Lutte Ouvrière à Dijon...

Réunions publiques, fêtes et autre...

Lutte Ouvrière à Dijon...

Message par Gayraud de Mazars » 14 Oct 2026, 12:53

Salut camarades,

La Fête de Lutte ouvrière aura lieu à Saint Apollinaire (près de Dijon), le dimanche 15 novembre 2026 à partir de 11h00... En attendant réunion publique le 21 octobre avec Nathalie Arthaud !

Nathalie Arthaud sera à Dijon le mercredi 21 octobre 2026 pour un débat sur le capitalisme et le communisme

https://dijon-actualites.fr/2026/10/13/ ... ommunisme/

https://www.infos-dijon.com/news/opinio ... 56000.html

Dans un communiqué publié lundi 12 octobre 2026, Lutte ouvrière dénonce les conséquences du système capitaliste sur les conditions de vie des populations, les conflits internationaux et la crise climatique. Le parti appelle les travailleurs à s’organiser pour transformer la société et annonce un débat avec Nathalie Arthaud, mercredi 21 octobre à Dijon.

Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Re: Lutte Ouvrière à Dijon...

Message par Gayraud de Mazars » 22 Oct 2026, 11:07

Salut camarades,

Nathalie Arthaud candidate pour Lutte ouvrière pour la Présidentielle était en réunion publique à Dijon, le 21 octobre 2026...

Nathalie Arthaud à Dijon photo France 3.png
Nathalie Arthaud le 21 octobre 2026 à Dijon...
Nathalie Arthaud à Dijon photo France 3.png (983.68 Kio) Consulté 160 fois


"Il ne faut pas tout attendre de la présidentielle", pour Nathalie Arthaud, la candidate LO pour 2027
Par Annelaure Labalette
Publié le jeudi 22 octobre 2026

https://www.ici.fr/emissions/l-invite-d ... 27-7042703

Nathalie Arthaud, la porte parole de Lutte Ouvrière est candidate à l'élection présidentielle de 2027. Depuis qu'elle a lancé sa campagne, elle réalise un tour de France des régions, à la rencontre de ses militants. Elle était à Dijon mercredi soir. ICI Bourgogne l'a rencontrée.

Elle est sur les route depuis plusieurs mois. Nathalie Arthaud, la porte parole de Lutte Ouvrière et candidate à l'élection présidentielle pour la 4ème fois était à Dijon ce mercredi soir. Depuis qu'elle s'est lancée dans la campagne, la candidate a entamé un tour de France des régions, à la rencontre des militants.

Nathalie Arthaud nous a parlé de son projet bien sûr mais aussi du regard qu'elle porte sur les mobilisations de ces derniers jours contre la vie chère : "c'est une campagne qui est militante et aujourd'hui qui est portée en grande partie par la contestation qu'il y a dans la rue parce que pour nous tout ça c'est un seul et même ensemble et nous pensons qu'en effet c'est la meilleure façon de faire de la politique . Il ne faut pas attendre que les choses viennent d'en haut mais il faut dire ce qu'on a à dire, se battre pour l'arracher et je trouve que les jeunes de ce point de vue-là, ils ouvrent bien la campagne présidentielle".

La porte parole de Lutte Ouvrière rejoint aussi le sentiment de nombreux français : "tout devient compliqué, même aller bosser, ça devient compliqué maintenant, et c'est vrai qu'on voit vraiment la condition ouvrière reculer, on voit la misère, on la voit grandir. Vous savez, le nombre de familles expulsées de leur logement a battu encore un record cette année. On oublie pas non plus le chômage de masse, les salaires pas assez valorisés, et les pensions de retraite qui sont indignes."

La jeunesse au premier plan et le rejet du capitalisme

La candidate à la présidentielle souligne la surprise générale suscitée par la mobilisation de la jeunesse ces dernières semaines. Pour Nathalie Arthaud, cette révolte générationnelle signifie aussi "une prise de conscience face aux impasses du système capitaliste"

Elle explique que "cette éruption de la jeunesse, on ne la voyait pas venir et quand il y a eu des reportages sur cette jeunesse qu'on ne cessait de dire - à regarder les écrans, dans sa bulle de jeux vidéo et qu'on disait aussi individualiste et qui ne s'intéressait à rien- , ben là, on a tous été surpris et nous, c'est quand même notre conviction fondamentale (chez LO). On se rend compte que de tout temps, on opprime, on appauvrit des millions de femmes et d'hommes mais tôt ou tard, qui sème la misère, récolte la colère."


INTERVIEW. L'extrême gauche pointée du doigt après le 17 octobre : "la casse, ce n'est pas une politique pour les travailleurs", répond Nathalie Arthaud

https://france3-regions.franceinfo.fr/b ... 37109.html

La porte-parole du parti Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, candidate pour la quatrième fois à l'élection présidentielle, animait un débat avec des étudiants de l'Université de Bourgogne, à l'Hôtel Kyriad Mirande de Dijon ce mercredi 21 octobre. Elle nous a accordé une interview avant leurs échanges.

Cette rencontre était planifiée avant la mobilisation lycéenne puis étudiante de la fin du mois de septembre, précise l'équipe de Nathalie Arthaud. Elle a eu lieu quatre jours après les manifestations du 17 octobre, dont certaines ont dégénéré en France. L'occasion pour l'enseignante en économie, qui s'est déclarée en décembre dernier candidate Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle 2027, de revenir sur ce mouvement et sur son importance face à une trentaine de jeunes étudiants de Dijon. Un message sur lequel elle a insisté dans l'interview qu'elle nous a accordée, en amont du débat.

Quelle est votre réaction à la mobilisation du 17 octobre dernier ?

Nathalie Arthaud : "C'était un événement massif : un demi-million de jeunes et de moins jeunes ont manifesté ce jour-là pour des revendications légitimes. Ils étaient portés par un élan d'enthousiasme important. On touchait du doigt notre force collective. Il y avait un certain nombre de travailleuses et de travailleurs qui avaient envie de joindre leurs revendications à la contestation lycéenne. On a senti une force qu'il faut continuer d'exprimer et de montrer."

Tout en condamnant les violences en marge des manifestations ?

Nathalie Arthaud : "Nous ne pensons pas que ces actes de casse ou de pillages nous aident à étendre notre mobilisation. La casse, ce n'est pas une politique pour les travailleuses et les travailleurs, ils savent assez le coût des choses. C'est une mauvaise direction. Il y a une autre perspective : qu'on entre en masse dans la lutte et qu'on actionne nos moyens de peser sur le gouvernement et la bourgeoisie. C'est-à-dire la grève, les occupations d'entreprises, cette force collective-là. Parce qu'à chaque fois qu'on a pu le faire, on a fait reculer le grand patronat."

Que répondez-vous à ceux qui pointent du doigt des partis de gauche qui inciteraient aux violences ?

Nathalie Arthaud : "La violence, le gouvernement l'a introduite dès le début de la mobilisation lycéenne. C'était impressionnant de voir la façon dont il y a eu des provocations et des violences policières, contre les blocus lycéens, dès le départ.

Il y a une volonté de faire peur et de tuer dans l'œuf la mobilisation lycéenne.

Ce climat a été instauré par le gouvernement. Ça a explosé complètement le 17 octobre mais c'est aussi dans sa politique de laisser pourrir les revendications et de vouloir jouer de la matraque. Le gouvernement veut trouver des boucs émissaires, mais il a un problème : il y a des revendications légitimes, je crois, qui ont la sympathie de l'ensemble du monde du travail et de meilleures conditions d'éducation. Qui pourrait être contre ?

Donc, il est confronté à des revendications légitimes et il n'a pas de réponse politique à apporter, car il ne veut pas lâcher un seul centime à destination des classes populaires. Il va d'abord tout faire pour cacher une colère sociale et faire porter le chapeau à je ne sais pas qui pour cacher ses propres responsabilités."

Vous êtes enseignante de profession. Le mouvement est parti des lycéens, vous comprenez leur révolte ?

Nathalie Arthaud : "Je le comprends. Il ne faut pas compter sur moi pour condamner, y compris ceux qui ont profité de la journée du 17 pour aller récupérer des pulls. Cette jeunesse des quartiers populaires est littéralement abandonnée, mise de côté. Finalement, on ne lui donne même pas la possibilité de s'intégrer dans la société. Elle est marginalisée et elle est victime de discrimination du matin jusqu'au soir.

C'est la réalité aujourd'hui d'une jeunesse qui exprime toutes ces frustrations-là. Tout ce rejet d'une société qui la rejette. C'est le bilan de la politique, non seulement du gouvernement, mais aussi de ceux qui dirigent la société, le grand patronat.

Qui fabrique ce chômage de masse ? Cette précarité ? Qui écrase les salaires ? C'est une classe capitaliste qui est pourtant riche à milliards."

Vous êtes d'un courant politique révolutionnaire, sommes-nous aux prémices d'une révolution ?

Nathalie Arthaud : "Je ne crois pas qu'on y soit du tout. Je pense que cette contestation pourrait monter d'un cran et inverser le rapport de force avec le gouvernement et le grand patronat, si le monde du travail entrait dans la danse avec ses moyens de peser : la grève et l'organisation collective des travailleurs pour occuper les entreprises.

"Mai 68" est resté dans l'Histoire parce qu'après la nuit des barricades, il y a eu une grève générale qui a entraîné 10 millions de travailleuses et de travailleurs. C'est à partir de là qu'en effet le gouvernement et la bourgeoisie française ont dû changer de ton."

Vous joignez-vous à l'appel de la CGT pour une grève générale le 5 novembre ?

Nathalie Arthaud : "Oui, ce sera un objectif, je l'espère, de l'ensemble du monde du travail. Il faut qu'on dise que les sacrifices ont des limites. Il faut absolument qu'on prenne le relais et qu'on pèse de tout notre poids de travailleuses et de travailleurs.

La jeunesse le dit aujourd'hui, mais c'est à nous de nous battre pour que ça change.

Et c'est possible que ça change : nous sommes en capacité de changer le rapport de force car nous, les travailleuses et les travailleurs, nous produisons tout et nous produisons leur profit, leur richesse, leurs capitaux et c'est lorsque nous leur dirons "ça suffit" que oui, nous nous ferons craindre et nous pourrons imposer que les richesses que nous produisons servent à tous, à la société, aux jeunes, aux hôpitaux, à la santé, aux salaires, à la retraite."

Vous êtes à votre quatrième candidature depuis 2012 à l'élection présidentielle. La campagne démarre-t-elle d’une manière particulière cette année ?

Nathalie Arthaud : "Elle démarre de la meilleure façon possible parce qu'elle démarre précisément avec l'éruption de centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes qui ont compris qu'il fallait qu'ils agissent par eux-mêmes, qu'ils pèsent au travers de leur nombre et de leur force collective sur une politique qui va à l'encontre de toute la société et qui en réalité condamne l'humanité tout entière.

Parce que ce n'est pas seulement le recul de la condition ouvrière et de l'appauvrissement des classes populaires, c'est aussi le réchauffement climatique, l'évolution guerrière, la montée de l'extrême droite de partout. C'est cet ensemble-là qui, je pense, est dénoncé aujourd'hui.
Dans toutes les campagnes que nous faisons à Lutte Ouvrière nous insistons sur un point : le plus utile et le plus efficace pour changer notre sort est de se battre collectivement, c'est d'utiliser les moyens de la grève, des rassemblements, des manifestations."


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