Ni rire ni pleurer?

Rien n'est hors-sujet ici, sauf si ça parle de politique

Re: Ni rire ni pleurer?

Message par Plestin » 31 Août 2021, 12:35

Cyrano a écrit :«A l'échelle de l'humanité …» on peut pas grand-chose, n'est-ce pas ? Je ne vois pas, on peut juste attendre en priant. C'est paralysant. Et c'est noyer le poisson.
Mais là, chez nous, bien au chaud, on peut avoir quelques avis et même plus ?
A l'échelle de l'humanité, on ne pourrait alors avoir aucun avis sur la vaccination obligatoire des enfants ? Pourquoi être favorable à la vaccination d'enfants dans les pays riches?
Pourtant, je crois que LO n'a jamais soutenu une quelconque opposition à la vaccination? Il y a dans le journal, un article de 2017 avec pour titre: "L’opposition à la vaccination : une campagne obscurantiste". Y'avait pas encore la justification anti-Macron.

Quand je lis que le vaccin «c'est juste "plutôt un progrès", et encore : c'est avant tout une manne pour les laboratoires fabricants de vaccins» je me dis: mais il se passe quoi, là? La copine qui m'apporte le journal en est à dire que le vaccin ne sert à rien, qu'il faut que l'humanité entière soit vaccinée. C'est quoi ces bêtises? Je remarque que Combat Ouvrier, dans son dernier numéro, a publié un article expliquant le pourquoi et le comment des vaccins contre le Covid.


Je ne vois pas trop pourquoi on ne pourrait pas se poser le problème du vaccin à l'échelle de l'humanité alors que c'est ce que l'OMS fait tous les jours avec ce vaccin comme avec d'autres... avec ses limites bien sûr (son budget, consacré à tous types de problèmes de santé dans le monde entier, c'est à peu près ce que l'Etat français a lâché l'an dernier pour soutenir les entreprises du secteur culturel pendant la pandémie). En ce moment, l'OMS s'oppose d'ailleurs en paroles (elle n'a aucun pouvoir réel) aux grandes puissances qui la financent, au sujet de la 3ème dose des pays riches alors qu'une bonne partie de l'humanité n'a même pas reçu la première.

Question : le plus grand progrès c'est la première dose dans le monde entier ou la 3ème dans les pays riches ? Dans les deux cas c'est exactement le même vaccin, mais pas le même progrès. Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas de 3ème dose, ni que le vaccin n'est pas un progrès, c'est juste une question de sens des priorités et de mise en situation. S'il y avait assez de doses pour tout le monde, la question, on ne se la poserait même pas ; pourquoi donc n'y a-t-il pas assez de doses pour tout le monde ? Aujourd'hui, les capacités de production sont pourtant bien supérieures à celles d'il y a 6 mois...

Mais jusqu'à preuve du contraire l'industrie a opté pour un modèle, celui qui consiste à ne pas tenter d'éradiquer la maladie en fournissant à bas coût des vaccins au monde entier, mais à devenir éternellement fournisseurs de vaccins de rappel coûteux dans les pays riches. Bref, les industriels torpillent l'immense progrès qu'est leur propre vaccin et transforment un outil d'éradication d'une maladie, en vache à lait pour leurs profits. Ce faisant, ils contribuent à pérenniser la maladie.

Cela ne concerne pas que la pandémie de Covid-19 : c'est tout simplement le modèle économique prévu par les grands labos pour tous les vaccins futurs, contre toutes les maladies nouvelles ou pas. Et c'est un désastre même par rapport à ce qui pouvait se faire jusqu'à présent dans le cadre d'institutions comme l'OMS et qui ne pourra continuer à se faire que si quelques capitalistes indiens ou chinois sont d'accord pour se contenter des miettes qui n'intéressent plus les grands labos européens ou américains, et pour continuer à fournir les pays pauvres en vaccins contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos ou autre, à la place des pays riches qui les fabriquent de moins en moins.

Nous sommes encore dans une période charnière, sur la lancée de celle où dans le cadre du système capitaliste l'éradication de maladies restait une chose possible, comme cela a fonctionné pour la variole et comme cela a presque réussi pour la polio (qui ne subsiste plus que dans des zones en guerre en Afghanistan et au Pakistan, où les vaccinateurs risqueraient leur vie, mais qui reste du coup une menace tant qu'on n'en aura pas terminé). Pour la polio, il a fallu utiliser massivement le vaccin oral à virus vivant atténué, un outil formidable car efficace et bon marché, qui a permis un véritable effondrement du nombre de malades dans le monde, mais qui n'a pas permis l'éradication complète de la maladie (le virus vivant atténué étant dans de rares cas susceptible de retrouver sa virulence, notamment chez les immunodéprimés). Pour peaufiner le travail quand les malades sont devenus beaucoup, beaucoup moins nombreux, il a fallu passer au vaccin polio injectable, à base de virus inactivé, beaucoup plus cher et par définition moins facile à administrer qu'un vaccin oral dans les campagnes reculées sans infrastructures d'un pays pauvre.

Question : l'immense progrès, c'est le vaccin oral ou le vaccin injectable ? Là c'est facile de répondre : sans le vaccin oral malgré ses imperfections, l'injectable aurait coûté trop cher pour le budget de l'OMS, n'aurait jamais été utilisé à aussi grande échelle et on ne se serait jamais trouvés aussi près d'éradiquer la maladie, alors même que seul l'injectable le permettait. Du coup, on aurait aujourd'hui beaucoup plus de polio dans le monde. Donc, le plus grand progrès c'est celui qui semble le moins bon des deux vaccins.

Avec les vaccins diphtérie-tétanos-coqueluche et hépatite B, les taux de couverture vaccinale ont atteint 85% dans le monde grâce aux campagnes de l'OMS. Avec le vaccin Haemophilus influenzae type B, plus cher, la couverture n'est déjà plus que de 72%.

La couverture vaccinale était très mauvaise en Afrique contre la méningite A. Il existait pourtant des vaccins ciblant plusieurs types de méningite (A, C, W135, Y) mais onéreux et donc peu accessibles aux pays pauvres, même via l'OMS. Heureusement que l'on n'a pas eu besoin d'attendre que les grands labos occidentaux trouvent une solution. Celle-ci est venue d'un grand laboratoire (privé) indien, le Serum Institute of India (SSI) qui a développé en partenariat avec l'OMS (= grâce aux quelques sous de l'OMS qui, pour lui, n'étaient pas quantité négligeable contrairement aux labos occidentaux) un vaccin spécifique contre la méningite A : cela aurait pu passer pour une régression face à un vaccin luttant contre quatre formes de méningite, mais c'est tout le contraire qui s'est produit. Comme l'écrit l'OMS :

La méningite A est une infection souvent mortelle et qui laisse des séquelles permanentes graves chez une personne sur cinq. Avant l’introduction du MenAfriVac en 2010, vaccin révolutionnaire mis au point en collaboration avec le Serum Institute of India dans le cadre du projet de vaccins contre la méningite dirigé par l’OMS et le programme PATH, la méningite à méningocoques du sérogroupe A était à l’origine de 80 à 85 % des épidémies dans la ceinture africaine de la méningite. En 2012, le MenAfriVac est devenu le premier vaccin dont l’utilisation hors chaîne du froid a été autorisée lors des campagnes de vaccination, car il peut se conserver quatre jours sans réfrigération, à des températures pouvant atteindre 40° C. Fin 2019, le MenAfriVac avait été administré lors de campagnes à près de 350 millions de personnes vivant dans 24 des 26 pays de la ceinture de la méningite. Désireux de pérenniser les effets spectaculaires de ces campagnes, le Ghana et le Soudan ont été les deux premiers pays à intégrer le MenAfriVac dans leur calendrier de vaccination systématique en 2016, suivis du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la République centrafricaine et du Tchad en 2017, de la Côte d’Ivoire en 2018, et de la Gambie et du Nigéria en 2019.




J'ai parlé de période charnière et c'est pour cela : désormais, pour tenter d'éradiquer une maladie dans le monde, il ne faudra plus beaucoup compter sur l'appui des vaccins de Sanofi, Pfizer, Merck, GSK ou Novartis, seulement peut-être sur celui des quelques entreprises comme SSI capables de faire du développement à bas coût (jusqu'à ce que, ayant pris de l'ampleur, ces entreprises aient des ambitions de rentabilité bien plus grandes que ce qu'un programme de l'OMS pourra leur offrir, et s'en détournent). Sanofi et Cie continueront à créer des vaccins nouveaux, très chers, destinés aux pays riches et représentant un certain progrès (cela dépendra de la maladie, du contexte sanitaire et du mode d'utilisation du vaccin), voire un grand progrès dans les pays en question (et on y sera favorables), mais plus à l'échelle de l'humanité. C'est ce phénomène auquel on assiste aujourd'hui, et dont les péripéties du vaccin contre la Covid-19 ne sont que l'un des révélateurs.

Depuis l'échec de Sanofi contre la dengue il y a quelques années, quasiment tous les vaccins en cours de développement dans les "pipelines de R&D" de ces laboratoires visent désormais ce type de marché. Il y aura des vaccins grippe améliorés, des vaccins contre l'herpès, contre le virus respiratoire syncytial responsable de bronchiolites pour les nourrissons des pays riches, contre la fièvre jaune amélioré pour les voyageurs des pays riches mais pas pour les populations dans lesquelles la fièvre jaune est endémique, contre les infections nosocomiales des pays riches etc., presque tous très chers.

Quand on dit que le capitalisme est la cause de nombreux maux, des fois, certains sont sceptiques : comment, on ne pourrait plus aujourd'hui faire ce qu'on est parvenus à faire hier ? Nous étions pourtant bien déjà en système capitaliste ? Mais le capitalisme, peut-être qu'on ne l'explique pas assez, c'est aussi un processus, et ce qui était possible dans un passé (parfois idéalisé) peut ne plus l'être aujourd'hui.

C'est donc en ce sens que je relativise le progrès représenté par le vaccin. Le vaccin est en lui-même un vrai progrès mais les défauts du système à son point de sénilité actuel en atténuent fortement la portée. Et cela n'est pas seulement vrai que pour la pandémie de Covid-19.

Évidemment, qu'il faut se faire vacciner si ce n'est déjà fait. Je n'ai jamais soutenu le contraire. Je reviendrai plus tard sur les questions liées au pass sanitaire, aux manifestations etc. qui nécessitent d'autres développements, mais je crois qu'il faut d'abord bien être conscient du niveau de dégradation de la société capitaliste qui conduit à torpiller plus que jamais certaines des meilleures découvertes scientifiques, et qui forme la toile de fond de tout le reste.
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Re: Ni rire ni pleurer?

Message par Ottokar » 31 Août 2021, 14:01

Je n'ai entendu personne à LO tenir des discours anti vaccin, et j'ai vu et entendu au contraire des incitations à se faire vacciner, à respecter les gestes barrière, etc. L'argument "tant que la planète n'est pas vaccinée" vise à montrer que EUX, ne se soucient pas de soigner ou de protéger la population, pas à relativiser la portée immense des progrès de la vaccination.
L'attitude politique vis-à-vis des manifs est un autre problème
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Re: Ni rire ni pleurer?

Message par com_71 » 31 Août 2021, 21:09

Plestin a écrit :Depuis l'échec de Sanofi contre la dengue il y a quelques années, quasiment tous les vaccins en cours de développement dans les "pipelines de R&D" de ces laboratoires visent désormais ce type de marché...


En béotien, j'ai du lancer une recherche sur "pipeline de R&D". Il s'agit donc de "recherches et développement", et j'ai trouvé, en anglais, sur le site de Wellspring, une Sté d'"d'innovation pour l'entreprise moderne", ce développement un peu obscur :

Pour la plupart des sociétés, le pipeline de R&D représente les aspirations et les objectifs de l'entreprise. En tant que tel, il s'agit généralement de la seule source de développements de produits futurs et d'innovations potentielles, car la plupart des sociétés ne réalisent pas pleinement le potentiel de l'innovation externe pour compléter leurs efforts de recherche. Compte tenu de cette réalité, la gestion des pipelines est un processus organisationnel crucial qui doit être géré, mesuré et optimisé afin de générer des rendements cohérents...


Mais derrière l'obscurité, il y a bien l'image du "pipeline", apportant un flot de pétrole, transformable en un flux vertigineux de profits. Un exemple, tiré du site de Sanofi :

Au 30 juin 2021, les médicaments et vaccins du pipeline de R&D de Sanofi comprennent 83 projets, dont 35 sont en phase 3 ou ont été soumis aux autorités réglementaires pour approbation. Ces projets concernent le développement de nouvelles entités moléculaires ainsi que l’affinage de solutions thérapeutiques existantes à l'étude pour d'autres indications ou des formulations différentes...
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Ni rire ni pleurer?

Message par Plestin » 01 Sep 2021, 09:16

Oui c'est vrai Com_71, "pipeline de R&D" c'est le jargon de la pharmacie (utilisé dans toutes les entreprises du secteur) mais c'est exactement l'idée d'un pipeline pétrolier... qui aurait des fuites importantes, car seule une minorité des projets affichés arrivera à son terme, mais ces projets réussis sont censés payer tous les autres (compenser tous les échecs) et, bien plus, assurer des profits confortables à l'entreprise concernée.

L'échec de Sanofi contre la dengue que je mentionnais, et qui est un échec tout relatif (commercial en fait), c'est le développement du vaccin appelé Dengvaxia qui était censé devenir un "blockbuster", c'est-à-dire, toujours dans le jargon pharmaceutique, un médicament ou vaccin dépassant 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires. Sanofi visait les pays dits émergents, soit à travers des programmes nationaux d'accès au médicament, soit directement pour les populations les plus riches du pays.

Certains pays ont joué le jeu mais tout ne s'est pas passé comme prévu. D'abord, le vaccin - ça on le savait à travers les essais cliniques - avait une efficacité limitée (environ 56%), en fait une efficacité variable sur différentes souches du virus et donc selon les pays, assez bonne dans certains cas, médiocre dans d'autres (c'est un peu comme avec les variants dans la Covid-19). Mais comme il n'existait aucun vaccin contre la dengue, cela pouvait sembler quand même une grande avancée.

Sauf qu'en pratique, Sanofi a tenté de le vendre cher et les pays sur lesquels il comptait beaucoup comme le Brésil se sont défilés. Seuls quelques-uns, comme les Philippines, ont joué le jeu et utilisé le vaccin assez massivement, mais pour un groupe comme Sanofi, impossible d'avoir un blockbuster en ne vendant qu'à des pays comme les Philippines !

Les pays comme le Brésil, et d'autres encore, y compris la France dans les régions d'outre-mer et les Etats-Unis en Floride, ont opté pour une autre stratégie bien moins coûteuse que le vaccin : des lâchers massifs dans la nature de moustiques mâles stérilisés (s'accouplant en pure perte avec les femelles et concurrençant les mâles fertiles, les femelles pondant des œufs qui n'écloront pas), ou bien de moustiques génétiquement modifiés pour que la descendance femelle meure au stade larvaire, ou encore des moustiques infectés par la bactérie Wolbachia pour qu'ils la transmettent aux moustiques sauvages, la présence de Wolbachia réduisant drastiquement la capacité d'un moustique à transmettre les infections virales comme la dengue ou Zika. Grâce à cela, la maladie a pu être éradiquée dans quelques endroits, des îles notamment, et a chuté dans d'autres.

Et puis, à l'usage du vaccin, une découverte surprenante a eu lieu. Le vaccin a montré, uniquement chez les patients qui n'ont jamais eu la dengue, un effet secondaire délétère inattendu qui n'avait pas été repéré dans les essais cliniques (on se demande comment c'est possible car ils ont inclus 40.000 personnes dans 25 pays) : les personnes en question, si elles attrapent la dengue après la première injection du vaccin, voient leur risque de forme grave (dengue hémorragique, mortelle dans 2,5% des cas) nettement augmenté et non diminué ! Le vaccin n'est protecteur que pour les personnes ayant déjà eu la dengue par le passé. Ce phénomène est attribué à l'apparition, due au vaccin, d'anticorps facilitants (au lieu de neutralisants) qui faciliteraient l'infection virale.

On peut donc attribuer un surcroît de formes graves au vaccin dans les pays qui ont largement vacciné, à savoir, surtout les Philippines (plus de 800.000 écoliers vaccinés). Il est possible que des décès d'enfants soient survenus à cause de cette particularité du vaccin. Le gouvernement philippin a changé entre temps, le nouveau tient beaucoup à s'opposer à tout ce qu'a fait son prédécesseur et il a accusé Sanofi d'être responsable de la mort de, tantôt, 600 enfants, ou 100, ou plus récemment 14, ce que Sanofi dément... (De toute façon, ni Sanofi ni le gouvernement philippin ne sont fiables).

De son côté, l'OMS considère toujours le vaccin dengue comme utile mais préconise de ne vacciner que les enfants qui ont déjà eu la dengue par le passé, ce qui nécessite d'effectuer un test sur chacun avant d'injecter le vaccin, ce qui est lourd et a un coût... d'autant que Sanofi n'a pas renoncé à vendre son vaccin cher.

Bref, entre les problèmes du vaccin et, surtout, les alternatives bon marché trouvées avec les moustiques, la perspective pour Sanofi d'avoir un nouveau "blockbuster" a tourné au fiasco, le chiffre d'affaires du Dengvaxia est ridicule et loin de couvrir les frais engagés pour sa recherche-développement. Et les déboires du vaccin à cause d'essais cliniques mal menés, ont fourni des arguments supplémentaires aux antivax. Le risque de voir apparaître des anticorps facilitants a d'ailleurs été évoqué par une partie du corps médical (y compris ceux de bonne foi et pas antivax) au tout début de la mise sur le marché des vaccins Covid-19, car l'ancienne épidémie de SRAS avait montré l'apparition d'anticorps facilitants dans certaines situations (en l'absence de vaccin), mais ce risque est écarté depuis.

Cet épisode de la dengue est venu rappeler que :

- Toute utile que soit la vaccination en général, chaque vaccin est un produit pharmaceutique différent qui mérite d'être considéré spécifiquement, sous l'angle de son propre rapport bénéfice / risque, sans se laisser influencer par un a priori (favorable ou défavorable à la vaccination).

- Pour être efficace contre une maladie, il est utile de bien connaître l'écologie de l'agent infectieux car il peut parfois y avoir des solutions simples, peu coûteuses et performantes pour lutter contre lui, autres qu'un vaccin ou un médicament.

A Sanofi et ses concurrents, cet épisode a fait tirer la conclusion que :

- Pour faire du profit, il vaut mieux se focaliser sur les maladies des pays riches car les pays pauvres sont peu enclins à accepter un prix élevé pour un vaccin et ont un peu trop tendance à rechercher des solutions plus économiques si le vaccin est cher.

(On ne va pas les plaindre, ils savent faire leur beurre avec le reste)
Plestin
 
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