Covid19

Dans le monde...

Re: Covid19

Message par logan » 17 Sep 2021, 20:51

com_71 a écrit :C'est bien, mais pourquoi évite-t-il de parler de la dérogation - de fait - dont doit bénéficier la police ?


A mon avis Macron tente de se débarrasser d'une génante police en lui faisant courir l'immense risque de décès en cas de non-vaccin. C'est la seule explication logique.
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Re: Covid19

Message par logan » 20 Sep 2021, 20:43

3 articles intéressants de Matière et revolution sur le covid et la dictature "sanitaire" actuelle :

Ils veulent nous imposer la dictature vaccinatoire pour nous éviter des cas graves de covid ? (Efficacité de la vaccination)

La guerre contre les vaccins menée par des travailleurs embrigadés par l’extrême-droite, dénoncée par le NPA (Fraction l’Etincelle), existe-t-elle (Discussion sur les positions de LO et de la fraction du NPA à propos du covid)

La dictature sanitaire au nom de la science
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Re: Covid19

Message par Plestin » 21 Sep 2021, 08:49

Désolé mon cher Logan, mais les trois articles sont un monceau d'âneries où, à côté d'interrogations propres qui ne sont pas forcément dénuées d'intérêt mais où le manque de connaissances biologiques des rédacteurs est patent, on retrouve pas mal de poncifs des complotistes.

Je ne sais pas ce que valent les chiffres cités sur le fait que la proportion de vaccinés augmente parmi les cas graves, mais une chose est claire. Si toute la population était vaccinée, 100% des cas graves de Covid surviendraient chez des gens vaccinés. Dans tous les cas, plus la proportion de gens vaccinés augmentera, plus la proportion de cas graves chez les vaccinés augmentera aussi, puisque la vaccination réduit fortement le nombre de cas graves sans l'éliminer totalement.

Et, oui, avec l'émergence du variant Delta (merci la non-vaccination en Inde), l'efficacité de la vaccination avec les vaccins conçus avant que ce variant soit connu diminue (sans disparaître pour autant) et c'est pourquoi de nouveaux vaccins ciblant d'autres types de variants dont le Delta, voire des vaccins universels capables de cibler tous les variants à venir (mais ça c'est beaucoup plus difficile à créer), vont sans doute devenir nécessaires. Mais les articles de "Matière et Révolution" par un tour de passe-passe font comme si cette baisse d'efficacité avait toujours été là même avec la première souche puis les premiers variants.

Alors, bien sûr, il y a des effets secondaires avec les vaccins, ils sont fréquents mais bénins, ceux qui sont sévères sont rares et ceux mortels sont très rares. Des effets à long terme tels qu'une augmentation du nombre de maladies auto-immunes parce qu'on forcerait les cellules à produire (de manière éphémère, pendant quelques heures seulement avant disparition) des bouts de protéine Spike ? L'avenir le dira, mais si c'est le cas ça veut dire que c'est certainement bien pire avec le virus entier qui infecte les cellules pendant des jours voire des semaines en se multipliant par milliards ! Et puis, des choses qui déclenchent une réaction du système immunitaire il y en a des dizaines de milliers dans notre environnement, alors une maladie auto-immune (dont on ne connaît pas vraiment la cause) ça n'est pas si rare mais ça ne survient quand même pas chez tout le monde non plus...

On se rend compte aussi ces jours-ci que le vaccin Janssen (Johnson & Johnson) qui a la particularité de promettre l'immunité avec seulement une injection, est un peu moins performant que les autres, en particulier sur le critère de la mortalité et des cas graves. Oh, pas de beaucoup, mais suffisamment pour que ce soit visible. Ce vaccin qui n'est pas le plus utilisé a apporté sa petite contribution à la "baisse d'efficacité" mais on a trouvé la solution, il faut une 2ème injection avec un autre vaccin.

Le principal allié du virus, c'est l'organisation actuelle de la société, c'est le capitalisme, qui préfère créer des vaccins cantonnés aux pays riches avec des rappels à répétition, plutôt que de vacciner toute la planète. Un deuxième allié ce sont les gouvernements, à des degrés divers, qui refusent de s'en prendre aux intérêts des capitalistes et prennent des demi-mesures, louvoient, brutalisent la population, sans parler des Trump et autres Bolsonaro.

D'autres alliés (plus petits) du virus, ce sont tous ceux qui ont poussé pour que les gens ne mettent pas de masque, ne prennent pas de précaution particulière, ne se vaccinent pas et comptent uniquement sur leur immunité "naturelle" ou alors sur l'hydroxychloroquine et l'ivermectine bien après que leur inefficacité ait été établie (tout comme celle de produits chers comme le remdesivir ou le sarilumab). Parmi ces alliés plus petits, l'un d'eux aussi minuscule qu'un virus s'appelle "Matière & Révolution".

Mais aujourd'hui, en France, on en est à 116.000 morts alors que le cap des 100.000 a été franchi mi-avril. "Seulement" 5.000 morts de Covid-19 en 5 mois et cela coïncide avec la montée en puissance de la vaccination. A un tel rythme de 1.000 morts par mois, il n'y aurait eu que 11.000 morts en 2020 (virus arrivé surtout en février) et on n'en serait qu'à 20.000 morts aujourd'hui. Et encore, Matière & Révolution, fidèle à la tradition antiscientifique qui consiste à ne retenir que ce qui semble aller dans son sens, oublie au passage la flambée en Outre-Mer qui survient sur des populations nettement moins vaccinées qu'en Métropole.

Quant à la position de LO, là on parle de tout autre chose, d'une politique qui consiste à ne pas laisser se constituer une faille entre travailleurs vaccinés et non vaccinés et à s'opposer à la brutalité anti-ouvrière de Macron alors que le gros des décès est dû à l'incurie de son gouvernement. Cela ne change rien au fait que LO défend toujours la vaccination. D'ailleurs, dans les quelques endroits où les camarades ont pu s'exprimer sur l'histoire du pass sanitaire, ils se sont toujours arrangés pour trouver un moment pour expliquer qu'ils n'étaient en rien opposés à la vaccination et qu'eux-mêmes étaient vaccinés : donc, non, ils ne mettent pas le "drapeau" de leurs idées sur le vaccin dans leur poche. Et encore dans le dernier Combat Ouvrier (il y a une mobilisation importante aux Antilles contre le pass sanitaire et les camarades y participent), il y a des pages entières pour relater le mouvement dans différents endroits mais une page complète pour expliquer que la vaccination est utile.
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Mettre fin à la pandémie est « un choix »

Message par com_71 » 25 Oct 2021, 17:16

SudOuest.fr avec AFP, 24/10/2021 a écrit :Covid-19 : mettre fin à la pandémie est « un choix », affirme le chef de l’OMS

Le chef de l’OMS, qui s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture du « Sommet mondial sur la santé, a déclaré qu’avec « près de 50 000 décès par semaine » dans le monde, « la pandémie est loin d’être terminée »

La pandémie de Covid-19 prendra fin « lorsque le monde choisira d’y mettre fin » car « tous les outils » sont désormais disponibles pour combattre le virus, a déclaré dimanche le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, renouvelant ses appels à une distribution plus équitable des vaccins.

« La pandémie prendra fin lorsque le monde choisira d’y mettre fin, c’est entre nos mains, nous avons tous les outils dont nous avons besoin », a lancé le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lors d’une conférence à Berlin.

Il a déploré que jusqu’ici « le monde n’ait pas utilisé ces outils à bon escient », soulignant qu’avec « près de 50 000 décès par semaine » dans le monde, « la pandémie est loin d’être terminée ».

Le chef de l’OMS s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture du « Sommet mondial sur la santé », un événement annuel réunissant professionnels et politiques à Berlin.
Objectif 70 % de vaccinés

L’OMS a fixé comme objectif que 40 % de la population de chaque pays soit vaccinée d’ici la fin de l’année et 70 % d’ici le milieu de 2022. Le Dr Tedros déplore régulièrement l’accaparement des vaccins anti-Covid par les pays riches.

« L’objectif est atteignable, mais seulement si les pays et les entreprises qui contrôlent l’approvisionnement traduisent leurs déclarations en actions », a-t-il lancé à Berlin

« Les pays qui ont déjà atteint l’objectif de 40 %, y compris tous les pays du G20 doivent céder leur place dans les livraisons de vaccins » au dispositif international Covax et au Fonds africain pour l’acquisition des vaccins (Avat) mis en place par l’Union africaine, a plaidé le docteur Tedros.

Quant aux fabricants de vaccins, ils « doivent partager le savoir-faire, la technologie et les licences, ainsi que la renonciation aux droits de propriété intellectuelle ».

Dans un message vidéo enregistré, le chef de l’ONU Antonio Guterres a estimé que « le triomphe des vaccins - développés et mis sur le marché en un temps record - est réduit à néant par la tragédie d’une distribution inégale

https://www.sudouest.fr/sante/coronavir ... 704166.php
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Covid19

Message par Duffy » 25 Oct 2021, 18:00

Merci pour l'article.
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Re: Covid19

Message par com_71 » 08 Nov 2021, 16:57

Une étude statistique menée sur un large échantillon confirme l'utilité de la dose de rappel :
https://www.futura-sciences.com/sante/a ... -8-mois%5D
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Re: Covid19

Message par Plestin » 12 Nov 2021, 07:22

Dans "Libération" du 11 novembre :
Covid-19

Vaccin : Amnesty International dénonce la gestion inéquitable de Pfizer envers des pays pauvres

Selon l’ONG, le laboratoire américain produit des «déclarations trompeuses» et ne fournit qu’une partie minimale de ses doses à des pays à «faible revenu».

La distribution inégalitaire des vaccins dans la lutte contre le Covid-19 partout dans le monde, et notamment dans les pays les plus pauvres, ne faisait guère de doute. Amnesty International le confirme ce jeudi en montrant du doigt la gestion inéquitable et tout en com’ de Pfizer, pointant les «déclarations trompeuses» du géant pharmaceutique. Dans un communiqué, l’association de défense des droits de l’homme assure que le labo américain «clame haut et fort que d’ici la fin de l’année, [il] aura fourni au moins un milliard de doses aux nations à revenu faible et intermédiaire», «la majeure partie des doses du vaccin Pfizer ont en fait atterri dans les pays à revenu “intermédiaire de la tranche supérieure” comme la Malaisie, le Mexique et la Thaïlande». Lésant ainsi les pays qui font partie des catégories à «faible revenu», et «revenu intermédiaire de la tranche inférieure». Soit les plus pauvres de la planète.

D’après Amnesty International, et selon des chiffres fournis par Pfizer, le laboratoire a envoyé au total deux milliards de doses, dont seulement 154 millions de doses (8% du total) à 42 pays à revenu faible et à revenu intermédiaire inférieur (15,4 millions à des pays à faible revenu).

Moderna et Johnson & Johnson aussi épinglés

Selon Patrick Wilcken, responsable du programme Entreprises, sécurité et droits humains de l’ONG, «ces entreprises peuvent tenter de manipuler les faits, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : elles continuent d’expédier la majeure partie de leurs doses dans les régions riches du globe».

Amnesty International ne tape pas seulement sur Pfizer : l’ONG épingle également les autres laboratoires fournisseurs de vaccins contre le Covid. En s’appuyant sur les données fournies par Airfinity, une société d’analyse des données scientifiques, Amnesty affirme que Moderna et Johnson & Johnson présentent également un piètre bilan en matière de distribution équitable de leurs vaccins : «Au cours des cinquante derniers jours, seules 100 000 des 52 millions de doses fournies [par Moderna] sont arrivées dans des pays à faible revenu.» Quant à Johnson & Johnson, le laboratoire n’aurait livré que «11% de ses vaccins à des pays à faible revenu, et 5% à des pays à revenu intermédiaire inférieur».
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Re: Covid19

Message par com_71 » 14 Nov 2021, 00:10

Article du Monde, 11 novembre 2021 :
Les manifestations du « Covid long » ne seraient pas forcément liées à l’infection par le SARS-CoV-2

Une étude menée sur la plus grande cohorte épidémiologique française suggère que d’un point de vue statistique, le fait d’être convaincu d’avoir eu le Covid-19 est davantage associé à des symptômes de type « Covid long » que d’avoir effectivement contracté la maladie.

Par Stéphane Foucart et Pascale Santi

Fatigue chronique, essoufflement, douleurs thoraciques, musculaires ou articulaires, troubles de la mémoire immédiate ou de la concentration, céphalées, anxiété… Plus d’un mois après avoir contracté le Covid-19, certaines personnes continuent d’éprouver une variété de symptômes persistants, parfois très invalidants. Une nouvelle terminologie, dite « Covid long », forgée par les patients, s’est peu à peu imposée pour décrire cette nouvelle entité pathologique. Mais celle-ci est-elle réellement due à l’infection par le nouveau coronavirus ?

Une explosive et méticuleuse étude épidémiologique, publiée lundi 8 novembre par la revue JAMA Internal Medicine, remet en cause l’éventualité d’un tel lien de causalité. Elle n’invalide pas le fait que certaines personnes puissent souffrir d’un syndrome post-infectieux mais suggère que, d’un point de vue statistique, c’est la conviction d’avoir été infecté par le SARS-CoV-2 qui est liée aux symptômes du « Covid long », plus que le fait d’avoir été bel et bien infecté.

Dans un contexte où de nombreux patients souffrant d’un « Covid long » estiment ne pas être pris au sérieux par la communauté médicale, ces travaux alimentent un vif débat. « Il faut faire attention : nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou nécessairement psychosomatiques, prévient d’emblée Cédric Lemogne (AP-HP, Inserm, Université de Paris), chef du service de psychiatrie de l’adulte à l’Hôtel-Dieu, et coordinateur de l’étude. Notre analyse se borne à suggérer que la présence de symptômes prolongés ne serait pas spécifiquement associée au fait d’avoir été infecté par le nouveau coronavirus, et non que ces symptômes n’existent pas. Puisque ces patients les ressentent, ces symptômes existent par définition. »

Un ou plusieurs symptômes persistants


Les chercheurs ont utilisé les données de la cohorte Constances, la plus grande cohorte épidémiologique française. Environ 30 000 de ses membres ont répondu à un questionnaire leur demandant en particulier s’ils pensaient avoir contracté le Covid-19, si un diagnostic ferme avait été posé, et s’ils souffraient d’un ou plusieurs symptômes persistants, plusieurs semaines après le début de la maladie.

Les chercheurs ont ensuite croisé ces réponses avec le statut sérologique de chacun des participants. Au cours de la période étudiée par les chercheurs – entre mars et novembre 2020 –, les tests PCR étaient difficiles d’accès : de nombreux participants enrôlés dans l’étude se sont vus diagnostiquer le Covid-19 sans validation solide. Ainsi certains sont convaincus d’avoir contracté la maladie mais leur sérologie est négative, suggérant qu’ils n’ont pas été infectés par le coronavirus. A l’inverse, certains n’ont pas ressenti de symptômes du Covid-19 mais leur séropositivité suggère qu’ils ont pourtant bel et bien été infectés. De manière plus banale, certains pensent avoir été infectés et leur sérologie est effectivement positive, d’autres sont convaincus ne jamais l’avoir été, en accord avec leur séronégativité.

« A partir de ces données, nous avons tenté de savoir ce qui, du statut sérologique ou de la conviction d’avoir été infecté, était le plus étroitement associé à des symptômes prolongés », explique M. Lemogne. Résultat : la conviction d’avoir été infecté est associée à une probabilité accrue de souffrir de 16 des 18 symptômes les plus communs du « Covid long ». Indépendamment de toute croyance, la seule séropositivité – indice d’un contact réel avec le nouveau coronavirus – est liée à la probabilité augmentée d’un seul trouble persistant : la perte d’odorat (anosmie), l’un des symptômes les plus spécifiques du Covid-19.

Tenir compte du fait que les anticorps anti-SARS-CoV-2 peuvent disparaître avec le temps

L’une des critiques méthodologiques portées à ces travaux est le fait que le résultat de la sérologie des individus enrôlés y est le témoin de l’infection par le SARS-CoV-2. « Entre mars et novembre 2020, les tests RT-PCR étaient très limités en France », rappelle l’épidémiologiste Viet-Thi Tran (Université de Paris, Assistance publique-Hôpitaux de Paris [AP-HP]), qui n’a pas participé à ces travaux. De son côté, Dominique Salmon-Ceron, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP), qui a mis en place l’une des premières consultations consacrées au post-Covid-19, estime que l’étude a été conduite par des équipes reconnues mais qu’elle « ne prend pas en compte le fait maintenant admis que certains sujets ayant fait un Covid avéré ne développent pas d’anticorps, ou les perdent très vite ». « Ces personnes ont donc une sérologie négative quand ils sont explorés pour des symptômes prolongés, précise Mme Salmon-Ceron. Le taux exact de sujets qui ont une sérologie négative après un Covid avéré est mal connu mais pourrait atteindre au moins 10 % des sujets. » Elle n’est pas « convaincue par l’interprétation que font les auteurs de leurs résultats ».

Pour Brigitte Ranque, spécialiste de médecine interne, à l’hôpital européen Georges-Pompidou et co-autrice de ces travaux, l’argument ne tient pas. « Il est vrai qu’environ 10 % des gens qui sont infectés par le SARS-CoV-2 ne développent pas d’anticorps, dit-elle. Mais cette proportion est trop faible pour avoir pu brouiller une analyse conduite sur plusieurs dizaines de milliers d’individus. » En outre, ajoute Mme Ranque, « le fait que l’anosmie soit le seul symptôme persistant associé à une sérologie positive est une preuve forte de la robustesse de notre analyse, puisque parmi tous les symptômes du “Covid long”, c’est celui qui est le plus spécifique du Covid-19 ».

En outre, les auteurs ont tenté de tenir compte du fait que les anticorps anti-SARS-CoV-2 peuvent disparaître avec le temps. « Nous avons répété l’analyse en fonction des dates auxquelles les sérologies ont été réalisées et les conclusions ne changent pas », dit M. Lemogne.

D’autres réserves sur la solidité de la sérologie comme indicateur de l’infection ont été soulevées : les tests sérologiques n’étant pas spécifiques à 100 %, il est possible que certains individus soient considérés comme séropositifs alors qu’ils n’ont jamais été en contact avec le SARS-CoV-2.

« Stress psycho-social »

Pour tester l’hypothèse d’un biais important lié aux limites de la sérologie, les auteurs ont réitéré leur analyse sans tenir compte de cet indicateur, en se limitant aux individus de la cohorte déclarant avoir été malade du Covid-19 et en utilisant, à la place de la sérologie, la validation par un test biologique (RT-PCR, test rapide…) ou par le diagnostic d’un médecin. « On retrouve alors des conclusions analogues », dit M. Lemogne.

Pour autant, la réalité des symptômes rapportés par les patients n’est pas mise en doute par ces travaux. « Il faut aussi prendre en compte le contexte sanitaire et la peur de l’épidémie qui engendrent un stress psycho-social », explique de son côté Jean Sibilia, immunologiste et rhumatologue au CHU de Strasbourg, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg. Dans ce contexte très anxiogène, « la persistance de symptômes est la conséquence de mécanismes multiples impliquant des éléments psychosociaux et des aspects liés à l’infection virale », ajoute-t-il.

Les associations de patients redoutent que ces résultats ne soient utilisés pour relativiser leur détresse et la réalité de leurs maux. « Cette étude fait l’objet d’interprétations que nous jugeons préjudiciables pour les patients et les professionnels de santé, a indiqué l’association #AprèsJ20, mardi 9 novembre. Une sérologie négative n’empêche pas de relever chez des malades certaines atteintes physiologiques, notamment des hypométabolismes cérébraux non compatibles avec une anxiété. »

Pour Cédric Lemogne, il est possible que de nombreux troubles au long cours, réels, aient été attribués au Covid-19 – l’événement sanitaire qui occupe tous les esprits et l’espace public depuis près de deux ans –, alors qu’ils seraient demeurés non attribués et sous le radar médiatique et médical en l’absence de pandémie. Les manifestations cliniques du « Covid long » recoupent celles de maladies rassemblées sous les termes de « fibromyalgie », « syndrome de fatigue chronique » ou encore « encéphalomyélite myalgique ». Des pathologies parfois lourdement handicapantes sans étiologie consensuelle, objets de peu de recherche et non reconnues par une part de la communauté médicale. Elles concernent pourtant, selon les estimations, jusqu’à 2 % de la population occidentale.
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Re: Covid19

Message par crazy horse » 27 Nov 2021, 09:44

article intéressant qui montre bien que les arguments rationnels peuvent avoir un échos favorable et à l'inverse l’attitude colonialiste de l’état français envers les Antilles ne répondant que par la brutalité est une impasse . la dernière provocation venant de Lecornu, ministre des Outre-mer se disant «prêt» à parler de l'autonomie de la Guadeloupe.

L'Espagne, le pays où le pass sanitaire ne fait pas débat et qui vaccine à toute allure
Nul besoin de recourir à l'obligation de la vaccination, pas besoin de discours présidentiels à répétition pour supplier et vaincre les réticences... non, de l'autre côté des Pyrénées, le consensus est total. Grâce à une confiance inébranlable des Espagnols dans leur système de santé et les vaccins, mais aussi à une forte solidarité familiale, le pays fait désormais figure de leader de la vaccination contre le Covid-19 dans l'UE. La barre des 70% de la population totalement vaccinée bientôt franchie, il file maintenant vers le cap des 90%....

https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 90500.html

Selon une étude britannique menée dans 15 pays et publiée en juin, 79% des Espagnols avaient confiance dans les vaccins contre le coronavirus, contre seulement 62% des Américains, 56% des Français ou 47% des Japonais. Photo d'illustration: une plage de Majorque, en Espagne, le 8 août. (
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Re: Covid19

Message par Zorglub » 27 Nov 2021, 10:34

Les chiffres datent, le Portugal est désormais à 88%, l'Espagne à 80%.
Le graphique suivant (source Berliner Morgenpost) corrèle incidence et taux de vaccination : https://fr.statista.com/infographie/26183/taux-incidence-covid-19-pays-europeens-et-de-taux-vaccination/.
Quant à l'étude dont parle l'article cité par com71, s'il ne fait pas consensus, j'entendais sur France Culture comment les auteurs s'y sont pris pour éliminer tous biais statistiques et cela paraissait solide (mais je ne suis malheureusement pas chercheur).
Après les "électro-sensibles", le faible taux de vaccination de pays européens passant pour avancés et les Covid longs ? Témoignage d'une société déliquescente où la science et ses progrès sont remis en cause.
Zorglub
 
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