Parrainages présidentielle 2022

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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par Ottokar » 08 Fév 2022, 17:37

368 parrainages pour Nathalie ce soir 8 février, ça monte mais on n'y est pas encore
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par com_71 » 08 Fév 2022, 17:51

au 8 fév.
Nombre de parrainages reçus par candidat et validés par le Conseil constitutionnel.

V. Pécresse
939

E. Macron
926

A. Hidalgo
652

N. Arthaud
368

F. Roussel
326

J. Lassalle
316

Y. Jadot
268

N. Dupont-Aignan
232

J. Mélenchon
224

F. Asselineau
171

E. Zemmour
149

M. Le Pen
139

P. Poutou
127

A. Kazib
84

H. Thouy
48

C. Taubira
36

G. Kuzmanovic
25

G. Koenig
23
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par Byrrh » 09 Fév 2022, 00:27

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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par Gayraud de Mazars » 09 Fév 2022, 08:08

Salut camarades,

Ces gens qui hurlent parce que Nathalie Arthaud a déjà 368 parrainages au 8 février 2022, c'est lamentable, ils ont qu'à avoir des militant(e)s disponibles et actifs ! Quant aux journaux de larges masses qui restent ils sont vendus aux bourgeois ! D'ailleurs les sondages sont du vent et on verra bien la réalité des faits dans 2 mois... La patience est une vertu révolutionnaire !

Fraternellement,
GdM
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par com_71 » 10 Fév 2022, 17:28

Au 10 février

V. Pécresse
1249

E. Macron
1050

A. Hidalgo
790

N. Arthaud
419

J. Lassalle
382

F. Roussel
381

Y. Jadot
325

N. Dupont-Aignan
280

M. Le Pen
274

J-L. Mélenchon
258

F. Asselineau
193

E. Zemmour
181

P. Poutou
146

A. Kazib
99

H. Thouy
56

C. Taubira
47

G. Koenig
27

G. Kuzmanovic
27
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par artza » 11 Fév 2022, 09:24

Bref, ne rien lâcher!

499 serait honorable mais ne ferait pas le compte ;)
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par com_71 » 11 Fév 2022, 15:17

La banque de parrainages initiée par Bayrou. Un commentaire dans l'Express :
Présidentielle : pourquoi la "banque de parrainages" lancée par Bayrou divise les candidats
Le président du MoDem a créé un site facilitant les parrainages d'élus pour les candidats à l'élection présidentielle qui rencontrent des difficultés à les obtenir. Mais cette "réserve" n'est pas ouverte à tous.

Dans cette banque, pas de crédit à contracter, seulement des signatures à récupérer. François Bayrou tend la main à certains candidats à l'élection présidentielle qui peinent à atteindre les 500 parrainages d'élus, condition nécessaire pour prétendre à l'Elysée. Jeudi, le président du MoDem a annoncé la création d'une "banque de parrainages démocratiques", son parti ayant confirmé la veille avoir constitué une réserve de "200 à 300" parrainages d'élus. La plateforme, nommée notredemocratie.fr, permet que "les maires se regroupent et se répartissent les signatures" pour parrainer des candidats. Mais tous ne peuvent y prétendre : ils doivent "atteindre 10 % dans les sondages", ce qui représente environ "quatre millions d'intentions de vote", conditionne le Haut-commissaire au plan.

Coup de pouce pour Mélenchon, Le Pen et Zemmour

"Est-ce que des candidats qui sont à ce niveau-là peuvent être écartés de l'élection par le mécanisme des parrainages ?", s'est interrogé François Bayrou sur BFMTV. "Je ne suis pas de l'avis politique de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et d'Eric Zemmour, mais je trouverais anormal, et même scandaleux, qu'ils ne puissent pas se présenter [...] Je ne peux pas supporter que la démocratie soit ainsi déséquilibrée, déstabilisée", a-t-il poursuivi, insistant sur le côté transpartisan de l'initiative.

Citer ces trois candidats cités ne doit rien au hasard. Tous sont projetés au-dessus de la barre des 10% d'intentions de vote et seraient ainsi éligibles à la "banque de parrainages". Dans le dernier sondage Elabe pour L'Express et BFM TV, publié mercredi, Marine Le Pen (RN) se situe à 15,5%, Eric Zemmour (Reconquêtes) à 13% et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) à 10%. Et tous ont fait part de difficultés sur le terrain, ces dernières semaines, à obtenir les signatures d'élus pour valider leur candidature. Selon le dernier bilan du Conseil constitutionnel mis à jour le jeudi, Marine Le Pen en déclare 274, Jean-Luc Mélenchon 258 et Eric Zemmour 181.

Les réactions à l'ouverture de cette "réserve" de parrainages sont mitigées. Et dépendent évidemment de quel côté des 10% se trouvent ceux qui en parlent. Au centre : Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines, qui a accordé son parrainage au président et pas encore candidat Emmanuel Macron (il en affiche déjà 1050), a estimé que "si les maires ne souhaitent pas donner ces parrainages, il faut peut-être s'interroger sur la légitimité de ces candidatures". Au-dessus des 10 % : Marine Le Pen a salué, jeudi soir dans Nice Matin, "l'esprit démocratique" de François Bayrou, même s'il est "un adversaire politique". Philippe Olivier, député européen RN, apprécie "une initiative qui honore son auteur. François Bayrou aura été la seule personnalité de la Macronie à percevoir l'urgence de revivifier la démocratie", dit-il sur Twitter.

En dessous des 10 % : Philippe Poutou, candidat du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) n'est "pas rassuré" pour l'obtention de ses parrainages (146 pour le moment) et dénonce la création d'une telle "banque". "Ils n'ont pas le droit de faire ça. Ça n'a rien à voir avec les sondages, ça n'a rien à voir avec les scores qu'on peut faire, et là on est sur des consignes de parrainage", a-t-il déploré vendredi, sur RMC. Le conseiller municipal de Bordeaux critique un "côté antidémocratique qui est de plus en plus assumé : l'élection doit se faire entre les grosses écuries, entre celles et ceux qui sont favoris dans les sondages et puis les petits ne comptent plus [...]. C'est un problème politique". Son de cloche similaire du côté du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France compte 280 parrainages enregistrés par le Conseil constitutionnel, mais assure qu'il ne lui en manque plus que 30. Selon lui, le Haut-commissaire au plan a "enfin compris qu'il y avait un problème". Mais Nicolas Dupont-Aignan se demande "au nom de quoi c'est la majorité qui va choisir ses opposants", jugeant cela "extravagant".
Jadot, Roussel et Taubira pas dans les critères

En cas de difficulté dans l'obtention des 500 parrainages, Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PC) ou Christiane Taubira (PRG-PS), qui comptent respectivement 4,5%, 4% et 3,5% des intentions de vote dans le dernier sondage Elabe, ne pourraient pas profiter de la "banque de parrainages" du MoDem.

https://www.lexpress.fr/actualite/polit ... 67874.html

La conclusion de l'appel "Notre démocratie" de Bayrou :
...Si certains candidats majeurs étaient menacés d’être empêchés, ces élus se déclarent simplement disponibles pour participer à leur parrainage, dans un esprit démocratique et républicain.
... si une telle situation venait à se produire, les membres du collectif « Notre Démocratie » s’engagent à participer à une réflexion partagée sur les modalités de répartition des parrainages, qui garantisse contre toute confusion partisane ou de soutien.

https://notredemocratie.fr/
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par Plestin » 11 Fév 2022, 17:31

Plus prosaïquement, Bayrou qui est tout de même l'allié de Macron joue peut-être aussi le rôle de poisson-pilote de Macron qui serait bien embêté s'il devait affronter uniquement Pécresse dans le cas où aucun candidat d'extrême-droite n'aurait assez de parrainages pour venir mordre sur l'électorat de cette dernière... Pas d'extrême-droite et une Pécresse qui récupérerait une partie des voix d'extrême-droite dès le premier tour, ça ne leur irait pas du tout. Et un PS qui retrouverait peut-être de la vigueur en l'absence de Mélenchon ou Jadot ça ne leur irait pas non plus.
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par Gayraud de Mazars » 11 Fév 2022, 17:41

Salut camarade Plestin,

Effectivement Bayrou n'est pas né de la dernière pluie, il sait comment servir et courir au secours de la victoire de Macron... Alors tous ces parrainages, serviront à cette cause bien sûr ! Il n' y a rien d'un idéal démocratique dans tout cela... Plutôt une tambouille bien politicarde !

Fraternellement,
GdM
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Re: Parrainages présidentielle 2022

Message par com_71 » 11 Fév 2022, 20:36

Le haut-commissaire au plan Bayrou se verrait donc bien "handicapeur" dans ce jeu de cirque qu'est l'élection présidentielle.
Wiktionnaire a écrit :handicapeur (h aspiré)\ɑ̃.di.ka.pœʁ\ masculin (pour une femme, on dit : handicapeuse)
Dans le milieu des courses de galop, personne chargée de déterminer le poids supplémentaire que devront porter les chevaux dans leurs futures épreuves en fonction de leurs performances, afin d'équilibrer les chances de succès à l'arrivée.

Pour arriver au résultat voulu, il suffit de choisir les bons candidats. Cela rappelle une tribune dans "Le Monde" :
Le Monde, 4 mai 1974 a écrit :Le grand cirque
IL est de bon ton, dans ce qu'on appelle la classe politique, de déplorer le nombre des candidats de l'actuelle campagne des élections présidentielles. Les hommes politiques, les partis, la presse, déplorent la présence dans la compétition de ceux que l'on appelle les " marginaux ", ces pelés, ces galeux, qui déconsidèrent l'élection présidentielle qui devrait être empreinte de respectabilité, voire de majesté.

M. Poher triomphe et gémit à la fois : Ah, si on avait écouté les sénateurs, les conditions de présentation auraient nécessité le parrainage de plusieurs dizaines de parlementaires et cela aurait écarté tous ceux qui n'appartiennent pas à la classe politique solidement retranchée à la Chambre et au Sénat.

Les idées du président du Sénat en la matière sont partagées par nombre d'hommes de la majorité, voire de tous les courants... parlementaires.

Notons en passant que ce ne sont pas les révolutionnaires qui ont fait cette loi : ne nous a-t-on pas répété que les institutions de la Ve République étaient un modèle du genre, et qu'elles avaient été conçues et mises en place par un guide génial, et approuvées par nombre de sous-guides. Elles seraient donc stupides au moins sur un point ?

S'il est exact que ces élections présidentielles touchent par certains côtés à la mascarade, cela ne doit rien à la présence des candidats dits marginaux. On peut trouver ce qu'ils ont à dire intéressant ou inintéressant, bien ou mal dit. mais est-ce vraiment eux qui ont donné à cette campagne le moindre caractère grotesque ?

Quand on entend, au hasard des conversations, les gens plaisanter, parler de " cinéma ", et dire " ils ont bonne mine ", ce n'est pas des " marginaux " qu'il s'agit. C'est des pitres de la droite, des candidats prétendus " sérieux ". Le ridicule, il est du côté d'Edgar Faure. descendant pour quelques jours de son perchoir de l'Assemblée nationale pour s'élancer dans la course à l'élection ; du côté de Pierre-Auguste Messmer, offrant pour quelques heures son corps et son âme à la France et à la majorité ; du côté de Royer. transformé en croisé-chirurgien rêvant de greffer un nouveau cœur à la France : du côté de Jean-Jacques Servan-Schreiber, attendant les résultats du premier tour pour savoir s'il soutiendra Mitterrand contre Chaban ou Giscard contre Mitterrand ; du côté de Lecat, créant dans son département deux comités de soutien, l'un à Giscard, l'autre à Chaban ; du côté enfin de ces derniers, ne sachant plus quoi inventer pour multiplier les coups bas.

Le fond du problème, c'est que les représentants actuels de la droite sont des nains qui ont hérité d'un vêtement - ou plutôt d'un suaire - trop grand pour eux. Les circonstances, et notamment la guerre d'Algérie, avaient permis à de Gaulle de gouverner par-dessus les partis, imposant - nouveau Bonaparte - sa loi à ceux-ci. La Constitution gaulliste, taillée sur mesure, traduisait cet état de choses. Dans la IVe République, le président était élu par le Sénat et la Chambre siégeant ensemble à Versailles. Au début de la Ve République, il était élu par des notables. L'élection du président de la République au suffrage universel, instituée en 1962, devait permettre de quasi-plébisciter le chef de l'État, lui donnant ainsi plus d'autorité que le Parlement, son mandat ne lui étant pas donné par des partis, les parlementaires ou les notables de la classe politique.

Mais il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir se faire plébisciter. De Gaulle lui - même subit un demi-échec à ce petit jeu en 1965.

Nous assistons aujourd'hui à la fermeture de la parenthèse ouverte dans la vie politique française en 1958. La droite, dans sa grande majorité unifiée par la force des choses derrière de Gaulle, est en train de revenir à sa dispersion originelle en multiples clans et cliques. Et toutes les modifications de la loi électorale n'y feront rien, bien au contraire. Car à quoi aboutiraient finalement les projets de réforme de Poher sinon à confier aux différents groupes parlementaires le monopole de la présentation des candidats à l'élection présidentielle ?

Les chantres de la Ve République qui n'ont, en paroles, que mépris pour les mœurs de feu la IVe, sont en train d'y revenir. Ce n'est pas vers des élections plus " dignes " que se dirige actuellement la droite. Mais vers un véritable retour aux sources et, de marche relevée en marche relevée, à la désignation du " candidat " à la présidence par le Parlement réuni en congrès à Versailles, et peut-être alors, à treize tours de scrutin, pour choisir un président de la République, comme ce fut le cas en 1953.

Mais la démocratie dans tout cela ?

Il faut être une candidate " marginale " pour avoir de telles préoccupations.

Arlette Laguiller
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