Décès de Jacques Jay
Article du site du NPA-Révolutionnaires.
https://npa-revolutionnaires.org/notre-camarade-jacques-jay-nous-a-quittes/
Notre camarade Jacques Jay nous a quittés
Notre camarade Jacques Jay (qu’on appelait aussi Karl) est décédé le 19 mars 2026, à l’âge de 85 ans. Il a résisté à un cancer, pendant des années, avec énormément de courage et de lucidité. Il n’en lisait pas moins avec passion, ne s’en informait pas moins sur l’actualité nationale et internationale, n’en suivait pas moins de près le sort des travailleurs et des plus pauvres de la planète. Anxieux et révulsé par les « opérations spéciales », guerrières et mortifères, de Poutine en Ukraine, de Netanyahou épaulé par Trump et Macron à Gaza, de Trump encore au Venezuela. En janvier, Jacques discutait encore de ce dernier exploit crasse de l’impérialisme américain.
Jacques avait passé son enfance et son adolescence dans le Doubs, dans une famille d’accueil paysanne où la vie était rude, avant de réussir des études, de devenir prof d’allemand et surtout d’être gagné aux idées révolutionnaires trotskistes par des camarades de Lutte ouvrière de Montbéliard dont l’activité était centrée sur la vie et les luttes des familles ouvrières des usines automobiles Peugeot à Sochaux. Ainsi a commencé son parcours militant. Dans les années 1970, il a été nommé prof au lycée Jean-Baptiste-Corot de Savigny-sur-Orge en région parisienne, où il a contribué au rayonnement de nos idées, puis a dû passer à l’enseignement à distance de l’Éducation nationale du fait d’un sérieux et irréductible problème de perte auditive. Un lourd handicap qui n’a pas empêché Jacques de militer dans les rangs révolutionnaires trotskistes, à Lutte ouvrière puis, plus tard, avec la Fraction l’Étincelle de ce parti dont il a suivi le cheminement jusqu’à notre NPA-Révolutionnaires.
Jacques était un fou des livres dont il a fourni un grand nombre de présentations sous le nom de plume de Charles Bosco (des articles politiques aussi) dans la revue Convergences révolutionnaires que la tendance l’Étincelle a éditée jusqu’à décembre 2022. Jacques était aussi un fou des langues dont il avait appris par lui-même un grand nombre, dont le turc pour mieux communiquer avec un pote trotskiste immigré ici auquel il apprenait le français. Les langues, c’était surtout pour lui l’ouverture sur le monde où il avait noué de nombreuses amitiés, entre autres en Allemagne, au Mexique ou en Italie dont sa compagne Annette, qui l’a épaulé toute sa vie, était originaire.
En janvier dernier, Jacques nous transmettait encore des cotisations pour plusieurs mois, « à titre posthume » disait-il avec humour et immense regret d’avoir à nous quitter bientôt. Et l’immense regret pour nous d’avoir perdu notre camarade.
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Notre camarade Jacques Jay nous a quittés
Notre camarade Jacques Jay (qu’on appelait aussi Karl) est décédé le 19 mars 2026, à l’âge de 85 ans. Il a résisté à un cancer, pendant des années, avec énormément de courage et de lucidité. Il n’en lisait pas moins avec passion, ne s’en informait pas moins sur l’actualité nationale et internationale, n’en suivait pas moins de près le sort des travailleurs et des plus pauvres de la planète. Anxieux et révulsé par les « opérations spéciales », guerrières et mortifères, de Poutine en Ukraine, de Netanyahou épaulé par Trump et Macron à Gaza, de Trump encore au Venezuela. En janvier, Jacques discutait encore de ce dernier exploit crasse de l’impérialisme américain.
Jacques avait passé son enfance et son adolescence dans le Doubs, dans une famille d’accueil paysanne où la vie était rude, avant de réussir des études, de devenir prof d’allemand et surtout d’être gagné aux idées révolutionnaires trotskistes par des camarades de Lutte ouvrière de Montbéliard dont l’activité était centrée sur la vie et les luttes des familles ouvrières des usines automobiles Peugeot à Sochaux. Ainsi a commencé son parcours militant. Dans les années 1970, il a été nommé prof au lycée Jean-Baptiste-Corot de Savigny-sur-Orge en région parisienne, où il a contribué au rayonnement de nos idées, puis a dû passer à l’enseignement à distance de l’Éducation nationale du fait d’un sérieux et irréductible problème de perte auditive. Un lourd handicap qui n’a pas empêché Jacques de militer dans les rangs révolutionnaires trotskistes, à Lutte ouvrière puis, plus tard, avec la Fraction l’Étincelle de ce parti dont il a suivi le cheminement jusqu’à notre NPA-Révolutionnaires.
Jacques était un fou des livres dont il a fourni un grand nombre de présentations sous le nom de plume de Charles Bosco (des articles politiques aussi) dans la revue Convergences révolutionnaires que la tendance l’Étincelle a éditée jusqu’à décembre 2022. Jacques était aussi un fou des langues dont il avait appris par lui-même un grand nombre, dont le turc pour mieux communiquer avec un pote trotskiste immigré ici auquel il apprenait le français. Les langues, c’était surtout pour lui l’ouverture sur le monde où il avait noué de nombreuses amitiés, entre autres en Allemagne, au Mexique ou en Italie dont sa compagne Annette, qui l’a épaulé toute sa vie, était originaire.
En janvier dernier, Jacques nous transmettait encore des cotisations pour plusieurs mois, « à titre posthume » disait-il avec humour et immense regret d’avoir à nous quitter bientôt. Et l’immense regret pour nous d’avoir perdu notre camarade.