États-Unis : le cirque électoral est relancé

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États-Unis : le cirque électoral est relancé

Message par Gayraud de Mazars » 05 Fév 2020, 19:06

Salut camarades,

Beaucoup de communistes ont encore des illusions sur Bernie Sanders, le candidat démocrate, qui se prétend socialiste... Certes Sanders c'est mieux que Trump, et même le meilleur dans le camp démocrate, si on peut parler ainsi, le plus radical sans doute, mais ne nous berçons pas d'illusions, le Parti démocrate reste un parti bourgeois, et défend sa classe, il n'a rien à voir avec les intérêts de la classe ouvrière !

Je regrette que cette brève soit trop courte, six lignes, c'est bref, elle ne parle pas de Sanders, ni des résultats, ni hélas l'espoir qu'il suscite encore pour des millions d'américains pauvres, qui veulent une autre société que le capitalisme... Mais, c'est pas Sanders qui les mènera à la Révolution...

Mieux vaut plus que moins ! Mieux vaut Sanders que Trump ?

États-Unis : le cirque électoral est relancé
Brève de Lutte Ouvrière le 04/02/2020

https://www.lutte-ouvriere.org/breves/e ... I2_OLibcow

Dans l'État de l'Iowa vient de se dérouler la première étape des primaires du Parti démocrate, l'un des deux grands partis en compétition pour les prochaines élections à la présidence. Onze candidats sont en lice pour devenir celle ou celui qui représentera les démocrates à la présidentielle fin 2020, face à Trump.

Les démocrates espèrent que le rejet de Trump les amènera à la Maison Blanche. Mais en finir avec Trump ne signifierait pas en finir avec un État au service la classe capitaliste la plus riche et la plus puissante de la planète.

Comme partout, ce ne sera que par leurs luttes que les travailleurs pourront se défendre contre les attaques du grand patronat et les régressions sociales en cours.


Fraternellement,
GdM
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Re: États-Unis : le cirque électoral est relancé

Message par Gayraud de Mazars » 08 Fév 2020, 06:13

Salut camarades,

Une fois n'est pas coutume un article pertinent à mon sens du groupe Révolution, section française de la Tendance Marxiste Révolutionnaire (TMI)...

Trump, la jeunesse américaine et le socialisme
Le 6 février 2020 par Thomas D.

https://www.marxiste.org/international/ ... socialisme

Image

Longtemps, la vie politique américaine a été rythmée par l’alternance au pouvoir, des deux grands partis de la bourgeoisie : les Républicains et les Démocrates. Jusqu’en 2016, la classe dirigeante américaine contrôlait parfaitement la situation. Démocrate ou républicain, le locataire de la Maison Blanche avait toujours les faveurs de Wall Street (et réciproquement).

Sous l’impact de la crise du capitalisme américain, les élections de 2016 ont marqué une première rupture avec cette mécanique bien huilée. La situation a partiellement échappé au contrôle de la bourgeoisie. Donald Trump n’était pas – mais alors, pas du tout – le choix de la plupart des grands capitalistes. Ils lui préféraient Hillary Clinton, de très loin. Mais Donald Trump a su exploiter le discrédit général d’une classe politique richissime et déconnectée des conditions de vie du peuple. Hillary Clinton incarnait parfaitement tout ce que détestent des dizaines de millions d’Américains pauvres et exploités.

Bernie Sanders

Le succès de Trump exprimait, sur la droite de l’échiquier politique, le rejet du « système ». Mais ce rejet s’est aussi exprimé sur la gauche, sous la forme d’un soutien massif à la candidature de Bernie Sanders, alors candidat des primaires du Parti Démocrate.

Sanders se revendiquait ouvertement du socialisme et proposait « une révolution politique contre la classe des milliardaires ». Son discours était centré sur la lutte contre les inégalités. Son programme comprenait, entre autres, l’instauration d’une assurance maladie universelle, la gratuité des universités, un salaire minimum de 15 dollars de l’heure et l’annulation de la dette étudiante (dans un pays où beaucoup d’étudiants s’endettent très lourdement, sur des dizaines d’années). Ces idées ont suscité l’enthousiasme de millions d’Américains.

Bernie Sanders a perdu les primaires démocrates face à Clinton, car celle-ci a bénéficié du soutien de l’appareil du Parti Démocrate (qui n’a pas hésité à frauder, au passage). La première erreur de Sanders était de participer à ces primaires. Il aurait dû se présenter comme candidat indépendant des deux grands partis bourgeois. Sa deuxième erreur fut, après sa défaite, de soutenir Clinton, au lieu de s’appuyer sur son énorme popularité pour maintenir sa candidature. Lui seul aurait pu battre Donald Trump.

La jeunesse et le socialisme

Trump espère l’emporter, en 2020, grâce à son « bilan économique ». Mais la croissance américaine est faible et, surtout, extrêmement fragile. Une récession est tout à fait possible d’ici le mois de novembre prochain.

Depuis 2016, le processus de polarisation politique s’est poursuivi. En participant aux primaires démocrates, Sanders répète la même erreur qu’en 2016. Mais il reste toujours très populaire.

Le plus impressionnant, cependant, c’est l’adhésion croissante de la jeunesse américaine aux idées du socialisme. C’est la conséquence de la crise du capitalisme. Selon un sondage récent, 50 % des moins de 30 ans sont favorables au socialisme – et 35 % d’entre eux pensent que « la violence contre les riches peut parfois être justifiée ». 70 % des jeunes de 23 à 38 ans se déclarent prêts à voter pour un candidat socialiste. 36 % d’entre eux ont même une opinion positive du « communisme » (contre 28 % en 2018).

Ce n’est pas le premier sondage de ce genre. Tous soulignent la même tendance : la jeunesse américaine rejette de plus en plus massivement le capitalisme – et cherche une alternative de gauche à ce système. Bien sûr, ce que recouvre le mot « socialisme », dans la tête des Américains, est souvent confus. Mais l’essentiel est ailleurs : il y a une profonde modification de la psychologie politique des Américains. Soit dit en passant, les déclarations haineuses de Trump et compagnie contre « le socialisme » contribuent à renforcer l’intérêt des masses pour ces idées.

Pour un parti ouvrier !

Nos camarades de Socialist Revolution, section américaine de la Tendance Marxiste Internationale, expliquent systématiquement la nécessité d’un parti de masse de la classe ouvrière américaine. Les dirigeants qui se réclament du socialisme – tels Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez – devraient rompre avec le Parti Démocrate et participer à la construction d’un grand parti des travailleurs.

Un tel parti émergera tôt ou tard, même s’il est impossible de prévoir comment. D’ores et déjà, la croissance des Socialistes Démocrates d’Amérique (DSA) est significative. Les effectifs de cette organisation sont passés de 5 000 membres en 2007 à plus de 50 000 aujourd’hui. Malheureusement, ses dirigeants soutiennent la participation de Bernie Sanders aux primaires démocrates. On tourne en rond.

La classe ouvrière américaine a besoin d’un parti indépendant qui représente ses intérêts. La construction d’un tel parti ne peut se faire du jour au lendemain, mais la popularité croissante des idées socialistes, comme les récentes grèves dans l’éducation, l’automobile ou la santé, souligne le potentiel d’un tel parti. Sa formation constituera une étape majeure dans le développement de la lutte des classes aux Etats-Unis.


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Re: États-Unis : le cirque électoral est relancé

Message par com_71 » 08 Fév 2020, 11:42

Un éditorial de Spark (4 janv. 2016)

Trump et Sanders : Deux faces d'une même pièce de monnaie capitaliste

Donald Trump et Bernie Sanders, qui se présentent aux nominations présidentielles des partis républicain et démocrate, se disent tous deux «hors-système».

Et les deux mentent.

Trump est un spéculateur immobilier milliardaire. Il se vante de payer les politiciens des deux partis pour obtenir ce qu'il veut. Il se vante de ses liens sociaux et financiers avec les riches et les puissants. Un «hors-système» ! Et le message de base de Trump n'est pas différent de ce que disent les politiciens des deux partis. Trump le dit simplement plus ouvertement dans un jeu de surenchère politique. Alors que les politiciens des deux partis tentent d'opposer les travailleurs les uns contre les autres en accusant les immigrants du chômage et des bas salaires, Trump appelle ouvertement "voyous de la rue" les immigrants mexicains et pire encore. Alors que les politiciens votent pour des mesures qui criminalisent les noirs, Trump incite ouvertement à des attaques violentes contre des personnes protestant contre les meurtres commis par des policiers. Alors que les politiciens des deux partis soutiennent des politiques qui restreignent le droit des femmes travailleuses à contrôler leur propre corps, Trump fait des déclarations ouvertement désobligeantes et sexistes. Et tandis que les démocrates et les républicains soutiennent que le gouvernement espionne toute la population, Trump appelle ouvertement à interdire aux musulmans d'entrer dans le pays.

Bernie Sanders n'est pas non plus un «hors-système». Sanders peut bien se qualifier de «socialiste» et dénoncer l'écart croissant entre les riches et tout le monde. Mais il se présente pour la nomination du Parti démocrate, le parti des riches et des banques, de la classe capitaliste. Tout au long de sa carrière politique, Sanders a voté avec la direction du Parti démocrate 98% des fois, fidèlement. Sanders a soutenu des mesures qui ont accru la criminalisation des noirs. Il a voté pour le renflouement par le gouvernement des banques d'autres sociétés. Il a voté pour la guerre américaine en Afghanistan et pour les budgets qui ont payé toutes les autres guerres. Il a soutenu la déclaration unanime de soutien du Sénat à l'attaque d'Israël contre les Palestiniens à Gaza en 2014. Sanders a soutenu constamment la politique des puissants et des riches contre les travailleurs et les opprimés.

Ces deux candidats sont un danger et un piège pour la classe ouvrière. Trump renforce les opinions violentes anti-immigrés et d'autres idées réactionnaires flottant dans certaines parties de la classe ouvrière. Il permet de dire ces choses ouvertement - et donc d'agir en conséquence, comme les "justiciers" tentent de le faire le long de la frontière avec le Mexique. Le sexisme ouvert de Trump rend la violence quotidienne contre les femmes à la maison et au travail plus acceptable.

Quant à Sanders, il joue le même rôle que d'autres politiciens démocrates se faisant passer pour des «hors-système» ont joué avant lui, en particulier Jesse Jackson. C'est-à-dire que Sanders est utilisé pour détourner les travailleurs qui sont en colère, pour mobiliser les jeunes qui veulent être actifs, afin de les ramener directement au sein du Parti démocrate, lorsque la longue campagne primaire sera terminée. Sanders a déjà dit qu'il soutiendrait le candidat du parti démocrate - comme il le fait depuis des années.

Ainsi, lors des prochaines élections, les travailleurs n'ont aucune raison de se tourner vers les démocrates ou les républicains, peu importe qui ils présentent. Les deux partis présentent des candidats qui prétendent que ce qui est bon pour la classe capitaliste est bon pour tout le monde.

Mais, en fait, ce n'est qu'une couverture pour la guerre des classes que la classe capitaliste mène contre la population active pour favoriser son propre enrichissement et sa richesse.

Les travailleurs ont besoin de politiques qui prennent le parti des travailleurs, qui opposent les réponses et les solutions des travailleurs à celles des capitalistes. Et ces réponses ne s'adressent pas seulement à la classe ouvrière, mais à des segments plus larges de la population qui sont attaqués aujourd'hui.

Pour les travailleurs, se laisser entraîner à chercher quelque chose à soutenir dans l'un ou l'autre des partis, démocrate ou républicain, est un piège. Cela nous éloigne du travail nécessaire pour construire un parti ouvrier. Seul un parti de la classe ouvrière peut constamment proposer des solutions et des réponses des travailleurs aux énormes problèmes auxquels tous les travailleurs sont confrontés.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: États-Unis : le cirque électoral est relancé

Message par com_71 » 09 Fév 2020, 02:46

Un article plus récent (16.09.2019)
the Spark a écrit :Promesses de campagne du Parti démocrate

Dix candidats à la présidentielle sont entrés en scène pour le Parti démocrate début septembre. Ils ont profité de l'occasion pour se distinguer de Donald Trump et des républicains, se présentant comme plus conformes aux intérêts des travailleurs sur un certain nombre de questions comme les soins de santé universels, l'inégalité des revenus, le changement climatique et l'éducation publique, entre autres.

Tous les candidats ont abordé la question de savoir comment obtenir des «soins de santé universels». Biden a appelé à étendre Obamacare en ayant une «option publique» (quelque chose comme Medicare) tout en permettant aux gens de conserver leur assurance privée.

Sanders et Warren ont soutenu "Medicare pour tous". Sanders a souligné que si les gens paieraient plus d'impôts, ils paieraient moins globalement, car avoir un seul régime d'assurance gouvernemental pour tout le monde serait plus efficace et limiterait ou éliminerait les menues dépenses, les franchises, les co-payeurs et le coût des médicaments.

Warren a proposé de taxer les individus les plus riches et les plus grandes sociétés pour payer le coût de son programme proposé.

Warren et Sanders ont fait des propositions similaires pour réparer le système éducatif, avec Warren ajoutant que ces impôts plus élevés sur le dixième de un pour cent de la population les plus riches seraient également suffisants pour soutenir la garde universelle et l'éducation préscolaire pour tous les 3 et 4 ans. ans, ainsi que l'annulation de la dette de prêt étudiant pour 95% de ceux qui doivent.

Sanders a proposé d'augmenter le salaire de chaque enseignant à au moins 60 000 $.

Ces deux candidats ont également avancé des idées similaires pour augmenter les paiements de la sécurité sociale et protéger le système de sécurité sociale.

Avec Trump menant des attaques contre les gains limités réalisés sous Obamacare et sa récente proposition de réduire les dépenses de sécurité sociale de 26 milliards de dollars, les propositions des démocrates pourraient bien plaire à de nombreux travailleurs.

La classe ouvrière veut et a certainement besoin de telles améliorations - et plus encore. À part les riches, qui pourrait s'opposer à l'imposition des riches et des sociétés à des taux plus élevés ?

Mais qui croit que la classe dirigeante est sur le point de se retourner et d'accepter de suivre ? Il faudra bien plus que voter pour remplacer Donald Trump pour remporter le genre de changements que les démocrates promettent. Gagner même certains des changements proposés par certains démocrates exigerait une lutte énorme de la part de la classe ouvrière.

C'est quelque chose qu'aucun des politiciens des deux partis ne propose ou n'a jamais assumé par le passé. Et pour mener à bien cette lutte, les travailleurs devront créer leurs propres organisations de classe, indépendantes de toutes les organisations qui agissent pour les classes riches, y compris avant tout ces deux partis, Démocrate et Républicain.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: États-Unis : le cirque électoral est relancé

Message par artza » 09 Fév 2020, 10:25

Pour revenir à l'article de Révolution (TMI) posté plus haut par GdM; il ne s'agit que d'une adaptation américaine à la politique systématique de ce courant en tous lieux et par tous les temps.

A l'origine en France ils militaient au sein du PC et bien avant ils le tentèrent au sein du PS.
Ils se sont détournés du PC pour intervenir selon eux directement vers la jeunesse, en fait quelques facs où ils sentaient un frémissement.
Il furent toujours d'enthousiastes supporters de Melenchon le suivant au M6R (mouv. -6ème répu) comme si les quatre précédentes, 1, 2, 3,4 (massacreuse d'ouvriers et de peuples colonisés, plus deux guerres mondiales et j'en passe) et la présente ne suffisaient pas à nous dégouter, jusqu'à LFI.
artza
 
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