Diversité... des oiseaux

Et lutte contre les pseudo-sciences et les obscurantismes

Re: Diversité... des oiseaux

Message par Gehyra marginata » 24 Sep 2021, 13:49

Effectivement, le seul bec crochu du fil pour le moment semble être le Grand Éclectus (Eclectus roratus) cité pour son inhabituel dimorphisme sexuel, ayant déjoué longtemps les taxonomistes, présent en Papouasie et alentours (mais dont un couple a élu domicile dans la Dombes, contraint par l'homme il est vrai, au Parc des Oiseaux).
Bien content d'être stimulé à me mettre au courant de l'état de l'art sur la phylogénie des becs crochus, ma dernière lecture à ce sujet, un texte datant d'avant la démocratisation des analyses génétiques, faisant état d'une hypothèse apparentant ces derniers aux rapaces nocturnes :o
Pour en rester aux passereaux pour l'instant, je me scandalise de l'absence du camarade Travailleur à bec rouge (Quelea quelea) qui serait l'oiseau le plus nombreux au monde à l'état sauvage.
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par com_71 » 24 Sep 2021, 14:31

Salut, perdreau de la dernière fête. En lisant ton pseudo, j'ai pensé à gériatre marginal. L'ami Plestin vient de me rassurer.
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par Gehyra marginata » 24 Sep 2021, 15:28

Un gériatre marginal...

Ado, en même temps que le naturalisme amateur, je me suis intéressé à l'émancipation de l'Homo sapiens par l'organisation des producteurs unis contre les propriétaires, perspective marginale à certains moments mais que les périodes de révolte remettent dans de très nombreuses têtes et dans l'actualité.
Ayant maintenant le triple de cet âge, n'ayant renoncé ni au spectacle de la nature en mouvement ni à militer pour la facette communiste de cette histoire, en vertu de la jolie formule de Reclus "L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même", je m'insurge contre la double erreur de considérer tant les dinosaures aviens que le mouvement ouvrier comme des sujets de gériatrie alors qu'ils sont radicalement notre présent :lol:
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par Plestin » 25 Sep 2021, 07:14

Gehyra marginata a écrit :Pour en rester aux passereaux pour l'instant, je me scandalise de l'absence du camarade Travailleur à bec rouge (Quelea quelea) qui serait l'oiseau le plus nombreux au monde à l'état sauvage.


Effectivement, les Plocéidés (tisserins...) n'ont pas encore été traités, mais ça viendra... Il existe d'ailleurs aussi un travailleur à tête rouge et un travailleur... cardinal !
Plestin
 
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par Gehyra marginata » 04 Oct 2021, 14:08

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... gQSJQIKSgc Fort logiquement, c'est le cas de le dire, certains chercheurs ont des pistes d'investigation originales concernant les corvidés !
Gehyra marginata
 
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par com_71 » 11 Nov 2021, 00:42

Le Monde, 09 novembre 2021 a écrit :Les chants des oiseaux en voie de disparaître de nos paysages sonores

Une équipe de recherche sur l’évolution des « paysages sonores » d’Europe et d’Amérique du Nord conclut à un appauvrissement des combinaisons de chants produits par les communautés d’espèces.

Quand, à l’orée du printemps, le citadin veut reprendre contact avec la nature, il flâne dans les parcs, la campagne et les forêts, le cœur bercé par les piaillements, roucoulements et autres gazouillis d’oiseaux. Mais cet élément audible du patrimoine naturel, nécessaire à notre bien-être, serait-il lui aussi menacé ?

C’est ce qu’a voulu savoir une équipe internationale en tentant d’établir comment les « paysages sonores » d’Europe et d’Amérique du Nord ont évolué au cours de ces vingt-cinq dernières années. Simon Butler, de l’université d’East Anglia (Royaume-Uni), et ses collègues expliquent, dans Nature Communications du 2 novembre, comment ils ont combiné des données de suivi de populations avec des enregistrements de chants afin de reconstituer l’activité biophonique des oiseaux sur un quart de siècle. Le tout à travers 200 000 sites des deux continents. La conclusion est hélas pénible à entendre : plus le temps passe et plus la symphonie printanière s’appauvrit.

Lancées voici un demi-siècle, les campagnes de suivi des communautés d’oiseaux mobilisent des volontaires qui, au printemps, procèdent à des comptages sur les zones de quatre kilomètres carrés qui leur sont assignées. En France, le programme Suivi temporel des oiseaux communs du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) maintient depuis trente-deux ans une surveillance sur 2 900 sites.

« Ce travail de longue haleine a permis de mettre en évidence un fort déclin des populations, notamment dans les milieux agricoles où les espèces spécialisées, comme l’alouette des champs, sont peu à peu remplacées par des espèces généralistes telles que le pigeon ramier ou la mésange charbonnière », indique Benoît Fontaine, son coordinateur au MNHN.

L’« éco-acoustique », une jeune discipline

Comment ces changements affectent-ils le panorama sonore de nos villes et de nos campagnes ? La question n’est pas futile : les oiseaux étant plus souvent entendus qu’aperçus, leurs chants constituent l’une de nos rares connexions avec la vie sauvage.

Pour y répondre, Simon Butler et ses confrères ont commencé par attribuer à chaque oiseau recensé un enregistrement de chant de vingt-cinq secondes correspondant à son espèce. Puis, ils ont mélangé ces vocalises de façon à créer des paysages sonores artificiels de cinq minutes, aussi proches que possible de ceux perçus par les volontaires, sur chaque site et pour chaque époque, au moment des observations. Enfin, ils ont analysé ces fichiers audio à l’aide des outils de l’« éco-acoustique ».

Cette jeune discipline, créée en 2014 sous l’impulsion du MNHN et de l’université d’Urbino (Italie), étudie les paysages sonores naturels en vue de répondre à des questions d’ordre écologique, comme, par exemple, la façon dont la diversité des espèces évolue selon le type d’habitat. Elle a développé des techniques pour analyser automatiquement les milliers d’heures d’enregistrement qu’elle recueille sur ses lieux d’expérimentation. « L’un de ces procédés consiste à compresser les fichiers audio par paquets d’une minute de façon à en extraire jusqu’à une cinquantaine d’indicateurs caractéristiques de la richesse et de l’abondance des sons captés », explique Sylvain Haupert, ingénieur de recherche CNRS au MNHN.

C’est sur la base de ces indices que le groupe de Simon Butler a établi que les paysages sonores s’étaient dégradés en termes de complexité et de variété. « Cette étude est originale. Elle montre que le déclin des populations d’oiseaux se manifeste au niveau des combinaisons de chants produites par les communautés d’espèces, estime Sylvain Haupert. En revanche, elle ne dit rien de la perception de ce phénomène par les humains. »

Vahé Ter Minassian
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Diversité... des oiseaux

Message par Plestin » 20 Déc 2021, 17:25

Nous pouvons faire un petit tour du côté d'une famille d'oiseaux dont le nom est familier à chacun mais dont beaucoup ne savent sans doute pas à quoi ils ressemblent : les alouettes.

Les alouettes font partie de la famille des Alaudidés qui est présente en Europe, Afrique, Asie et Océanie, et dont une seule espèce habite l'Amérique du Nord. Les Alaudidés comptent près d'une centaine d'espèces d'oiseaux appelées alouettes, cochevis, sirlis, ammomanes ou moinelettes. Sur un plan phylogénétique, elles sont relativement proches des mésanges (elles ont des ancêtres communs relativement proches) bien qu'elles ne leur ressemblent ni par le plumage ni par le comportement.

La plupart de ces oiseaux ont un plumage aux couleurs ternes ou neutres, dans les tons gris, brun, roux, beige et blanc, avec parfois du noir, se fondant souvent dans l'environnement, souvent strié ou écaillé dans les milieux herbeux et uni en zones désertiques. Point de plumages spectaculaires donc, bien que plusieurs espèces arborent une huppe ou des aigrettes (et plus rarement une touche de couleur un peu plus vive). Ce sont des oiseaux typiques des espaces découverts, depuis les prairies et champs des régions tempérées ou tropicales jusqu'aux steppes et aux déserts. Leurs mœurs sont plutôt terrestres : ils se déplacent au sol en marchant ou en courant plutôt qu'en sautillant, et leur course ressemble à une marche étrange très accélérée. Ils se nourrissent de graines et de petits invertébrés en fouillant le sol (les espèces plutôt granivores ont un bec fort et celles plutôt insectivores un bec fin) ; les graines ne sont pas décortiquées et sont volontiers avalées avec un peu de sable ou de petits graviers qui serviront à les abraser ! Ils nichent au sol. Leur chant est parfois très élaboré et les Alaudidés mâles ont la particularité de chanter y compris en vol, lors de la parade nuptiale.

Onze espèces peuvent se rencontrer en Europe pendant au moins une partie de l'année (dont sept en France) et quatre autres peuvent s'y observer accidentellement. La majorité des autres espèces vit en Afrique et dans le sud-ouest de l'Asie (du Proche-Orient à l'Inde et à l'Asie centrale). Les 7 espèces que l'on peut rencontrer en France sont l'alouette des champs, l'alouette lulu, l'alouette calandrelle, l'alouette calandre, l'alouette hausse-col (seulement l'hiver), le cochevis huppé et le cochevis de Thékla, leurs noms sont soulignés dans le texte pour faciliter leur repérage par le lecteur. D'autres espèces peuvent occasionnellement s'égarer en France.


L'alouette des champs (Alauda arvensis)

L'alouette des champs, appelée "alouette du ciel" (skylark) par les anglophones, est l'espèce la plus répandue en Europe de l'Ouest et en France. Elle occupe pratiquement toute l'Eurasie, sauf les régions situées au-delà du cercle polaire arctique et sauf l'Asie du Sud-Est. Elle vit également dans tout le nord de l'Afrique. L'espèce a aussi été introduite par l'homme en Amérique du Nord et en Australie. Les populations les plus nordiques sont migratrices, passant l'hiver en France, en Belgique ou dans le sud de l'Inde. En France il y a donc à la fois des populations sédentaires et, l'hiver, des populations migratrices venues du nord.

Cet oiseau mesure environ 19 cm de longueur, soit moins qu'un merle noir (23 cm) mais plus que la plupart de nos petits oiseaux. Familière aux travailleurs des champs, l'alouette est bien présente dans les comptines, chansons et expressions populaires. Vivant à l'origine dans les milieux de pelouse naturelle ou les landes, l'alouette des champs a su tirer parti depuis longtemps de l'avantage procuré par les vastes surfaces cultivées en herbes ou céréales (elle apprécie également les vastes terrains ouverts des aéroports !), mais comme elle niche au sol, l'intensification de l'agriculture l'a rendue vulnérable aux engins agricoles dans les champs cultivés. L'utilisation d'insecticides et d'herbicides limite aussi la variété de son alimentation. L'espèce subit enfin la prédation de nombreux petits carnivores et rapaces, surtout lors de la nichée. Sa population est en déclin partout mais elle n'est pas pour autant considérée comme menacée dans la majeure partie de son aire de répartition... sauf en France.

L'alouette des champs est principalement granivore et mange toutes sortes de graines, en particulier celles des graminées (sauvages ou cultivées) ; elle est capable de fouiller le sol, les débris végétaux ou même la neige pour les trouver. En hiver et au début du printemps, si les graines sont trop rares, elle peut compléter son régime avec des feuilles tendres, et en période de reproduction les jeunes sont nourris abondamment avec des insectes, larves et autres petits invertébrés, nourriture indispensable (comme chez beaucoup d'autres oiseaux) pour assurer une croissance rapide aux jeunes.

Les plumes de la tête sont érectiles : l'oiseau peut les dresser pour former une huppe, ou les replier, à volonté. Le plumage est dit cryptique : il se confond parfaitement avec le milieu, en l'occurrence la terre des champs labourés ou les herbes du sol. Il est quasiment identique chez les deux sexes. Les mâles ne se distinguent donc pas par leur plumage, mais ils ont un autre moyen pour se rendre visibles en période nuptiale : un vol très caractéristique accompagné d'un chant très complexe et ininterrompu. Le comportement du mâle alouette en vol est remarquable : l'oiseau chante puis s'élève brusquement presque à la verticale en continuant de chanter ; il effectue un vol papillonnant, parfois presque stationnaire, parfois décrivant des cercles, la queue largement étalée, puis commence à redescende avant de regagner d'un coup le sol en se laissant tomber comme une pierre et en freinant au dernier moment ; ce comportement typique permet de reconnaître à coup sûr une alouette dans un champ même de loin et lorsqu'on ne peut pas bien distinguer son plumage. C'est la seule période de l'année où l'alouette perd de sa sociabilité. Il n'est même pas rare que lorsque deux mâles se disputent, un troisième larron s'ajoute et vienne compliquer l'affaire !

Ici, une courte émission de radio sur la richesse du chant de l'alouette des champs :

https://www.youtube.com/watch?v=FR9Car0tJ2E

Et ici, une autre émission de la série "Apprendre les chants d'oiseaux" qui complète bien la précédente :

https://www.youtube.com/watch?v=dVjayQLpSAc

Ici, en Tchéquie, le vol très caractéristique de l'alouette des champs mâle pendant la parade nuptiale :

https://www.youtube.com/watch?v=xOFOC8dBTDE

Ici, une alouette perchée chantant un peu, mais le plus intéressant est la seconde moitié de la vidéo qui permet de voir dans quel milieu vit l'alouette et comment son nid au sol est parfaitement dissimulé parmi les herbes :

https://www.youtube.com/watch?v=0K2X3zzWA_c

Comme toutes les alouettes, l'alouette des champs a des mœurs majoritairement terrestres et elle chante aussi au sol, ici en Bretagne dans le Morbihan :

https://www.youtube.com/watch?v=_Gtv39rOwFk

Des comptines au classique en passant par la chanson populaire, le succès de l'alouette à travers la chanson ne se dément pas (celle en occitan de Bernart de Ventadourn "Can vei la lauzeta" = quand je vois l'alouette, date du 12ème siècle mais elle est misogyne...)

Chacun connaît la comptine "Alouette, gentille alouette"... Ici, une autre comptine célèbre mentionnant l'alouette, "Bonjour Guillaume" (il existe plusieurs versions pour les paroles) :

https://www.youtube.com/watch?v=OT8iDZ0lqGg

Ici en 1972, les Karrik interprètent "Au chant de l'alouette", une chanson traditionnelle d'Acadie, une région francophone du Canada ; il en existe aussi plusieurs versions. Il peut s'agir de l'alouette des champs (introduite par l'homme en Amérique du Nord) ou d'une autre espèce que nous verrons plus loin.

https://www.youtube.com/watch?v=GJ-wXt0MzWM

Ici, dans un tout autre registre, la "Chanson de l'alouette" d'Emmanuel Chabrier, chantée par Brigitte Balleys :

https://www.youtube.com/watch?v=0pDU-V8ODoE

(Quant à la chanson "Alouette, alouette" de Gilles Dreu en 1968, elle a été inspirée d'une chanson argentine, La Peregrinacion, sans rapport avec l'oiseau puisque l'Amérique du Sud est le seul continent où l'on ne trouve aucune espèce d'alouette !)

Le fameux "pâté d'alouette" est, selon le Wiktionnaire, un :

pâté fictif composé essentiellement d’une alouette et d’un cheval. Ce mets est souvent cité pour relever une disproportion ou un déséquilibre important.

Les propositions, quant à elles, tiennent du fameux pâté d’alouette. Un cheval de cadeaux supplémentaires aux entreprises et une alouette de promesses aux salariés. — (Bernard Thibault, « Bernard Thibault. Politique industrielle : le pâté d’alouette », L'Humanité, 28 janvier 2010)


Toutefois, le vrai pâté d'alouette ou "pâté de mauviettes" a bien existé ! C'était une spécialité culinaire (aujourd'hui disparue) de la ville de Pithiviers (Loiret), sous forme de tourte garnie d'une farce, préparée à l'automne avec la viande de l'oiseau au moment de la chasse aux alouettes.

En Italie et en France (en Aquitaine), l'alouette est encore chassée au filet, illégalement, pour la consommation, comme illustré dans cette petite vidéo de sensibilisation d'une association de protection des oiseaux ; en fin de vidéo, sur un oiseau mort, on distingue bien le doigt arrière long et puissant caractéristique de la plupart des alouettes :

https://www.youtube.com/watch?v=-vjdzheogWo

Parmi les autres espèces d'alouettes, certaines sont relativement proches de l'alouette des champs.

Ici, l'alouette gulgule (Alauda gulgula) ou alouette orientale, est une espèce très voisine de l'alouette des champs, au plumage un peu plus coloré ; elle se rencontre dans tout le sud de l'Asie (depuis le Proche-Orient jusqu'à Taïwan, aux Philippines et en Indochine) ; elle est filmée ici en Inde :

https://www.youtube.com/watch?v=jTAPvBT54ak

Ici, l'alouette leucoptère (Alauda leucoptera) = à ailes blanches, qui vit en Asie centrale, filmée ici au Kazakhstan :

https://www.youtube.com/watch?v=YQ2c-VUCRLo

Ici, l'alouette de Razo (Alauda razae), une petite espèce en danger critique d'extinction qui ne vivait que sur Raso, un îlot de l'archipel du Cap-Vert (au large du Sénégal et de la Mauritanie), est introduite par l'homme sur un îlot voisin un peu plus grand, Santa Luzia. Les oiseaux sont équipés de minuscules émetteurs radio pour leur suivi et pour identifier quelle partie de l'îlot ils préfèrent. L'opération s'est soldée par un succès :

https://www.youtube.com/watch?v=9BOyk-cBBLs


L'alouette lulu (Lullula arborea)

L'alouette lulu (appelée "alouette des bois", woodlark, par les anglophones) est une espèce de petite taille (15 cm) au corps ramassé, à la queue courte (foncée à pointe blanche) et aux dessins de la tête contrastés : larges raies noires sur la calotte, sourcil blanc et net jusqu'à la nuque, joue roussâtre marquée d'une tache blanchâtre. Sur le bord de l'aile on remarque une tache noire encadrée de blanc. La poitrine est striée et les pattes sont entièrement roses.

C'est la deuxième alouette la plus fréquente en Europe de l'Ouest. Elle est répandue dans presque toute l'Europe tempérée et méditerranéenne et monte au nord jusqu'en Angleterre et dans le sud de la Scandinavie. Elle atteint l'Oural à l'est. On la rencontre aussi en Afrique du Nord et au Proche- et Moyen-Orient, mais plutôt en altitude. En France elle est présente dans toutes les régions, sauf une partie de la Normandie, mais les oiseaux du nord, du nord-est et de l'est du pays (y compris jusqu'en Rhône-Alpes) sont absents en hiver tandis que les autres sont là toute l'année.

L'alouette lulu se rencontre dans les bois clairs (zones de coupe par exemple). Elle vit aussi dans les milieux ouverts, champs, prairies, collines, mais comportant des arbres épars, ainsi qu'à la lisière des forêts, dans les clairières, dans les friches, les landes. En milieu agricole, elle affectionne les zones de polyculture ou de bocage, les vignobles, les oliveraies... mais pas les grands champs de céréales. Sa population diminue avec la disparition des haies et des friches et l'usage massif des pesticides sur les vignes. Elle niche au sol, construisant son nid dans une petite zone dégagée au pied d'une touffe d'herbe, d'un gros caillou ou d'un arbuste. Il semble qu'une meilleure gestion des pare-feux (larges coupes dans la forêt pour limiter la propagation des feux) en évitant les travaux dans la période de mars à juillet dans ce type de milieu très apprécié de l'alouette lulu, permettrait de laisser l'oiseau amener à terme ses deux nichées successives.

Son régime alimentaire est mixte, granivore et insectivore, et ce toute l'année avec une prédominance des insectes et autres petits invertébrés pendant la période de reproduction et des graines à la saison froide. Les oiseaux tendant à migrer vers des régions au climat un peu plus clément continuent de trouver des invertébrés actifs en hiver.

L'alouette lulu chante soit en vol, soit depuis un perchoir (arbre, rocher, fil téléphonique...) Son chant est flûté et descendant, très différent du gazouillis continu de l'alouette des champs.

Ici, dans la série "apprendre les chants d'oiseaux", le chant de l'alouette lulu :

https://www.youtube.com/watch?v=dRgUzNf78K4

Ici, des alouettes lulu filmées dans la région de Murcie en Espagne :

https://www.youtube.com/watch?v=fM-Jency9Ok

Ici, une espèce apparentée vivant en Afrique du Sud, l'alouette de Botha (Spizocorys fringillaris), défendant son nid contre l'attaque d'une espèce de gros grillon capable de dévorer les oisillons :

https://www.youtube.com/watch?v=sIbzFUFMPso

Ici, une autre espèce rarement filmée, l'alouette à bec rose (Spizocorys conirostris) reconnaissable... à son bec rose et qui vit en Afrique australe, images capturées en Namibie (descendre à gauche jusqu'à "Meilleures vidéos" et sélectionner celle de gauche, de Peter Fraser en 2016) :

https://ebird.org/species/piblar1

Ici, l'alouette de sabota (Calendulauda sabota) ou alouette tachetée, une espèce répandue en Afrique australe, filmée en Afrique du Sud :

https://www.youtube.com/watch?v=WxbFP18A9nY

Les alouettes nichant au sol, leurs nids bien que dissimulés sont vulnérables et exposés à de nombreux prédateurs. Ici, en Afrique du Sud, un serpent, le boomslang (Dispholidus typus), détruisant un nid d'alouettes de sabota :

https://www.youtube.com/watch?v=6XQLIGtN58k

Les alouettes du genre Mirafra, répandues en Afrique, Asie et Océanie, présentent pour la plupart des marques rousses sur le plumage.

Ici, l'alouette de Java (Mirafra javanica), une espèce présente depuis le sud de la Chine jusqu'à l'Australie, filmée en Thaïlande, arbore une marque rousse sur l'aile bien visible en début de vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=_pUtAs4rANE

Ici, l'alouette à nuque rousse (Mirafra africana) répandue dans différentes régions d'Afrique sub-saharienne (surtout l'Afrique australe), entrecoupe son chant de petits sauts voletés :

https://www.youtube.com/watch?v=_NCBeSAQm0U


Le cochevis huppé (Galerida cristata)

Le cochevis huppé est une alouette de taille moyenne (17 cm) qui ressemble à l'alouette des champs mais est dotée d'une huppe permanente (elle reste bien visible même lorsqu'elle est rabattue), d'un dessus moins nettement moucheté que chez les autres alouettes, d'un bec assez long et recourbé et d'une silhouette plus trappue.

Il est répandu dans une grande partie de l'Europe (sauf les îles britanniques et la Scandinavie), en Afrique du Nord et dans toute la partie occidentale, centrale et méridionale de l'Asie (mais pas en Asie du Sud-Est). En Europe, les plus importantes populations vivent en Espagne, Italie, Roumanie et Bulgarie. En France, le cochevis huppé se rencontre dans une bonne partie du pays, depuis le Nord jusqu'à l'Aquitaine et à la région PACA. C'est sur le littoral méditerranéen qu'il est le plus présent et même commun localement, depuis l'ouest du Var, le Vaucluse et le sud de la Drôme jusqu'aux Pyrénées-Orientales. Par contre, il est absent de Corse et évite l'ensemble Massif central / Rhône-Alpes / Jura ainsi qu'une partie du nord-ouest (Basse-Normandie, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique... ce qui ne l'empêche pas d'être présent dans l'ouest de la Bretagne).

Ici, un cochevis huppé chantant, filmé dans la région de Murcie en Espagne :

https://www.youtube.com/watch?v=BoVT6hQ7Uhg

Un autre cochevis chantant perché sur un tournesol, également en Espagne près de Figueras (Catalogne) :

https://www.youtube.com/watch?v=2D-6crR2ctM

Très semblable à l'espèce précédente, le cochevis de Thékla (Galerida theklae) s'en distingue par un plumage plus foncé, des stries plus marquées sur la poitrine, une huppe un peu plus courte et un bec plus fort et plus court. En France, il n'est présent qu'en Languedoc-Roussillon, uniquement dans l'Aude et les Pyrénées orientales, où nichent 400 couples environ. Ailleurs, on le rencontre en Espagne et au Portugal ainsi que dans tous les pays du nord de l'Afrique, du Maroc à l'Egypte.

Ici, en Espagne, un cochevis de Thékla s'abreuvant :

https://www.youtube.com/watch?v=29uEUck4jlk

Ici, un joli reportage en Inde sur la nidification d'une autre espèce locale habitant les prairies, le cochevis de Sykes (Galerida deva) :

https://www.youtube.com/watch?v=Wd_EjlC7C_g


L'alouette hausse-col (Eremophila alpestris)

Voici une alouette exceptionnelle à la fois par son aspect (la tête marquée de jaune et de noir avec une double petite huppe), la variété de son milieu (des prairies alpines aux littoraux et de la toundra aux déserts) et l'étendue de son aire de répartition (différentes régions en Europe, Asie, Afrique du Nord, Amérique du Nord) ; en France elle est uniquement présente à la fin de l'hiver, principalement sur le littoral des Hauts-de-France et de Normandie et il s'agit de populations migratrices venues de Norvège. Les populations du Maroc, des Balkans, de Turquie ou du Caucase sont sédentaires ; il s'agit de la seule espèce d'alouette présente à l'état naturel en Amérique (hors introduction de l'alouette des champs par l'homme) et, en Amérique du Nord, les populations sont sédentaires dans une grande partie des Etats-Unis mais celles qui nichent en Alaska ou au Canada depuis la côte Pacifique jusqu'à Terre-Neuve sont migratrices et passent l'hiver dans le sud des Etats-Unis et dans le golfe du Mexique. L'espèce a un régime alimentaire varié : insectes, araignées, escargots, baies, fruits, graines...

Ici, au Kosovo (mouvements ralentis) :

https://www.youtube.com/watch?v=C-HDjyLhK7E

Ici, près de Columbia, Missouri (Etats-Unis), un mâle chantant (le chant devient plus élaboré vers la fin de la vidéo) :

https://www.youtube.com/watch?v=Ld35eKlvxSc

L'Alouette bilophe (Eremophila bilopha) est une espèce voisine qui se rencontre sur le littoral atlantique et méditerranéen de l'Afrique et au Moyen-Orient, depuis le Sahara occidental jusqu'au nord de l'Arabie. Bilophe signifie "à deux huppes" ; la tête est noire et blanche et la double huppe est plus grande que chez l'alouette hausse-col.

Ici, une alouette bilophe fouillant le sable à la recherche de nourriture, en Israël ; cette vidéo montre parfaitement le mode de déplacement très caractéristique des alouettes au sol :

https://www.youtube.com/watch?v=RK-JcKzljhs


L'alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla)

L'alouette calandrelle est l'une des plus petites alouettes d'Europe (15 cm) et fait partie d'un groupe d'alouettes aux doigts courts (y compris celui tourné vers l'arrière). Son plumage plus pâle que celui de l'alouette des champs est strié sur le dessus et entièrement clair sur le dessous, avec parfois de petites stries brunes ou une tache noirâtre sur les côtés de la poitrine. La tête est marquée d'un dessin de lunettes blanchâtres prolongé par le sourcil. Elle n'a pas de huppe mais peut tout de même hérisser les plumes de sa tête qui forment comme une calotte (plus ou moins roussâtre selon les régions). Elle ressemble un peu à la femelle du moineau domestique.

Elle est présente dans le sud de l'Europe, en Afrique du Nord, au Proche- et Moyen-Orient, en Asie centrale et atteint le nord-ouest de l'Inde et le nord de la Chine (Mongolie intérieure). En France, on ne la rencontre qu'en période de reproduction, principalement dans les plaines du Languedoc et de la Crau (Bouches-du-Rhône) ; il existe aussi de petites populations dans les plaines littorales atlantiques de Charente-Maritime, Vendée, Morbihan... ainsi que dans les jachères de la Vienne et de la Beauce (Eure-et-Loir, Loiret). L'hiver, les oiseaux migrent en Afrique du Nord. La France n'accueille qu'entre 1.000 et 5.000 couples, contre 3 millions de couples pour l'ensemble de l'Europe hors Russie.

Ici, une vidéo tournée dans le nord-ouest de l'Inde :

https://www.youtube.com/watch?v=swiaDgIFbPQ


L'alouette calandre (Melanocorypha calandra)

L'alouette calandre est une grande alouette de 20 cm de longueur et près de 40 cm d'envergure, au bec puissant, reconnaissable à sa gorge blanc pur encadrée par deux taches noires (qui, parfois, peuvent se rejoindre en demi-collier). Elle vit depuis l'Afrique du Nord et la péninsule ibérique jusqu'en Asie centrale. Elle est migratrice dans certaines régions mais sédentaire au Portugal, en Espagne, dans le sud de la France et en Italie. Elle affectionne les grands espaces ouverts et relativement secs, voire arides mais apprécie aussi les terres cultivées, notamment les champs de céréales. Elle se nourrit de graines et d'herbes toute l'année mais capture de nombreux insectes, araignées, vers de terre ou escargots au printemps.

Ici, l'alouette calandre chantant ; son chant est varié et presque aussi riche que celui de l'alouette des champs :

https://www.youtube.com/watch?v=uAmAnOzZl4k

Ici, l'alouette nègre (Melanocorypha yeltoniensis), une espèce proche de l'alouette calandre mais au plumage foncé très caractéristique ; elle vit dans les steppes du Kazakhstan et du sud de la Russie ; au printemps et en été, le plumage dit "usé" est presque entièrement noir hormis quelques traces blanches ; en automne-hiver, le "plumage frais" est marqué par des lisérés et festons blancs davantage visibles :

https://www.youtube.com/watch?v=TD9bkdcXS8s

Ici, voisine de la calandre et de la calandrelle, l'alouette pispolette (Alaudala rufescens) reconnaissable à sa petite taille (14 cm), son allure ramassée avec un bec très court et sa poitrine entièrement striée, filmée aux Canaries ; elle se rencontre en Espagne, dans le nord de l'Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale et fréquente les steppes, les collines semi-arides ou les marais salants :

https://www.youtube.com/watch?v=ZGflvtj1LAE

Ici, l'alouette de Dupont (Chersophilus duponti) anciennement appelée sirli de Dupont, une espèce des steppes et semi-déserts sableux comportant des touffes d'herbes, vivant en Espagne et en Afrique du Nord, assez discrète. Elle est caractérisée par son bec long et fin, sa poitrine densément striée et ses pattes roses. Les populations espagnoles sont en net déclin depuis les années 1990 bien qu'en 2016 on ait revu l'espèce nicher en Catalogne dont elle avait disparu. A été exceptionnellement observée en France. Ici un individu cherchant sa nourriture au sol, filmé en Espagne dans la province d'Aragon :

https://www.youtube.com/watch?v=QlVsTxZ_pC0

Et ici, dans la même région, une vue de son milieu, avec son chant en fond sonore :

https://www.youtube.com/watch?v=sZZWc83ygEw


Le sirli du désert (Alaemon alaudipes)

Voici un oiseau d'apparence un peu différente, le sirli du désert, caractérisé par une taille assez grande (23 cm), un long bec légèrement recourbé et de longues pattes. Mais pas de doute, depuis le comportement de chant et vol (première vidéo) jusqu'au mode de déplacement au sol (seconde vidéo), c'est bien une alouette ! Le sirli se rencontre dans une bonne partie du Sahara (notamment de la Mauritanie et du Maroc à l'Egypte, mais il y a aussi des populations plus isolées au Cap-Vert, au Tchad, au Soudan, en Ethiopie, en Somalie), dans toute la péninsule arabique et le Proche-Orient jusqu'à la frontière turco-syrienne, et à l'est jusqu'au Pakistan. Il est majoritairement insectivore.

https://www.youtube.com/watch?v=7egsxooStxE

https://www.youtube.com/watch?v=GUL6jMUAFz8

Ici, une espèce apparentée, l'alouette éperonnée (Chersomanes albofasciata) d'Afrique australe (du Congo RDC à l'Afrique du Sud), au joli plumage décoré de gouttelettes blanches et aux pattes armées d'un long éperon prolongeant le doigt postérieur :

https://www.youtube.com/watch?v=4xQrw2479GA

C'est une espèce qui se nourrit majoritairement d'insectes, araignées et petits scorpions en plus de graines ; le mâle a un bec un peu plus long que celui de la femelle ce qui le conduit à chasser des proies un peu différentes en taille et forme (ex. : les mâles consomment davantage de scarabées) ; ici, une alouette éperonnée adulte cherchant sa nourriture au sol, bientôt rejointe par un individu juvénile :

https://www.youtube.com/watch?v=vbOl-rtFNqk

Ici, l'ammomane de Gray (Ammomanopsis grayi), une petite espèce (14 cm) couleur sable vivant en Namibie et en Angola, filmée cherchant sa nourriture dans le désert du Namib (en fin de vidéo, on peut profiter d'une vue d'ensemble du paysage dans lequel l'oiseau évolue) :

https://www.youtube.com/watch?v=ODr18NaoBak

Les 6 espèces du genre Certhilauda sont appelées alouettes à long bec en anglais (long-billed larks) ; ici, un mâle d'alouette du Transvaal (Certhilauda semitorquata) poussant son chant perché sur une termitière, puis effectuant sa parade aérienne, filmé en Afrique du Sud :

https://www.youtube.com/watch?v=xD2rx7noERk

L'Afrique australe abrite de nombreuses espèces d'alouettes ; ici, l'alouette brune (Pinarocorys nigricans), au plumage foncé marqué de blanc, filmée dans le parc national Kruger en Afrique du Sud :

https://www.youtube.com/watch?v=WAW93OpjURk

Ici, l'alouette de Clot-Bey (Ramphocoris clotbey), une espèce des déserts pierreux d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, très facile à identifier du fait de sa silhouette trapue, sa grosse tête et son gros bec ; celui-ci n'est pas pour autant pourvu de muscles puissants et ne permet pas de casser les graines les plus dures (qui sont avalées telles quelles) mais il suffit largement pour couper les jeunes pousses des plantes dont l'alouette se nourrit également, en plus de quelques insectes ; vidéo tournée au Maroc :

https://www.youtube.com/watch?v=l6_cMNOkEwA

Ici, l'ammomane isabelline (Ammomanes deserti) est une alouette aux couleurs claires et uniformes se confondant bien avec son environnement désertique ; l'espèce est répandue depuis l'Afrique du Nord et le Sahara jusqu'en Arabie et en Asie centrale ; filmée dans le désert du Wadi Rum en Jordanie, tentant de casser une graine avant de l'avaler :

https://www.youtube.com/watch?v=2qzAaGYwSG0

Sa proche parente l'ammomane élégante (Ammomanes cinctura) vit depuis les îles du Cap-Vert et l'Afrique du Nord jusqu'au Pakistan et se rencontre assez rarement en Europe (Espagne, Portugal, Italie) ; la petite vidéo ci-après peut paraître banale mais elle est exceptionnelle car elle correspond à la toute première observation de l'espèce en France, en 2016, à Gruissan dans l'Aude :

https://www.youtube.com/watch?v=gjroarqVZqU


Les espèces du genre Eremopterix sont appelées moinelettes du fait de leur relative ressemblance avec le moineau ; elles vivent en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde et, contrairement à la plupart des autres alouettes, chez plusieurs espèces on constate un dimorphisme sexuel prononcé (une différence d'apparence marquée entre le mâle et la femelle).

Ici, un groupe de moinelettes à front blanc (Eremopterix nigriceps) s'abreuvant, vidéo tournée en Mauritanie et permettant de bien voir la différence de plumage entre les mâles (marqués de noir et blanc) et les femelles (à dominante fauve) :

https://www.youtube.com/watch?v=J6ktu2TE6L4

Ici, un mâle de moinelette à oreillons blancs (Eremopterix leucotis), une autre espèce africaine, rejoignant la femelle couvant ses oisillons au nid :

https://www.youtube.com/watch?v=E3eJRj3pYKI

Ici, la même espèce dévorant l'un de ses oisillons mort ; une façon de maintenir la propreté du nid et de bénéficier d'un complément nutritif, sans compter quelques fourmis déjà présentes sur le cadavre et qui s'ajouteront au menu ; la femelle mange pour son propre compte, le mâle qui arrive ensuite en profite pour nourrir l'oisillon vivant qui reste :

https://www.youtube.com/watch?v=q6cLGDbKqYo
Plestin
 
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