Congrès RN à Orléans : contre les Femen... et les femmes RN
On le savait mais là un cas d'école : le machisme rend très con.
Le Parisien
Congrès du RN : la sécurité vérifie si des femmes portent un soutien-gorge par peur des Femen
Le service de sécurité du Rassemblement national confirme au Parisien avoir reçu pour consigne de vérifier le port de soutien-gorge par certaines femmes, lors du congrès du parti à Orléans (Loiret). Le parti dément.
Il s’agit là d’une consigne officielle. À l’entrée du congrès du Rassemblement national (RN) à Orléans (Loiret) ce samedi 24 octobre, les agents de sécurité du DPS — le « Département protection sécurité », le service d’ordre du RN — vérifiaient si certaines femmes portaient un soutien-gorge, selon une information de L’Express que nous pouvons confirmer.
Les agents de sécurité glissaient la main dans le dos de certaines femmes pour vérifier si elles portaient « un soutif » par crainte d’actions de Femen, ces militantes féministes manifestant seins nus.
D’après nos informations, le DPS a bien reçu cette consigne, mais les femmes n’ayant pas de soutien-gorge ont malgré tout été autorisées à entrer après une fouille plus poussée. « Marylou Magal (la journaliste de L’Express à l’origine de l’information) raconte n’importe quoi. C’est d’ailleurs l’essentiel de son activité », a toutefois taclé, en démentant, Laure Lavalette, députée RN du Var et porte-parole, du parti sur X.
Un cas similaire à Hénin-Beaumont
Sur X, la journaliste de France Inter Victoria Koussa indique que des scènes similaires ont eu lieu à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) mi-septembre lors du discours de rentrée de Marine Le Pen. « Deux militantes qui ne portaient pas de soutif (soutien-gorge) ont dû montrer aux toilettes qu’elles n’avaient rien de tatoué sur le corps », écrit-elle.
Des actions de Femen perturbent régulièrement des cérémonies ou des meetings du Rassemblement national. Ce fut notamment le cas le 10 mai dernier lors d’une cérémonie d’hommage à Jeanne d’Arc à Carcassonne (Aude) organisée par la mairie RN, comme le rappelle France 3 Occitanie.
Autre exemple en avril 2025 lors d’un meeting de soutien à Marine Le Pen à Paris, qui venait tout juste d’être déclarée inéligible pour cinq ans dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Trois militantes, seins nus et scandant notamment « Marine au cachot », avaient été évacuées de la place Vauban où avait lieu le rassemblement. Déjà en 2015, trois Femen avaient perturbé un discours de Marine Le Pen, seins nus.
Le Parisien