Daesh de se renforcer.

Depuis le début des bombardements aériens et de l’offensive terrestre le 9 octobre, les attaques de l’armée turque et des djihadistes à sa solde ont causé une nouvelle catastrophe humanitaire dans la région

Les gouvernements occidentaux versent leurs larmes de crocodiles. Mais pourquoi ne décident-ils pas de déployer des troupes le long de la frontière turco-syrienne pour stopper l’invasion turque et protéger la population civile ? Pourquoi, au-delà des beaux discours, aucune sanction économique sérieuse n’est prise à l’encontre du régime d’Erdogan ? Pourquoi la coalition internationale de lutte contre Daesh n’intervient pas pour s’opposer à la renaissance de Daesh ? Où sont les défenseurs du camp de la “démocratie” lorsque se fait attaquer le seul projet démocratique dans la région ? Pourquoi ces gouvernements dits démocratiques deviennent les complices d’une dictature en Turquie ? L’écart entre leurs paroles et leurs actes est à la mesure de leur hypocrisie. Les impérialistes, y compris français, ne défendront jamais que leurs intérêts, pas celui des peuples.

L’Union Européenne a donc pris le parti politique, d’une part, de soutenir son geôlier par procuration. Car Erdogan tient un chantage infâme : que l’Union Européenne ne s’oppose pas à ses plans ou bien il ouvrira ses frontières auprès de 3 millions de réfugiés syriens sur son territoire. D’autre part, l’Union Européenne a pris le parti économique de ne pas faire obstacle à l’autorité d’un marché d’importance pour les capitaux européens. Au détriment des populations du Rojava ? Qu’à cela ne tienne.

Pour ce qui est des États-Unis, l’attitude de Trump, ses déclarations floues et contradictoires ne sont pas juste le fait de sa personnalité. Les interventions de l’impérialisme américain ont créé dans la région une situation chaotique qui dépasse même ses capacités de contrôle. La conduite à tenir a divisé et divise la classe dirigeante et les sommets de l’Etat. Et pour cause : ils sont dans une situation de laquelle ils ne pourront sortir que par la faute. Trump a donc opté pour de la politique intérieure à court terme : tenir sa promesse de retrait des troupes américaines avant les prochaines élections présidentielles.

Du côté de la Russie, elle cherchera par son soutien à “normaliser” la situation, à désarmer les milices du Rojava et à y obtenir la dissolution des structures politiques. Dans ce jeu de négociation, la vie est une monnaie d’échange. Rappelons nous que lors de l’intervention d’Afrin, début 2018, avant de venir s’interposer, Moscou avait délibérément ouvert l’espace aérien aux bombardiers turcs. Concernant le Rojava, l’impérialisme russe ne voudra rien d’autre que sa soumission.

L’espoir ne viendra pas non plus de l’ONU. Les rivalités impérialistes vont la rendre impuissante, une fois de plus. Mais même dans l’hypothèse qu’elle puisse intervenir ou qu’elle autorise une intervention, elle n’apporterait qu’une caution morale à une intervention dont la nature n’en demeurerait pas moins impérialiste. Obtenir un mandat de l’ONU, c’est déposer un pétale de rose sur une grenade.

Celles et ceux qui ont donné 11.000 vies dans la guerre contre Daesh et développé dans la région un système politique fondé sur la démocratie, le pluralisme et l’égalité des genres ont lancé un appel à la solidarité internationale. Le projet d’émancipation sociale du Rojava coïncide avec les intérêts de la classe ouvrière, qu’elle soit turque, iranienne ou occidentale. Au milieu du fracas impérialiste, c’est la seule alliance qu’il ne faudra pas briser.

1 “Agression militaire turque contre le Rojava: Évolutions, bilan ….” 18 oct.. 2019, https://cdkf.fr/agression-militaire-tur ... lisations/. Date de consultation : 22 oct.. 2019.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 31 Oct 2019, 18:15

Salut camarades,

Élections municipales : quelle stratégie pour le PCF ?
Le 31 octobre 2019, Gauther Hordel, PCF Rouen
Article publié sur le site de La Riposte.

https://www.lariposte.org/2019/10/elect ... ur-le-pcf/

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S’il y a bien une élection qui déchaîne les passions compte tenu de ses enjeux au Parti Communiste, ce sont bien les élections municipales. Les prochaines auront lieu en mars 2020. Le PCF possède un grand maillage d’élus locaux à travers la quasi-totalité des départements et ces élections sont d’une importance vitale en ce qui concerne les finances du parti. En effet, si l’on se réfère à la documentation qui est envoyée aux adhérents, ses sources de financement sont issues à 43% de la contribution des élus, c’est à dire qu’ils reversent en totalité ou en partie les indemnités qu’ils perçoivent en tant qu’élus, alors que les cotisations des adhérents ne représentent que 23%.

A l’heure où le PCF voit l’érosion de ses adhérents année après année et se trouve dans une situation toujours plus difficile du point de vue électoral, il n’est pas difficile de comprendre que les enjeux financiers pèsent lourd dans le débat sur la stratégie à adopter à chaque élection municipale. Les dirigeants nationaux et locaux, sous couvert de « large rassemblement », ont souvent adopté la stratégie du rassemblement d’appareils permettant d’augmenter les chances de remporter les élections afin d’obtenir le maximum d’élus. Pour eux, il s’agit d’une question de survie du parti, quitte à faire des alliances en mettant l’aspect programmatique au second plan. Une alliance peut être nécessaire pour représenter une force plus conséquente et écarter un adversaire de droite ou d’extrême droite. En plus de la question du programme, ce sont les circonstances dans lesquelles elle peut se dérouler et ce sur quoi elle débouche qui peut poser problème. Est-elle profitable pour faire valoir les idées du PCF, est-elle utile dans la lutte contre l’austérité ?

La position vis-à-vis du PS est une question qui divise. Entre 2012 et 2017, le gouvernement dit « socialiste » de François Hollande a mené une politique pro-capitaliste, aggravant les conditions sociales des travailleurs, comme la loi El Khomri remettant en cause le code du travail. Ce gouvernement a fait la démonstration qu’il était incapable d’avoir une politique indépendante des intérêts des capitalistes, qui réclament toujours plus de flexibilité en ce qui concerne les droits des travailleurs. Il ne s’est en rien distingué du gouvernement précédent en poursuivant les réformes rétrogrades. Par la même occasion, il a lancé une créature qui a échappé à son contrôle : Emmanuel Macron. De fait, comme beaucoup de partis dans l’exercice du pouvoir, si celui-ci ne peut apporter une réponse à la dégradation des conditions de vie, il se retrouve dans une position très affaiblie. C’est la voie qu’a empruntée le PS.

Dans de nombreuses municipalités, le PCF est dans la majorité avec le PS, quand bien même sur le plan national les communistes ont vivement critiqué la politique de l’ancien gouvernement. Il va sans dire que cette position « schizophrène » est devenue intenable vis-à-vis d’un PS local qui ne tirerait pas publiquement un bilan sans concession de son récent passage gouvernemental. Nombre de militants engagés dans ces majorités locales se sont battus pour mener une politique en adéquation avec leurs convictions, diminuer les effets de l’austérité notamment à travers l’arbitrage budgétaire, mais au bout duquel il faut respecter cette majorité. Peut-être d’autres n’ont pas cette même force de conviction et placent le mandat d’élu comme un objectif au-dessus des autres ou mettent en sourdine leur voix pour ne pas mettre en difficulté la majorité. A l’heure où le PS a fait la démonstration de son caractère pro-capitaliste, il est nécessaire de clarifier la nature des alliances. Le PCF a une longue tradition de lutte, il a marqué les conquêtes sociales qui ont jalonné le 20e siècle. Or aujourd’hui, il manque d’audace et d’idées qui tranchent radicalement avec le système capitaliste. Il a abandonnée l’idée du projet communiste au profit d’une politique basée sur la défense des conquis sociaux et de propositions d’améliorations sociales en tous genres mais qui ne remettent pas en cause fondamentalement la propriété capitaliste. Lorsqu’il évoque le communisme dit «de nouvelle génération », il est difficile d’en comprendre les contours. Il en résulte une stratégie d’alliance confuse avec le PS qui contribue à brouiller les cartes.

La question de la position du PCF avec le PS peut aussi se poser vis-à-vis d’autres organisations, notamment avec Europe Écologie Les Verts qui n’hésitent pas à s’engouffrer dans la mode des mouvements tels que LREM ou LFI, qui rompent en parole avec la forme parti, bien que ces derniers aient des programmes qui ne défendent pas les mêmes intérêts. Yannick Jadot n’hésite pas à proclamer suivre la voie du pragmatisme en n’étant ni de droite ni gauche. Par cela, il alimente la confusion générale.

Ainsi le contexte national posé, les situations doivent s’observer au cas par cas avec comme stratégie commune que les communistes ne devraient jamais s’engager dans des alliances qui pourraient porter atteinte à leur intégrité politique, c’est-à-dire compromettantes, mais sans s’engager dans la voie du sectarisme. C’est la raison pour laquelle la question programmatique est fondamentale. Les discussions devraient être conditionnées par cet aspect. Quel programme défend localement le PCF ? Quelles autres organisations sont susceptibles de partager tout ou partie de ce programme ? Auquel cas, quels compromis pourraient être acceptables sur le plan programmatique ? Avec comme condition sine qua non la libre expression et critique du PCF. La répartition sur les listes électorales vient en second plan. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour ce dernier aspect mais l’ordre décrit précédemment est fondamental. S’il n’est pas respecté, cela contribuera à présenter le PCF comme un parti « qui ne se distingue pas des autres avec l’objectif commun de la lutte des places » comme on peut l’entendre régulièrement. Le PCF a besoin de sortir de l’ornière dans laquelle il se trouve, la stratégie qui consiste à sauver des places d’élus à court terme sous prétexte que s’ils disparaissent le parti se rendrait invisible est un mauvais calcul à long terme ; à l’inverse, c’est cette stratégie qui a participé à son affaiblissement.

Partant de ce principe cela ne signifie pas qu’il faut rompre toute discussion avec le PS par exemple, mais une telle alliance doit avoir la garantie d’une marge de manœuvre du PCF indépendante en cas de victoire. C’est pourquoi la première des conditions, en cas d’alliance, est la libre expression de chacune de ses composantes. En effet, même si sur le plan programmatique le compromis pourrait être acceptable, le PS a plus d’une fois prouvé qu’une fois au pouvoir il était capable de tourner le dos à ses promesses de campagne, voire de mener une politique de régression sociale. Le PCF aurait alors le droit et le devoir de critiquer l’attitude de son “allié”.

L’intérêt d’une campagne électorale ne se limite pas au résultat du scrutin. C’est avant tout l’occasion de présenter un programme, d’exprimer des idées, c’est une estrade. De ce point de vue, présenter un programme qui dénonce les sources même de la faillite du capitalisme et du réformisme permettrait de trouver un écho parmi les travailleurs à la recherche d’une solution qu’ils ne trouvent plus dans les grandes organisations traditionnelles, mais cela implique une réflexion profonde sur la nature du programme du PCF. De cette stratégie nous pourrions espérer que le PCF puisse se renforcer en termes de militants cotisants et pourrait de nouveau avoir l’audace d’une politique indépendante de la simple nécessité de survie de son appareil.

Les limites de la gestion « communiste » de la municipalité

Par la force des choses cette échéance électorale mobilise les militants qui se trouvent en première ligne, leur offrant l’occasion de prendre les affaires de la ville en main. De nombreuses villes sont détenues par les communistes mais la situation devient de plus en plus compliquée. Le capitalisme croule sous le poids de ses propres contradictions. Les forces productives ont fait un bond de géant depuis l’avènement de ce système, mais force est de constater que depuis les années 70, du point de vue économique, le capitalisme européen est un système de crises perpétuelles. Il en résulte l’application de plans d’austérité sur plans d’austérité afin de revenir à un équilibrage budgétaire. Tout ça pour tenter d’enrayer l’augmentation de la dette publique qui atteint, en France, pas loin de 100% du PIB. Le résultat de cette politique est la baisse des dotations versées aux municipalités et des moyens donnés aux fonctionnaires et contractuels territoriaux. L’austérité nationale se traduit inéluctablement en austérité municipale. C’est tout un tissu local qui en est affecté, à la fois les services publics mais aussi les associations qui interviennent dans le champ de la cohésion sociale de la ville. Les communistes, tout en voulant fournir un service public de qualité pour leurs habitants, en viennent inéluctablement à exercer une pression sur leurs agents pour fournir le même niveau de prestations mais avec des moyens en moins, indépendamment de leur volonté ou au détriment de l’augmentation de la dette municipale. Dans ce dernier cas, cette dernière offrirait l’occasion au préfet de mettre sous sa tutelle la commune, ce qu’il ne manquerait pas de faire s’il s’agissait d’une ville communiste. La seule alternative à ce genre de situation serait la mobilisation de ses habitants contre toute forme de tutelle. Si une telle situation était possible et se déroulait, alors elle enverrait un signal fort à l’ensemble des travailleurs dans la lutte contre le capitalisme.

Il faut ajouter à ce contexte difficile la métropolisation qui empiète allègrement sur les prérogatives et les compétences de la municipalité. Si les habitants élisent leurs maires et conseillers municipaux, ils n’ont que peu de prise en ce qui concerne la métropole, qui dépossède la commune d’une bonne partie de ses moyens d’action.

L’élu local doit œuvrer à construire la démocratie locale à laquelle nous aspirons, en construisant des structures qui permettent l’intervention des habitants dans la gestion de leur quotidien au sein de leur quartier, de leur ville. Cela ne le dispense pas d’être soumis à la démocratie interne de notre organisation, notamment vis-à-vis de sa section à qui il doit en grande partie son élection. Les affaires d’importance qui sortent du cadre du programme municipal sur la base de duquel il a été élu concerne l’ensemble des militants de la section. Celle-ci doit donc être consultée dans la mesure du possible – et si elle ne l’est pas, elle est en droit de le demander. Dans le cas où les circonstances ne permettent pas le temps de la consultation, un rapport de décision devrait être présenté. De la même façon, les élus devraient présenter un bilan de leurs actions périodiquement. Renforcer la connexion des élus avec la base est indispensable pour améliorer la démocratie interne du PCF, vitrine du programme que nous défendons.

La gestion municipale du PCF se distingue en mettant en avant des mesures sociales et solidaires dans la lutte contre les inégalités, défendant la démocratie et le libre accès à la culture, etc. Cela se traduit par un arbitrage budgétaire orienté dans ce sens. Mais dans le fond, même communiste, une gestion municipale n’en reste pas moins une gestion de l’austérité. On ne peut établir un îlot communiste entouré du capitalisme, qui plus est dans le contexte que nous connaissons. Il faut être clair sur ce point : le meilleur programme communiste aux municipales n’inversera pas le cours des événements, il pourra tout au plus atténuer les effets d’un système économique qui engendre injustices et inégalités. Ce sont là les limites d’une politique municipale. Nos élus doivent les exprimer ouvertement. On peut « redonner goût à la politique » en expliquant la réalité de la situation : l’émancipation et la transformation profonde de nos conditions d’existence nécessitera l’organisation et la mobilisation de la population dans des luttes extra-électorales, dirigées contre le capitalisme et ses conséquences. Le combat communiste dépasse largement l’objectif d’une victoire ou de quelques conseillers municipaux.


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 07 Nov 2019, 12:47

Salut camarades,

Révolte populaire au Liban
7 novembre 2019, article publié par La Riposte
Par Eric Jouen PCF 76

Des mouvements insurrectionnels touchent plusieurs zones du monde en ce moment, mais l’image d’une chaîne humaine de 170 km du nord au sud de la côte du Liban, pour affirmer leur unité, a marqué les esprits...

https://www.lariposte.org/2019/11/revol ... -au-liban/

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