(quijote @ mardi 23 décembre 2008 à 18:38 a écrit : Car même dans ce cas on ne devait pas appeler à voter Chirac ..
C'est ton point de vue. A mon avis, si Le Pen avait eu une chance de passer, le choix de l'abstention/vote blanc aurait été intenable. D'ailleurs, le fait que Le Pen n'avait aucune chance est un argument souvent employé, à juste titre, par LO.
Alors bien entendu, nous ne pouvons pas compter sur les politiciens bourgeois "démocrates" de droite pour nous protéger du fascisme. Et pas davantage d'ailleurs sur les politiciens de gauche, mais ce n'est pas le problème.
Le problème serait d'ête compris des travailleurs, de ne pas porter la responsabilité de l'élection d'un Le Pen.
D'ailleurs, l'élection d'un politicien d'extrême-droite ne signifie pas nécessairemment l'instauration du fascisme. En Autriche, il y a bien eu Jorg Hayden, et ce n'est pas le fascisme. Mais, face à un politicien ouvertement raciste, fascisant etc comme Hayden, qui est bien l'équivalent local de Le Pen, il me semble que nous sommes obligés de faire un choix, par solidarité avec les travailleurs et tous les gens de gauche qui ne veulent pas d'un type comme ça. Car, même si ce n'est pas le fascisme, ça signifie tout de même une certaine démoralisation des travailleurs, l'aggravation de slois racistes et sécuritaires etc.
Le côté symbole est tout de même très fort.
En fait les arguments pour voter contre Le Pen ou feu Hayden sont exactement les mêmes que ceux pour voter Mitterrand ou Royal : la solidarité vis à vis des travailleurs. C'est pour cela que j'ai posé une question sur les principes qui guident les choix électoraux.
Mais, face à une véritable montée du fascisme, nous connaissons l'histoire les uns et les autres, et nous savons bien que ça ne se passe pas dans les urnes, même si, tactiquement, on peut être amené à faire toutes sortes de choix.