fil "interventions de La Riposte"

Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 19 Mai 2021, 15:44

Salut camarades,

Solidarité avec les fondeurs de la FDB ! Ni fermeture, ni revente ! En finir avec des aides publiques sans contrepartie et sanctionner les grands actionnaires par l’expropriation !

Lutte décisive à la Fonderie de Bretagne !
19 mai 2021, sur le site de La Riposte
Par Boris Campos, PCF 56

https://www.lariposte.org/2021/05/lutte ... -bretagne/

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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 20 Mai 2021, 08:39

Salut camarades,

Pourquoi les salariés d’Amazon ont-ils voté contre les syndicats ?
Le mercredi 19 mai 2021, sur le site de La Riposte
Par Fabien Lecomte, PCF et CGT 86

https://www.lariposte.org/2021/05/s-des ... syndicats/

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Tout le monde connaît Amazon et parmi les lecteurs vous être très nombreux à avoir une mauvaise opinion de cette entreprise. D’ailleurs, existe-t-il un seul lecteur de La Riposte qui en a une bonne opinion ? Cependant, force est de constater que l’entreprise a bouleversé la vie américaine et est en cours de transformer en profondeur celle de la France et des pays occidentaux.

Aux États-Unis, Amazon est le deuxième employeur privé du pays après les hypermarchés Walmart. Mais il est prévu qu’il les dépasse d’ici deux ans. Plus d’un million d’Américains travaillent chez Amazon, soit l’équivalent d’un actif sur 150. Pour autant, l’entreprise n’a aucun syndicat implanté et représentatif. Pire encore, après un premier échec en 2014, les syndicats ont une nouvelle fois échoué malgré une campagne médiatique remarquable. Sur les 5805 employés que compte l’entrepôt Amazon de Bessemer (Alabama), 738 ont voté pour la création d’un syndicat et 1798 ont voté « non ». Comment un tel échec est-il possible dans une entreprise où les conditions de travail sont aussi mauvaises ?

Les témoignages des salariés d’Amazon sont accablants : « Je ne comprendrais jamais comment une personne saine d’esprit peut organiser un système pareil et s’attendre à ce que les gens aient une vie épanouie », voilà comment une employée américaine décrit ses conditions de travail. Des salariés sont parfois obligés de pisser dans des bouteilles ou alors retenir des envies pressantes impossibles à soulager, compte tenu des cadences. Des heures supplémentaires sont annoncées à la dernière minute. « Avec des journées de dix, onze, douze heures, comment fait-on pour la famille ? On s’inquiète des enfants qui traînent dehors, mais le système est-il conçu pour que le père et la mère soient à la maison ? » Bien sûr que non, car seuls l’argent et la productivité comptent chez Amazon. Rajouter toujours plus de technologie, selon l’esprit malade de capitalistes, cela donne des tâches chronométrées à la seconde et suivies par un algorithme d’ordinateur : « Je m’identifie sur l’ordinateur, scanne les codes-barres. L’ordinateur calcule le temps perdu entre deux scans. En gros, pour la machine, c’est du temps où tu ne fais rien, mais cela dépend forcément des produits qui te tombent entre les mains. » Entre un code-barre défectueux, un gros colis ou un bon de réduction, le diable apparaît dans les détails. À côté de cela, Amazon sait exacerber les pires penchants humains : « Ils organisent la compétition entre nous, tout le temps. À celui qui place le plus de produits sur les rayons, ils offrent quinze minutes de pause supplémentaire. ». Quel cynisme capitaliste !

Dans de telles conditions de travail, on a du mal à comprendre, à première vue, que la majorité des salariés refusent de s’organiser pour améliorer leurs conditions de travail, et pourtant, c’est le cas. Mais si les salariés étaient pleinement conscients et libres de leur choix, cela aurait probablement changé les choses. Pour comprendre les raisons du vote, il faut d’abord se tourner vers les actions d’Amazon dont la direction ne compte pas faire « rentrer le loup syndical dans sa bergerie si bien gérée ». Tout d’abord il faut noter que l’ensemble des actions d’Amazon qui vont suivre sont rendues possibles par le système du Code du travail états-unien. Aussi la législation et la fiscalité sont encore plus favorables aux entreprises en Alabama. Ce n’est pas un hasard si la seule usine Mercedes au monde sans syndicat se trouve dans cet État. Amazon, avec des moyens financiers illimités et une maîtrise très poussée de l’outil technologique, allait peser de tout son poids dans le vote.

La toute première action d’Amazon a été de proposer une prime de démission afin que les employés mécontents ne participent pas au vote. Par ce biais, ils ont fait partir 250 personnes. Mais si la carotte ne fonctionne pas, Amazon n’hésite pas à utiliser le bâton. Plusieurs employés qui ont tenté de se syndiquer évoquent des comportements brutaux, des menaces et des représailles, dont des licenciements abusifs d’employés en arrêt maladie. Afin de joindre la parole à l’acte, ils ont affiché dans les salles de repos une feuille où il est noté : « Nous ne vous menacerons pas de vous licencier, nous ne vous interrogerons pas sur vos activités syndicales, nous ne vous surveillerons pas ; nous ne vous menacerons pas de représailles ». Vous pouvez imaginer qu’en exposant noir sur blanc à quoi s’exposent les syndicalistes potentiels, l’effet produit est garanti. À côté de cela, pendant la campagne, Amazon a engagé des union-busters [casseurs de syndicats] pour organiser la contre-attaque. Les employés ont été bombardés de textos décrivant le syndicat comme un envahisseur extérieur. « Ne laissez pas des étrangers diviser une équipe qui gagne ! […] « nous pensons que vous ne devriez pas payer un intermédiaire pour qu’il s’exprime à votre place ni payer des cotisations pour obtenir ce que vous avez déjà gratuitement ». En parallèle, la rumeur est lancée par la direction qu’Amazon pourrait tout bonnement fermer l’usine en cas de « trahison », comme Walmart l’a fait à plusieurs reprises, après la création de syndicats sur place. Pour appuyer son propos, la direction a organisé des « sessions d’information » collective et obligatoire sur les « conséquences » d’un syndicat dans l’usine.

Cette campagne de désinformation a porté ses fruits, manifestement, par le vote, mais aussi dans l’esprit des salariés. Lorsqu’un journaliste américain les a interviewés sur le parking, les salariés évoquent « des syndicats voleurs, désireux de prendre une partie de leur argent ». C’était l’un des arguments phares d’Amazon qui a même créé un site internet à ce propos, intitulé « Do it Without Dues » [Faites-le sans cotisations]. Un autre salarié explique qu’il votera contre, car, dans son précédent emploi, « les syndicats n’ont servi à rien ». Il arborait un pin’s marqué « voter non » et il explique que ce sont les managers qui les distribuent dans l’entrepôt « pour que tout le monde les porte ».

Cependant, il faut bien reconnaître que les syndicats ont aussi des questions à se poser dans cette affaire. Les actions d’Amazon ne sont pas nouvelles, ni dans l’entreprise actuelle ni dans l’histoire du capitalisme, où le e patronat américain a eu recours à des brigades patronales ayant pour but de tabasser les syndicalistes. Les syndicats ont eu du mal à gérer les problèmes liés à la rotation du personnel dans l’entreprise. Les mauvaises conditions de travail font que peu de salariés ont beaucoup d’ancienneté. Ce phénomène s’accompagne d’une absence de perspectives dans l’entreprise. Si vous ne savez pas si vous allez rester ou pas, pourquoi s’organiser dans un syndicat et risquer sa place ? Faire passer les communiqués syndicaux dans une entreprise comme Amazon est extrêmement difficile, et les quelques dizaines de salariés déterminés et courageux – mais sans beaucoup d’expérience du syndicalisme – ont dû compter sur les réseaux sociaux pour se faire entendre, ou sur la diffusion de tracts au carrefour donnant accès à l’entreprise. Les syndicalistes en action, mais sous les caméras de surveillance de l’entreprise, avaient du mal à engager un dialogue avec les autres salariés. Enfin, ce qui est certain c’est que pour l’essentiel des travailleurs de l’usine d’Amazon, la peur de perdre leur emploi, leur salaire et leur couverture sociale a pesé plus dans la balance que ce qu’ils pouvaient hypothétiquement espérer gagner.

Il est difficile d’imaginer une conclusion positive possible dans cette histoire, du moins à court terme, mais nous sommes persuadés que la situation actuelle ne peut pas durer indéfiniment dans les usines Amazon. Cependant, la solution ne peut venir que de l’intérieur de l’entreprise. D’ailleurs la principale erreur des syndicats américains c’est d’avoir pensé qu’il était possible d’impulser une organisation syndicale en dehors de la construction d’un mouvement de masse dans l’entreprise. Cette stratégie, les Américains la revendiquent en l’appelant le hot shopping, c’est-à-dire essayer de profiter d’un mouvement de colère soudain (lié, dans ce cas, aux dangers sanitaires auxquels la force de travail était exposée) pour lancer une organisation syndicale, sans avoir mené un travail de fond au préalable. Nous avons du mal à croire que cela puisse être efficace, car à la différence de la colère, la prise de conscience des travailleurs n’est jamais spontanée et immédiate.

Tout n’est pas totalement négatif, cependant. Cette histoire a été l’occasion de mettre en exergue le droit du travail aux États-Unis, mais aussi de voir que l’opinion publique est très favorable à la création des syndicats dans les entreprises. Les choses bougent aux États-Unis. La situation sociale reste potentiellement explosive et, tôt ou tard, les salariés trouveront une solution, même là où tout semble très difficile. Les mouvements massifs autour de Black Lives Matter ont montré que le peuple américain ne manque ni de créativité militante ni de détermination dans la lutte pour la justice sociale.


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 11 Juin 2021, 15:46

Salut camarades,

Le PCF doit imposer un changement de cap dans la campagne présidentielle. La démagogie sécuritaire, la participation à la manifestation réactionnaire du 19 mai et, depuis l'écriture de cet article, la demande de renvoyer dans leur pays d'origine les demandeurs d'exile déboutés, sont lourdes de conséquences, non seulement pour la campagne, mais aussi pour l'avenir du PCF.

https://www.lariposte.org/2021/06/demag ... n-roussel/

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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par artza » 12 Juin 2021, 06:32

L'avenir du PCF ne peut être que nuisible aux travailleurs.

Prouvé depuis grosso-modo 85 ans.

Tiens une question j'ai aperçu ces derniers temps quelques trentenaires battant le pavé pour le PC, réapparaitre à ce qui fut il y a...20 ans des postes de l'Huma.

Qu'est-ce qui les fait rêver...j'vous l'paye Emile, le gouvernement Jospin.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 16 Juin 2021, 11:01

Salut camarades,

Mexique : grève à l’université nationale autonome
15 juin 2021, article publié sur le site de La Riposte

https://www.lariposte.org/2021/06/mexiq ... -autonome/

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Entretien avec Viridiana, enseignante et chargée de travaux dirigés à la UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique)

Tu es impliquée dans la grève au sein du département de science. Pourrais-tu nous expliquer les raisons qui ont poussé les professeurs à se mettre en mouvement ?

Je suis une professeur “de asignatura” en Mathématique (statut comparable à celui de contractuel en France, NDLR). À la UNAM, nous sommes 75% de l’ensemble des professeurs à exercer sous ce statut. Notre contrat peut être renouvelé de semestre en semestre ou bien ne pas être renouvelé. Nous sommes donc dans la précarité. De plus, nous avons des salaires plus bas que les professeurs titulaires. Dans le contexte du Covid, un problème latent depuis plusieurs années a pris des proportions insupportables. C’est un problème concernant la rémunération qui touche l’ensemble de l’université et en particulier le département scientifique où je travaille.

Il y a une loi au Mexique qui interdit aux employeurs de ne verser les salaires que plusieurs mois après le travail effectué. Eh bien l’UNAM ne respecte pas la loi ! Nous ne sommes pas payés pendant plusieurs mois. Avant, on te payait 6 mois après au maximum. Maintenant, cela peut être huit ou neuf mois voire un an après ! Mais ce n’est pas tout. On s’est rendu compte que lorsque le salaire est versé, il est inférieur à ce qu’il devrait être. Il y a donc une seconde infraction à la loi. Dans mon cas, je devais recevoir 20 000 pesos et je n’en ai reçu que 3 000 !

Les autorités utilisent le contexte du Covid comme un prétexte. Elles expliquent les lenteurs administratives par le télétravail et les arrêts maladie liés à la pandémie. Mais nous savons d’expérience que c’est une pratique qui dure depuis des années, surtout à la Faculté de Sciences. Simplement, avec le Covid, le problème a gagné en ampleur.

C’est pour cette raison qu’un mouvement a été lancé en mars 2021. Des professeurs ont arrêté le travail mais officiellement on ne peut pas parler de grève. Ici, les syndicats de l’UNAM sont des syndicats “charro“, ou “jaunes”, au service de la direction de l’université. Ils prétendent que le problème sera bientôt résolu. Ils le minimisent. Pour que le mouvement soit reconnu comme une grève, il faudrait que les syndicats déposent un préavis de grève, mais ils ne l’ont pas fait. Nous avons arrêté de travailler tout de même, avec le soutien des étudiants. L’université est complètement paralysée… mais il n’y a pas de grève !

Comment la direction a-t-elle réagi ?

La direction de l’université a communiqué sur plusieurs registres afin d’affaiblir le mouvement. Les grévistes ont eu droit à un discours culpabilisant. La direction a également fait appel à la Constitution et au droit à l’éducation pour discréditer les professeurs favorables à l’arrêt des cours. Il y a eu aussi une campagne d’intimidation auprès des étudiants, en leur expliquant que si le mouvement se poursuivait, ils n’auraient pas leur semestre et perdraient leur bourse. L’expérience des luttes passées nous démontre le contraire : en 1999, il y a eu une grève de 9 mois pour défendre la gratuité de l’université. Au final, aucune des menaces mises en avant aujourd’hui ne s’est réalisée.

La direction dispose encore d’un atout puissant. Dans chaque faculté en lutte, il y a des assemblées générales hebdomadaires. Pendant ces assemblées, dans notre département, on s’est rendu compte que certaines personnes agissaient comme si elles étaient envoyées par la direction, pour proposer de terminer la grève. Elles s’y prennent en expliquant que les revendications sont justes, mais que la grève est contre-productive. Ces personnes ont commencé à jouer un rôle de division dans les assemblées, et pas seulement dans la Faculté des Sciences. Au Mexique, on les appelle des “esquiroles“, des personnes à double visage, qui font mine de soutenir le mouvement, mais agissent en fait dans l’intérêt de la direction. Leur discours trompeur a commencé à gagner de l’influence. Par exemple, la proposition de faire des votes en ligne est venue de ces personnes, et puis, lors des votes, on s’est rendu compte qu’elles en profitaient pour voter plusieurs fois ! C’est par ce procédé qu’elles sont parvenues à se faire élire comme délégués pour les négociations avec la direction. Ils vont négocier la fin de la grève, mais nous savons d’avance qu’avec de tels “représentants”, nous n’aurons pas la fin des pratiques illégales, ni moins de précarité, ni de meilleurs salaires.

Il y a aussi une assemblée universitaire réunissant l’ensemble des départements : économie, sciences humaines et sociales, médecine, etc. Et là aussi, on voit des personnes qui défendent la direction et qui cherchent à nous faire taire. Il y a une bataille pour savoir qui peut voter lors de ces assemblées. Comme l’élection de nos représentants a été frauduleuse, nous nous opposons à la limitation du droit de vote à ces représentants et demandons que chaque participant puisse voter.

Des négociations sont en cours, mais nous sommes certains de ne rien y gagner puisque nos “représentants” ont les mêmes idées que la direction. C’est pourquoi, avec celles et ceux qui ont décidé de poursuivre le mouvement, nous avons décidé de ne pas reconnaître leur délégation. Donc, il y a depuis la semaine dernière deux assemblées qui se réunissent séparément. Nous continuons la grève, mais dans l’autre assemblée ils sont en train de négocier la fin de la grève. Nous sommes donc dans une situation un peu critique.

Et les étudiants ?

Depuis le début, nous sommes soutenus par les étudiants. Chaque fois qu’il y a eu des votes pour savoir si les étudiants soutenaient la grève, la majorité a dit oui à plus de 70%. Mais nous craignons que ceux qui se sont désignés comme délégués affaiblissent le mouvement. C’est ce qu’il s’est passé dans d’autres départements. Les autorités ont pu envoyer un communiqué officiel pour annoncer la reprise des cours. En réaction, des étudiants ont décidé de boycotter les cours, voire d’occuper les locaux. Mais dans certains départements, cela a mis fin au mouvement, en particulier dans les départements moins combatifs, comme celui de la médecine.

Quelles sont vos revendications ?

En tant que professeurs de asignatura, nous n’avons pas le droit de travailler à temps plein. C’est un temps partiel subi. Nous n’avons pas le droit de travailler plus de douze heures par semaine, et nous sommes payés 100 pesos par heure. Nous devons avoir deux ou trois emplois à la fois pour survivre, soit comme enseignant dans d’autres écoles, soit en travaillant dans d’autres domaines. Je travaille par exemple dans une autre université et aussi sur des missions de recherche à durée déterminée. Nous sommes dans la plus grande précarité avec un bas salaire qu’ils paient non seulement en retard, mais aussi qu’ils ne versent que partiellement. Nous sommes exploités.

Les autorités nous répondent qu’il n’y a pas suffisamment d’argent dans les caisses de l’université pour augmenter les salaires. Mais on sait que ce n’est pas vrai. C’est une université autonome, mais son financement est public. La somme versée chaque année à l’université est suffisante, mais il y a une mauvaise utilisation de cet argent. Les occupants des postes de direction et d’administration gagnent beaucoup plus que nous, et certains gagnent même plus que le président de la République ! Le directeur de l’UNAM, par exemple, est payé 200 000 pesos par mois, et c’est à peu près pareil pour les directeurs des autres départements. Pendant ce temps, les professeurs de asignatura ne gagnent, eux, que 1000 pesos par mois. Il y a aussi le problème de la corruption. Sur le budget alloué au mobilier du bureau du directeur, par exemple, il s’est acheté un sofa à 100 000 pesos. C’est une façon de détourner de l’argent. Certains se paient des gardes du corps avec l’argent de l’université.

Avec cette grève, on veut que les choses commencent à changer. Au minimum, il faut que la loi soit respectée. Mais nous demandons plus que cela. L’université n’est rien sans les professeurs. Nous en représentons 75% et nous sommes traités de manière indigne. C’est inacceptable dans la meilleure université du pays.

Propos recueillis le 07/06/21


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 05 Juil 2021, 16:27

Salut camarades,

Sortir de la politique politicienne, faire peau neuve
5 juillet 2021, article publié sur le site de La Riposte
Par Romuald Ternisien. CGT, PCF.

https://www.lariposte.org/2021/07/sorti ... ternisien/

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Nous publions ici un projet de texte sur la politique interne du PCF, rédigé par Romuald Ternisien, secrétaire général CGT Cheminots de Saint-Denis et militant PCF.

Au lendemain des élections départementales et régionales, le Parti communiste français sort une nouvelle fois renforcé, renforcement qui fait suite à celui du sénat et des élections municipales… Évidemment les médias libéraux, qui ont démontré leur incompétence lors des derniers scrutins en mettant LREM et le rassemblement national en haut de l’affiche ne parlent pas des communistes, sauf en cas de défaite, il est évident que les gardiens du pouvoir en place ne feront pas de pub pour l’ennemi de classe.

Pourtant il n’y avait que peu de doutes pour les militants du Parti communiste, après la crise des gilets jaunes et le mouvement social déjà historique contre la réforme des retraites à points, la nécessité du communisme se faisait sentir dans les luttes sociales, dans les villes, les campagnes. Mais c’est un communisme convaincu, convaincant, assumé, anticapitaliste et porteur d’un projet fort dont il faut parler !

Si ici et là il y a du renouveau « convaincant », la plupart des candidatures portées par le Parti communiste français sont des candidatures « professionnelles » déjà maire, déjà conseiller départemental ou régional, déjà candidat pour X élections jamais remportées, des cadres internes sortis pour l’occasion des candidatures pour le coup “convaincues” plus que convaincantes… où sont les nouveaux ?

Ou sont les salariés acteurs des luttes sociales ? De par leur expérience en entreprise seule ou par le biais du syndicalisme ils apporteront à la politique communiste le côté organisationnel et rapport de force ! Ils doivent être mis en avant sur les listes, ils sont la société, ils parleront aux 30 millions de travailleurs !

Où sont les paysans, salariés agricoles ? Créateurs d’une richesse d’un autre genre, travaillant la terre, nourrissant les peuples, ils doivent prendre part à l’émancipation politique, apporter au plus vite la nécessité d’une agriculture nouvelle pour une société nouvelle…

Sans revenir sur nos idéologies de base, si le salarié d’usine peut s’en sortir sans le patron, les salariés agricoles peuvent s’en sortir sans les propriétaires terriens ! Il est logique d’utiliser l’outil d’émancipation qu’est le parti pour les organiser ensemble !

Enfin, où sont les jeunes ? Sans tomber dans le jeunisme, en France la moyenne d’âge des élus municipaux est de 64 ans (64 pour les hommes, 62 pour les femmes) un parti qui veut changer la société ne peut le faire sans la jeunesse.

Mais pour garder la jeunesse, il faut une réelle stratégie de mise en responsabilité, de partage des valeurs, de formation rapide ! Travailler avec des jeunes c’est aussi accepter que « l’âge et l’expérience ne rendent pas plus intelligent », c’est accepter les idées contraires et de laisser parfois les jeunes se planter, ils viendront eux-mêmes chercher conseil derrière !

C’est par un renouvellement des « têtes » publiques, et des responsables internes, sortant partout où c’est possible du carriérisme politique que nous offrirons le PCF dont les Français ont besoin pour s’émanciper du capitalisme dévastateur.

Le renouveau se fera aussi par un projet politique fort répondant à l’idéologie communiste comme aux enjeux de notre temps ! Mais c’est une autre histoire…


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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par com_71 » 05 Juil 2021, 16:34

"Le PCF dont les Français ont besoin" !
Les Français d'abord ?
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 05 Juil 2021, 18:08

Salut camarade Com,

com_71 a écrit :Les Français d'abord ?


Sûrement pas, j'aurai préférer le terme travailleur, qui englobe toute la classe ouvrière, pas que les français...

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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Plestin » 05 Juil 2021, 19:01

"Le PCF sort une nouvelle fois renforcé..." suite aux élections régionales et départementales ? D'où ça sort ? J'en ai vu quelques-uns du Val-de-Marne tirer la gueule...
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Re: fil "interventions de La Riposte"

Message par Gayraud de Mazars » 05 Juil 2021, 19:47

Salut camarade Plestin,

Plestin a écrit :"Le PCF sort une nouvelle fois renforcé..." suite aux élections régionales et départementales ? D'où ça sort ? J'en ai vu quelques-uns du Val-de-Marne tirer la gueule...


Mis à part la perte pour le PCF du département du Val-De-Marne, ce qui est une défaite grave, en nombre d'élu(e)s et c'est arithmétique au plan national, le PCF progresse significativement tant aux Régionales qu'aux Départementales...

On assiste à un doublement du nombre de conseiller(e)s régionaux communistes, passant de 29 à 62 élu(e)s, et à l’entrée d’élu(e)s communistes dans 17 conseils départementaux, où le PCF était absent.

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