21 janvier - La mort d'un roi !

21 janvier - La mort d'un roi !

Message par Gayraud de Mazars » 23 Jan 2023, 10:39

Salut camarades,

Tous les 21 janvier, depuis 1793, on mange de la tête de veau, en signe d'une vieille victoire, bien révolutionnaire, même si c'était une Révolution au profit de la Bourgeoisie...

C'est la mort, sous la lame de la guillotine, de Louis XVI, enfin surtout les principes qu'il représentait !

Comme disait Robespierre en votant la mort du roi :

"Je suis compatissant avec les opprimés parce que je suis inflexible avec les oppresseurs" !

Mais certains ne l'entendent pas de cette oreille... Les monarchistes c'est bien des réactionnaires, et cela vaut, à lire, son pesant de cacahuètes !

Ils sont opposés ou gênés par l'encyclique, de 1892, du pape Léon XIII, "Au milieu des sollicitudes" qui appelle tous les catholiques à accepter les institutions républicaines françaises...

Ils sont toujours divisés entre Blancs d'Espagne et Blancs d'Eu, une guerre Picrocholine depuis presque 2 siècles !

Les partisans de Louis XVI toujours en deuil d’un roi
Publié le Dimanche 22 Janvier 2023
Dans L'Humanité
Par Aurélien Soucheyre

https://www.humanite.fr/politique/revol ... roi-779377

Plusieurs monarchistes ont commémoré les 230 ans de la mort de Louis XVI, samedi, lors d’une messe à la Basilique de Saint-Denis. Divisés entre « orléanistes » et « légitimistes », ils s’entendent pour fustiger la Révolution française et la République.

Ce n’est pas tous les jours que des militants d’extrême droite se baladent dans les rues de Saint-Denis avec le journal de l’Action française sous le bras. Leur pèlerinage est plutôt annuel. Tous les 21 janvier, des monarchistes convergent vers la Basilique de Saint-Denis pour commémorer la mort de Louis XVI. «Attention, on n’est pas tous membres de l’Action française, loin de là. Eux sont orléanistes. Ils soutiennent la montée de Jean d’Orléans sur le trône de France, ce qui n’a aucun sens. Nous, nous sommes légitimistes. C’est le duc d’Anjou, Louis de Bourbon, qui doit monter sur le trône», insiste Régis (1).

Pour Louis Antoine Saint-Just, le roi « doit régner ou mourir »

Surnommé « l’espagnol », Louis de Bourbon est à la fois le descendant de Louis XIV par son père, et du général Franco par sa mère… Mais envisage-t-il de mettre un terme à la démocratie en France, tout comme son dictateur d’arrière-grand-père l’a fait dans le sang en Espagne? «Non, il est favorable à une monarchie constitutionnelle, ce qui est très décevant. La monarchie britannique par exemple, est totalement décadente et ne sert à rien. En France, la couronne appartient directement à Dieu, le roi est de droit divin et son pouvoir doit être absolu», développe Régis. Mais voilà que la messe de deux heures en hommage à Louis XVI démarre. La conversation s’interrompt.

«Des parisiens, des bourgeois, de la petite noblesse provinciale désargentée»

La nécropole royale, où sont enterrés la plupart des rois de France, dont Louis XVI, est pleine aux trois quarts. Des chants liturgiques démarrent, dirigés par Henri de Villiers, chef de chœur qui officie chaque semaine dans l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile de Paris. «Je fréquente beaucoup l’endroit. Et je suis aussi membre du Cercle d’action légitimiste. Nous sommes plus de 300. Il y a des parisiens, des bourgeois, mais aussi de la petite noblesse provinciale désargentée, et quelques personnes des quartiers populaires», raconte Philippe (1). Le jeune homme est ému. Dans la crypte, un bouquet de fleurs a été déposé sur la tombe de Louis XVI. «Le roi martyr, le roi sacrifié. Le roi assassiné par la République. Cela fait 230 ans aujourd’hui… Il était trop généreux et trop clément», ajoute le royaliste, qui hausse les épaules quand sont évoquées les grandes aspirations démocratiques et sociales de la Révolution, le refus du roi de partager les pouvoirs, et sa trahison aux côtés des monarchies coalisées contre la France. « Les députés qui se sont proclamés Assemblée nationale étaient hors-la-loi. Il aurait dû les punir et les mettre au pas», assène-t-il au sujet du serment du Jeu de paume. «La République, surtout à l’époque, était un régime d’occupation. Aujourd’hui, c’est plus complexe, le pape Léon XIII ayant demandé aux catholiques de se rallier à la République. Mais sinon elle n’a aucune légitimité», poursuit-il.

« Chacun doit rester à sa place: il existe des lois naturelles »

C’est que, selon Philippe, «chacun doit rester à sa place: il existe des lois naturelles. On trouve des gens plus faits pour gouverner que d’autres». Qui sont-ils? «Dieu les choisit de père en fils. Il suffit de suivre la ligne royale et catholique des Capétiens, de leur confier le pouvoir et le bonheur adviendra». Comme c’est pratique! Pas besoin de débattre, de décider collectivement et de voter! Mais si les «Capétiens» composent la race infaillible des seigneurs, comment donc ont-ils pu perdre le pouvoir? «À cause d’un recul de la foi. Pour retrouver sa puissance, la France doit d’abord retrouver son âme», répond Philippe, hostile à l’athéisme et à la laïcité.

Mais là aussi les monarchistes rassemblés pour l’hommage à Louis XVI sont loin d’être tous d’accord entre eux. «Le roi doit être au-dessus des religions et origines, au-dessus du marché et des tyrannies économiques, et assurer la paix sociale. Ce qu’il nous faut, c’est un vrai chef dont la seule boussole est la France», affirme Agathe, pour qui «la démocratie c’est le grand bazar et la démagogie permanente». «Quand je vois cette ville de Saint-Denis, je me dis que le roi devra trier qui est Français et qui ne l’est pas. L’immigration a ses limites», lui répond tranquillement un jeune homme en passant, fleur de lys dorée épinglée au veston.

Étienne, lui, semble plus paumé. «C’est la première fois que je viens. J’ai suivi des amis», explique-t-il. «La Ve République, c’est quand même le grand n’importe quoi en termes de respect du peuple. Macron fait ce qu’il veut», souffle-t-il. Et ça irait mieux avec un roi? Étienne rigole. «Avec un bon roi alors. On pourrait retenter le coup? On n’a pas réessayé depuis Louis XVI après tout, ça remonte…». Et pourtant si, on a «réessayé» depuis Louis XVI. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe sont montés sur le trône par la suite. Ça n’a pas très bien marché. Les deux derniers ont été chassés du pouvoir. Depuis, Saint-Denis est «la ville des rois morts et du peuple vivant», selon la formule du poète Jean Marcenac. Quand bien même la démocratie, en crise, reste à développer et renforcer, ce n’est pas avec des despotes couronnés qu’on y parviendra.

(1) Les prénoms ont été changés à la demande des personnes citées.


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Gayraud de Mazars
 
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