L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle !

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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par artza » 18 Mai 2022, 06:58

Il faut quand même bien se donner quelques raisons de rester au NPA.

Ceci dit j'ai entendu que les militants du NPA étaient contents des meetings Poutou.
Un peu plus d'auditeurs que d'habitude (campagne présidentielle précédente?) jeunes, sympas...qui votent LFI et qui ne voient pas le problème.
Pour eux LFI, NPA etc... c'est la même famille ce qui n'est pas faux et même le PS qu'ils n'ont pas connu.
artza
 
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Ottokar » 19 Mai 2022, 09:21

Le journal du NPA publie ce 19 mai les conclusions de leur réunion du week-end dernier. Si on résume, ils étaient prêts à se vendre pour le plat de lentilles d'une petite circonscription "gagnable", ils n'ont rien eu et ils se sont fait marcher dessus. Tant pis, on ne change pas une politique qui perd, ils continuent à soutenir la Nupes, à faire campagne pour eux, à leur donner leur logo, avec eux ou à côté d'eux selon les endroits. Sauf là où c'est un affreux social-traître PS libéral bien sûr, on a sa fierté toit de même ! Dans ces cas, et à condition qu'ils y soient eux-mêmes présents, ils présenteront des candidats... une douzaine recensés disent-ils, à la veille du dépôt ! Il y en aura peut-être quelques uns de plus mais attention, gare à ceux qui se présenteraient quand même. S'il prenait l'envie aux "gauches" du NPA (l'Etincelle, A&R de Quirante) de se présenter, ce seront des "candidats de division" (on se croirait chez les lambertistes !) et ce serait sans la photo de Poutou, sans le logo NPA, sans les sous du parti (leurs cotisations serviront à payer la campagne de Mélenchon, ça donne envie !).
Carpette vis-à-vis des partis sur sa droite, intransigeants et dictatoriaux sur leur gauche, cette bonne vieille tradition social-démocrate est respectée. Tu m'étonnes qu'ils n'avaient pas envie de venir se faire sonner les cloches à la fête !
Le NPA dans les élections législatives par Julien Salingue

Hebdo L’Anticapitaliste - 616 (19/05/2022)

Un nouveau Conseil politique national (CPN) du NPA s’est réuni le samedi 14 mai, afin de discuter de l’application de notre orientation sur les élections législatives.

Lors d’un précédent CPN, le 5 mai, prenant acte de l’impossibilité de nous insérer dans le cadre de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (NUPES), nous avions en effet décidé ce qui suit : « Le NPA organisera sa participation aux élections législatives lors d’un Conseil politique national qui se tiendra le 14 mai. En tout état de cause, nous appellerons à voter et soutiendrons, y compris de façon militante, les candidatEs de gauche de rupture de la NUPES, face auxquels nous ne présenterons pas de candidatEs. Dans d’autres circonscriptions, là où les conditions sont réunies, le NPA cherchera, face à des candidats labellisés NUPES incarnant une continuité avec le social-libéralisme, à faire entendre une alternative, avec des candidatures unitaires, issues du monde du travail et des quartiers populaires, représentant une gauche de combat, indépendante des institutions et du social-libéralisme. »

Des configurations diverses

Le CPN du 14 mai a ainsi été l’occasion de faire le point sur les initiatives prises par les différents comités, qu’il s’agisse de prendre contact avec certains candidatEs de la NUPES – quand ces dernierEs ne l’avaient pas fait eux-mêmes, comme cela a été le cas dans plusieurs circonscriptions – ou de réfléchir aux possibilités de proposer des candidatures indépendantes, face à des candidats labellisés NUPES mais n’incarnant pas la rupture mais la continuité avec le social-libéralisme – issus du PS et d’EÉLV.

Ainsi, dans diverses circonscriptions, des comités sont engagés dans des campagnes de soutien à certaines candidatures NUPES, tout en maintenant l’indépendance politique du NPA et sa liberté de critique. Cela peut passer par des initiatives communes, du matériel commun, des interventions lors de réunions publiques, etc. Dans d’autres circonscriptions, il semble plus difficile de se joindre à la campagne, et les camarades, tout en appelant à voter pour des candidatEs issus de l’Union populaire, continueront de mener séparément leurs activités.

Des candidatures indépendantes

Dans les circonscriptions où nous avons des équipes militantes et qui ont été attribuées au PS ou à des candidats sociaux-libéraux d’EÉLV, la question s’est posée d’initier des candidatures indépendantes, en rupture avec la social-libéralisme. Et dans divers endroits, ce sont des militantEs de la FI, voire du PCF, qui nous ont contactés pour savoir si nous étions « prêts à y aller ». Des attitudes révélatrices des limites et des contradictions de la NUPES, mais aussi de l’écho favorable qu’a reçu notre positionnement dans divers milieux militants. De telles candidatures sont malheureusement difficiles à mettre en place, et elles seront peu nombreuses : nous y reviendrons la semaine prochaine.

Le CPN a validé le 14 mai la présentation d’une douzaine de candidatures indépendantes, en maintenant le cap que nous nous étions fixé : même si nous ne ferons pas forcément campagne pour elles et eux, nous ne nous présenterions pas face à des représentantEs de l’UP ou du PCF, l’heure n’étant pas à jouer la division chez celles et ceux qui veulent réellement lutter contre Macron, l’extrême droite et le néolibéralisme – au moyen qui plus est de candidatures ultra-minoritaires. Le CPN a ainsi acté que si, malgré tout de telles candidatures venaient à exister, elles ne pourraient « se prévaloir d’un soutien national du NPA : logo, financement national, revendication du soutien (nom ou image) du candidat à la présidentielle. »
Ottokar
 
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Byrrh » 19 Mai 2022, 09:58

Ottokar a écrit :et ce serait sans la photo de Poutou

Je ne crois pas que ce soit si grave ! :mrgreen:

Ottokar a écrit :sans le logo NPA

Je doute qu'il soit déposé à l'INPI... 8-)
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Plestin » 23 Mai 2022, 06:40

Voici un article de "L'Anticapitaliste" dénommé "Où va Lutte ouvrière ?" et qui vaut son pesant de cacahuètes.

https://lanticapitaliste.org/opinions/p ... e-ouvriere


Où va Lutte ouvrière ?

Cathy Billard
Revue L’Anticapitaliste n°135 (mai 2022)

Nous avons eu la surprise de découvrir, assez brutalement, comment Lutte ouvrière analyse les résultats des élections présidentielles. Ce fut, en effet, dans le cadre, totalement inapproprié, de l’hommage que nous organisions pour notre camarade Alain Krivine le 30 avril dernier…

Michel Rodinson nous a gratifiés en 7 minutes de l’exécution de toute la politique du courant français de la IVe Internationale animé par Alain Krivine depuis les années 60 jusqu’au NPA. Démarche nullement personnelle, puisque pleinement assumée par la direction de LO en réponse au courrier que nous lui avons adressé à la suite de ce qui a été vécu, par les sympathisantEs, amiEs et camarades d’Alain comme une provocation.

Alors, à la lecture du mensuel Lutte de classe de mai-juin 2022, on ne peut que s’en persuader : l’absence de nuances et d’appréhension de tendances contradictoires, les affirmations péremptoires et succinctes ne laissant la place à aucune interrogation, sans parler d’hypothèses en prise avec ces réalités, ne sont pas juste réservées à un « hommage » dévoyé à un militant révolutionnaire dont Lutte ouvrière ne comprend pas du tout l’engagement. La grille d’analyse de LO, ce sont des lunettes complètement opaques à travers lesquelles le champ de vision est tellement étriqué qu’il ne reste plus qu’à égrener en boucle « il n’y a de révolutionnaire que les révolutionnaires » en espérant la révolution qui le prouvera. Effectivement tout l’inverse d’Alain Krivine, qui a passé sa vie militante à chercher le moindre point d’appui pour peser, agir, sur les rapports de forces. Que ce soit dans l’enthousiasme des révolutions anticolonialistes ou les espoirs de Mai 68, tout autant que dans des périodes de reculs et de défaites après la Chute du mur de Berlin et les trahisons de la social-démocratie qui discréditaient les perspectives de transformations révolutionnaires. Toujours pour ne pas subir, ne pas se transformer en commentateur aigri, se lier aux militantEs, à celles et ceux qui se battent, pour dans l’action commune retisser le fil du combat politique de l’émancipation des oppriméEs par elles et eux-mêmes.

Une analyse commune, des conclusions diamétralement opposées

Contrairement à d’autres dans l’extrême gauche, les camarades de Lutte ouvrière considèrent qu’effectivement la situation issue des présidentielles est lourde de dangers de solutions autoritaires voire fascisantes : « Il s’agit cependant d’un grave recul de la conscience de classe, aux conséquences dramatiques pour les travailleurs eux-mêmes. En votant pour Le Pen, ils ont cautionné toutes les idées réactionnaires, nauséabondes, qu’elle représente, y compris des idées qui les divisent en fonction de leur nationalité, de la couleur de leur peau, de leur statut légal, etc. Mais ce qui est plus grave encore pour l’avenir est que la frange fascisante du Rassemblement national, qui en est le noyau, ne peut que se sentir encouragée par le résultat électoral de Marine Le Pen. » Et ils soulignent à juste titre en citant les plumes du passé « Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise. » (Berthold Brecht) Ce que Trotsky a exprimé de façon moins lapidaire mais plus politique : « Le fascisme est la continuation du capitalisme, une tentative pour perpétuer son existence à l’aide de méthodes bestiales et monstrueuses. » Mais une fois ce diagnostic établi, les conséquences sont étonnantes puisque les camarades écrivent : « Comme nous l’avons répété pendant la campagne : Le Pen élue, elle aurait fait du Macron, et Macron fera du Le Pen. » Une actualisation de la formule « Bonnet blanc, blanc bonnet » que Trotsky avait largement démontée, mais qui n’est rien d’autre que l’enregistrement d’une paralysie de fait, avec pour toutes perspectives en conclusion « C’est dans les périodes de recul que se mesure et se constate la fidélité aux idées révolutionnaires. C’est dans ces périodes de recul que, pour reprendre une expression de Lénine, “on reconnaît ses vrais amis” ». Ce qui ouvre l’interprétation que la déclaration de Lutte ouvrière lors de l’hommage du 30 avril, signifie qu’elle ne nous compte vraiment plus parmi ces amiEs révolutionnaires !

Alors pour autant nous allons tenter de poursuivre la discussion, car comme nous le leur avons écrit le 5 mai « Nous ne nous sommes jamais dérobéEs à la confrontation, voire à la polémique, y compris publique, qui sont pour nous une bouffée d’oxygène indispensable à la réflexion politique. Au-delà des rapports entre nos organisations, c’est même pour nous un élément sans lequel un mouvement ouvrier vivant ne peut exister. »

Comme il est un peu compliqué de discuter des assertions définitives de LO comme « Pendant des décennies, la LCR et ses ancêtres avaient prétendu construire un parti révolutionnaire en étant en quelque sorte en symbiose avec les mouvements et les courants en vogue. Mais ce sont les préoccupations et les idées de ce milieu qui ont, à l’inverse, exercé au fil des années une pression et une attraction sur cette organisation et, de façon plus nette encore par la suite, sur le NPA. », nous nous contenterons de discuter de discuter deux points : sur la conception de l’internationalisme qui sous-tend notre solidarité avec le peuple ukrainien ; et sur les enjeux de front unique comme outil de reconstruction de la conscience de classe, dont les camarades soulignent le recul.

La question de la guerre, un marqueur toujours d’actualité

Le point dont nous pouvons partir est que dans le contexte de crise de réalisation des profits qui est en train – crise sanitaire aidant – de basculer l’économie dans une récession, la guerre entamée par la Russie en Ukraine est grosse d’extension et de généralisation. Pour autant nous ne pensons pas que la position des révolutionnaires puisse être une simple position pacifiste, de refus des politiques de réarmement et d’opposition au soutien que l’État français apporte, de manière discutable, à l’armée ukrainienne. En effet dans ce conflit, on ne peut pas se contenter de renvoyer dos à dos Poutine et Zelensky ou Poutine et l’OTAN, en ne considérant Zelensky que comme un pion avancé de l’impérialisme US et de ses alliés de l’UE. Dans cette guerre, il y a un envahisseur, l’armée russe, bras armé d’un projet impérialiste de Poutine.

Que ce projet renvoie à une nostalgie grand-russe ravivée par un dévoiement de la résistance soviétique au nazisme, et matinée d’anticommunisme virulent, n’en fait pas moins un projet de conquête territoriale et de domination d’un peuple. Et c’est ce que le peuple ukrainien a bien saisi, sinon comment expliquer cette résistance totalement inattendue par Poutine, qui réussit à faire bégayer l’armée russe malgré un rapport de forces défavorable sur le plan strictement militaire. Et c’est bien cette résistance du peuple ukrainien qui incite les dirigeants des États occidentaux, US en tête, à glisser d’un soutien tiède à un appui militaire concret. Pour ces puissances, il s’agit que ce ne soit pas la détermination du peuple ukrainien qui bouscule le rapport de forces que tente d’imposer Poutine. Il vaut mieux que ce soit l’armement étranger, acheminé et utilisé sous leur contrôle par l’armée ukrainienne qui puisse se prévaloir d’une victoire sur Poutine.

C’est pour cela que, pour le NPA, l’internationalisme ne peut pas se résumer par une position d’indifférence sur l’issue de cette guerre. L’internationalisme, c’est d’abord l’affirmation de notre solidarité au peuple ukrainien et à sa résistance armée et non armée. Reconnaître son droit à se défendre, lui-même, ce n’est pas gommer les différences sociales existant en son sein, mais encourager avec les moyens qui sont les nôtres à ne compter que sur eux-mêmes. Construire des réseaux de solidarité pour fournir aux organisations de la gauche ukrainienne, politique, syndicale, associative une aide matérielle, logistique pour tenir sur place, protéger et accueillir celles et ceux qui en ont besoin, mais aussi financière pour se procurer des armes si elles et ils le décident. Aider ces militantEs de gauche à agir en autonomie de l’État ukrainien est déterminant pour permettre l’expression d’une résistance ouvrière. Parce que si ces réseaux n’existent pas, ne sont pas utiles à la gauche ukrainienne, le gouvernement ukrainien, plus ou moins appuyé voire instrumentalisé par les nationalistes – y compris fascisants – aura une complète hégémonie sur les aspirations à la résistance. Et les soutiens militaires occidentaux apparaîtront d’autant plus comme déterminants contre Poutine, invisibilisant la résistance populaire. La place que pourra prendre la résistance populaire, et sa visibilité sont un enjeu important dans les rapports de forces qui émergeront de cette première séquence de confrontation militaire en Europe et seront déterminant face à la poursuite de l’escalade militaire. La responsabilité des révolutionnaires est donc pour nous de construire la solidarité matérielle mais aussi politique en expliquant ici, inlassablement, ces enjeux, à contre-courant des informations distillées par les rouleaux compresseurs médiatiques. C’est une question fondamentale pour des marxistes révolutionnaires car nous avons plus que jamais la conviction que la révolution sera mondiale ou ne sera pas, et donc nous voulons affirmer l’enjeu de revivifier, élargir, reconstruire les outils de la solidarité internationaliste.

L’actualité du front unique

Ce qui dans le contexte de montée d’un mode autoritaire de gouvernance des institutions politiques de la bourgeoisie, qui se déroule à l’échelle mondiale, se conjugue pour nous avec une course de vitesse pour éviter que le RN ou un autre parti fascisant devienne le recours de la bourgeoisie française. Dire cela ne signifie évidemment pas, mais dans le débat avec LO cela va mieux en le précisant, rechercher comme médiation une stabilisation de la crise politique de domination de la bourgeoisie dans un cadre institutionnel acceptable pour elle. Ce qui ne veut pas dire que nous tracions un signe d’égalité entre toutes les combinaisons de pouvoirs politiques (du fascisme au réformisme en passant par toutes les nuances de libéralisme, ultralibéralisme ou social-libéralisme…). Ces combinaisons n’ont pas les mêmes conséquences pour le monde du travail, mais par contre elles peuvent s’enchainer sans rupture majeure. C’est pour cela que le résultat des élections ne nous est pas indifférent et que l’analyse des résultats implique un questionnement sur notre tactique d’intervention politique pour organiser notre camp social.

Le score du RN, 42 % dans un scrutin uninominal à deux tours, est une expression, certes déformée, mais bien réelle de l’état de décomposition du mouvement ouvrier. Et cela doit questionner les révolutionnaires. Des mouvements sociaux profonds, durables que ce soit sur les terrains « traditionnels » du mouvement ouvrier (cheminots, personnels de la santé et du social, luttes contre des fermetures d’entreprises ou pour des conditions de travail plus dignes comme les femmes de chambre des hôtels) ou sous des surgissements de masse comme les Gilets jaunes, le mouvement féministe #MeToo, le mouvement LGBTI ou les mobilisations contre les violences policières ont rythmé tout le quinquennat de Macron. Quelles ont été l’intervention et la marque que les révolutionnaires ont eus dans ces mouvements ? Pourquoi pendant ces 5 ans – un temps qui n’est pas long dans l’histoire du mouvement ouvrier – au cours desquels ces mouvements se sont rapidement succédé, voire ont pu se croiser, n’a-t-il pas émergé de ce bouillonnement la conscience de combats communs ?

Pour nous, répondre à ces questions indispensables ne peut se résoudre par l’affirmation de la construction d’une organisation révolutionnaire dont les références sont toutes dans un passé qui s’éloigne chaque jour un peu plus. L’actualisation du caractère révolutionnaire de l’analyse marxiste se mesurera à la capacité de l’appliquer dans cette situation nouvelle, faite de décompositions et de confusions mais aussi de montée de combativités extrêmement déterminées, et pas dans l’auto-affirmation qui ne convainc pas au-delà d’un petit noyau. Être au cœur des mouvements est indispensable mais pas suffisant, il faut combiner avec des débats politiques, des tests dans la rue et dans les urnes qui permettent au monde du travail de tester et d’expérimenter des réponses politiques pour répondre à ses besoins aussi bien matériels que politiques. Car ce qui apparaît de plus en plus clairement dans la situation de crise systémique du capitalisme c’est que la question centrale est : qui décide ? Au nom de quels intérêts et comment ne pas être dépossédéEs de notre avenir, de nos vies. Et cette dispute politique avec les masses, il est impossible de l’avoir de manière isolée : c’est dans le débat, la collaboration et la confrontation entre révolutionnaires mais aussi avec les réformistes que nous pourrons faire émerger de nouvelles forces politiques – car il n’y en aura pas une seule et unique – capables d’orienter les luttes dans une perspective révolutionnaire. Et le mouvement ouvrier a inventé il y a un siècle un nom à cette démarche, dans un autre contexte, et d’autres rapports de forces certes, mais qui nous paraît fort utile à réfléchir, c’est le Front unique, contre le danger fasciste mais aussi pour mettre en mouvement, clarifier les débats politiques et tracer le chemin du renversement du capitalisme.


Le "front unique" de tout et n'importe quoi a toujours été prétexte à tout et n'importe quoi, il n'y a pas de raison que cette "tradition" change...
Plestin
 
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par BBoutanche » 24 Mai 2022, 00:15

Pour autant nous ne pensons pas que la position des révolutionnaires puisse être une simple position pacifiste, de refus des politiques de réarmement et d’opposition au soutien que l’État français apporte, de manière discutable, à l’armée ukrainienne.


... Nous ne sommes pas des pacifistes, nous ferons la guerre aux impérialistes. Seulement voilà contrairement à ce que vous dites, l'ennemi est dans notre propre pays. Ce sont bien les vendeurs d'armes et l'état bourgeois. Ne doute pas que ces vendeurs d'armes et cet état ce frotte les mains en t'entendant, et ne doute pas : que ces armes serviront à écraser dans le sang les classes populaires en Ukraine, en Russie, et partout où les ouvriers relèveront la tête. Les armes que tu destines à l'Ukraine, ce sont les mêmes armes qui ont été vendu à la Russie pour écraser les révoltes au Kazakhstan.

Et c’est bien cette résistance du peuple ukrainien qui incite les dirigeants des États occidentaux, US en tête, à glisser d’un soutien tiède à un appui militaire concret. Pour ces puissances, il s’agit que ce ne soit pas la détermination du peuple ukrainien qui bouscule le rapport de forces que tente d’imposer Poutine. Il vaut mieux que ce soit l’armement étranger, acheminé et utilisé sous leur contrôle par l’armée ukrainienne qui puisse se prévaloir d’une victoire sur Poutine.


... Donc... Je ne suis pas en Ukraine... Les ukrainiens avec qui j'ai pu parler, ceux dont le mari n'a pas pu partir du pays parce qu'il était un homme... ne racontent pas ça... Et je pense vraiment que les seuls à pouvoir tenir un discours pareil c'est les ultra nationalistes. Mais supposons que je me trompe :tu as donc des organisation populaires indépendantes du pouvoir et de l'état qui confisquent les armes capitalistes en Ukraine actuellement ?

Michel Rodinson nous a gratifiés en 7 minutes de l’exécution de toute la politique du courant français de la IVe Internationale animé par Alain Krivine depuis les années 60 jusqu’au NPA.


Si Michel Robinson exécute en 7 minutes la politique du courant français de IV internationale, c'est quand même parce qu'il est bien aidé par le NPA : en quatre ligne vous avez démontré votre soutien aux vendeurs d'armes et aux états bourgeois et impérialistes.
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par satanas 1 » 24 Mai 2022, 18:17

https://lanticapitaliste.org/actualite/politique/lavenement-dune-nouvelle-gauche?fbclid=IwAR11qf6Sxw8Onn6N-uYaFtMlFJmGnleGiAPxu8DNJ5i86MpewFrHtISukho

Une des dernières production de l'Anticapitaliste (22 Mai) qui ne précise pas, comme c'est parfois le cas, qu'elle n'engage pas le NPA. Apparemment, les choses se précipitent.
satanas 1
 
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Byrrh » 24 Mai 2022, 18:29

satanas 1 a écrit :https://lanticapitaliste.org/actualite/politique/lavenement-dune-nouvelle-gauche?fbclid=IwAR11qf6Sxw8Onn6N-uYaFtMlFJmGnleGiAPxu8DNJ5i86MpewFrHtISukho

Une des dernières production de l'Anticapitaliste (22 Mai) qui ne précise pas, comme c'est parfois le cas, qu'elle n'engage pas le NPA. Apparemment, les choses se précipitent.

Cet article est une horreur. Justifier les pires divagations opportunistes en citant frauduleusement les grands anciens, c'étaient les partisans de Christian Picquet qui excellaient autrefois dans cet art...

Et puis l'auteur doit penser que la longueur de ses pensums fait de lui un théoricien de haute volée...
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Cornulier » 24 Mai 2022, 18:35

D'après l'article ci dessus, ce serait les écrits de Lénine lui même qui seraient à l'origine de la tentative d'accord avec Mélenchon.... Ouf ! J'ai eu peur à un moment qu'il n'y ait plus rien de communiste révolutionnaire au NPA...les voilà en un article plus bolchéviques que LO ... :geek:
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Kéox2 » 24 Mai 2022, 22:06

La majorité du NPA, j'y inclue également la tendance Claire qui a soutenu la candidature Mélenchon aux élections présidentielles, poursuit sa dérive vers la NUPES. Si cela continue L'Etincelle, A&R, DR et SoB vont se retrouver entre eux...
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Re: L’extrême gauche au miroir de l’élection présidentielle

Message par Kéox2 » 24 Mai 2022, 22:09

J'oubliais ARC dans le groupe "NPA" maintenu...
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